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RC 2722 de David Moitet

Présentation de l’éditeur :

Dans un monde où une infime partie de la population a survécu à une épidémie, Oliver est le réfugié climatique RC 2722. Il fait partie des chanceux. Du moins c’est ce qu’il croit… Depuis le grand effondrement, Oliver a grandi dans une ville souterraine, hypersécurisée, où la population se protège des virus et des ondes radioactives extérieures. Entre un père et un frère, tous deux haut gradés, il a du mal à trouver sa place. Mais quand l’un meurt mystérieusement et que l’autre est condamné à l’exil, son univers vacille.
Et si ces deux évènements cachaient un secret bien plus grand ? En quête de réponse, Oliver n’a pas le choix : Il doit remonter à la surface !

Merci à Netgalley et à Didier Jeunesse pour leur confiance.

Mon avis :

RC 2722, titre énigmatique, qui n’est pas sans rappeler un code postal – ou un code de district. Oui, nous sommes dans un ouvrage de science-fiction, genre que je n’affectionne pas tellement, et surtout, nous sommes dans un ouvrage de science-fiction à dimension post-apocalyptique. En effet, une épidémie, dont nous saurons un peu plus au cours du roman, a décimé une grande partie de la population, et les survivants se terrent dans une ville souterraine. Dehors ? Impossible de survivre. Les courageux membres de la brigade de l’eau sortent régulièrement pour apporter cette denrée devenue si rare.

Olivier est un de ses survivants, mais, contrairement à son père, qui occupe une position élevée dans cette société, et à son frère, guerrier des eaux, il a choisi un chemin bien moins glorieux, presque contestataire. Un jour, sa vie bascule : son père meurt, et sa mort ne semble pas aussi naturelle qu’on veut bien lui faire croire, son frère est condamné à l’exil, et lui-même prend une décision radicale après maintes péripéties – et pourtant, nous n’en sommes qu’au début.

Roman futuriste, il m’a fait penser (peut-être à tort) au film Mad max. Dans cet univers, c’est véritablement chacun pour soi, il est extrêmement rare de pouvoir compter sur quelqu’un. Le besoin de protéger, même si c’est un animal, le besoin de se protéger est d’être protégé est pourtant bien présent. L’univers que nous parcourons est un univers détruit, et, grâce aux souvenirs du père d’Olivier (vive la technologie), nous découvrons comment l’on en est arrivé là. Récit extrême ? Peut-être un peu trop. La lecture de ce roman a été prenante, d’une époque à l’autre, d’un lieu à l’autre. Je comprends que l’on ait envie d’avertir que le monde, tel qu’il est, court à sa perte, cependant j’aimerai bien, un jour, lire un livre qui parle non de reconstruction, mais de la manière dont le pire a été évité, afin d’inciter à ne pas baisser les bras, tout de suite.

Cycle des Saintes Îles, tome 1 : Les Élus des dieux par Frigiel, Olivier Gay

éditions Slalom – 299 pages.

Présentation de l’éditeur :

Un terrible orage s’abat sur Lanniel, provoquant de sérieux dégâts dans tout le village. Un large bateau s’est même échoué sur les rives ! L’équipage, sonné, vient d’une contrée lointaine : les Saintes Îles. Là-bas, les habitants prient de nombreux dieux liés aux éléments. Et l’élu du Dieu du Feu n’est autre que Jenna, l’amour de jeunesse de Frigiel. Curieux et enthousiaste à la perspective de la revoir, Frigiel embarque avec Alice et Abel en direction de ces îles inconnues. Un nouveau monde s’offre à eux, avec tous ses secrets et ses dangers… qui rapprochent notre héros des figures de son passé.

Merci aux éditions Slalom et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

J’ai découvert cette série de livres grâce à mes élèves, et celui-ci, Les Élus des dieux, est le tout dernier paru en date.
Tout semblait presque de retour à la normalité en ce début de cycle, si ce n’est que Frigiel n’avait plus de magie. Qu’importe ! Mis à part les dégâts provoqués par l’orage, tout allait bien. Mais quand il n’y a pas d’aventures sur Lanniel, l’aventure débarque par le biais d’un bateau naufragé, qui provient de contrées inconnues. Frigiel embarque, et emmène avec lui ses amis (et Fluffy, forcément).
Ils découvrent là bas une société où la magie fonctionne encore et où tout va bien. C’est du moins ce que disent ceux qui sont satisfaits de ce système. C’est ce que ne disent pas ceux qui en sont victimes, qui tentent de survivre, voire soutiennent les rebelles – quand ils n’encourent pas des châtiments douloureux, pour ne pas dire mortels. Comme si cela ne suffisait pas, des créatures surgissent par les portails dans le but de … D’envahir les îles ? De créer une diversion ? Oui, mais dans quel but ?
Si les aventures, les bagarres, les retournements de situations sont nombreux, il faut aussi noter que tout n’est pas aussi manichéen qu’on pourrait le croire. Si Frigiel comprend les rebelles, il comprend aussi Jenna qui a vu souffrir des proches par leur faute. Seulement, le dialogue semble impossible entre les deux camps, comme si certains avaient intérêt à cela. Mais qui ?
Un roman d’aventures mouvementé et divertissant.

Le jeu d’Hiroki d’Eric Senabre

Présentation de l’éditeur :

Le jeune Hiroki vient tout juste d’emménager avec son papa dans la banlieue de Tokyo. En rangeant des cartons, il découvre une ancienne console et son jeu vidéo en réseau, mais son père lui affirme que celui-ci ne peut pas fonctionner car le serveur n’existe plus. Hiroki tente néanmoins de la brancher, et au milieu de la nuit, celui-ci s’allume ! Et sur l’écran, un personnage appelle au secours, un personnage virtuel qui connaît son nom !!!… Accompagné de son amie Emiko, Hiroki va tenter D’en découvrir l’identité. La révélation sera de taille : il y a dix ans, une joueuse a été happée dans le jeu et en restée prisonnière. Un incident nucléaire en est peut-être la cause… Comment l’aider et lui permettre de réintégrer son corps ?

Merci aux éditions Didier Jeunesse et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

J’aime beaucoup l’oeuvre d’Eric Senabre. Non, je n’ai pas tout lu, je n’ai toujours pas découvert Sublutetia (la trilogie est dans ma PAL), j’ai cependant lu beaucoup et je sais que je risque peu d’être déçue.
A nouveau, j’ai apprécié cette lecture qui, comme Megumi et le fantôme, nous fait découvrir le Japon. Ici, nous sommes dans la banlieue de Tokyo avec Hiroki et son père – sa mère est décédée. En fouillant dans les cartons, Hiroki, passionné par les jeux vidéo, découvre une ancienne console de jeux, et un jeu qui n’a eu que peu d’existence. Il ne devrait plus fonctionner, le réseau n’existant plus, et pourtant Hiroki parvient à allumer la console et à entrer dans le jeu, pas pour longtemps, certes, mais c’est une première étape. Il découvre alors un univers foisonnant, et une jeune femme qui est partie prenante du jeu – qui peut donc jouer en réseau sur un réseau qui n’existe plus ?
Tous les mystères ne seront pas éclaircis, et c’est bien aussi de laisser une part à l’imagination des jeunes lecteurs. Nous saurons cependant qu’Hiroki est capable de nouer de solides liens d’amitié avec sa jeune voisine – et que l’école ne s’arrête jamais tout à fait au Japon. Nous découvrirons aussi la personnalité colorée de l’oncle Daisuke, qui serait proche des yakusas. Du moins, c’est ce que lui plaît à faire croire, lui qui fuit visiblement un danger et n’hésite pas à accélérer le mouvement quand il se sent véritablement menacé – tout une aventure d’avoir un oncle, ou plutôt un grand-oncle aussi inventif. « J’en fais mon affaire » semble être sa devise. L’aventure n’exclut pas la poésie, et il y en a dans ce texte, dans ces descriptions, dans ses ombres aussi. Chacun a ses secrets, certains sont simplement plus gros que d’autres.
Est-il besoin d’être fan de jeux vidéo pour apprécier ce livre ? Non, puisque je ne le suis pas. il suffit simplement de se laisser porter, d’accompagner Rodolphe, le chevalier, Abondance, et d’autres encore, jusqu’au dénouement, qui restera ouvert.

Les princesses de glace, tome 04 : La cascade enchantée d’Astrid Foss

édition Pocket Jeunesse – 128 pages

Présentation de l’éditeur :

Les triplées ont réunie les Lumières Eternelles, mais une dernière mission les attend : les porter tout en haut de la cascade Silfur le jour du Soleil de Minuit. Ainsi seulement la magie de Nordovia sera sauvée. Cette dernière épreuve sera la plus difficile de toutes, et la Sorcière des Ombres plus déterminée que jamais à les vaincre.

Mon avis :

C’est la fin des aventures des trois soeurs et de leur ourson Oscar. Oui, je tiens à l’inclure, d’abord parce qu’il n’est pas oublié sur la couverture, ensuite parce qu’il est vraiment indispensable au bon déroulement de la mission des triplées.
Il ne reste plus qu’une chose à faire : porter les Lumières tout en haut de la cascade. C’est plus facile à écrire qu’à faire puisqu’elles sont un peu prises par le temps, et surtout par le danger : leur tante ne recule devant rien pour parvenir à ses fins, elle n’a pas les scrupules de ses nièces.
Alors, qui triomphera ?

Un garçon c’est presque rien de Lisa Balavoine

Présentation de l’éditeur :

Une chambre d’hôpital. Dans le lit, un garçon. À côté, une fille, qui attend qu’il se réveille. Au travers du coma de Roméo, son histoire : pourquoi, comment, la vie l’a-t-elle amené là ?

Merci aux éditions Rageot et à Netgalley pour leur confiance.

Mon avis :

Je commence la rédaction de mon avis et je raisonne en professeure, parce que j’ai très envie de faire découvrir ce titre à mes troisièmes. Soucis : certains adultes pourraient être choqués par le réalisme de ce qui est raconté ? C’est justement ce qui est intéressant dans ce livre, le réalisme des situations racontées, et c’est bien le problème.
Roméo, le narrateur, est un garçon hors-norme, un garçon qui ne rentre pas dans les cases, et qui ne veut pas y rentrer. En revanche, il est des personnes – beaucoup – qui ne voit pas plus loin que les clichés dont ils ont la tête remplie, et qui essaient de le faire rentrer dans ces fameuses cases. Ses parents sont les premiers à vouloir le faire entrer dans cette norme, eux qui assurent ses besoins matériels, le questionnent sur sa scolarité et pensent qu’il a un problème – forcément, puisqu’il n’est pas dans leur norme. Il est cependant un adulte qui ne demande rien à Roméo, avec lequel il peut être lui : son oncle, le frère de son père, qui n’est pas non plus vraiment dans la norme (disquaire, célibataire après des échecs amoureux).
Plus nous avançons dans le récit, plus nous nous rendons compte qu’il ne s’agit pas seulement de ce harcèlement ordinaire que l’on regarde peu, mais qu’il s’agit aussi de parler d’un autre phénomène de société dont on parle encore moins, le revenge porn, si ce n’est pour accabler les jeunes filles, les jeunes femmes qui en sont victimes, donnant l’impunité à ceux qui sont les auteurs de ce harcèlement en ligne.
Oui, ce roman est, à travers le personnage de Roméo, son raisonnement, une réflexion sur ce qu’est la masculinité aujourd’hui. Il est ce que l’on attend d’un jeune homme, ce que l’on tolère même d’un homme, ce que l’on accepte pas de lui, et Roméo ne veut pas être ce genre d’homme. Auprès de lui, Justine, une jeune fille féministe, qu’il amène aussi à se questionner sur ce qu’est le féministe, pour que cela ne reste pas seulement un mot. J’ai apprécié aussi qu’au sein de ce lycée, l’infirmière, la professeure de français puis le proviseur se comportent comme des adultes responsables.
Un dernier mot pour la forme que prend ce livre, ces vers libres qui épousent les pensées de Roméo. Cela m’a semblé faciliter la lecture, avec le décalage qu’elle offre un contraste entre la gravité des sujets traités et la poésie de l’écriture.
Un beau roman à faire découvrir.

Le maître des licornes, tome 3 : L’homme sans nom d’Eric Sanvoisin

édition Auzou – 64 pages

Présentation de l’éditeur :

Dès leur arrivée sur le continent Crépuscule, Aëlig et le capitaine Barracuda se font capturer par les soldats de l’homme sans nom. Ce mystérieux magicien a besoin de la licorne Kalyane pour développer ses pouvoirs et conquérir le royaume… Aëlig devra faire mobiliser tout son courage pour retrouver son amie licorne à temps !

Mon avis :

Les aventures d’Aëlig sur le continent Crépuscule se poursuive, et il n’est pas au bout de ses découvertes. Tout d’abord, il découvre qui a fait enlever Kaylane et pourquoi : la résolution de cette partie de l’énigme n’a pas trainé. Reste cependant à Aëlig, accompagné par le capitaine Barracuda, seul survivant du naufrage de son bateau, à délivrer la licorne !

Rien n’est figé, tout peut toujours évoluer au cours de l’intrigue, et même quand la situation est désespérante, Aëlig ne s’avoue pas vaincu. Il ira – et le lecteur avec lui – de surprise en surprise, pour notre plus grand plaisir.

Une saga jeunesse à faire découvrir.

 

Super espions – mission Odette de Christine Saba

éditions Poulpe fictions – 246 pages

Présentation de l’éditeur :

S.O.S à New-York, tante Odette a disparu !

C’est les vacances et Juliette et son cousin Nathan partent à New York ! Mais à peine sont-ils arrivés que la tante qui devait les accueillir disparaît mystérieusement… Et si c’était à cause des super gadgets dont son appartement fourmille ? Qu’est-elle au juste : inventrice de génie ou espionne ? Qu’importe, la mission des cousins est de retrouver Odette !

Mon avis :

Cette fois-ci, c’est sûr, après des vacances mouvementées à Londres, Nathan et Juliette auront des vacances reposantes aux Etats-Unis ! A New York, pour être précis. Sauf que…. les impératifs professionnels des parents de Juliette font qu’ils ne peuvent quitter l’Europe. Le livre s’arrêtera-t-il là ? Non ! Une solution est trouvée, et tante Odette accepte de prendre en charge son neveu et sa nièce – elle ne les connaît pas, ils ne la connaissent, peu importe : les vacances sont sauvées ! (Oui, j’utilise beaucoup de points d’exclamation parce que Nathan et Juliette sont vraiment très très heureux de pouvoir partir).

Cette fois-ci, tout se passe bien, tante Odette les attend bien à l’aéroport. Elle est un peu sèche, elle est surtout très stressée : et son appartement ressemble fort à la caverne de Q , maître ès gadget. Tout se passait bien dans cet appartement hyper connecté, jusqu’à ce qu’Odette parte à un rendez-vous en pleine nuit et ne revienne pas. Prévenir les parents ? Ah, non, ils les feraient rentrer tout de suite sur le vieux continent. Prévenir  la police ? C’est encore trop tôt. Nathan et Juliette vont donc enquêter, et découvrir que, finalement, ils ignorent encore beaucoup de choses sur leur famille. Les voici donc en train de chercher dans New York des indices sur :
– les activités réelles de leur tante ;
– la cause de sa disparition ;
– le lieu où elle est retenue.
Alors oui, ils vont en apprendre un peu sur Odette, un peu sur New York aussi, qu’ils découvriront de manière insolite – pourquoi devraient-ils uniquement utiliser les moyens de transport traditionnels ? Ah, on me souffle dans l’oreillette qu’ils ont parfois capables de le faire, comme lorsqu’ils prennent le ferry pour Liberty Island ou le taxi pour Central park. Ils vont suivre sa trace comme de vrais professionnels – et sans doute n’auront-ils pas vraiment besoin de consulter un conseiller d’orientation pour trouver leur voie (et leur voix) – et mener leur mission à bien. Qui pourrait en douter ?
Espions, une affaire de famille.

 

Super espions malgré nous de Christine Saba

édition Poulpe fictions – 192 pages

Présentation de l’éditeur :

Depuis que Nathan a mis les pieds à Londres pour y retrouver sa cousine, des évènements étranges se succèdent, sans parler du comportement plus que louche de sa famille d’accueil. Et si les cousins se trouvaient en fait dans un nid d’espions ?
Propulsés, un peu malgré eux, dans une mission de la plus haute importante, ils devront déjouer des cambriolages, de la National Gallery à Buckingham Palace, tout en enquêtant sur leur propre famille !

Mon avis :

Nathan a besoin d’améliorer son anglais, à peu près tout, dans son anglais puisque son accent est comparé au beuglement d’une vache normande. Et si, en 2019, date de parution du premier tome des super espions, il n’est pas encore question de vacances apprenantes, Nathan se voit tout de même envoyé à Londres pour un séjour linguistique très particulier : il vivra en effet chez son oncle et sa tante, avec sa cousine Juliette et son petit frère Boulou, tellement petit qu’il ne faut pas vraiment compter sur lui pour aider Nathan dans ses pratiques linguistiques. Au menu, discussion in english avec sa cousine, sa famille, et les domestiques qui sont à leur service, Joe, Edith et Denise, parce que les parents de Juliette sont débordés par leur vie professionnelle, et visite culturelle, notamment celle de la National Gallery.

Seulement…. tout ne va pas se passer comme cela aurait dû se passer. Nathan et Juliette sont témoins d’étranges événements, Joe, puis Denise, ont des comportements parfois bizarres. Même la maison n’est pas exactement ce qui paraît ! Il ne faut pas oublier non plus les vils larcins dont est responsable un mystérieux gang de voleurs passionné par l’Egypte ancienne ! Si Nathan et Juliette apprennent bien des choses durant ses vacances, ce n’est certainement pas ce qui était prévu au départ. Les deux cousins iront de découvertes en découvertes, et Nathan aura même droit à un baptême de l’air proprement extraordinaire.

Cette sympathique famille n’est pas au bout de ses aventures – même si les deux cousins ont promis de rester sages comme des images.

L’appel des loups, tome 4 : l’ennemi invisible de Pascal Brissy

édition Auzou – 64 pages

Présentation de l’éditeur :

Moi, Traqueur, je vais devenir papa !
Cendre attend nos petits et rien ne pourrait me rendre plus heureux ! Hélas, un ennemi se déclare sur notre territoire. Il frappe vite, si vite que personne n’est encore parvenu à le voir distinctement. En tant que meilleur chasseur du clan des Hurlevents, c’est à moi de l’arrêter avant qu’il ne s’en prenne à mes amis… et à Cendre.

Mon avis :

J’ai été vraiment très heureuse de retrouver Traqueur et les siens dans ce quatrième tome de leurs aventures. L’intrigue évolue : Traqueur et Cendre vont accueillir des louveteaux. Seulement, un danger se profile à l’horizon. Pas un danger connu : ce n’est pas Fantôme (ses adversaires l’auraient reconnu), ce n’est pas non plus un membre du clan rival, ni un phénomène naturel comme celui contre lequel ils ont dû lutter dans le tome 3. Non, l’ennemi est doué, vif, et je n’ai pas trouvé son identité avant sa révélation. Traqueur, le meilleur chasseur du clan, devra faire preuve de ruse et de courage pour l’affronter.
Ce tome est à nouveau très réussi, et, comme toujours, les illustrations de Sébastien Pelon sont particulièrement évocatrices.
J’espère qu’un cinquième tome verra le jour.

Le maître des licornes, tome 2 : le continent crépuscule d’Eric Sanvoisin

édition Auzou – 63 pages

Présentation de l’éditeur :

Aëlig et son acolyte Azmir continuent leur périple à la recherche de Kalyane, la licorne disparue. Arrivés à Tonnerre, ils finissent par trouver un navire susceptible de les emmener sur le continent interdit, Crépuscule. De nombreux dangers les menacent pendant la navigation et, malgré le lien magique qui unit Aëlig à sa licorne, les deux aventuriers ne sont pas au bout de leurs surprises.

Mon avis :

Aëlig poursuit sa quête pour retrouver Kalyane – « sa » licorne », du moins, celle dont il était le plus proche, et que les décideurs du royaume d’Yf ont décidé de ne pas rechercher, pour préserver les autres licornes (mieux vaut en perdre une que tout le troupeau). Aëlig n’est pas du genre à renoncer, ce qui ne veut pas dire que sa quête est facile. Il n’est pas seul, et j’ai envie de dire « heureusement » – les héros solitaires et invincibles, cela n’est pas forcément attrayant – il est accompagné par Azmir, qui l’aidera  déjouer quelques pièges. La route jusqu’à Tonnerre est mouvementée, et trouver un bateau pour embarquer n’est pas facile. Je ne vous parle même pas de la traversée !

Ce second tome est très plaisant à lire : l’intrigue se poursuit, en introduisant des rebondissements inattendus. Le récit est bien écrit, et fait confiance au jeune lecteur – être surpris, être déçu fait aussi partie de la lecture !

En route pour le tome 3 !