Le lord, le magicien et la malédiction par Lee Welch

édition MxM Bookmark – 380 pages

Présentation de l’éditeur :

La campagne anglaise, un château en ruine et deux hommes que tout oppose… Lord Thornby est pris au piège sur la propriété isolée de son père depuis plus d’un an. Il n’y a ni cellule ni chaînes, mais il est incapable de quitter la demeure familiale. Au fil des jours, sa santé mentale commence à s’effriter. Lorsque le magicien industriel John Blake arrive pour enquêter sur un cas de sorcellerie, il trouve Thornby assez particulier. Arrogant certes, mais aussi inquiétant qu’il est séduisant. Sans s’en rendre compte, John se retrouve entrainé dans un conte de fée des plus sombres, où toutes les règles de la magie – et de l’amour – se trouvent altérées. Pour rendre sa liberté à Thornby, les deux hommes vont devoir affronter des vérités qui changeront leur vie à jamais – et John devra accepter que l’homme courageux et plein d’esprit qui gagne son cœur soit également sur le point de le briser. Peuvent-ils se dépêtrer de cette magie aussi dangereuse que l’amour ?

Merci à Netgalley et à MxM Bookmark pour ce partenariat.

Mon avis :

Après des lectures difficiles, pour ne pas dire douloureuses, j’ai eu envie de me tourner vers un genre plus léger : la fantasy et la romance. J’ai choisi ce livre aussi à cause de la couverture, magnifique – le contenu est à l’image du contenant.

Prenons d’abord les personnages, lord Thornby tout d’abord. Son père ne peut plus le supporter, et pourtant, il est loin d’être insupportable. Oui, il n’aime pas sa belle-mère, qu’il soupçonne d’avoir épousé son père uniquement pour son titre, et il est venu au mariage avec un perroquet. Oui, ces toiles ne plaisent pas à tout le monde, et provoquent même, parfois, un beau scandale. Oui, il ne veut pas se marier, et il a raison : il sait très bien que ce ne serait pas rendre service à la jeune femme qui serait son épouse et dont il ne serait pas vraiment l’époux. Ses goûts le poussent vers les hommes, et il le vit très bien – ce que sa femme vivrait plutôt très mal. De plus, il sait très bien que ce n’est pas pour son bien que son père veut qu’il se marie, mais plutôt pour renflouer les finances de la famille : il a déjà largement dépensé la dot de sa seconde épouse dans des investissements en Ecosse. Son père, qui ne s’est jamais vraiment intéressé à lui depuis la mort de sa mère quand il avait huit ans – si tant est qu’il se soit intéressé à lui avant – lance une malédiction pour empêcher son fils de quitter le domaine. Et cela fonctionne. Plus d’un an plus tard, Soren (le prénom de lord Thornby) ne peut toujours partir. Pire : sa belle-mère lady Dalton ressent elle aussi des manifestations étranges, constate l’absence d’entente entre elle et son mari, et, par le jeu des amitiés, parvient à faire venir John Blake, un jeune magicien très doué, dans le domaine : elle est persuadée que son beau-fils est la cause de tout.

John Blake est un magicien doué, je l’ai dit, et pourtant lui non plus ne comprendra pas de prime abord d’où viennent toutes ses bizarreries. Avec lui et lord Thornby, nous découvrirons ce qui ce cache, et ce que cache réellement le domaine. J’ai aimé la construction de ce récit, dans ce qui est d’abord un huis-clos, même dans le parc qui peut être source de bien des dangers. J’ai aimé aussi que ce titre de fantasy emprunte certaines de ses péripéties au conte, à la mythologie aussi – et je n’avais pas vu venir certains éléments, ce qui est plutôt une bonne chose. Parmi les personnages, j’ai aussi aimé celui de la tante Amélia Dalton, aussi excentrique ou presque que son neveu, qui a mené sa vie comme elle l’entendait, et elle ne manque pas de cran face à l’irascibilité de son frère – alors que d’autres n’osent pas vraiment lui tenir tête. Ah, si, son fils, John Blake aussi : les enjeux ne sont pas les mêmes pour l’un ou pour l’autre, les conséquences non plus. Plus le récit avance, plus l’on se rend compte que lord Dalton est véritablement prêt à tout, en comptant pour rien les souffrances qu’il afflige aux autres. Fantasy, oui, romance, oui, mais avec aussi des scènes relativement douloureuses.

Et la romance, me direz-vous ? Elle se noue entre le lord et le magicien, deux adultes consentants, sachant parfaitement ce qu’ils aiment, et surtout qui ils aiment. Que demander de plus ? En tout cas, j’ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre, qui m’a apporté ce que je voulais.

 

5 réflexions sur “Le lord, le magicien et la malédiction par Lee Welch

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.