Archive | octobre 2014

Lily et la magie interdite d’Holly Webb

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Présentation de l’éditeur :

Depuis que la reine a interdit l’usage de la magie, Lily vit recluse sur une île au large de l’Angleterre. Là-bas, sa sœur Georgie est formée à la magie par leur mère, à l’abri des regards. Mais Lily découvre le terrible complot que sa mère prépare. Georgie est en danger… Il faut à tout prix s’échapper ! Dans les rues de Londres, les deux sœurs vont devoir se débrouiller seules. Mais comment faire, sans magie ?

 

Mon avis :

Lily est la fille de magiciens, et vit dans une Angleterre qui ressemble fortement à celle de l’ère victorienne. Contrairement à sa soeur aînée, Georgie, elle n’a pas de pouvoirs – pense-t-elle – et est bien contente de ne pas subir les entraînements que leur mère impose à son aînée, si astreignants que les deux soeurs ne partagent quasiment plus rien. Lily n’a pas de talents, aussi est-elle libre de vivre à sa guise, de porter des vêtements pas vraiment neufs, d’être nourrie quand un domestique pense à lui porter un repas.

Je sens déjà certains esprits bien-pensants (et ils ont plus nombreux qu’on ne le pense) protester. Cette enfant a bien une maman ! Et bien oui, je l’ai dit plus haut. Cette maman ne peut qu’aimer et prendre soin de ses enfants. Et bien, pas vraiment, et même pire encore.

Lily est libre, libre de découvrir certaines choses dont elle ne soupçonnait pas l’existence. Libre aussi de découvrir qu’elle a des pouvoirs magiques, bien plus forts que ceux de sa sœur. Libre de découvrir pourquoi sa soeur s’entraîne de façon aussi intensive. Libre de s’enfuir avec elle et de tenter de retrouver leur père, emprisonné à Londres. Pourquoi ? Comment ? Nous ne sommes plus à l’époque où Rose pouvait, main dans la main avec d’autres magiciennes, sauver le royaume. La magie est interdite depuis l’assassinant du roi.

Survivre à Londres n’est pas facile pour les deux soeurs, qui n’ont jamais quitté leur île. Leur adjuvante en la matière est bien sympathique, pleine de bons conseils et d’intuitions prodigieuses mais, il faut bien l’avouer, peu discrète.

C’est avec plaisir que je poursuivrai la lecture de cette série.

 

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Barthélémy Styx, tome 2 : la terre des légendes d’Anne Rossi

couv75263205édition Scrinéo – 272 pages.

Présentation de l’éditeur :

Parvenus sur la terre des Légendes, Barthélémy et ses compagnons ne sont pas au bout de leurs peines. Ils rencontrent Ehecátl, la quatrième Clé, un prophète aveugle. L’adolescent constitue la clé de voûte du système de communication avec les esprits qui protège l’île des Légendes. Conscient du danger que présente l’accumulation d’esprits assoiffés de sang, il demande leur aide : ils doivent refermer les portes ouvertes avant la fin du cycle qui se profile. Malheureusement, les habitants de la Terre des Légendes, des descendants des aztèques, n’entendent pas renoncer à leurs pratiques. D’autre part, Cuyo Triana, la clé de l’eau, refuse d’accepter son pouvoir. Quant à Barthélémy, le côté obscur l’attire de plus en plus. Dans ce monde dur et impitoyable, ils vont affronter des animaux dangereux, des éléments hostiles, des esprits déchaînés et surtout, leurs propres démons intérieurs. Parviendront-ils à s’accorder pour refermer les portes avant que tout ne bascule ?

Merci à Livraddict et aux aditions Scrineo pour ce partenariat.

Mon avis :

J’avais qualifié le premier tome d’efficace, le second l’est plus encore. Les amateurs d’aventures ne peuvent qu’être ravis.
Nous retrouvons Barthélémy et ses compagnons de route sur la terre des légendes, fort peu de temps après la conclusion du premier tome. La narration est toujours à la troisième personne, le récit est focalisé sur Barthélémy, ses doutes, ses inquiétudes, son passé. Cette continuité narrative permet au lecteur de se replonger aisément dans l’action, tout comme les personnages. Rien ne s’annonce facile. Les esprits sont là, et bien là, peu d’entre eux peuvent être qualifiés de « bienveillants ». Sur cette terre des légendes qui a préservé un culte ancien et sanglant, les esprits n’hésitent pas à intervenir, puissants, assoiffés de sang, à l’image du démon personnel que Barthélémy combat depuis le début de l’intrigue.
Il a pourtant un avantage : il n’est pas seul. Il faudrait encore qu’il parvienne à s’entendre avec ses compagnons, eux aussi reliés au monde des esprits. Chacun de ses adjuvants est nettement caractérisé. Ma préférence va à Triana, qui garde ses distances avec les croyances de ses camarades, alors que le lecteur est invité à croire à ce monde qui mêle les références à la civilisation Aztèque et la magie. Ce quatuor de personnages, venus de diverses origines, n’a pas été sans évoquer une série que j’adorais étant enfant, Les mystérieuses cités d’or. Cependant, j’admets avoir eu des difficultés avec les noms aztèques, difficiles à retenir et à prononcer, contrastant ainsi avec une syntaxe et un niveau de langage parfaitement accessibles pour de jeunes lecteurs.
L’union fait la force, dit-on encore faut-il vouloir être uni, puis renforcer cette union, et trouver un moyen de vaincre ensemble. Il n’est pas trop de 272 pages pour y parvenir, comme il est bon aussi que tous les personnages ne soient pas en contact avec les esprits, qui peuvent prendre des formes surprenantes, chatoyantes, somptueuses même mais toujours dangereuses. La terre des légendes n’est pas celle du repos, ni de jour, ni de nuit.
A quel sacrifice chacun est-il prêt afin de sauver le monde ? Certains en ont déjà fait de très grands, d’autres se rendent compte que le leur était presque insignifiant. Barthélémy est devenu aussi non plus mûr, mais plus tolérant avec les petits défauts de chacun. Il conserve son humour aussi : « Jeanne partageait avec Oluchi cette manie d’avoir trop souvent raison. Un truc de filles, sûrement. »
La terre des légendes est la suite parfaitement réussi de La mer aux esprits. N’hésitez pas à vous laisser tenter par cette saga !

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Chroniques de Lipont-les-baveux, tome 4 d’Andy Stanton


Présentation de l’éditeur :

Vous aimez les ours ? Ca tombe bien : un magnifique spécimen est apparu à Lipton-les-Baveux ! Et quand son chemin croise celui de Polly, notre jolie héroïne, ces deux-là deviennent inséparables. Polly le baptise Menotte et décide de l’aider à rejoindre le Royaume des Bêtes, où il pourra s’ébattre librement, les poils au vent… Hélas, l’infâme M. Schnock et son compère s’intéressent aussi à lui… et comptent bien le capturer pour faire de lui leur ours dansant ! Une aventure pleine de Péripéties, avec des montgolfières pleines à craquer de victuailles, des pirates complètement Zinzins, et des ours qui dansent alors qu’ils ne veulent pas danser.

Mon avis :

De l’art de poursuivre une série tout en se renouvelant. Ce quatrième tome nous emmène loin, très loin de Lipton-les-Baveux, comme nous le montrera les trois planisphères qui décriront les périples de nos trois groupes de voyageurs.

En effet, monsieur Schnock ne se contente pas d’être nuisible chez lui, il s’exporte ! Il n’oublie pas, dans ses aventures affreuses, son ami Bill William III – si l’on ne peut plus se disputer/se saouler/faire des concours de méchanceté et autres mensonges, à quoi bon être le méchant de l’histoire ? Et pourquoi quitte-t-il cette ville magnifique qu’est Lipton-les-Baveux, ville enviée dans le monde entier ? Parce qu’il est à la poursuite d’un ours. En effet, M. Schnock et sa magnifique barbe rousse ont tenté de s’enrichir en faisant danser un ours, qui s’était retrouvé là, sur la place, abandonné comme une vieille chaussette avec motif d’ours. Comme un fait exprès, la seule personne assez courageuse pour aider l’ours Menotte sera Polly – et elle devra en subir, des aventures, pour ramener l’ours chez lui, dans le monde des animaux.

Elle et Menotte constituent le second groupe de voyageurs, bien moins tranquille que M. Schnock. Qui dit aventure en mer, dit pirate, et celui que rencontre Polly mériterait sa place dans un asile psychiatrique pour pirates déjantés, coincé entre le capitaine Crochet et Jack Sparrow. L’auteur n’hésite pas à revisiter les codes des récits de piraterie, tout en trouvant pour Polly… une véritable planche de salut !

Je n’ai garde d’oublier non plus le narrateur, qui commente l’action, joue sur les mots, et n’hésite pas à désamorcer tout ce que le récit pourrait comporter de merveilleux à la sauce rose bonbon. Voyager, vivre des aventures extraordinaires, découvrir des nourritures improbables et être aidé par l’esprit de l’arc-en-ciel, oui, ne pas oublier que tout ceci n’est qu’un conte est aussi important.

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Les chroniques de Lipton-les-Baveux, tome 3

Présentation de l’éditeur :

La douce ville de Lipton-les-Baveux est en danger !
Les forces du mal d’autrefois reprennent du service, tout là-haut, au moulin-à-vent.
Et vous pensez bien que l’Infâme M. Schnock n’y est pas pour rien. Il ne va pas se gêner pour s’amuser un peu.
Oh, mais rassurez-vous, Polly et son ami Alan Taylor, le bonhomme de pain d’épices, veillent au grain !
Une aventure trépidante, avec des effets tellement spéciaux qu’on n’y croit pas, des courses-poursuites, un super héros en miniature et même un âne espagnol – qui parle, bien sûr !

Mon avis :

Le lecteur pourrait croire que la tranquillité est revenue à Lipton-les-baveux. Il n’en est rien, ce serait trop beau ou trop simple. Pourtant, la cause n’est pas forcément M. Scnhock – même si un volume sans cet anti-héros ne serait plus une véritable chronique de Lipton-les-baveux. Même les villages les plus sympathiques, dotés des meilleures écoles (un grand merci à Alan Taylor, le bonhomme de pain d’épice philanthrope) voient parfois ressurgir de très vieilles affaires oubliées, et doivent en subir les conséquences.

Et elles sont énormes. Même Polly a failli être contaminée par les forces du mal ! Mais, heureusement, l’espoir est toujours là :

« Tant qu’il y aurait sur terre des enfants qui rien, des dessins animés trop marrants à la télé, des batailles de boules de neiges et de super chansons avec des refrains géniaux à reprendre en chœur, les forces du Bien se relèveraient et le Côté Obscur n’aurait aucune chance. »

En effet, des pierres maléfiques, pour ne pas dire des démons vieux de cinq siècles ont investi la campagne. Leur but : détruire Lipton-les-Baveux, ou plutôt, réduire ce sympathique village en cendre, lui et tous ses habitants.

Tout est bien qui finit (presque) bien en dépit de drames bien réels, et de situations, de jeux de mots toujours aussi loufoques.

 

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L’appel de la lune de Patricia Briggs

couv65082112Présentation de l’éditeur :

 » Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. » En effet, Mercy Thompson n’est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana, c’est une dure à cuire qui n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n’est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d’une bande de loups-garous, le minibus qu’elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage. Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d’enlèvement…

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Mon avis :

Lire un récit mettant en scène une héroïne forte et indépendante est toujours plus agréable que celui d’une pleurnicheuse qui attend le prince charmant.

Mercy est une coyote garou, ce qui n’est pas sans lui avoir posé quelques soucis, et ce, dès le berceau. Vous me direz qu’elle ne peut s’en souvenir, je vous répondrai : « elle ne peut pas, elle sait cependant qu’elle a été élevée dans une meute puisque sa mère ne pouvait assumer un bébé coyote » (et il est difficile de le lui reprocher). Mercy a été exclue de la meute, elle n’en reste pas moins proche de certains garous, d’Adam notamment, loup relativement jeune (comparé à Samuel ou au Marrock), dotée d’une fille adolescente remplie de projets pour son papa et Mercy.

C’est presque le moindre des soucis de Mercy, surtout quand elle découvre que certains s’amusent à métamorphoser des humains en loups et à les revendre, tant pis pour les conséquences. La « transformation » n’est pas sans conséquence, les candidats doivent s’y prêter en connaissance de cause, puisqu’ils ne sont pas sûrs d’y survivre, ni de s’adapter à sa nouvelle condition. Pas facile de « laisser parler son loup », de s’accommoder de cette nouvelle personne qui vit en vous, qui a ses exigences, pas toujours compatibles avec la personnalité première du tout nouveau loup garou. Et je ne parle même pas des difficultés à s’intégrer (ou non) dans une meute. Certains ne le souhaitent pas, et parviennent très bien à vivre (presque) normalement. Tous ne sont pas aussi sains de corps, d’esprit, et de lycanthropie.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome, à l’intrigue très bien construite, remplie de rebondissements. Tout n’est pas tout noire, ou tout rouge (comme le sang) dans le petit monde très machiste des lycanthropes. Du point de vue des valeurs traditionnelles, ils n’ont rien à envier aux plus conservateurs des américains – bienvenue dans le Montana. Heureusement que les femmes sont dotés d’un fort caractère et de beaucoup de résistance.

L’appel de la lune est un très bon roman, fortement recommandable pour tous les fans de loups-garous.

 

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Des nouvelles de Perceval McKellen

Perceval va presque bien. Disons qu’il est vivant, qu’il respire, et qu’il grommelle.

Ben (diminutif de Bénédict) a réussi à maîtriser la bestiole qui s’est jetée sur notre joueur de cornemuse préféré, pendant que Simon, n’écoutant que sa frousse, flanquait notre fier Highlander sur son épaule et le portait, blessé, jusqu’au château.

Il fut soigné avec les moyens du bord – Piper, sa soeur (et maman d’Imogène) arriva le plus vite qu’elle put, et utilisa tous ses talents de sœur et d’infirmière pour soigner son frère. Et ses talents de mère de dix enfants pour obtenir toutes les explications auprès des vampires présents.

– Nous avons une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer, dit tout doucement Simon.

– En plus de l’état dans lequel se trouve mon frère ?

– La bonne, c’est que nous avons réussi à soigner ses blessures.

– Je le savais déjà, et je n’ose vous demander comment vous avez fait.

– Vaut mieux pas, commenta Jonathan, qui avait mis la main sur la réserve de whisky personnelle de Percy et avait décidé de la diminuer drastiquement.

– La mauvaise, c’est que … la bestiole est dans les caves du châteaux. Enfin, sous une forme… bien vivante, et bien….

Nous laisserons pudiquement les vampires se dépêtrer avec Piper d’Arcy, sachant que tous, ou presque, auraient vraiment préféré être ailleurs. La convalescence de Percy s’annonce longue. Le temps qu’il lise tous ces livres :

IMG_1874Ou qu’il est la force de balancer l’un d’entre eux à la tête des vampires.

 

Chroniques de Lipton-les-baveux, tome 2 d’Andy Stanton

Présentation de l’éditeur :

M. Schnock, au cas où vous ne le sauriez pas, a plus d’un mauvais tour dans son sac. Alors, quand Alan Taylor, le bonhomme de pain d’épices millionnaire, décide de distribuer ses billets de banque à toute la ville pour se faire des amis, devinez ce qui arrive ? Eh bien, l’infâme M. Schnock passe à l’attaque ! Mais Polly et Vendredi Ousamedi ne vont pas le laisser faire. Ah, ça non !

Mon avis :

M Schnock revient, et ce n’est pas pour le meilleur. Pour le pire ? Il essaie, cela ne fait pas de doute.

La vie était bien trop tranquille, à Lipton-les-baveux, même Polly s’ennuyait ! Elle en avait assez de lire des romans d’aventures, elle préférait les vivre ! Et si Jack, le bon gros toutou est trop occupé à jouer ailleurs plutôt qu’avec Polly, un nouvel habitant bouscule ce quotidien si tranquille.

Son nom ? Alan Taylor. Sa particularité ? Il est riche, et accessoirement, il est un bonhomme de pain d’épice bionique (les bonhommes de pain d’épice ordinaire, c’est dépassé). S’il pense que l’amitié s’achète, ce ne sont pas les habitants de Lipton-les-baveux qui lui prouveront le contraire, et certainement pas monsieur Schnock et Billy William III, pire boucher de tous les temps !

Bien sûr, on pourrait dire que la morale est simple – elle est efficace. Etre ami avec quelqu’un, c’est s’intéresser à ce qu’il est, non à ce qu’il a. Parfois, les amis peuvent aussi être étranges – après tout, les deux affreux de l’histoire ne sont-ils pas, à leur manière, les deux meilleurs amis du monde ?

Comme pour le premier tome, celui-ci est confondant de drôlerie, de jeu de mots improbables, avec une mise en pages très réussie. Si vous le croisez en bibliothèque, faites comme moi : n’hésitez pas à l’emprunter !

 

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