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Mascarade de Ray Celestin

Présentation de l’éditeur :

1928. Chicago est la cité de tous les contrastes. Du ghetto noir aux riches familles blanches, en passant par la mafia italienne tenue par Al Capone, la ville vit au rythme du jazz, de la prohibition et surtout du crime, que la police a du mal à endiguer. C’est dans ce contexte trouble qu’une femme appartenant à l’une des plus riches dynasties de la ville fait appel à l’agence Pinkerton. Sa fille et le fiancé de celle-ci ont mystérieusement disparu la veille de leur mariage. Les détectives Michael Talbot et Ida Davies, aidés par un jeune jazzman, Louis Armstrong, vont se charger des investigations.

Mon avis :

Je découvre cet auteur avec ce second volet des aventures des détectives Michael Talbot et Ida Davies et je dois dire que je n’ai pas été déçue – manière de dire que j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, dont l’épaisseur m’avait pourtant un peu effrayée au début. Epaisseur qui n’est pas gratuite : il n’est rien à retrancher dans cette enquête.
Des détectives chargés de retrouver une jeune fille disparue et, éventuellement, son fiancé : un classique. Ce qui l’est moins est la couleur de la peau des détectives – pourquoi une riche femme blanche engagerait-elle des détectives de couleur ? Ah, oui : parce que son futur gendre aimait à s’encanailler dans certains quartiers chauds. Surtout, pourquoi le père de la jeune fille et le père du jeune homme sont-ils bien d’accord sur un point : ne rien faire pour les retrouver. Tout détective respectueux de sa hiérarchie (il s’agit de la fameuse agence Pinkerton, tout de même) cesserait aussitôt d’enquêter. Sauf qu’ils sentent que quelque chose clochent. Sauf que leur hiérarchie restera toujours leur hiérarchie, il n’y aura pas de moyen de gravir les échelons pour Ida. Sauf que leur première cliente leur offre les moyens (peut-être) de quitter l’agence.
Parallèlement à cette enquête, nous découvrons Dante, qui revient à Chicago après plusieurs années hors de cette ville, plusieurs années pour oublier, pour survivre avec sa culpabilité. Il revient, parce qu’Al Capone a besoin de lui, lui que tous ou presque croyaient mort. Il l’était – presque – et son retour n’a rien d’une renaissance. Il se retrouve en pleine guerre des gangs, et presque tous les coups sont permis pour obtenir la suprématie sur un territoire le plus vaste possible.
Guerre des gangs ou pas, le noyau de ce livre est la famille, les siens, les proches. Que veut-on pour ses enfants ? Le meilleur ? Mais le meilleur pour qui ? Pour Michael Talbot, c’est évident : permettre à ses enfants de faire des études de leur choix. Quand on dirige un gang ou quand on s’est enrichi de manière  pas vraiment honnête, on pense avant tout aux apparences, à ce qui est mieux pour soi, piégeant parfois son enfant avec des directives contradictoires. L’époque veut cela, me dira-t-on : on ne demandait pas son avis à ses enfants. Certes. On peut cependant éviter de choisir le plus déraisonnable.
Et la musique ? Elle nous réserve de beaux moments, sincères. Louis Armstrong aide Ida Davies, mais il est aussi le joueur de jazz en plein ascension, bien décidé lui aussi à garder son indépendance musicale. Il est un homme, pris entre deux amours, dévoué à son neveu Clarence, handicapé mental depuis un accident.
Il est tant d’autres choses que j’aurai à dire sur ce livre. Tenez, je n’ai pas encore parlé de Jacob, le photographe qui aide lui aussi Ida, figure charismatique et émouvante. J’aurai à dire aussi que certaines « victimes » (si vous lisez le livre, vous comprendrez le pourquoi de ces guillemets) ont subi ce qui est resté longtemps l’une de mes pires phobies. Mais je serai sympa, je ne donnerai pas les détails des interventions qu’ils ont subies – mais vous pouvez toujours demandé à Nunzi.
Mascarade, un polar musical historique aux intrigues complexes et développées.
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Le chat qui déplaçait des montagnes de Lilian Jackson Braun

Présentation de l’éditeur :

Après cinq années de procédure, Jim Qwilleran entre en possession de la fortune dont il a hérité et qui lui pose un sérieux dilemme : que va-t-il faire maintenant ? Cherchant un lieu paisible, il décide de partir, avec ses deux chats siamois, passer l’été dans les Potato Mountains. Mais il arrive au milieu d’une controverse. Les Taters, habitants de la montagne, militent en faveur de la préservation de l’environnement et de l’écologie, tandis que la vallée cherche à se développer pour devenir un centre touristique. Un Tater a été condamné à la prison à vie pour le meurtre d’un riche promoteur. Certains pensent que ce n’est pas lui qui a tué, mais dans ce cas, qui est coupable ? Sûr que si Qwilleran, aidé par Koko et Yom Yom, se mêle de l’affaire, le véritable meurtrier ne restera pas longtemps impuni.

Mon avis :

Je relis les romans qui mettent en scène Jim Qwilleran et ses chats, et après avoir lu notamment des auteurs de Nature Writing, ce livre-ci prend une autre résonance.
Jim a besoin de repos, avec ses chats – qui devront faire connaissance avec le vétérinaire du cru. Il n’en trouve pas vraiment, sans doute parce qu’il est une chose qu’il ne supporte pas : l’injustice. Il est des personnes qui luttent pour préserver « leur » montagne, ils ne veulent pas qu’elle devienne la proie de ceux qui ne veulent que leur profit et imaginent déjà des hôtels de luxe et autres établissements très rentables. Ils vivent bien avec ce qu’ils ont, ce qu’ils produisent de leurs mains, ce qu’ils parviennent à faire pousser, et Jim n’a pas trop de ses vacances pour les découvrir, les rencontrer, les apprécier, ces Taters qui étaient là bien avant que des prometteurs ne débarquent (au pied de la montagne, il ne faut pas exagérer non plus, ils ne vont pas gravir les pentes). Ce n’est pas qu’à un moment, Jim ne croit pas ce qu’il a entendu dire sur eux – chacun a ses moments de faiblesse, surtout quand on vient d’être victime d’un accident – c’est que les circonstances lui prouvent très rapidement que les gens sont vraiment ce qu’ils paraissent être.
Dans ce soin perdu des USA, tout aussi imaginaire que le comté de Moose, mais tout autant inspiré par des lieux réels, le clivage entre ceux qui ont l’argent et le pouvoir et ceux qui ont le talent et l’espoir chevillé au coeur, au corps, est immense. Dire que la justice est à deux vitesses est aussi une évidence : tout le monde n’a pas la chance d’avoir une famille qui vous soutient, ou de croiser un Jim Qwilleran sur sa route.
La famille peut apporter le meilleur, ou le pire, c’est selon. Forest, condamné pour meurtre, peut compter sur sa mère, sa soeur, sa compagne pour clamer son innocence et être positives : son innocence, un jour, sera reconnue. Les amis peuvent être un soutien précieux, ou vous entraîner dans les pires ennuis. Les romans de Lilian Jackson Braun sont toujours d’une lecture agréable, ils sont plus profonds qu’ils n’y paraissent.

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Le voleur de temps de Tony Hillerman

Edition Payot Rivage/322 pages.

Présentation de l’éditeur :
Quand une anthropologue notoire arrive dans les montagnes sacrées du pays Anasazi, elle est d’abord furieuse de découvrir que le site funéraire pré-navajo a été pillé ; puis elle est terrifiée par ce qui surgit de l’ombre. Des semaines plus tard, le lieutenant Joe Leaphorn, en examinant un rapport selon lequel l’anthropologue a dérobé de précieux objets, découvre aussi qu’elle a disparu. L’affaire prend un tour sinistre lorsque Jim Chee, à la recherche de matériel de fouilles disparu également, trouve autre chose de nettement plus macabre dans une fosse. Leaphorn et Chee devront unir leurs forces pour exhumer le passé et résoudre une longue série de meurtres, plus étranges les uns que les autres.

Mon avis :

Vous ne connaissez pas Tony Hillerman ? Pour être franche, il y a huit jours, je ne connaissais pas non plus. c’est une collègue qui m’a parlé de cet auteur, qu’elle apprécie énormément. Je l’ai aussitôt rapproché de Kirk Mitchell, que j’adore. Direction la librairie la plus proche, et j’ai acquis le seul tome qui était disponible, le voleur de temps, et j’ai adoré.

Pourquoi ? Nous avons des enquêteurs humains, complexes, qui prennent des décisions pesées, muries, des décisions que d’autres ne prendraient ni ne comprendraient mais qu’ils prennent en connaissance de cause. Ils acceptent les conséquences. Ils changent aussi d’avis, parfois, ce qui ne fait pas d’eux des girouettes, mais des êtres humains, avec leurs moments de faiblesse et leur force. Je ne peux pas dire que je préfère l’un à l’autre. Joe Leaphorn, enquêteur chevronné, vient de vivre le pire qu’il pouvait lui arriver : la mort de sa femme adorée, Emma. Chee n’est pas seulement un enquêteur, il est aussi un homme-médecine, débutant, certes, mais authentique et croyant.

En effet, Le voleur de temps est une immersion dans la culture indienne, dans ses croyances, sans jugement aucun, sans digressions folkloriques également. Ce livre est un roman policier qui met en scène des indiens, il n’est pas un prétexte pour parler d’eux.

L’enquête, ensuite. Qu’est devenue Eleanor, cette anthropologue qui semblait sur le point de faire une importante découverte et qui se retrouve accusée de pillages ? Ses collègues s’inquiètent et le temps qui passe n’arrange rien. Les deux meurtres de petits trafiquants de reliques non plus. Alors ? Leaphorn et Chee feront tout pour la retrouver, y compris des actions qui en font des enquêteurs presque comme les autres : C’est vous, le trompe-la-mort qui veut prendre l’air par un temps pareil ? Moi, je suis le trompe-la-mort qu’est là pour vous emmener.

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Les cinq éléments, tome 1 de Dan Jolley

Jambes fluettes, etc… de Tom Robbins

 

Présentation de l’éditeur :

Ellen Cherry n’avait aucune intention d’épouser Randolph “Boomer” Petway, son flirt du lycée. Car quand on ambitionne de devenir artiste, un ex devenu soudeur ne présente pas grand intérêt. Ellen Cherry préfère fuir sa ville natale pour les lumières de Seattle où elle expose ses premières toiles. Jusqu’au jour où Boomer vient la chercher au volant d’une caravane transformée en dinde géante. Elle succombe, et les deux jeunes mariés partent pour New York. Mais dès leur arrivée, Boomer et sa dinde roulante vont lui voler la vedette et s’accaparer l’attention de l’avant-garde artistique. Ellen Cherry se reconvertira alors comme serveuse dans un restaurant tenu par un juif et un arabe en face de l’ONU.

Bilan 2016 :

Je termine le challenge Gallmeister avec ce titre -volontairement. J’avais commencé le challenge par une oeuvre de Tom Robbins, je le termine avec une oeuvre de Tom Robbins.

Mon avis :

Soyez les bienvenus dans un univers totalement déjantés, dans lequel tout le monde ou presque en prend pour son grade. 538 pages pour régler son compte aux religions – à toutes les religions. Mention spéciale aux dangereux bigots américains qui voient le mal partout, et à ceux qui ne font rien pour empêcher leur intolérance ordinaire.

Oui, c’est une critique un peu brève de ma part, mais comment parler d’un roman aussi dense, et aussi foutraque ? Si vous avez apprécié Un parfum de Jitterburg, vous aimerez ce livre. Si vous avez un regard critique aigue sur la religion, vous aimerez ce livre. Si vous trouvez que l’art contemporain, c’est du grand n’importe quoi, vous aimerez ce livre. Si vous aimez les histoires d’amour compliquées, vous aimerez ce livre.

En revanche, si vous êtes pudibond, vous aurez beaucoup de mal avec certaines scènes – il est des personnes qui n’ont pas besoin de signer un contrat pour avoir une relation épanouie entre adultes très très consentants. Par contre, certains adultes auraient besoin de consulter un dermatologue en urgence, ce qu’ils ne font pas durant tout le roman – et ce n’est pas le dénouement qui leur en donnera l’occasion.

Jambes fluettes, etc…. un roman dense et fou, qui vous fera voyager avec des compagnons de route qui sortent de l’ordinaire.

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Retour à Oakpine de Ron Carlson

Présentation de l’éditeur :

La petite ville d’Oakpine, au cœur des magnifiques paysages du Wyoming, offre une vie paisible à ses habitants. Et c’est à cela qu’aspire Jimmy, 50 ans, atteint du sida. Devenu un écrivain renommé à New York, il souhaite désormais retrouver sa ville natale pour y passer les derniers mois de sa vie, et renouer avec ses parents. Il découvre que le destin vient de réunir à Oakpine ses trois meilleurs amis d’enfance : Craig, Frank et Mason. Chacun a fait son chemin, construit une vie, mais tous se trouvent aujourd’hui à un tournant de leur existence. Petit à petit, au gré de ces retrouvailles, les quatre hommes vont se rendre compte que leur amitié est la meilleure arme pour effacer les fantômes du passé et affronter les obstacles du présent. Avec pour décor des images lumineuses et émouvantes de l’Ouest américain, Ron Carlson dépeint toute l’humanité de ses personnages et offre un portrait bouleversant de l’amitié, dans un nouveau roman qui confirme son infini talent à sonder les âmes.

Mon avis :

Retour à Oakpine est un roman qui traite d’un sujet délicat (la fin de vie d’un malade atteint du SIDA, son retour dans sa ville natale auprès de ses parents qu’il n’a pas vu depuis trente ans), avec non moins de délicatesse.
Le hasard, le destin, ou quel que soit le nom que l’on veut bien lui donner, réunit Jim et ses trois amis d’enfance, amis qu’il n’a pas vu depuis trente ans, depuis la tragédie qui a précédé son départ. Chacun a mené sa vie, comme ils l’entendaient : Jim est un écrivain reconnu, Mark un avocat qui ne manque pas de renom, Franck tient un bar, Craig rénove des maisons, son fils l’aide parfois, sa femme travaille au musée de la ville. Certains ont eu une vie sentimentale heureuse, d’autres plus mouvementées, sans remords ni regrets.
Non, ce petit coin du Wyoming ne cache pas de noirs secrets, il n’y a rien de pourri dans l’état du Wyoming, simplement des hommes, des femmes, qui vivent leur vie, mènent leur barque de leur mieux, de manière très éloignée parfois de leurs rêves ou de leurs ambitions, sans pour autant avoir sombré. Oui, de solides hommes et femmes, unis par des souvenirs, et réunis par cette amitié qu’ils n’ont pas oublié, qui les font se rendre au chevet de Jim, qui les font aussi remonter leur groupe de rock, sans autre ambition que de rejouer à nouveau ensemble – sans Jim, trop affaibli.
La jeune génération est présente également, avec ses propres rêves, ses excès parfois, ses principes aussi, et des adultes pour les épauler : la bienveillance, le respect, ont aussi droit de cité dans la littérature américaine contemporaine. Il est bon aussi de montrer cette Amérique où il ne se passe pas grand chose mais où l’on peut être heureux et tolérant : ses amis ne font-ils pas de leur mieux pour que Jim se sente le moins mal possible ? Reste son père, comme un exemple d’une certaine intolérance, lui qui refuse de le voir, et même de l’accepter dans sa maison. Mais les sentiments ne sont pas aussi simples qu’ils le paraissent.
Retour à Oakpine est un beau roman d’amitié, à lire si vous avez besoin de fréquenter des oeuvres sereines.

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Pike de Benjamin Whitmer

Présentation de l’éditeur:

Pike n’est plus l’effroyable truand d’autrefois, mais il a beau s’être rangé, il n’en est pas plus tendre. De retour dans sa ville natale des Appalaches proche de Cincinnati, il vit de petits boulots avec son jeune comparse Rory qui l’aide à combattre ses démons du mieux qu’il peut. Lorsque sa fille Sarah, disparue de longue date, meurt d’une overdose, Pike se retrouve en charge de sa petite-fille de douze ans. Mais tandis que Pike et la gamine commencent à s’apprivoiser, un flic brutal et véreux, Derrick Kreiger, manifeste un intérêt malsain pour la fillette. Pour en apprendre davantage sur la mort de Sarah, Pike, Rory et Derrick devront jouer à armes égales dans un univers sauvage, entre squats de junkie et relais routiers des quartiers pauvres de Cincinnati.

Mon avis :

Pike est un roman noir – vraiment noir. Ne cherchez pas des nuances, c’est le noir dans toute sa splendeur. Pike, le personnage éponyme, est un ancien truand, au passé très chargé (nous en aurons des aperçus). Il est ami avec Rory, un jeune boxeur dont la jeunesse a été tout sauf heureuse (et pas très différente de la jeunesse de certains de mes élèves. Pour ceux qui auront lu le livre, oui, cela n’arrive pas qu’aux Etats-Unis). Sa vie est presque stable, jusqu’au jour où une collègue de sa fille, fille qu’il n’a plus vu depuis qu’elle était en âge de rentrer à l’école primaire et qui est devenue prostituée (oui, même dans ce métier très particulier, on peut avoir des collègues), lui apprend que sa fille est morte d’une surdose d’héroïne et qu’elle laisse en héritage une gamine, Wendy, accompagnée de son chaton qui porte bien son nom (Monster). Si nous étions dans un mélodrame, nous irions droit vers la rédemption de ce bon vieux Pike, qui, en plus de prendre un jeune padawan sous son aile, se laisse apprivoiser par la jeune Wendy. Sauf que nous sommes dans un roman noir, et que Pike, il ne fallait pas tuer sa fille, ou du moins, il fallait tout faire pour l’empêcher de mourir. Il veut tout savoir, surtout depuis qu’un flic honnête (du moins, pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est à dire pour quasiment personne) s’intéresse de bien trop prêt à Wendy.
Vous croyez avoir déjà découvert le fond de la misère des laissés-pour-compte américains ? Nous allons encore plus loin dans ce livre. Pas d’espoir, pas de rédemption possible, pour personne. Ne tendez pas une main secourable, la personne ne la prendra pas. Et si par le plus grand des hasards une personne tente de s’en sortir, ce ne sera que provisoire. La violence est partout, dans la rue, avec les gangs (pas très nouveau, me direz-vous), dans les bar, dans les maisons, au sein même de la famille où les actes de cruauté ne sont même plus ressentis comme tel tant ils sont quotidiens. Vous ne trouverez pas de services sociaux, les problèmes sont réglés en interne – et même si la justice intervient, elle est si inefficace qu’on peut se passer de son intervention.
Pike – à réserver à ceux qui aiment déjà les romans noirs.