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Les nouvelles aventures de Sabrina – tome 2 : la fille du chaos de Sarah Rees Brennan

Présentation de l’éditeur :

Sabrina Spellman vient de prendre la décision la plus difficile de sa vie : elle laisse derrière elle ses amis de Baxter High. L’heure est venue d’emprunter le chemin de la nuit et de trouver sa place parmi les sorcières et sorciers de l’Académie des Arts Invisibles. Sabrina a toujours aimé l’école, mais cette fois, c’est un tout nouveau monde qui s’ouvre à elle. Ses pouvoirs ne cessent de croître, mais ils pourraient lui coûter cher. Sabrina ne doit pas oublier les conséquences de sa nouvelle allégeance sur ses amis… et sur elle-même. Sabrina doit également faire face à ses nouveaux camarades de classe. Prudence, Dorcas et Agatha sont plus ou moins ses amies, mais Sabrina peut-elle leur faire confiance ? Et qu’en est-il de Nick Scratch ? Il est plus charmant que jamais, mais ses sentiments pour elle perdureront-ils ?

Merci aux éditions Hachette et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

C’est fou comme, parfois, je peux être brève : je n’ai pas connu la première série, je n’ai pas lu la première série de livre, je ne connais pas la nouvelle série, mais je lis le tome 2 qui est tiré de cette série. Après cette mise au point, passons au livre.
Sabrina est à moitié sorcière, à moitié humaine, et ce n’est jamais facile à vivre. A la fin du tome 1, elle a fait le choix de basculer du côté des sorciers, pour sauver ses proches humains – un paradoxe quand on sait que les sorciers n’en ont strictement rien à faire des humains, mais alors rien.
Sabrina s’intègre tout de même plutôt bien à l’Académie des Arts invisibles. Elle doit faire « avec », avec ses sorcières qui la considèrent d’un drôle d’oeil en dépit de l’aura de son défunt père – parce qu’elle est à moitié humaine, parce qu’elle aide les humains. Il faut une nouvelle catastrophe, une nouvelle incursion démoniaque dans le monde des humains et des sorciers pour que Sabrina se promette de faire mieux que la première fois.
Alors, qui ai-je aimé dans ce livre ? J’aime les beaux méchants, j’aime donc Nick Scratch, personnage qui gagne largement à être connu, même s’il est entièrement sorcier, avec des méthodes de sorciers – la séduction n’existe pas chez les sorciers, le passage à l’acte et la polygamie sont constants. Je vous rassure, ses partenaires sont toujours pleinement consentantes, de manière implicite, il est vrai : quand on arrache les vêtements du garçon, c’est très rarement parce qu’on ressent le besoin urgent de faire une lessive ! Oui, j’aime beaucoup Nick, parce qu’il est drôle, parce qu’il révèle ses qualités au fur et à mesure du récit. Il m’a semblé bien plus intéressant qu’Harvey, l’ancien petit ami humain de Sabrina, droit dans ses bottes, fils de chasseur de sorcières, et choisissant son camp. Alors oui, il a des circonstances atténuantes, surtout quand il découvre qui est responsable de la mort de son frère bien aimé. Disons qu’une des décisions qu’il prend m’a vraiment semblé trop facile.
Quant aux sorcières, l’accent est mis sur Prudence. Si les sorcières, dans l’imaginaire, font peur parce qu’elles sont des femmes libres, qui n’en ont rien à faire des règles imposées par les hommes, rien de tout cela pour Prudence, qui ne rêve que d’être reconnue officiellement par son père, qui la considère au mieux comme une bonne d’enfants presque pas compétente pour son précieux rejeton – un garçon, vous l’aurez compris. Il est un si bon père que l’une des tantes de Sabrina a enlevé son autre fille, pour qu’elle soit plus heureuse que ne l’a été Prudence. Sa vie, ses choix, ce qui entraîne ses décisions sont tout sauf simples, elle qui est habituée à vivre dans un monde infernal dans lequel aucune trace de faiblesse n’est possible.
Si Sabrina a une place de choix, si certains chapitres se focalisent sur Harvey, sur Prudence, il est deux autres personnages que j’aurai aimés voir davantage développés, Roz, qui souffre physiquement et moralement à cause des sorcières (et de manière aussi injuste que dans la grande tradition des contes de fée) et Susie Putnam, bien plus forte qu’elle n’y paraît. Si un tome 3 paraît, j’aimerai vraiment retrouver ces deux personnages et les suivre – en plus de Sabrina, bien entendu.
Il est coutume de dire que l’enfer est pavé de bonnes intention : Sabrina, Nick et les autres s’y dirigent tout droit.
Note : j’aurai bien vu un peu plus de Salem aussi !

La voix du diable de Sylvie Brien

Présentation de l’éditeur :

Vipérine n’a décidément jamais le temps de s’ennuyer! La jeune détective et sa tante sont chargées cette fois-ci d’enquêter sur la mort mystérieuse d’un journaliste. Drôle de journaliste, d’ailleurs… Tous les témoins n’ont qu’un mot à la bouche: « Bien fait pour lui ! » Pourquoi une telle haine ? Pour élucider cette énigme, le tandem de choc va devoir se montrer perspicace en diable !

Préambule (pour la troisième fois, en ce moment, cela m’apaise).

Il est des personnes qui, quand il voit un livre de littérature jeunesse, ne cherchent pas à aller au-delà. Oh, c’est de la littérature jeunesse donc cela ne vaut pas la peine de le lire, pas la peine de perdre son temps. Net et sans bavure. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent à cause de leurs préjugés.

Mon avis : 

Quatrième et dernier volume des aventures de Vipérine Maltais parues à ce jour. l’ouvrage a plus de dix ans, je ne pense donc pas qu’un cinquième volume voit le jour, et c’est dommage, parce que Vipérine et sa tante sont deux personnages très attachants, parce que très humains. Prenez par exemple Olivine, jeune soeur de Vipérine : elle souhaite vivre une vie de femme au foyer, avec un mari et quatre enfants, elle n’a pas d’autres ambitions. Qu’à cela ne tienne ! Sait-Ignace la confie aussitôt à un couvent où elle pourra acquérir tous les savoirs nécessaires pour être une bonne épouse, de la couture à la cuisine. Rien de tel pour lui faire bien prendre conscience du « bonheur » à être une femme au foyer. Moderne, Saint-Ignace ? Oui ! Nous découvrirons un autre pan de son passé dans ce livre, qui apporte un nouvel éclairage sur le fait qu’elle soit si humaine, et qu’elle prenne tant soin de ses nièces.

Ce quatrième volume est celui des retours, puisque c’est le frère Majorique qui vient solliciter l’aide de Vipérine. Son cousin est mort, d’une crise cardiaque, dit-on. Lui est cependant persuadé, même si aucune preuve n’existe, que son cousin a été assassiné. Vipérine et sa tante se rendent donc à Québec, après avoir auparavant déposé Olivine au couvent, au bon soin de soeur Joseph-Arthur, personnage que l’on verra peu mais qui est de la même trempe que Saint-Ignace.

Au cours de leur enquête, la tante et la nièce découvriront pire que ce qu’elles ont imaginé – et l’on se dit qu’il est des jeunes filles qui n’ont pas eu la chance de croiser des personnes prêtes à les aider comme Pollène fut aidée. Ce roman nous rappelle, toujours, qu’il suffit que des personnes laissent faire pour que d’autres fassent le mal. Et pour un Jacquelin dont l’oncle prend soin, malgré un caractère rigide, combien de Pollène furent abandonnés, délaissées ? Sarfato, la victime, n’est devenu une victime que par sa mort subite, lui qui a trahi ses amis, exploité les secrets,uniquement pour son profit personnel. Et quand sera découvert ce qui a entraîné sa mort, on ne pourra pas s’empêcher de dire qu’il y a une justice.

Lucile Finemouche et le balafré : La dimension Chronogyre d’Annabelle Fati

Présentation de l’éditeur :

Un précieux manuscrit volé, un mystérieux voleur volatilisé : a priori, tout commence comme une banale enquête policière pour Lucile Finemouche et son associé. Et pourtant… Fantômes et esprits démoniaques les attendent au coin de la rue ! Il est encore temps de reculer. Mais chez Lucile, la curiosité est toujours la plus forte et c’est son âme de détective qui l’emporte.

Mon avis :

Chacun ses petits soucis dans la vie. Ainsi, la jeune détective Lucile Finemouche et son acolyte le Balafré doivent mener l’enquête chez Agatha, une célèbre autrice de romans policiers : toute ressemblance avec une autre Agatha ne serait bien sûr que totalement fortuite, tout comme l’atmosphère crée, proche de celle des romans de Sir Arthur Conan Doyle. Cependant, elle est un peu bizarre, cette Agatha. Normal, me direz-vous, elle écrit des romans policiers ! Qu’elle ait un chat prénommé Hercule, qu’elle ait besoin de détectives parce qu’un manuscrit a disparu est logique, employer un majordome fidèle, parfait, mais très légèrement fantômatique est problématique. Juste un peu.

Si vous aimez les intrigues mouvementées, vous serez servi(e) : ce n’est pas parce que nous sommes dans un roman de littérature jeunesse que la progression du récit doit être simple. Lucile va de découverte en découverte jusqu’au bout, y compris à l’ultime page de ce récit, qui nous promet à nouveau des découvertes pour le tome 2.

Il faut dire que, dans ce roman, finalement, Lucile ne peut faire confiance spontanément à personne. Non qu’elle soit d’une nature méfiante, mais que la succession d’événements qu’elle traverse l’amène à considérer autrement ceux qu’elle côtoie. Elle a bien dû admettre l’existence d’un majordome fantôme, elle doit admettre des faits plus étonnant encore, notamment les rôles respectifs d’un pigeon, d’un chat, et d’un homme-loup dans toute cette histoire. Sans oublier son ex d’une extrême banalité, qui aura pourtant toute son utilité – oui, la jeune détective Lucile Finemouche a déjà un ex, comme beaucoup d’adolescentes d’ailleurs ! N’oublions pas les illustrations, qui secondent parfaitement le récit.

Lucile est différente, le Balafré son associé aussi : j’espère les retrouver dans leur seconde aventure.

 

Les filles au chocolat, tome 6 : Coeur cookie de Cathy Cassidy

Présentation de l’éditeur :

Jake vient juste de découvrir que son père a longtemps mené une double vie et qu’il a quatre demi-sœurs cachées : Honey, Summer, Skye et Coco. Déjà bouleversé par cette nouvelle, il voit en plus son quotidien à Londres avec sa mère tourner au cauchemar. Et il n’a nulle part où se réfugier. À part peut-être chez ses demi-sœurs dans le Somerset ? Mais il ne connaît rien de cette nouvelle famille… Est-ce qu’il y sera le bienvenu ? D’autant qu’il arrive en plein milieu du tournage d’une émission de télé-réalité…

Mon avis :

Sixième et dernier tome des aventures des filles au chocolat. Cette fois-ci, ce n’est pas une fille qui est la narratrice, mais Jake Cooke, surnommé depuis longtemps Cookie. Honey a découvert son existence dans le tome 5, il est le fils que son père a eu avec une autre femme alors que sa mère attendait leur quatrième enfant. Ne croyez cependant pas que le père menait une double vie – pas vraiment : il a laissé un gros virement à la jeune femme de 18 ans, et a disparu de sa vie, et de celle de son enfant. La jeune femme s’est donc débrouillée comme elle a pu. Elle a refait sa vie, a eu deux autres enfants. J’ai presque envie de dire : pourquoi ? Nous ne le saurons pas, évidemment, je ne peux m’empêcher de me dire, dans un roman qui, bien que jeunesse, bien que très coloré du point de vue de la couverture, nous sommes face à une constante sociale : quand un homme se met en couple avec une femme qui a déjà un enfant, il en veut un « à lui », et tout le monde trouve ça normal. Parce qu’il est déjà bien gentil d’avoir accepté cet enfant, même s’il passe son temps à l’humilier, même si l’enfant est obligé de raser les murs pour éviter sa colère – que subissent aussi ses enfants biologiques.

La solution ? La fuite. Retrouver un logement, un travail, ce qui est tout sauf facile, et, comme souvent, un compagnon, comme si le salut ne pouvait venir que d’un homme et non de soi. Note : Charlotte, la mère de quatre des cinq filles au chocolat, a fait exactement la même chose. Je m’interroge : la conjoncture économique ferait-elle qu’une femme soit obligée de se mettre en couple pour vivre décemment, parce qu’aucune carrière ouverte aux femmes ne lui permettrait de vivre seul, ou faut-il y voir un modèle de livres qui apprend qu’une femme doit nécessairement être en couple, et ne peut concevoir sa vie seule ? Même constat pour la jeune génération, presque toutes ont un garçon dans leur vie.

Mais revenons à Jake, qui débarque dans le Somerset, et nous offre un regard différent sur les quatre soeurs. Forcément, nous en savons plus que lui. Aussi, il est agréable de lire, de voir le décalage entre ce que croit deviner Jake – et la réalité, que les cinq membres de la famille ne manqueront pas de lui dévoiler peu à peu, tout comme il leur dévoilera les véritables raisons de sa visite. Les gens ne sont jamais aussi méchants qu’on ne peut le penser, les gens ne sont jamais aussi privilégiés qu’on ne le pense.

Un sixième tome en forme d’adieu pour une famille que l’on quitte sans que tout ait été résolu. Disons cependant qu’une certaine stabilité a été atteinte.

 

les enquêtes de Vipérine maltais : Le secret du choriste de Sylvie Brien

Présentation de l’éditeur :

Qui a tenté d’assassiner Idala, le jeune choriste ? Tout le monde, au collège du Portages semble avoir des raisons de vouloir se débarrasser du pauvre garçon… Vipérine Maltais, l’apprentie détective est appelée à la rescousse. Il n’y a qu’elle dans tout le Québec pour résoudre une énigme aussi embrouillée. Ses seuls indices ? Un parapluie, un bout de réglisse et une machine à écrire détraquée…

Mon avis :

J’aime quand les livres ne prennent pas les jeunes lecteurs pour des idiots. Vous allez me dire que c’est heureusement de plus en plus fréquent. Certes. Je salue cependant la richesse de ce livre, qui ne craint pas de montrer une réalité que beaucoup ne veulent pas raconter.

Idola. Ou Idala. Cela dépend des personnes qui l’appellent, mais pour ses proches, il est Idala. Il est dans le comas, à la suite d’un accident : un lustre est tombé sur lui pendant le concert du collège. Accident ? Tentative de meurtre ? L’assurance ne veut pas payer, en tout cas, non par avarice, mais parce que l’assureur, ami avec soeur Saint-Ignace, croit à la tentative de meurtre : une lettre anonyme, parvenu au collège après l’accident, va dans ce sens.

Ce livre, en plus d’être une enquête policière prenante, nous en apprend beaucoup. Sur l’esclavage. Ah, il paraît que tout a été dit à ce sujet, que ce n’est pas intéressant, que cela ne nous concerne pas (traîner sur les réseaux sociaux est mauvais pour les neurones). Et bien justement si : ce livre nous rappelle que même le pays qui se targue de ne pas avoir été esclavagiste, d’avoir offert l’asile aux esclaves en fuite, traitait ses propres natifs de la même manière. Je ne vous parle même pas du sort des indiens canadiens, dont il est déjà question dans le second volume des enquêtes de Vipérine. Ce n’est pas mieux est un euphémisme. Je ne vous parlerai pas non plus du poids de la religion,; métaphore tellement usée que l’on en oublie ce qui se cache réellement derrière cette expression. Il ne s’agit pas simplement de vivre selon les préceptes de la religion catholique, il s’agit, dans ses familles nombreuses où aucune contraception n’est utilisé (la contraception a existé bien avant sa légalisation), d’avoir un fils, une fille, ou les deux, qui entrent en religion. Cela amène Vipérine, qui découvre grâce à un personnage la véritable signification de son prénom (une fleur) à s’interroger : sa soeur aînée Méline a pris le voile juste après le remariage de leur père. Etait-ce vraiment son choix ? Et sa tante Saint-Ignace ? A-t-elle vraiment choisi d’entrer en religion ? Toutes ses questions ne trouveront pas de réponses, mais Vipérine a la chance d’avoir une tante franche et ne manquant pas d’audace.

Il ne faudrait pas non plus oublier Idala, absent, forcément, au coeur de toutes les recherches. Ce que Vipérine découvre est poignant, et nous interroge sur le sort de tous ses enfants, qui n’ont pas orphelins, non, pas au sens strict du terme : Idala a perdu son père, puis sa mère, et c’est son beau-père qui l’élève, ne se rendant même pas au concert de son beau-fils, parce qu’il a autre chose à faire – à chaque fois. Son histoire fait écho à celle de Vipérine, qui n’a pas vu son père depuis de longs mois – et encore, si elle avait été un garçon, elle sait bien qu’elle n’aurait pas été ainsi négligée.

Un livre poignant.

 

La Famille Cerise, tome 4 : La grotte mystérieuse de Pascal Ruter

Présentation de l’éditeur :
Ce matin à Savigny-les-Mimosas, il a tellement neigé que l’école est fermée ! Une aubaine pour les jumelles Cerise et les frères Belpom qui s’empressent de partir se balader en forêt, équipés tels de vrais trappeurs ! Toujours avides d’aventures, ils découvrent une bien étrange grotte …
Ajoutez à cela, un oiseau rare, des bandits, des peintures rupestres, un message énigmatique et un mystérieux trésor, et vous obtiendrez un délicieux mélange de rires et de rebondissements !
Mon avis :
En chroniquant le tome 3, je disais : « Si vous aimez l’humour, la fantaisie et la campagne, alors ce livre est fait pour vous et vos enfants. » Je pourrai dire la même chose de ce tome 4, si ce n’est que ce sont ajouter la neige et la fermeture (provisoire, heureusement) de l’école. Les jumelles Cerise et les frères Belpom ne se posent pas de question sur les manières d’occuper ce temps libre qui se présente à eux : vive la nature ! Rien ne vaut une bonne promenade dans la neige. Enfin, une promenade… une exploration ! Les quatre enfants partent littéralement sur les traces de Prosper, le grand-père des jumelles Zouille et Yoyo, mais aussi sur celle de leur héros, l’explorateur John Paris. Ah ! John Paris, il n’a peur de rien ! Alors partir dans la neige de manière suréquipée (enfin, selon le point de vue des quatre enfants), ce ne serait rien pour leur héros. Leur instituteur, d’ailleurs, n’est pas en reste, lui qui part skier avec son amie Gladyne, tout juste revenue d’Australie. Ah si seulement il osait… Non, pas manger avec elle le pain d’épices en forme de kangourou qu’elle lui a rapporté d’Australie, ça, c’est fait. S’il osait lui dire ce qu’il ressent pour elle. Mais leur promenade se compliquera elle aussi.
Oui, l’on peut croire que le froid, la neige apporte du répit et du rêve à tout le monde. Et bien non ! Il est des personnes qui, au lieu de poursuivre leurs rêves, poursuivent des réalités bien matérielles, et tant pis si cela fait un peu mal à d’autres.
C’est à un vrai roman d’aventures hivernales que nous avons à faire. Si le danger est réel, l’humour, et surtout la solidarité, sont bien présents et permet de passer un bon moment de lecture. Ce livre nous rappelle aussi d’être toujours attentif à ce (ceux ?) qui nous entoure – voir le journal de bord final.

Hercule, chat policier – Panique au poulailler ! de Christian Grenier

Présentation de l’éditeur :

Qui profite de la nuit pour voler les oeufs et les poules de Thibault ? Puisque les humains sont incapables de le découvrir, Hercule le chat décide d’enquêter.

Mon avis :

C’est un roman de littérature jeunesse, et je l’ai trouvé un peu court – parce que j’aurai aimé passer encore un peu plus de temps avec Hercule, Joyeuse, Albane et Brutus. Je me doute bien que ce n’est pas facile d’écrire pour un jeune public : un roman policier, oui, mais sanglant, non. Si la triste réalité de la vie des poules en élevage industriel est évoquée, en revanche aucun volatile ne sera blessé pendant l’enquête. Dit ainsi, cela ressemble à un avertissement pour film de la part de la SPA, cependant il est important de ne pas dire qu’il est normal d’avoir recours à la violence dans les polars – et peu importe contre qui cette violence est dirigée. La vraie violence, ici montrée, est celle qui condamne les poules au bout d’un an, parce qu’elles ne sont plus assez productives. Je note aussi l’apparition d’une renarde et de ses renardeaux, qui eux aussi seront laissés tranquilles, juste écartés du poulailler par les bons soin du Roi (le coq) et des humains. Brutus ? Très occupé à dormir pendant toute l’intrigue. Ce n’est pas que les chiens policiers sont en vacances, c’est que Brutus est avant tout le chien d’un policier.

Alors oui, des oeufs disparaissent, puis des poules : il est difficile de déranger la police pour cela puisqu’il faut déjà prouver la disparition des oeufs, et non une simple baisse momentanée de la ponte. Il faut aussi se demander qui vole, et pourquoi. Ce n’est pas que voler ne soit pas grave, c’est que l’intention dans lequel ces vols ont été perpétrés est intéressante : le récit montre que l’intention compte aussi, même si elle n’est pas exempte de maladresse.

Ou comment les fans de Logicielle peuvent ainsi faire découvrir à leurs enfants les enfants de Logicielle (oui, j’aime bien faire ce petit rappel).