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Le chat de la sorcière Millerats de Paul Beaupère et Marion Puech

édition Fleurus – 208 pages

Présentation de l’éditeur :

Sacha est un chat, un chat angora, traité comme un pacha, un peu trop gras, plutôt sympa. Toute la journée il dort et la nuit, il dort aussi. Sacha est le chat de Molly Millerats, une « jeune » sorcière de 234 ans qui vient de sortir première de l’école des sorcières et doit donc, à ce titre, participer au concours de la meilleure sorcière de l’année. Elle sera en compétition avec la redoutable Agrippine Laspirine, la teigne, le cauchemar. Molly fait sa valise pour partir. Mais au moment de tout empaqueter, ses fioles de potion lui échappent des mains et, catastrophe, ses pouvoirs de sorcière se volatilisent et atterrissent sur… Sacha le chat! Comment dès lors va-t-elle faire pour remporter ce concours?

Mon avis : 

Merci aux édtions Fleurus et à Babelio pour ce partenariat.

Voici un livre que j’ai pris plaisir à lire et que j’ai très envie de faire découvrir à mes élèves, voire même à des élèves plus jeunes – je pense que ce livre est parfaitement lisible à partir de neuf ans.

Il est des personnes qui ne le liront pas, parce qu’elles n’aiment pas les sorcières. Tant pis pour elles ! Molly est une sorcière très sympathique, âgée d’à peine 234 ans. Ayant achevé sa formation, sortie première de l’école de sorcière, c’est tout naturellement qu’elle est inscrite au concours de meilleure sorcière de l’année. Elle est cependant un peu stressée, et c’est normal. Elle sait qu’elle retrouvera des amies (l’adorable Alice, un personnage à retenir) mais aussi une ennemi, Agrippine, qui est unanimement crainte. Alors, que fait une sorcière stressée ? Elle se mélange les flacons ! Le résultat est inattendu, et fort drôle, parce que l’auteur va jusqu’au bout de son idée, avec les conséquences attendues (comment passer le concours alors que c’est votre chat qui  a vos pouvoirs ?) et inattendues (Molly et Sacha ne sont pas les seuls à avoir été impactés).

Sacha, bien que son rythme de sieste se retrouve considérablement impacté, fera de son mieux pour aider sa sorcière bien-aimée. Molly, elle, devra faire avec ses nouvelles habitudes, dans le monde parfois impitoyable des sorcières (oui, la presse people existe aussi et n’a rien à envier à la nôtre). Je tiens aussi à mentionner les illustrations très réussies et très drôles de Marion Puech.

A partager !

Le Voyage de l’Herboriste par Nathalie Somers

Présentation de l’éditeur :

Au royaume de Hoteforais, la nature est en danger. Il faut trouver un antidote pour la sauver ! Ywen, jeune herboriste aux graines magiques, se lance dans une quête qui l’emmènera haut dans le ciel et loin sous la terre. Aidé de l’impétueuse Violette, il pénètre dans un territoire bien plus hostile que prévu…

Merci aux éditions Didier Jeunesse et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis : 

J’avais aimé le premier tome des aventures d’Ywen, lui voici un peu plus de deux ans. J’ai apprécié aussi la lecture de ce second tome, qui nous permet de retrouver le jeune garçon et le royaume de Hoteforais, qui tente de se remettre de ce qu’il a déjà subi. Ce n’est pas facile, les zoubilles sont en danger et, pour les sauver, Ywen et Flore, sa mère, doivent se rendre sur l’île d’outremer, inaccessible en bateau, pour trouver l’antidote. Oui, c’est un double problème, mais ceux qui ont lu le premier tome savent déjà qu’avec de la détermination, du courage, et beaucoup d’astuces, se lancer dans l’aventure et surmonter les épreuves n’est pas impossible.

C’est à une odyssée volante que nous avons à faire, et même si le lecteur aguerri peut se douter de certaines péripéties, il en est d’autres qui le surprendront largement.

Les personnages sont complémentaires, et c’est ce qui est aussi intéressant. Ywen et Violette se soutiennent mutuellement, l’un ne se transforme pas en sauveur de l’autre, chacun peut épauler l’autre, selon ses compétences et son savoir-faire particulier, cela dépendra de l’épreuve qui aura été traversée.

J’espère que ce livre connaîtra un succès mérité et, qui sait ? peut-être un tome 3 verra-t-il le jour.

Fable d’Adrienne Young

Mon avis :

Merci aux éditions Rageot et à Netgalley pour leur confiance.
Il est toujours difficile de rédiger un avis quand on n’a pas apprécié la lecture, et c’est vraiment le cas ici, je n’ai pas apprécié la lecture de ce roman, comme le montre le temps que j’ai mis à le lire et à rédiger mon avis.
Je peine à lire des romans dans lequel l’univers est complètement noir, sans espoir. Fable a été abandonnée par son père qui est sur d’une chose : sa fille n’est pas faite pour ce monde et il veut le lui prouver. Alors oui, elle peine, elle souffre, elle doit lutter pour sa survie mais
– elle est la fille de l’homme le plus puissant du royaume ;
– elle souffre nettement moins que les autres protagonistes qui paient cher, très cher, les difficultés qu’ils/elles ont à vivre dans ce monde. Je pense à ceux qui crèvent littéralement de faim, qui se tuent à la tâche ou succombent à la maladie.

Bref, autant vous dire que je ne me suis pas sentie très à l’aise pendant cette lecture. J’ai eu peine à voir l’aspect fantasy de ce roman, qui manque singulièrement de magie. La dénomination est peut-être un peu technique, mais j’ai plutôt eu l’impression de lire un roman d’aventures portuaire, tant l’aspect commercial et l’activité qui se passe dans les ports sont importants.
Il est aussi un aspect que j’aime peu, c’est l’aspect romance. Pourquoi l’héroïne doit-elle absolument tomber amoureuse, et, tant qu’à faire, d’un jeune homme beau et talentueux ? A croire qu’il n’y en avait qu’un seul de disponible. Oui, je suis cynique, parce que je n’ai été satisfaite ni en tant que lectrice de fantasy, ni en tant que lectrice de romans maritimes.

Le sanglier blanc de Jeanne Bourin

édition Grasset – 137 pages

Présentation de l’éditeur : 

Une enfant d’aujourd’hui, Bertille (qui porte le prénom d’une des petites filles de Jeanne Bourin) va remonter le temps, grâce à un écureuil magicien, et se retrouver, en compagnie de Philippa (qui a son âge 10 ans) dans le Paris du Moyen-Age. De grandes aventures attendent Bertille et Philippa, elles devront combattre le cavalier noir, à l’aide du sanglier blanc, déjouer des pièges horribles, affronter le mal, sauver des innocents…

Mon avis : 

Oyez, oyez ! Voici un conte à découvrir ou à redécouvrir. Je connaissais les romans de Jeanne Bourin, que m’avait prêtés ma tante, je ne connaissais pas ce conte charmant.

Bertille se retrouve plongée en plein moyenâge, par la grâce d’une petite fille, Philippa, à qui sa marraine, la fée Sylvia, ne peut rien refuser : une fois par an, elle a le droit de se rendre dans le futur et de ramener, pour une journée, une petite fille du futur. Cette année, elle a jeté son dévolu sur Bertille. Ce jour-là, celle-ci s’ennuyait un peu, à regarder un film de science-fiction auprès de ses frère et soeurs. Elle ne s’attendait pas à ce qui allait survenir.

Elle aurait pu, avec Philippa et Rousset (l’écureil) arpenter les rues de Paris, voir les préparatifs de la fête de la saint Fiacre. Au lieu de cela, elle devra, soutenu par les animaux de la forêt, dont le sanglier blanc, Sangleron, lutter contre l’homme noir, un magicien cruel. Celui-ci a capturé la fée Sylvia et n’entend la libérer que si Bertille lui amène trois objets qu’il souhaite posséder. L’on comprendra l’importance de ces objets au fur et à mesure du récit.

Le lecteur est entraîné dans le Paris de saint Louis, les recherches des deux enfants l’amèneront à découvrir des lieux importants  : l’hôpital, l’atelier d’enluminure, la boutique de l’apothicaire. Il verra un lieu emblématique : Notre-Dame. Il découvrira, sans que jamais le récit ne semble, comment la vie était rythmée à cette époque, comment l’on se déplaçait. La nature n’est jamais loin, les animaux non plus, et ils accompagneront Bertille jusqu’au bout.

Des pensées pour Violette par Charlotte Bousquet

Présentation de l’éditeur : 

Le nouveau roman de la collection « Faune », qui donne la parole aux animaux pour parler de notre société et de l’humanité sous un autre angle !

Violette, ancienne pianiste de renom, n’a plus touché un instrument depuis des années. Jusqu’à l’arrivée d’Adagio. Adagio, chat tigré aux yeux verts adopté dans un refuge, qui lui redonne le goût de vivre. Et l’envie de rejouer du piano. Mais un jour, Violette tombe dans le coma. Malgré le pessimisme des médecins, Pauline et Kirian, ses petits-enfants, refusent de perdre espoir et décident de se battre pour la ramener à eux… Et si Adagio pouvait les aider à retrouver Violette ? Il faut faire vite car elle s’enfonce de plus en plus dans les brumes de l’inconscience… Un récit bouleversant sur la famille, la passion et la musique.

Mon avis :

Je ne vais peut-être pas me faire que des amis en le rédigeant. Non que je n’ai pas aimé le livre, loin de là. C’est plutôt que les mots me manquent pour chroniquer ce livre, mes mots ne pourront pas être à la hauteur des mots de ce livre.

Ensuite, je sais bien que certains ne sont pas prêts à accepter le contenu de ce livre. Ils ne sont pas prêts à accepter ce qui est pourtant une réalité biologique : nous sommes des animaux, nous ne sommes que des animaux, avec les mêmes besoins élémentaires que les animaux. De même, ils ne sont pas prêts à accepter non plus que les animaux puissent faire du bien aux humains, même aux humains qui sont souffrants, terme poli utilisé pour dire que l’homme, la femme, est extrêmement malade.

C’est le cas de Violette, qui est tombée dans le comas, et ses petits-enfants espèrent qu’elle sortira de son comas. Oui, ils connaissent des moments de découragement, mais jamais ils ne renoncent à l’espoir. C’est avec beaucoup de finesse que l’autrice entrelace les destins de tous ses personnages, et introduit Adagio, le chat de Violette. Sans mièvrerie ni pathos, elle nous fait partager sa vie, son ressenti, la palette des sentiments et des émotions éprouvés.

L’animal, l’humain, et le combat pour la vie de Violette, Violette qui a dû aussi, déjà, combattre sa vie durante pour mener la vie qu’elle voulait, c’est à dire vivre de son art. Elle n’a pas renoncé. Pourquoi renoncerait-elle maintenant ?

Merci aux éditions Scrineo et à Netgalley pour ce partenariat.

 

 

 

 

 

Les sortilèges de Zora

Présentation de l’éditeur : 

Chassées de leur village, Zora, une malicieuse sorcière de 12 ans, et sa grand-mère Babouchka se sont réfugiées à Paris. Elles vivent cachées sur le toit d’un immeuble, au milieu d’un jardin magique. Babouchka voudrait que sa petite-fille s’intègre parmi les nonsorciers et mène une vie de collégienne normale. Mais Zora n’a aucune envie de se déguiser en élève modèle et surtout : pas question de renoncer à la magie !

Merci aux éditions Rageot et à Netgalley pour +leur confiance.

Mon avis ; 

Je lis très peu de bandes dessinées, je ne connais donc absolument pas la bande dessinée qui a inspiré ce roman de littérature jeunesse, qui comporte de forts belles illustrations.

Zora est une jeune sorcière, qui n’a connu jusqu’à présent que le monde des sorciers, que le lecteur ne découvrira pas, si ce n’est une enclave, protégée du monde des nonsorciers dans laquelle vivent Zora et sa grand-mère, dans laquelle elles reçoivent des visites, parfois. Seulement, la grand-mère de Zora s’est mise en tête que sa petite-fille intègre le monde des nonsorciers, parce que (et la formule est choc) sorcière n’est pas un métier d’avenir.

Et pourquoi non ?

Zora voudrait vivre sa vie de sorcière, ne veut surtout pas aller au collège dans lequel cela ne se passe pas très bien, parce qu’elle ne possède pas les codes de cet univers. Alors oui, cela peut faire sourire, mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser à tous ces enfants différents qui se retrouvent ostracisés, pour ne pas dire harcelés, parce qu’ils n’ont pas les bons vêtements, les bonnes références culturelles (ou pas très culturelles d’ailleurs) et cela m’a un peu gênée, comme la manière dont Zora parvient à prendre le dessus, peut-être à ses dépends. J’aurai aimé en savoir plus sur les dangers qui les menaçaient, sur les raisons qui ont amené ses parents à la confier à sa grand-mère (c’est un peu un lieu commun dans la littérature jeunesse). Peut-être est-ce une manière, pour le lecteur, d’être véritablement avec Zora, qui en sait à peu près autant que nous. Elle est à la fois attachante et agaçante mais, peut-être à cause de mon âge ou de ma profession, je me suis sentie davantage du côté de sa grand-mère et de ceux qui tentent de la protéger malgré elle. La curiosité fera peut-être (le mot que j’emploie le plus dans cette chronique) que je lirai le tome 2.

Come find me de Megan Miranda

Présentation de l’éditeur :

Parfois, le danger veut se glisser dans nos maisons.
Parfois, on le laisse même entrer…
Depuis qu’elle a survécu au drame qui a frappé sa famille, Kennedy, seize ans, n’a plus qu’un but : poursuivre les recherches que menait son frère sur l’Univers et la vie extraterrestre.
Nolan, jeune lycéen d’une ville voisine, est, quant à lui, déterminé à découvrir ce qui est véritablement arrivé à son frère, disparu sans laisser de trace.
Kennedy et Nolan ne se connaissent pas, mais leur quête va les mener au même étrange signal. Une fréquence négative qui ne devrait pas exister. Un message qui semble les alerter.
Mais la menace qui plane sur eux peut-elle encore être écartée ?

Mon avis :

Merci aux éditions Bayard Jeunesse et à Babelio pour ce partenariat.

Quand le récit débute, nous arrivons après, c’est à dire après que deux événements très graves ont survenu, et nous découvrirons assez rapidement quels sont ces événements. L’on pourrait croire que c’est simplement le récit de l’après. Non. Nous rencontrons deux adolescents qui n’ont pas perdu leur énergie, en dépit de ce qu’ils ont traversé. Ils veulent savoir – pour leurs frères. Kennedy a seize ans, elle vit avec son jeune oncle qui avait bien d’autres préoccupations que de s’occuper de sa nièce – ce n’est pas qu’il soit une mauvaise personne, non, il est simplement en train de construire sa vie, il n’était pas prêt, personne ne pouvait l’être. Nolan, lui, vit avec des parents qui sont débordés, qui ont besoin d’agir, toujours, mais pas de la même manière que Nolan. Il aura suffi d’un signal, d’un mystérieux signal (et là, vous pouvez peser à tous les signaux célèbres croisés dans la littérature) pour les réunir.

C’est un roman facile à lire dans le sens où il est addictif, où les pages se tournent rapidement, parce que l’on veut savoir, parce que les personnages sont attachants, pas seulement Nolan et Kennedy, non, mais aussi leurs frères respectifs qui sont présents, toujours, dans leurs pensées, dans leurs souvenirs. Les points de vue des deux adolescents alternent, ce qui nous permet de bien les connaître, de connaître aussi l’univers (au sens large du terme) dans lequel ils évoluent. Il est toujours agréable de lire des narrateurs qui sont toujours sincères, et qui veulent vraiment trouver des réponses à leurs questions.

Et comme c’est un livre intéressant, riche, il résiste au classement, aux étiquettes : il est à la fois roman policier, roman réaliste, roman traditionnel sur l’adolescence et l’évolution des adolescents, le tout avec une pointe de fantastique.

 

Azur et le mystère de la pièce d’or par Clémentine Beauvais

édition Rageot – 128 pages.

Présentation de l’éditeur :

Au tournant du XXe siècle, Azur, 10 ans, vit à l’orphelinat et gagne sa vie en tant que télégraphiste. Tous les jours, il enfourche sa bicyclette et porte à leurs destinataires des « petits bleus », ces lettres sorties du réseau pneumatique qui serpente sous Paris. Un jour, alors qu’il achemine une de ces missives, il remarque que le courrier est plus lourd qu’autorisé. A l’intérieur, une pièce. Une pièce d’or. Azur se laisse tenter : il garde la pièce et le billet qu’il devait livrer… Les ennuis et l’aventure ne font que commencer.

Merci aux éditions Rageot et à Netgalley pour leur confiance.

Mon avis : 

Ceci est un conte. Ou peut-être pas. Il en reprend en tout cas certains ingrédients. Nous sommes au début du XXe siècle, à une époque où il ne faisait pas bon être un orphelin, un enfant trouvé, un gosse livré à lui-même, et qui dépend du bon vouloir d’adultes pas forcément sympathique. C’est le cas d’Azur, notre héros, et de Léonce, son ami. Il devra relever maints défis tant pour survivre à l’orphelinat que pour survivre tout court, en essayant de bouleverser le moins possible la vie des gens. Le règlement, c’est le règlement, surtout quand on est télégraphiste, un de ses petits métiers oubliés.

Il ne fait pas bon non plus être une jeune femme, entièrement dépendante de son père, mineure à vie, qui ne quittera le giron familial que pour se marier et être dépendante de l’homme qu’il a choisi pour elle. Je pourrai vous dire « ceci est une autre histoire », mais pas tant que cela.

Le récit a été construit de manière à ce que le (jeune) lecteur se sente emporté par l’intrigue et ait envie de poursuivre sa lecture, en compagnie de ce héros de son âge, dont la vie est bien différente de la sienne. Les chapitres sont courts, bien construits, le vocabulaire est d’accès facile sans pour autant sombrer dans la facilité. Comme d’autres livres de la collection avant lui, j’ai envie de faire découvrir ce livre à mes élèves.

La Semeuse d’Effroi par Eric Senabre

Présentation de l’éditeur :

Paris, 1926.

Sophie voit son monde s’écrouler. Alors que la jeune orpheline vient d’être recueillie par son parrain, l’adorable Rodolphe, celui-ci est accusé d’un crime et jeté en prison ! Elle a le sentiment d’avoir tout perdu. Tout ? Non. Il lui reste sa soif de vengeance et… une arme « inattendue ».

Bientôt, l’heure de la justice sonnera. Car rien n’arrêtera plus la Semeuse d’Effroi !

Mon avis : 

Merci aux éditions Didier Jeunesse et à Netgalley pour ce partenariat.

Je suis fan d’Eric Senabre, et ce, depuis la sortie d’Elyssa de Carthage en 2015. J’ai lu, depuis, tous les livres qu’il a écrit à ce jour, il est donc évident que j’aurai envie de lire La semeuse d’effroi. Je tiens cependant à avertir d’entrée de jeu, cet avis est mon avis et n’engage que moi.

Dans ce Paris de 1926, nous découvrons des personnes anti-conformistes. Rodolphe, par exemple : il a coupé les ponts avec sa famille. Il n’a avec eux que des relations réduites au strict minimum, lui qui entend vivre comme il le veut. Provocateur ? Non. Du moins, pas dans le sens où l’on pourrait l’entendre : il entend vivre comme il le veut, sans se soucier du regard des autres. Et, dans ce Paris de 1926, ce n’est pas si facile que cela. Il est le tuteur de Sophie : ses parents sont morts lors d’un événement tragique. Heureusement, son père avait choisi un homme fiable, dénué de tout préjugé comme parrain pour sa fille. Oui, Sophie est métisse, française par son père, chinoise par sa mère, et si, de nos jours, certains ont encore du mal avec le métissage (non, je n’exagère pas), autant vous dire qu’en 1926, c’était bien pire. Ce n’est pas que le racisme était décomplexé, c’est plutôt que personne ne semblait s’en offusquer, pas plus que de l’antisémitisme – Rodolphe est juif.

Aussi, quand Rodolphe est accusé de meurtre, il y aura peu de mondes pour le défendre. Mais Sophie, en dépit de tout ce qui lui arrive de son côté, ne baissera pas les bras, et entreprendra de prouver l’innocence de son parrain. Comment ? En devenant une semeuse d’effroi.

J’ai eu l’impression que le roman rendait hommage aux saltimbanques, aux acrobates, au théâtre de Guignol, ou de grand guignol, bref, à tous ces artistes que certains ne considèrent pas comme des artistes, ces personnes qui nous divertissent tout en maîtrisant parfaitement leur art. J’ai aimé aussi la point de fantastique qui apparaît dans ce roman et qui me semble une des caractéristiques de l’écriture d’Eric Senabre.

Je terminerai par le début : la scène initiale donne immédiatement le ton !

Léo et Lili, experts de l’invisible – opération Noël par Christine Saba

Présentation de l’éditeur : 

Sauver Noël ? Pas de problème ! Rien ne fait peur au duo des experts de l’invisible.

Léo et Lili sont amis depuis toujours. Ils rêvent de devenir des espions et ils ont d’ailleurs déjà choisi un super nom d’équipe : Les Infaillibles !

Le soir de Noël, le duo découvre quelque chose d’étrange dans la poubelle… Le père Noël ! Il leur confie alors une mission de la plus haute importance : Zadig le terrible, un grand sorcier, a dérobé le ralentisseur de temps qui lui permet de livrer tous les cadeaux avant le lever du soleil. Et s’ils ne le retrouvent pas avant, Noël est fichu !

Vite, direction le pôle Nord à la rencontre de Fredo, le chef des elfes. Arriveront-ils à retrouver l’objet précieux du père Noël avant que le premier enfant ne se réveille à l’aube ?

Mon avis : 

Merci aux éditions Scrinéo et à Netgalley pour leur confiance.

Je déclare ouverte la saison des lectures de Noël ! Sauf que, pour moi, il n’y a pas de saisons pour lire des oeuvres intéressantes.

Léo et Lili sont deux amis et ils ont un rêve : devenir espion ! Et pourquoi pas ? Le jour de Noël, il découvre un homme un peu bizarre, qui affirme être le père Noël. Ben voyons. Sauf que les deux amis devront se rendre très vite à l’évidence : pour leur première mission, ils devront sauver Noël ! Simple ? Pourquoi une première mission devrait-elle être simple ?

C’est avec plaisir que le lecteur suit les aventures de ce quatuor, muni, bien sûr, de rennes qui ont fort envie de faire leur travail. Quand je dis « quatuor », j’inclus celui qui est mon personnage préféré, l’inénarrable et fort émotif Fredo, chef des elfes de son état.

A quand de nouvelles aventures ?