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L’espionne qui aimait la cantine de Pamela Butchard

Présentation de l’éditeur :

Isa et ses amis sont très heureux lorsque leur maîtresse leur annonce l’arrivée d’Eileen, une nouvelle élève venue d’Angleterre. Sauf qu’Eileen, qui est censée parler français, ne répond à aucune de leurs questions, ne sourit jamais, les regarde bizarrement et… se ressert à la cantine ! C’est là qu’Isa comprend tout : la nouvelle est une espionne, qui cherche à découvrir leurs secrets !

Mon avis :

Il est des écoles qui sont beaucoup plus mouvementées que d’autres. Celle dans laquelle est scolarisée Isa en fait partie ! Je ne vous parlerai pas de ce qu’ils ont enduré, elle et ses amis dans le premier tome, je ne vous parlerai pas de ce qui est prévu dans le tome 3 que je lirai avec plaisir (et oui, le directeur serait un vampire, ce sont des choses qui arrivent) mais là, c’est rien moins qu’une espionne qui serait dans l’école et aurait pour but…. mais quel pourrait-il bien être ?
Accompagnée de Benji, Perrine, Lyne (qui s’évanouit pour un oui, un non, ou un peut-être), Isa mène l’enquête et c’est tout sauf facile. A croire que les adulte ne remarquent absolument rien ! A leur décharge, ils sont menacés par une inspection qui entraînerait la fermeture de l’école si elle se passait mal. Autant dire que le directeur et les professeurs sont sur les dents, pour ne pas dire plus ! Cela ne les empêche pas d’enseigner, de mener à bien un projet sur l’Antarctique et de se régaler des plats de la cantine – ce qui distingue nettement les adultes des enfants. Comme le dit si bien la couverture : Aucun plat de cantine n’a été vraiment avalé pendant la création de ce livre. 
Ce roman est inventif, bourré d’humour et de comique. L’enquête menée par Isa amènera découverte et révélation, y compris sur certains personnages qu’elle côtoie quotidiennement. Bref, un sympathique moment de lecture !

Arsène Lagriffe règle ses comptes de Jennifer Gray

Présentation de l’éditeur :

Catastrophe ! Jimmy Magpie et sa bande ont été libérés de prison par l’horrible Ginger Spekulos. Le chat machiavélique prépare un mauvais coup et Arsène Lagriffe a des comptes à régler avec lui…. Parviendra-t-il à empêcher le plus grand cambriolage de tous les temps ?

Mon avis : 

Le tome 1 terminé, j’ai enchaîné avec le tome 2. Là aussi, l’action s’enchaîne : Arsène est officiellement chat policier, lui et la famille Cheddar jouissent d’un repos bien mérité à Londres. Cependant, Arsène se serait bien passé de certaines visites un peu mouvementée : moi non plus, je n’apprécierai guère de monter dans la grande roue si j’étais un chat.
Cependant, le répit est de courte durée. L’évasion de Jimmy Magpie ? Presque une péripétie secondaire quand on pense qu’Arsène, cambrioleur repenti, se retrouve confronté à son passé : il n’est pas toujours facile de vouloir suivre le droit chemin. Puis, il est toujours des personnes un peu bornées qui pensent que les gens ne peuvent pas changer – n’est-ce pas, inspecteur Cheddar ? Heureusement, sa femme et ses enfants ont l’esprit nettement plus ouvert et sont prêts à comprendre le comportement d’Arsène.
Reste un fait important : ceux qui ont formé Arsène préparent un mauvais coup et quel vol peut bien être le plus prestigieux, le plus retentissant en Angleterre ? (Pour avoir la réponse, pensez au film Les minions). Oui, vous y êtes, les joyaux de la couronne !
Ce second tome est rempli d’humour mais aussi de référence. Il est difficile, en lisant certains exploits d’Arsène et des Cheddar, de ne pas penser à James Bond, de même que le comportement d’Arsène n’est pas sans rappeler celui de son modèle français – bien qu’Arsène Lagriffe se nomme Atticus Clauw en VO. Les apparitions de la reine sont elles aussi délicieuses, tout comme les allusions au prince Philipp- sans oublier, bien sûr, les fidèles corgys. C’est tout un bestiaire que nous rencontrons ici au cour de ces pérégrinations au coeur de Londres. Traquer une criminelle russe comme au bon vieux temps de la guerre froide n’est pas de tout repos.
Une charmante aventure à partager en famille, d’autant plus que les chapitres, courts, incitent à la lecture.

Arsène Lagriffe hors-la-loi de Jennifer Gray

Présentation de l’éditeur :

Arsène Lagriffe, le célèbre chat cambrioleur, accepte la mission que lui confie un mystérieux client : voler les bijoux des habitants de Littleton-sur-Mer ! Mais alors qu’il est adopté par l’inspecteur Cheddar et ses enfants, il commence à se demander si la vie de malfaiteur est vraiment faite pour lui….

Mon avis : 

Laissez-mi vous présenter Arsène Lagriffe (Atticus Claw en VO), un charmant chat indépendant dont l’activité principale consiste à cambrioler pour des commanditaires divers et variés. Il gagne très bien sa vie (vive les maquereaux et les sardines, enfin, surtout les sardines) et voyage beaucoup pour son métier. Justement, il a accepté de quitter Monte-Carlo pour la charmante petite ville de Littleton-su-Mer (il faut aimer le froid et la pluie pour cela) et, sous l’égide d’un gang de pie, ou plutôt de son cerveau, cambriole les maisons de la ville.
Il suffit parfois d’une rencontre pour que tout change. Non, parce qu’Arsène a un certain standing, il ne va pas dormir sous les ponts, ou sur la plage, il réussit donc à se faire adopter par une sympathique famille composé d’un père, d’une mère et de deux enfants qui rêvaient justement d’avoir un animal. Leur père, lui, rêvait plutôt d’une promotion à Scotland Yard, et s’il fallait vraiment passer par la case « animal », de poissons rouges – discrètes, ces petites bêtes.
Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes du cambriolage si, pour la première fois sans doute, Arsène ne découvrait pas les conséquences directes de ses actes. Dans une littérature qui banalise certains actes (je pense davantage à la littérature adulte qu’à la littérature jeunesse en disant cela), il est bon de rappeler que oui, on a tout à fait le droit d’être attaché à des objets, que leur valeur peut être plus sentimentale que monétaire, et que personne n’a envie que l’on fouille chez soi en toute impunité. Donc acte.
Dire que cette brusque prise de conscience plaît à tout le monde, ce serait beaucoup dire. Arsène se retrouve donc entraîné dans une série de péripéties telles que l’on peut en trouver dans les romans policiers traditionnels, avec tout de même une pointe d’absurde et de merveilleux.
La galerie de personnages que nous découvrons ne manque pas de saveur, de l’inspecteur Cheddar et sa femme au pécheur Tucker, sa jambe de bois et surtout son épouse, la nounou des enfants Cheddar.
Ce roman n’est pas sans rappeler non plus tous ces romans policiers anglais qui se déroulent dans des petits villages, nous montrent leur vie presque paisible, organisée autour des actes de la vie quotidienne et surtout, autour de châtelains qui n’ont rien à envier à leurs ancêtres.
Arsène Lagriffe comporte à ce jour sept tomes, le troisième sera traduit en novembre 2017. Je continuerai à lire cette série avec plaisir : le tome 2 est à mes côtés pendant que j’écris.

Dernier crime avant les soldes d’Yves Pinguilly

Présentation de l’éditeur :

Le mort était bien mort. Il était allongé sur le bitume, la tête penchée un peu à droite. Il avait un bras presque sous lui et l’autre, complètement ouvert. Sa position lui donnait un côté maladroit, pas sérieux. Grégoire Garczinski était mort, un peu mouillé encore par le reste de rosée de la nuit, mais il semblait sourire… Mort d’avoir été poussé du toit d’un supermarché… Mais restait à savoir par qui ! Pour Miossec, le nouveau commissaire de Montigny en Gohelle, l’enquête s’avère difficile… Pas évident de rompre la loi du silence et de fouiller le passé. Mais attention, Miossec est tenace et c’est tant mieux !

Mon avis :

Ce roman a presque vingt ans, et bien des événements se sont passés depuis sa parution. Je pense notamment à des élections présidentielles, en 2002, ou à l’avènement de séries télévisées mettant en scène des experts. Mais à l’époque, trois albums de Miossec, né à Brest comme l’auteur de ce roman, étaient déjà publiés.
Miossec, le commissaire, est en train de faire son second stage avant sa titularisation : après la Bretagne, le Nord (et bien avant les Ch’tis) ou, pour être plus précise le Pas-de-Calais. A peine arrivé il se retrouve sur une scène de crime : Grégoire, un homme que tout le monde aimait, a été assassiné. Apprécié dans son travail, aimé par sa famille, respecté par les jeunes qu’il entraînait au club de boxe, l’ensemble est presque trop beau pour être vrai, et pourtant, c’est vrai. C’est tout de même ennuyeux de constater que la victime n’a pas d’ennemis. Trouver une piste dans une telle situation est tout sauf facile.
Miossec fera des rencontres, sympathiques, pour certaines, plus compliquées pour d’autres. Quand la politique s’en mêle, tout devient plus délicat même si l’équipe d’enquêteurs est bien déterminée à découvrir la vérité. Et oui : le patron et néanmoins ami d’enfance de Grégoire, descendant d’immigrants polonais comme son nom l’indique, se présente aux élections. Peut-être était-ce lui, la cible ? Que ne ferait-on pas pour abattre un rival politique ? Oui, je sais, c’est presque un peu gros, un peu facile, mais quand on n’a aucune piste, on s’intéresse de près aux colleurs d’affiche, aux empêcheurs de coller en rond, et peut-être, un peu, à ceux qui décollent les affiches. Charles-Henri ne fait pas l’unanimité, malgré ses costumes, sa coiffure et sa réussite. Comme le dit un des personnages : J’ai jamais compris pourquoi des ouvriers votaient pour un patron quel qu’il soit.
Une fois le livre refermé, je me demande si ce livre trouverait son public aujourd’hui. Même si le commissaire Miossec sympathise avec Magali, je ne sympathiserai pas avec eux dans la vie réelle, pour maintes raisons, tout comme certains petits détails de la narration m’ont ennuyés.

Sept jours pour survivre pour Nathalie Bernard

Présentation de l’éditeur :

Nita, une adolescente amérindienne est kidnappée à Montréal et se réveille dans une cabane perdue au cœur de la foret canadienne enneigée. Qui l’a emmenée ici et pourquoi ? une chose est sûre : c’est seule qu’elle devra affronter les pires prédateurs. Du côté des enquèteurs , les indices sont rares. Une course contre la montre s’engage. Nita a sept jours pour survivre.
Un thriller glaçant!!

Mon avis :

Un très bon polar, qui est au départ destiné aux adolescents, mais qui est surtout hautement recommandable pour tout lecteur aimant les romans policiers. Il est impossible de le lâcher (j’en ai fait l’expérience avant-hier soir) : je voulais absolument savoir ce qui arriverait à Nita. Nous savons dès le titre combien de temps durera l’action, nous ne savons pas comment cela se déroulera. Je peux dire simplement que cela ne se passe pas du tout comme on aurait pu s’y attendre, et que le lecteur en saura parfois plus que les enquêteurs.
En effet, nous avons deux points de vue dans ce roman, celui de la jeune fille et celui des enquêteurs. Ceux-ci sont fortement campés, ils n’ont pas peur d’en faire trop, d’être jusqu’au-boutiste pour mener à bien leur enquête. Se faire des amis, être bien vus de leur supérieur n’est pas leur priorité. Tout comme pour d’autres, la disparition d’une amérindienne n’est pas une priorité, bien qu’elle ne finisse pas nécessairement par réapparaître en vie et en bonne santé.
Nous n’aurons pas le point de vue du kidnappeur, ce qui est pourtant à la mode (et pas forcément réussi) dans maints romans policiers. Pas la peine : nous le voyons à travers les yeux de Nita et cela ne donne pas envie de connaître ses motivations. Elles seront élucidées, pourtant, par les enquêteurs. Elles sont résumées, en une phrase saisissante, par Nita, toujours.  Un lourd travail serait à faire pour les empêcher, mais est-on prêt à le faire, là est la question.
J’ai pensé à l’écriture d’Arnaldur Indridason en lisant ce roman, et pas seulement parce que l’action se passe au Canada, parce que nous avons le froid, la neige et les disparitions. L’auteure ne garde que l’essentiel dans son roman. Nita doit survivre, les enquêteurs doivent la retrouver : pas de place pour le superflu.
Une lectture coup de coeur.

Le grand livre de l’horreur : dans le château de Dracula


Présentation de l’éditeur :

Avec Virgile, voyage au cœur des plus grandes histoires d’épouvante de tous les temps !
Virgile est un véritable spécialiste des histoires d’horreur. Alors, quand une brocanteuse lui offre un mystérieux ouvrage intitulé Le Grand Livre de l’Horreur, il est fou de joie. Mais à peine a-t-il commencé sa lecture qu’il se retrouve transporté dans le château du plus célèbre des vampires : celui du comte Dracula !

Mon avis : 

Avant de commencer cet avis, je voudrai afficher cet avertissement venant d’un des personnages principaux de ce roman : « Aucun lapin n’aime qu’on lui tripote le pompon. » Maintenant que c’est dit, nous pouvons commencer.
Virgile est un adolescent un peu différent des autres : il n’aime que tout ce qui est lié à l’horreur. Ne porte-t-il pas un tee-shirt « Plus beau zombie de la terre »? Certes, cela ne facilite pas l’amitié, du moins dans l’établissement où il est, parce que, là où j’enseigne, je pourrai lui présenter quelques futurs copains ! Cependant, sa solitude inquiète ses parents, qui l’ont inscrit à plusieurs activités extra-scolaires, successivement, dans l’espoir qu’il se fasse des amis : peine perdue. Virgile en convient : s’il changeait … Mais (je cite) : « Il n’était de toute façon pas très sûr de vouloir d’amis qui ne l’aimera
ient que s’il changeait ses goûts et sa personnalité », p. 8. Ses seuls vrais amis, mis à part son lapin, sont donc les livres. Et quel bonheur pour lui quand il acquiert, auprès d’une charmante vieille dame, le grand livre de l’horreur. Et quelle surprise, quand il se retrouve au coeur du château de Dracula, avec Pollop, son lapin blanc. Que vous ayez lu Dracula ou pas, peu importe : le roman s’intéresse à une partie qui ne nous est pas contée, à savoir l’évasion de Jonathan Harker de l’antre du vampire – très réaliste, soit dit en passant, pas du tout le genre à briller au soleil. Et oui, l’ensemble reste donc crédible, les trois épouses de Dracula ne sont pas oubliées, pas plus que les capacités surnaturelles du comte ou son peu de goût pour l’ail. Les bonnes vieilles recettes sont les meilleures.
Ce livre est plaisant à lire, les illustrations sont réussies – mention spéciale pour la couverture.
A découvrir si vous n’êtes pas allergique aux vampires ou aux lapins. Vous passerez un très bon moment de lecture.

Les belles vies de Benoît Minville

Présentation de l’éditeur :

Turbulents, pas vraiment délinquants, ils cumulent les bêtises plus ou moins graves, les rires et les bleus. Vasco est en CFA BTP, Djib passe en première S. Leur dernière rixe est pourtant celle de trop…
Afin de leur mettre du plomb dans la tête, leurs parents décident d’employer les grands moyens : ils envoient les deux ados dans la Nièvre, le temps d’un été chez un ami du père de Vasco, entrepreneur local qui propose ses services comme famille d’accueil pour la DDASS.
C’est dans cette campagne éloignée de tout, France profonde dont on parle peu, qu’ils vont rencontrer et se confronter à une autre forme de jeunesse : celle des enfants élevés par celle que tous surnomment « Tata », une femme qui accueille des enfants placés et donne sa vie aux autres.

Mon avis : 

Vous êtes invités aujourd’hui à un débat sur la littérature jeunesse, afin de la définir. Note : la littérature jeunesse est toujours définie par des adultes. Elle est définie en France par une loi de 1949. Elle est régie aussi par un nombre constant d’idées reçues, comme si la mission des livres était d’élever les enfants, de leur faire la morale ou de les faire rentrer dans les jolies cases toutes prêtes bien dessinées par les adultes. De plus en plus, et heureusement, il est des livres qui sont davantage des livres « de littérature » que de littérature jeunesse, des livres à mettre entre toutes les mains, y compris celles des adultes. J’attends d’ailleurs d’autres réactions d’adultes que la mienne – on ne sait jamais.
Djib et Vasco sont deux amis d’enfance qui ont fait et font encore des bêtises. Rien de très grave, je vous rassure tout de suite. Cependant, nous ne sommes pas dans le cadre de gentilles bêtises, mignons tours de malice destinés à faire sourire jeunes et moins jeunes lecteurs, non, de vraies bêtises qui peuvent avoir des conséquences sur leur avenir. Et l’on ne s’en rend compte qu’après les avoir faites.
Que faire, pour les parents, qui se sont toujours occupés de leur mieux de leurs enfants ? Prendre une décision radicale et dépayser les deux ados, en les envoyant au fin fond de la Nièvre, chez un ami du père de Vasco.
Là, le lecteur pouvait s’attendre à plusieurs écueils. Premièrement, non, la vie à la campagne, ce n’est pas merveilleux, avec le retour à des valeurs simples, etc, etc, où les ados passent leurs journées à aider aux travaux des champs, etc, etc… Non, Benoît Minville nous montre la campagne telle qu’elle est aujourd’hui, non telle qu’elle est rêvée. La délinquance, le racisme, les préjugés ou plus largement le mal de vivre ne sont pas réservés aux grandes villes, à la banlieue. Et les valeurs que l’on veut défendre dans la vie, c’est à nous de les choisir, où que l’on vive.
Et comme le dit « – Ce n’est pas une leçon de morale, ce n’est pas une leçon de vie. ce que je peux humblement vous conseiller, quand le torrent des émotions est trop difficile à endiguer, c’est de peser ce que vous avez comme bonheur et comme malheur, et d’essayer de les faire cohabiter. Il vous faut préserver des petits moments de joie dans le tragique de la vie, ils sont à vous. »
Oui, pas de leçon de morale, de comparaison entre les histoires de chacun. Vasco et Djib vont devoir apprendre à vivre avec les enfants, les ados que Tonton et Tata (ainsi sont-ils appelés) accueillent. Il ne s’agit pas là encore, comme j’ai pu le constater dans certains livres, de dresser un catalogue de toutes les situations qui peuvent amener un enfant à être placé, non. Chaque histoire est différente. Chaque enfant, adolescent mérite le même soin, le même accompagnement vers ce à quoi tend chaque famille d’accueil (et aussi la majorité des enfants) : le retour dans leur famille, dans un futur plus ou moins proche.
Ce livre raconte deux mois dans la vie de ses adolescents, deux mois qui ne changent pas tout, mais deux mois qui les font progresser dans la découverte et l’acceptation de soi. Un roman lucide, aussi : les liens qui se sont tissés au cours de cette été perdureront-ils ? Rien n’est moins sûr, mais rien n’est impossible non plus.
Mention spécial pour le personnage de Perrine qui, dans une situation difficile, agit. Oui, agit, dit les choses, et n’attend pas dans son coin sans rien faire. Je n’ai garde d’oublier Chloé non plus. Même si Djib et Vasco sont les personnages principaux de ce roman, les jeunes filles ne sont pas des figurantes.
Coup de coeur pour ce roman que j’ai vraiment envie de faire découvrir.