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All Blacks Academy – Tome 2 Voyage en terre de rugby par Samuel Loussouarn

Présentation de l’éditeur :

La nouvelle année commence d’une façon que je n’oublierai jamais. Je suis dans un avion, direction la Nouvelle-Zélande : les six prochains mois, je vais les passer à la All Blacks Academy, pour perfectionner mon rugby avec les pros ! Le rêve !… … ou presque : Mathis, mon rival de toujours, me met des bâtons dans les roues. Et mes coéquipiers venus des quatre coins du monde n’arrivent pas à s’entendre. Mais je n’ai pas fait tout ce chemin pour que l’aventure s’arrête là. Heureusement, je peux compter sur ma cousine Jade, mon copain Elliott et ma grand-mère Iriaka pour me remonter le moral et souder notre équipe.

Merci à Netgalley et aux éditions Hachette pour ce partenariat.

Oui, je publie mon avis le jour de la défaite française. Ce sont des choses qui arrivent.

Mon avis :

J’étais curieuse de savoir comment le second tome allait se dérouler. Je dois dire, malheureusement, que je suis un peu déçue. Les co-équipiers de Lucas sont différents, et pourtant, il doit à nouveau créer une cohésion dans l’équipe, se faire des amis et s’entraîner dur pour prouver qu’il mérite sa place au sein de l’académie. Il doit aussi subir les piques, et les manœuvres de déstabilisation de Mathis et de ses équipiers. Là, je me suis retrouvé des années en arrière, quand les adultes ne « voyaient » rien (est-ce vraiment possible ?) et que les adolescents ne « disaient » rien – par peur de paraître incapables de se défendre eux-mêmes. Vouloir que les jeunes règlent leur problème eux-mêmes, c’est bien, mais à ce point-là, on en arrive à ce qui ressemble fort à du harcèlement. Et je ne parle même pas de « l’esprit rugby » dont une des équipes semble dépourvue.

Certes, l’histoire n’est pas désagréable à lire, et devrait plaire aux amateurs de rugby – je n’y comprends toujours rien, je vous rassure. Il nous permet aussi de découvrir la Nouvelle-Zélande, ses paysages, ses coutumes – et ce gêneur de Mathis qui parfois vient nous gâcher le récit. Je me répète, mais laisser faire, ne pas poser de limite, c’est aussi montrer qu’il n’y en a pas. Lucas reste en contact avec ses amis, sa famille – et sa grand-mère, qui ne manquent pas de le soutenir et de le conseiller. L’humour ne manque pas, avec le personnage de Malcolm, totalement hors norme – le porridge non plus.

Le troisième tome sort en janvier, je ne suis pas sûre de poursuivre l’aventure.

 

 

La bibliothèque des âmes de Ransom Riggs

Edition Bayard Jeunesse – 582 pages

Présentation de l’éditeur :

Dans le Londres d’aujourd’hui, Jacob Portman et Emma Bloom se lancent à la recherche de leurs amis enlevés par les Estres. Ils retrouvent leur trace grâce au flair aiguisé d’Addison, l’illustre chien particulier doué de parole. Bientôt, au bord de la Tamise, ils font la connaissance de Sharon, un géant bourru qui, moyennant une pièce d’or, propose de leur faire traverser le fleuve. Ils rejoignent ainsi l’Arpent du Diable, une boucle temporelle à la réputation effroyable où séjournent les particuliers les moins recommandables, où pirates et malfaiteurs commettent leurs forfaits en toute impunité.
Jacob et Emma ne se sont pas trompés : l’ennemi a bien établi son QG dans l’Arpent, derrière les murs d’une forteresse imprenable…

chez les lectures d’Azilis

Mon avis ;

Comme j’ai eu du mal à lire ce livre ! Je l’ai lu en plusieurs fois, tant je peinais à franchir les différentes étapes de ce roman. Le premier quart du roman m’a vraiment bloqué, je suis restée un certain temps en mode pause après l’avoir lu. Je n’aimais pas l’univers dans lequel je me trouvais. Certes, il est toujours intéressant de lire des romans de littérature jeunesse dans lesquels nous ne sommes pas en sécurité, mais là, je ne me suis vraiment pas sentie bien. De plus, j’en arrivais presque à oublier les singularités des particuliers, trop de photos, trop de personnages tuent leur singularité.

Puis, la lecture s’est débloquée, et j’ai avancé de façon plus fluide au cours des chapitres suivants. Le lecteur en découvre plus sur la part sombre des enfants particuliers, des boucles, et de ses univers qui ne sont pas forcément lumineux. On découvre aussi les frères de Peregrine, et leur lien avec le grand-père de Jacob. On retrouve aussi les Creux et les Ombrunes – les uns ne vont pas sans les autres. Ce n’est pas que je n’aime pas les particuliers, c’est simplement que les Creux m’ont semblé plus sympathiques qu’ils ne l’étaient dans les précédents volumes. La question est de savoir jusqu’où on peut aller pour obtenir ce que l’on veut, ce qui est censé être bon pour tous, sans penser que l’on peut changer – ou pas d’ailleurs.

Le dénouement m’a laissé un peu sur ma faim, après toutes ses longues discussions. Certes, nous savons… ceci. Certes, nous savons… cela. Cependant, il est des certitudes que j’aurai aimé avoir, notamment sur le devenir de certains personnages. J’ai appris qu’un tome 4 était sorti depuis, mais je ne suis franchement pas prête à poursuivre l’aventure.

Wicca – Le manoir des Sorcelage par Marie Alhinho

Présentation de l’éditeur :

Avril et Octobre Sorcelage sont frère et sœur et fréquentent le même collège, mais ce ne sont pas des adolescents ordinaires ! Toute leur famille pratique la Wicca, une sorcellerie naturelle et bienveillante, qui les dote de puissants pouvoirs. Lorsqu’ils réveillent un démon des reflets dans un vieux miroir ensorcelé, ils ignorent qu’un terrible danger pèse dorénavant sur le manoir et sur tout le village ! Grâce à leur meilleure amie, Nour, et au feu follet O, Avril et Octobre doivent en apprendre davantage sur ce démon hors du commun et le remettre en cage avant qu’il ne cause des dégâts irréparables.

Merci aux éditions Poulpe fictions et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

J’aurai aimé qu’une héroïne comme Avril existe à l’époque où j’étais moi-même adolescente. Oui, bon, d’accord, je lisais à l’époque peu de livres de littérature jeunesse – parce qu’il y en avait peu aussi. Mais, quand je tombai sur un livre de ce genre, l’héroïne était toujours du même style : mince et gracieuse « sans un pouce de graisse ». Groumpf. Non, elle n’était pas parfois, voir même souvent mal dans sa peau, quel que soit d’ailleurs son poids ou sa taille. Elle ne manquait jamais de confiance en elle. Elle ne se trouvait pas très très moche, très très gauche – jamais. Bien sûr, du haut de notre expérience d’adulte, on dit facilement à ses ados : « mais si, tu es très bien », ce qui ne résout absolument rien pour elle, croyez-en mon expérience – d’ado. Oui, j’aurai envie de dire à Avril : « ne t’inquiète pas. Un jour, tu seras heureuse d’être toi, et pas une autre. » Mais c’est long, c’est vachement long – et cela ferait du bien, franchement, parfois, d’avoir plus d’Avril dans la littérature jeunesse.

Avril est doté d’un frère, Octobre, et d’une meilleure amie, Nour. Trio classique, me direz-vous. La différence est qu’Avril et Octobre vivent dans le Berry – encore une exception, les romans de littérature jeunesse « oublient » souvent ceux qui ne vivent pas dans une grande ville. Puis, le frère et la soeur vivent avec leur tante, dans un manoir isolé. Surtout, le clan Sorcelage pratique la Wicca, une sorcellerie bienveillante. Tout pourrait presque aller pour le mieux, avec en plus un feu follet comme ami et un manoir ensorcelé, si ce n’est que ce serait vraiment trop beau s’il n’existait pas une sorcellerie malveillante – si la Wicca protège, c’est bien contre quelque chose, et ce quelque chose fait irruption dans leur vie. Un grand désordre ? Oui, et pas qu’un peu.

Oui, cela pourrait n’être qu’un livre de saison, à déguster pour Halloween, sauf que non. Il nous parle de la différence, de la peur de l’autre, de la facilité avec laquelle on suit le troupeau – tous contre un. Il nous parle aussi de la ligne ténue entre la préservation et la destruction d’une amitié, lien bien plus fragile qu’on ne le pense.

De ce livre, j’ai davantage vu l’aspect sombre que l’aspect radieux – et pourtant, Nour veut dire « Lumière », et elle se révèle littéralement dans cette intrigue. Elle accepte toute de suite qui elle est. Parce qu’il est plus facile de se découvrir lumineuse que d’explorer les ténèbres que l’on porte en soi.

Wicca – Le manoir des Sorcelage – un livre que je compte bien relire.

Les Enfants-Clefs Tome 1 : La découverte par Fanny Vandermeersch

Présentation de l’éditeur :

Trois enfants nés le même jour, à la même heure. Trois enfants qui se rencontrent et qui partagent le même tatouage. Trois Enfants-Clefs, lien entre le monde des hommes et l’Autre Monde.

Merci à Netgalley et aux éditions Librinova pour ce partenariat.

Mon avis :

Les enfants-clefs est un roman de littérature jeunesse qui donne envie d’être partagé. Nous avons trois adolescents, Clara, Mathys et Gabrielle, trois adolescents qui vont se découvrir plus de points communs qu’ils ne le pensent. Ils sont jeunes, ils sont attachants, et il est assez facile de s’identifier à eux, d’entrer dans leur histoire. Il faut dire que l’action démarre très vite, nous sommes très vite entraînés dans l’intrigue, qui s’enchaîne jusqu’au dénouement.

Ce qui rend aussi ce livre agréable à lire, est que le vocabulaire et la syntaxe sont simples, compréhensibles, accessibles, sans jamais être simplistes ou familiers.

Et oui, j’ai été touchée par l’isolement de ses enfants qui ont peu de personnes sur lesquelles se raccrocher. Peu, mais des personnes véritablement fiables, et parfois très originales.

J’ai très envie de découvrir la suite de ce récit.

 

Toto Ninja chat et l’évasion du cobra royal de Dermot O’Leary

Edition Gallimard Jeunesse – 186 pages

Présentation de l’éditeur :

Attention : Toto n’est certainement pas une chatte ordinaire. Elle est presque aveugle et c’est un grand ninja ! Ce soir, avec son frère Silver, froussard expert en grignotage et en gaffes, Toto devra sauver son quartier d’une terrible menace : le cobra royal Brian s’est échappé du zoo. La nuit risque d’être longue pour notre Ninja chat !

Mon avis :

Youpi !
Oui, l’on peut être un chat, être presque aveugle, et pourtant, être l’héroïne d’un roman de littérature jeunesse. Toto, ninja chat, accompagnée de son frère Silver, en est la preuve.
Arrivée tout droit d’Italie, Toto est une ninja chat très bien entraînée, à la plus grande fierté de son gourmand de frère, qui ne peut résister à l’appel d’une bonne glace, ou de tout autre plat. Attention ! Gourmand, oui, mais jamais au point de mettre sa soeur ou sa propre existence en danger : Silver est un chat prudent, qui aime son confort, et se montre très fier de sa soeur. Meme si elle n’a pas encore de mission, Toto se lance à la recherche d’un boa, Bryan (where is Bryan ?) qui a malencontreusement disparu. Il lui faut affronter des chats bien plus grands qu’elle, ce qu’elle fait vaillamment – voir les illustrations de ses cabrioles – et s’apercevoir, aussi, que les « méchants » ne sont pas ceux que l’on croit. Il ne s’agirait pas de se tromper de proie, et cette phrase vaut pour plusieurs personnages.
Un roman mêlant avec bonheur texte et illustrations, qui devrait plaire au plus grand nombre.

Toto Ninja chat et le grand braquage du fromage de Dermot O’Leary

édition Gallimard Jeunesse – 208 pages.

Présentation de l’éditeur :

Toto, son frère Silver et leur meilleur ami Facedechat sont appelés à la rescousse par Larry, le chat du premier ministre: la Conférence Mondiale de la Paix est menacée par la disparition subite de tous les fromages du monde ! Le duo de ninjas chats devra déployer tousses talents et faire appel à ses amis pour mettre la patte sur le voleur à l’origine de ce terrible complot.

Mon avis :

Le fromage, c’est bon pour la santé, et c’est une normande qui vous le dis !
Pardon, ce n’est pas le sujet du livre ? Mais bien sûr que si ! Tous les fromages du beau royaume d’Angleterre ont disparu, tout, et si c’est un drame personnel pour Silver, le frère et guide de Toto, s’en est un à plus grande échelle encore, puisque le fromage est indispensable dans les grands repas officiels. Voici donc Toto, ninja chat, chargée de sa première mission officielle, par Larry, son chef, et présentement locataire du 10 Downing street – être un chat entraîne de grandes responsabilités.
Pas facile pour Toto, non parce qu’elle est presque aveugle, mais parce qu’elle sait le poids qui pèse sur ses épaules – on peut être l’héroïne d’un roman de littérature jeunesse et avoir beaucoup de responsabilités !
Que vous dire de plus, si ce n’est que ce roman est drôle, enlevé, rempli de rebondissements et de posture de ninja. Toto, qui m’a forcément fait penser à Annunziata avant ses opérations (elle aussi ne distinguait que des ombres) est très attachante, tout comme Facedechat, leur meilleur ami si différent des autres, toujours prêt à les soutenir, à les aider, quels que soient les conséquences pour lui. Silver est un contrepoint comique, presque toujours gaffeur, mais rempli de bonne volonté, et ne reculant pas pour aider sa soeur – il suffit pour cela de le voir à l’entraînement. Leurs ennemis ne manquent pas de personnalité et de ressources. Les alliés de Titi et Silver non plus !
Un livre que j’ai envie de lire et de partager, un livre qui ne serait pas tout à fait le même sans les illustrations de Nick East et la traduction de Marion Roman.

All Blacks Academy – Tome 1 Un rêve de champion par Samuel Loussouarn

Présentation de l’éditeur :

Moi, c’est Lucas. Le rugby, j’ai ça dans le sang : ma grand-mère vient de Nouvelle-Zélande, le pays des All Blacks, la meilleure équipe du monde ! Alors forcément, j’ai un rêve : celui de décrocher un ticket pour la All Blacks Academy, l’école qui forme les champions de demain. Il y a juste un tout petit problème : je suis plutôt du genre gringalet, et très timide… Et le club de rugby local n’a pas voulu de moi. Sauf que, sans club, je n’ai aucune chance d’intégrer l’Academy… Une seule solution : monter ma propre équipe. Avec ma cousine Jade, mon copain Elliott et une super bande d’amis, tout devient possible. Même si Mathis, mon plus grand rival, est prêt à tout pour que j’échoue…

Merci à Hachette Romans et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Vous vous y connaissez en Rugby ? Non ? Moi non plus, ce n’est pas un souci, vous pourrez, jeune ou moins jeune, apprécier ce roman même si vous ne connaissez rien à ce sport. D’ailleurs, à aucun moment dans ce livre, le lecteur n’est pris de haut, comme s’il était censé tout connaître de ce sport, pas aussi populaire en France que le football (message personnel : Allez Castres !).

Lucas aime le rugby, Lucas veut jouer au rugby, il a seulement un gros problème : le club local ne veut pas de lui, parce qu’il est trop fluet, il ne veut pas de sa cousine Jade non plus, parce qu’elle est une fille – il doit bien exister des clubs de rugby féminins, comme il existe des clubs de football féminins !

Le second point positif de ce roman, c’est que les personnages sont attachants. Déjà, ils ne baissent pas les bras : l’équipe officielle ne veut pas d’eux ? Ils vont créer la leur ! Ils vont rassembler ceux qui, comme eux, ont été mis de côté pour une raison ou pour une autre du club de rugby, ou d’un tout autre sport – je me répète, il n’y a pas que le football dans la vie.

Alors, il leur faut être créatifs – pour trouver des manières et des lieux pour s’entraîner. Il leur faut aussi fédérer cette nouvelle équipe, que tout ou presque oppose, et ce n’est pas une tâche facile pour le timide Lucas. L’idée centrale est de motiver tout le monde, d’aller véritablement vers les autres, quels que soient les différences – ou le physique pas vraiment faits pour. Et si le véritable meneur était tout simplement celui qui s’intéressait à chacun, qui sait être à leur écoute pour mieux les conseiller, pour mieux les amener à penser à ce qui est mieux pour jouer ensemble, et non les uns à côté des autres plutôt que d’appuyer sur les faiblesses pour mieux faire ressortir sa force, et son incapacité à fédérer ? Vaste programme.

J’ai enchaîné avec le tome 2, grâce aux éditions Hachette.