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Arsène Lagriffe donne la patte de Jennifer Gray

Présentation de l’éditeur :

Arsène Lagriffe est un chat heureux. Cambrioleur repenti, il s’occupe désormais de l’éducation de jeunes chatons. Mais lorsqu’un livre détenant le secret de la tombe d’un Chat-Pharaon en Egypte est dérobé par les terribles Zénia Klob et Ginger Spekulos, Arsène reprend du service !

Mon avis :

Voici la traduction, en français, du troisième volume des aventures d’Arsène Lagriffe. Cette série est véritablement faite pour les jeunes lecteurs, à partir de neuf ans, mais les plus grands devraient se lasser. En effet, s’il est toujours plaisant de retrouver Arsène, revenu dans le droit chemin, force est de constater que les seconds rôles n’évoluent guère : les méchants restent très méchants – l’on en attendait pas moins d’eux – et l’inspecteur Cheddar a toujours du mal à faire confiance à Arsène ou aux déductions de sa femme et de ses enfants.

Cette aventure nous entraîne en Egypte sur les traces non seulement des ancêtres d’Arsène mais aussi de secrets qui arrangeraient bien Klob et Spekulos s’ils étaient découverts ! Pas très pratique, ce voyage, ce n’est pas l’inspecteur Cheddar qui dira le contraire ! Et oui, en Egypte, il y a du sable, des chameaux et pas d’endroits où faire une pause déjeuner digne de ce nom. Il n’est pas toujours facile d’être enquêteur. Surtout quand ce sont des chats et des pies qui mènent la danse.

Une jolie histoire, à partir de neuf ans.

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Mirror mirror de Cara Delevingne et Rowan Colement

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Présentation de l’éditeur :

Peut-être que je ne suis pas aussi réglo que je le croyais.
Peut-être que je suis vraiment un monstre.
Red a une mère alcoolique et un père absent.
Le frère de Leo l’entraîne sur une pente sombre et violente.
Rose se réfugie dans les bras des garçons et dans l’alcool pour noyer ses mauvais souvenirs.
Naomi fugue à la recherche d’une liberté qui lui échappe.
Ils sont seuls contre le monde… Jusqu’au jour où ils se réunissent pour former un groupe. Avec Mirror, Mirror, ils peuvent enfin être eux-mêmes.
C’est alors que Naomi disparaît. On la retrouve des semaines plus tard, au bord de la mort, dans la Tamise. La police pense à une tentative de suicide. Ses amis sont dévastés. Comment ont-ils pu ne pas remarquer qu’elle allait si mal ? Connaissaient-ils vraiment Naomi ? Se connaissent-ils vraiment ?

Merci à Netgalley et aux éditions Hachette pour ce partenariat.

Mon avis :

J’ai lu ce livre après avoir lu un excellent livre (En équilibre d’Anne Plichota et Cendrine Wolf pour le citer), autant dire que la barre était haute. Et je n’ai pas été déçue.
L’auteur, ou plutôt la co-auteur (avec Rowan Coleman), je ne la connaissais que très vaguement, et encore, parce qu’elle était l’image d’un parfum (oui, j’aime bien les parfums). Moi qui ne pensais lire que quelques pages et reposer ma liseuse, j’ai été véritablement conquise par cette intrigue, et quelques jours plus tard, l’effet est toujours le même.
L’histoire est au départ simple : quatre amis, tous plus ou moins cabossés par la vie, forment un groupe de rock sous l’égide bienveillante de leur professeur de musique, le seul qui, jusqu’à présent, a vraiment encouragé Red à poursuivre dans cette voie, le seul qui lui renvoie une image positive du travail musical accompli. Red, ou l’exemple même de l’adolescence révolté dans toute sa splendeur, qui fait tout, malgré leur différence d’âge pour que sa petite soeur, la bien nommée Grace, ait une jeunesse à peu près normale, même si maman l’oublie parfois à l’école, même si maman ne parvient pas toujours à finir les repas de famille avec les siens, même si papa est plus souvent ailleurs que présent. Red est le narrateur de cette histoire, et c’est une bonne chose que nous n’ayons qu’un regard, et non plusieurs, ce qui aurait crée un effet « puzzle » et aurait fait perdre de la force à cette histoire.
Parce que l’impensable s’est produit : Naomi a fugué, encore une fois, alors même qu’elle semblait aller bien. Seulement, une adolescence qui re-fugue, c’est tellement courant que les enquêteurs ne se bougent pas beaucoup, y compris quand elle est retrouvé, plus morte que vive, dans l’eau. Une adolescente fugueuse et suicidaire, ce n’est pas vraiment une nouveauté pour eux.
Du coup, ces amis vont mener l’enquête, à leur manière, tout en continuant à affronter leurs problèmes personnels ou, au contraire, en vivant une amélioration de leur vie : oui, tout n’est pas forcément tout noir, il est possible que l’issue ne soit pas tragique pour eux. Il est possible aussi que les adultes se mettent enfin à accepter leurs responsabilités. Ou pas. Ou pire. A voir.
Mirror, mirror, un roman qui mérite le détour.

Cendre, la jument rebelle de Clair Arthur

Mon résumé :

Cendre a l’habitude, avec Philémon son dresseur, de faire son numéro. Mais là, non, elle n’en peut plus. Le directeur du cirque prend alors une décision radicale : vendre Cendre à l’abattoir.

Mon avis : 

Il n’y a pas de quoi faire des histoires pour une vieille carne.

Et bien si, justement. Il y a même de quoi beaucoup raconter, en très peu de pages. Raconter à quel point la vie peut être dure, dans un petit cirque (et même dans un grand) quand le directeur ne pense qu’à la rentabilité de ses employés, pas du tout considérés comme des artistes. Les animaux ? L’on s’en débarrasse quand ils ne font plus l’affaire – à méditer au sujet du débat qui questionne sur la présence d’animaux dans les cirques.
La solution ? Fuir – et j’ai pensé au film Heureux qui comme Ulysse d’Henri Colpi. Comme pour Ulysse, il s’agit de trouver pour Cendre une terre d’accueil, une terre de soleil où elle pourra couler des jours heureux.
Comme souvent dans cette collection que je découvre grâce à la bibliothèque, la fin est ouverte, et laisse place à l’imagination de chacun.

 

Nabab le héros d’Adèle Geras

Présentation de l’éditeur :

Nabab est un chat que rien n’arrête – ni clôtures, ni périls, ni rien. Or voici que la jungle d’à-côté, où il aimait tant rôder, redevient jardin civilisé. Et la nouvelle voisine, grincheuse, ne veut pas de chat sur ses terres !
Nabab reculera-t-il devant un balai ?

Mon avis : 

Ce livre est un roman pour enfants, donc un livre résolument optimiste. Nabab est un chat qui a toujours su se débrouiller tout seul : les premiers humains qui se sont occupés de lui ont déménagé dans une résidence qui n’acceptait pas les animaux , ils l’ont donc confié à quelqu’un d’autres (c’est bien de leur part) mais Nabab s’ennuyait et a donc trouvé humain ailleurs. Je n’aime pas trop cette idée, pourtant largement répandue, qu’un chat est parfaitement autonome, elle facilite un peu trop les abandons, la négligence – d’ailleurs, Nabab n’est pas le seul chat qui a été délaissé. Puis, livre pour enfant, vous dis-je, Nabab ne court pas de vrais dangers : le balai de la voisine n’est pas le plus grand danger qui puisse survenir.
Il n’est pas question que de chats, il est question aussi d’enfants rêveurs, d’enfants qui ont une imagination débordante (trait qui aurait pu être davantage exploité), d’enfants qui sont surprotégés par leurs parents – pour des raisons bien réelles cependant.
Un livre court, donc, qui devrait développer l’imagination des jeunes lecteurs.

La mammouth académie en voyage de Neal Layton

Présentation de l’éditeur : 

Oscar était un mammouth laineux, tout comme Arabella. Ils vivaient il y a très longtemps, à l’ère glaciaire….
Une odeur épouvantable, une rivière envahie de détritus, des sentiers jonchés d’ordures ! Pour les élèves de la Mammouth Académie en plein voyage scolaire, il n’y a qu’une explication possible : les humains sont de retour ! Et voilà qu’Otto disparaît. Le professeur Museau entraîne alors les autres élèves dans une mission de sauvetage bien périlleuse.
Bonjour le voyage !

Mon avis : 

La mammouth académie, comme son nom l’indique, est une école pour les animaux préhistoriques. Pas seulement les mammouths, non, nous pouvons aussi rencontrer des paresseux, un renard, bref, des écoliers très motivés, d’autant plus que leur professeur leur annonce qu’ils vont partir en voyage scolaire. Quel bonheur !
Le moyen de transport ? Leurs pieds, leurs papattes, bref, rien de très moderne. Imaginez un seul instant qu’il faille placer tous les mammouths dans un bus scolaire ou dans un train. Oui, vous aussi, vous cauchemardez déjà. Puis, huit à neuf heures de marche dans les hautes herbes n’ont jamais fait de mal à des mammouths.
Seul problème, qui en cache un faisceau d’autres : le village vacances des flots bleus ne ressemble pas du tout à ce qui était prévu. Il n’y a pas trente-six solutions, soit les élèves ne sont pas arrivés au bon moment, soit des événements graves sont survenus. Vous vous doutez bien qu’il s’agit de cette solution….
Les responsables ? Les humains ! Ils n’ont guère changé en quelques millénaires. Du moins, ils n’ont pas encore entendu parler de développement durable, tri des objets, et utilisation correct des poubelles. Non ! Ils préfèrent ne quasi strictement rien faire, laisser faire, ne toucher à rien – ou plutôt tout laisser là. La nature se charge de régler le problème, à sa manière.
Un peu conte, un peu fable écologique, la Mammouth académie en voyage est un livre drôle et instructif. Les dessins sont tous fort réussies – ne ratez pas le dortoir de l’hôtel, ni le menu du petit déjeuner.

Les 5/5 – tome 1 : en équilibre d’Anne Plichota et Cendrine Wolf

Présentation de l’éditeur : 

Quand cinq ados s’unissent contre l’injustice.
Far a 16 ans, c’est une jeune fille surdouée, déchirée entre deux cultures.
Merlin et Titus, les jumeaux, sont déscolarisés, ils ont 17 ans et la précarité est leur quotidien.
Tom, 13 ans, acrobate, solitaire et rebelle, ne manque de rien, si ce n’ est de l’ estime de son père.
John, enfin, le plus jeune, 12 ans, est un garçon né dans un corps de fille, choyé par ses parents, mais incompris du reste du monde.
Tous ont quelque chose à prouver, une blessure à soigner. Tous vont se retrouver autour d’une même passion, les sports de rue, et d’une même quête : la justice.

Merci à Livraddict et aux éditions XO pour ce partenariat.

Mon avis : 

Les 5/5…. Pour ma part, dès que je vois un livre qui évoque un groupe de cinq adolescents qui vivent des aventures policières, je ne peux m’empêcher de penser au club des cinq. Nous avons bien quatre garçons, une fille. Tous les cinq sont passionnés par les sports hors-norme, ce qui a permis de les réunir, Far et les jumeaux d’un côté, John et Tom de l’autre, sous l’égide de Lip, frère aîné de ce dernier.
Ce n’est pas seulement le club des cinq qu’évoque ce titre, mais aussi le mythe de Robin des bois, mâtiné de modernité avec les lanceurs d’alerte. C’est un peu comme si rien n’avait changé depuis le moyen-âge, si ce n’est que les moyens que possèdent les puissants, en plus d’une médiatisation qui leur assurent l’admiration de certains, sont bien plus sophistiqués qu’ils ne l’étaient du temps de Richard Coeur de Lion. Aussi les moyens pour lutter contre eux seront plus complexes, plus inventifs, et tout aussi risqués. D’ailleurs, en lisant certaines scènes, je me suis dit qu’elles possédaient un potentielle certain pour une adaptation sur écran géant.
Le lieu de l’action ? Paris, notamment le bassin de la Villette, lieu de rendez-vous de Tom et John, où les rejoindront bientôt Far, Merlin et Titus. Des prénoms courts, percutants, ou fortement chargés de références culturelles. Une histoire d’amitié, d’amour aussi (mais chut !), mettant également en valeur toutes les cellules familiales, dans leur diversité. Nous avons une famille unie, qui fait face quoi qu’il arrive. Nous avons une autre famille unie, qui s’avère n’être qu’une belle façade. Nous avons des mères qui font face, quoi qu’il arrive, des pères protecteurs, aimants. Nous avons des mères qui se dérobent, sont absentes, des pères qui ont quitté le navire, ou pensent davantage à eux qu’au bien être de leurs enfants.
Je n’irai pas jusqu’à dire que les cinq adolescents se recomposent une famille, non, tout est plus complexe, tout comme le fait que, sous l’égide de Lip. Ils se questionnent, sur le bien fondé de leurs actes, sur les risques qu’ils prennent – nous ne sommes pas dans un roman d’aventures lisse.
Premier tome, oui, mais premier tome qui ne se contente pas de jeter les bases de la série. Nous sommes déjà au coeur de l’action, nous pouvons prendre fait et cause pour l’un des personnages en particulier, pour leur capacité, notamment, à dépasser les obstacles qu’ils peuvent vivre dans leur vie quotidienne. Premier tome qui donne aussi envie de connaître très rapidement la suite de leurs aventures.

Le secret du magicien de Christian Grenier

Présentation de l’éditeur  :

Le magicien à la télévision a copié les tours de magie secrets de Max ! Comment est-ce possible ? Puisque les humains sont incapables de le deviner, Hercule le chat décide d’enquêter.

Mon avis : 

Hercule est en vacances – si, c’est possible, même les chats ont droit à des vacances. Il n’est pas le seul, bien entendu : Max profite de ses congés pour mettre au point des tours de magie et les présenter à ses filles, qui sont fans de magie. Seulement, il semble que quelqu’un lui dérobe ses tours. Comment est-ce possible ?
Ni les jumelles, ni Logicielle, ni, il faut bien le dire, Hercule, ne semblent croire à ce « vol ». Or, ils doivent se rendre à l’évidence, le vol est bien réel ! Comment élucider l’affaire ?
C’est encore une fois une lecture très plaisante qui nous est proposé là. Elle devrait beaucoup plaire aux jeunes lecteurs et aux fans de Christian Grenier.