Archives

Mathieu Hidaf et la foudre fantôme de Christophe Mauri

Edition Gallimard – 350 pages.

Présentation (abrégée) de l’éditeur :

Mathieu Hidalf est de retour et il n’a rien perdu de son audace ! Après avoir réalisé une bêtise phénoménale pour ses 10 ans, il compte bien entrer enfin à la célèbre école de l’Elite.

Mon avis :

Ce second tome est encore meilleure que le précédent. Mathieu est sur le point de réaliser son rêve : entrer à l’école de l’Elite. Son père est sur le point de réaliser le sien : se débarrasser définitivement de son fils. Seule Emma Hidalf souhaite garder soin fils à ses côtés, sachant trop bien quels dangers (le pluriel n’est pas de trop) cet école renferme. Mathieu a travaillé d’arrache-pied pendant un pour trouver un moyen d’être le premier élitien à être admis en trichant. Oui, c’est du travail à plein temps et je puis dire que le jeune garçon n’a pas ménager sa peine, non plus que ses deniers. Alors ?????
Alors la suite des événements est à la hauteur du début. A Mathieu, on demande l’impossible. On lui demande aussi de trahir les siens et là… il ne faut pas exagérer, il a besoin de sa famille, ce n’est vraiment pas le moment de les trahir !
Il n’est pas que l’épreuve de Mathieu et des autres postulants qui a son importance, il y a surtout la menace des six frères Estaffes qui veulent s’en prendre :
– au roi ;
– au capitaine Louis Serra, idole de Mathieu et de toute l’école, même s’il refuse de prendre soin de sa propre sécurité ;
– à l’école toute entière.
Mathieu a beau n’être qu’un enfant- il le rappelle si besoin est – il a parfois plus de sens de l’observation que les adultes. Et s’il n’est pas toujours prudent, il a compris qu’il est des choses qu’il vaut mieux ne pas partager avec n’importe qui.
Je n’ai garde d’oublier, parce que ce serait vraiment dommage, la magie du lieu – et l’infini possibilité qu’offre l’hébergement. Qui n’a jamais rêvé de dormir… dans une vraie porcherie ? Mathieu Hidalf l’a presque fait.
Mathieu Hidalf, une série de littérature jeunesse qui tient ses promesses.

Les cousins Karlsson, tome 7 : carte au trésor et code secret de Katarina Mazetti

 

Présentation de l’éditeur

Au port, George ramasse une feuille de papier : c’est une carte de l’île aux Grèbes sur laquelle sont dessinées des croix et des chiffres, 6 500, 8 000… Une carte au trésor ? Retrouvons les fameux cousins Karlsson !
Mon avis :
Les cousins Karlsson ont l’habitude : il se passe toujours quelque chose sur l’île aux Grèbes. Ils ne font quasiment plus attention aux extravagances de leur tante préférée, à condition toutefois qu’elle ne les force pas à porter les affreux chapeaux qu’elle conçoit ! Frida, ou la créativité  perpétuelle comme activité professionnelles. Ils se souviennent de tout, et sont capables de retrouver sur l’île les traces de leurs anciennes aventures.
L’heure n’est pourtant pas à la nostalgie, mais à la lutte. Il est des intrus sur l’île, et l’expérience a trop souvent montré que les intentions de tels individus sont tout sauf louables – l’un des cousins en fera rapidement l’expérience. Rester sans rien faire, attendre que cela passe n’est pas vraiment dans les habitudes des cousins. *
Ce pourrait être une aventure des plus classiques, si ce n’est que la société évolue, ses préoccupations aussi, et il est des vols qui, avant, serait passé inaperçu. Les cousins Karlsson (et leur auteur) se préoccupent aussi de l’écologie. Ce n’est pas forcément le cas des policiers du coin, qui aiment par dessus tout ne pas sortit de leur routine, même quand leur routine est sérieusement remise en cause.
Un septième volume qui ravira les fans.
petit-bac-2017a sharon pour logo polar2(1)

Le premier défi de Mathieu Hidalf de Christophe Mauri

Edition Gallimard Jeunesse – 256 pages.

Présentation de l’éditeur :

À tout juste dix ans, Mathieu Hidalf est une légende. Sa spécialité ? Gâcher l’anniversaire du roi par une bêtise effroyable. Même s’il doit pour cela compromettre son rêve le plus cher : entrer à la célèbre école de l’Élite. Mais cette année, la fête risque de tourner au drame : les redoutables frères Estaffes ont rompu un serment magique et menacent de tuer le roi. C’en est trop pour Mathieu Hidalf : il ne laissera personne saboter à sa place le royal anniversaire!

Mon avis :

Ce livre dormait dans ma PAL depuis presque cinq ans. Si, si, j’ai vérifié. Peu importe, maintenant, il est lu, et j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre – et je suis toute prête à enchainer avec les quatre tomes suivants !
Pour l’instant, laissez-moi vous présenter Mathieu et sa famille. Son père Rigor rêve d’être consul – ce qu’il n’est pas encore. Il rêve aussi de se débarrasser de son fils qui, deux ans plus tôt, a fomenté la plus immense bétise possible pour gâcher l’anniversaire du roi. Que voulez-vous, pour Mathieu, c’est de naissance : il est né le même jour que le roi, et ses premiers hurlements ont donné le ton. Si encore ses bêtises étaient accidentelles, peut-être que… mais ce n’est franchement pas le cas : elles sont pensées, réfléchies, parfois des mois à l’avance, et il faut vraiment être le génie de la bétise pour y parvenir. En fait, la seule personne à vraiment supporter totalement Mathieu, dans cette famille, c’est Emma, sa mère : normal, c’est une maman, espèce conçue pour protéger et aimer son rejeton quoi qu’il advienne, même si celui-ci a obtenu pour ses cinq ans un chien à quatre tête. Restent les trois soeurs de Mathieu : Juliette d’Or et Juliette d’Argent, plus âgées que lui et Juliette d’Arain, plus jeune de trois ans mais plus douée – elle savait lire avant lui.
Cependant, Mathieu n’est pas responsable de toutes les catastrophes qui fondent sur le royaume, malheureusement, et quelqu’un semble bien disposer à assassiner le roi – un comble ! Mathieu a déjà un attaché de presse, un avocat, un médecin très incompétent, il ne va tout de même pas se laisser arrêter en si bon chemin.
Dès qu’il s’agit de magie, le lecteur pense forcément « Harry Potter », oubliant que les écoles magiques ont existé bien avant JK Rawlings. Il n’est pas encore question de l’école de l’élite, si ce n’est que Mathieu rêve d’y entrer et regrette de ne pouvoir encore postuler. Nous avons de la magie, mais aussi de l’humour, une intrigue bien construire, avec des personnages bien campés, du premier au dernier – en dépit de leur prénom, les trois soeurs sont vraiment bien distinctes les unes des autres, de l’aînée, plus belle jeune fille du royaume, à la dernière, plus intelligente et agaçante petite soeur du royaume.
Le premier défi de Mathieu Hidalf est un livre à faire découvrir aux plus jeunes pour leur donner envie de lire.

Quart de frère, quart de soeur de Sophie Andriasen

Présentation de l’éditeur :

Quart de frère, quart de soeur, c’est l’histoire d’une famille recomposée comme il en existe beaucoup, racontée du point de vue alterné d’Arthur et Viviane, qui se détestent à l’école et vont apprendre à s’aimer, en vivant sous le même toit. Drôle et rythmée comme une série, ce roman ouvre le récit en plusieurs tomes des aventures familiales d’Arthur et Viviane que tout oppose mais que l’amour réciproque de leurs parents va réunir.

Mon avis :

Ce roman de littérature jeunesse est dans l’air du temps. En effet, il met en scène une famille en train de se recomposer. D’un côté, nous avons le très sérieux Arthur, qui est élu l’élève le plus cool de l’école depuis le CP – tout comme Viviane, on peut se demander comment il obtient ce titre tous les ans. Il est muni de deux petites soeurs jumelles monozygotes et insupportables (à ses yeux). D’autres les trouveraient trop mignonnes, elles semblent être aussi fantasques que Ludivine, leur mère, costumière de son état, et très douée pour faire brûler les gâteaux. De l’autre, nous avons Viviane : c’est la première fois qu’elle vient en métropole, et elle n’a pas l’intention de se laisser impressionner ou transformer par ses camarades de classe. Par ici, les robes et les ensembles colorés, les bijoux fantaisies (ah ! les boucles d’oreilles  en forme de perroquet !) et les vingt-quatre couettes que son papa, pilote d’avion, aide à confectionner. Autant dire que les deux enfants ne sont pas vraiment fait pour s’entendre, et, apparemment, les parents non plus, puisqu’ils viennent d’horizon professionnels très différents. Et pourtant… les enfants devront faire avec, ou plutôt sans envie de constituer une famille. Non, tous les coups ne sont pas permis, mais certaines attaques sont assez basiques (la bataille de boules de neige, la cartouche d’encre éclatée, etc, etc…).
Ce roman est très facile à lire, pour des enfants à partir de neuf ans. Les illustrations sont colorées, et parfaitement intégrées au récit. Les chapitres alternent les points de vue interne d’Arthur et de Viviane, dont les prénoms, ma foi, m’évoquent fortement les chevaliers de la table ronde. Bonus : le fameux journal des métiers que les élèves se sont donnés tant de mal à écrire.
Quart de frère, quart de soeur est le début d’une jolie série.

Mes meilleurs copains de Hongying Yang

Présentation de l’éditeur :

Ce sont quatre copains inséparables qui nous font partager leur vie dans la Chine d’aujourd’hui. Il y a Hippo, avec sa grande bouche d’hippopotame, qui veut toujours être le chef et plaît beaucoup aux filles. Ouistiti, qui raconte plus de bêtises qu’il n’y a de grains de riz dans un bol. Pingouin, qui marche comme un pingouin, le ventre en avant, et mange des billes d’acier. Et Toufou, toujours de bonne humeur. A tous les quatre, ils forment une fameuse équipe qui met beaucoup d’ambiance dans la classe ! Rien ne pourra les séparer. Rien, ou presque.

Mon avis:

Ce livre, aussitôt lu, pourrait être aussitôt oublié, tant il m’a ennuyé. Le problème n’est pas que les personnages soient tous des garçons – les filles n’ont qu’un rôle tertiaire dans l’intrigue. Le problème est que ses quatre copains ne sont pas sympathiques du tout. Ils font des bêtises, oui, constamment, et cela ne leur pose pas de problème. Ouistiti, par exemple, ment constamment – à cause de la nourriture que sa mère absorbait quand elle l’attendait. Si, c’est possible que les parents eux-mêmes justifient la mythomanie de leur progéniture. L’enfant-roi ne règne pas qu’en Europe, ne l’oublions pas.
Le récit est linéaire, mais chaque chapitre, mettant en valeur un des camarades, peut presque être lu indépendamment les uns des autres. Pratique pour ceux qui aimeront lire le récit de bêtises diverses et variées. Pour les autres, je conseille bien d’autres romans de littérature jeunesse.

cof

cof

Asie2

La mémé du chevalier de Cécile Alix

Présentation de l’éditeur :

La jolie princesse Azeline a disparu. Le bon roi Adhémar, son père, demande au chevalier Alcide l’intrépide de la retrouver. La mission s’annonce périlleuse et tout ce qu’il y a de plus chevaleresque. Au programme, un dragon à terrasser, un donjon à assiéger, un ogre à soumettre. Mais tout ne se passe pas comme Alcide le souhaiterait… car sa mémé a décidé de l’accompagner !

Mon avis :

N’avez-vous jamais rêvé d’en savoir un peu plus sur la jeunesse d’un chevalier ? Le jeune lecteur (par la grâce de l’éduc nat) est confronté depuis des années à la lecture des romans de chevalerie les plus classiques, traduction de l’ancien français ou remise au goût du jour des écrits de Chrétien de Troyes. Il est cependant rare qu’il puisse lire un roman de littérature jeunesse dans lequel le chevalier accomplit des exploits – c’est ce que l’on attend d’un chevalier – et doit en plus composer avec l’un des membres de sa famille. Non une compagne, non un frère ou une soeur encombrant(e) mais sa grand-mère, celle-là même qui l’a élevé… et n’attend pas rester sagement chez elle pendant que son petit-fils repart à l’aventure. En effet, dans le beau royaume dans lequel ils vivent tous les deux, les chevaliers sont au chômage technique, faute de guerre, de rivalité et autres motifs de combats sanglants.
Las ! La fille du chevalier a disparu – une habitude, ou presque. Las ! Elle a été enlevée par un dragon – personne ne pouvait se méfier, vu la paix qui régnait dans le royaume. Et la mémé du chevalier n’a vraiment, mais alors vraiment pas l’intention de laisser son petit-fils partir tout seul (surtout qu’il n’a plus vraiment l’habitude de combattre). Surtout, elle ne manque pas de sens pratique, ne s’arrêtant pas aux apparences.
Le récit est aisé à lire, rempli de trouvailles et de clins d’oeil aux jeunes lecteurs. Les illustrations, signées Frédéric Pillot, sont vraiment très belles, j’aime beaucoup son style – il est aussi l’illustrateur de la série Little Piaf. Bref, ce livre devrait plaire aux enfants et à leurs parents, notamment grâce aux trois récits qui clôturent le roman et ouvrent la porte à la création, l’imagination, par les jeunes lecteurs, d’autres histoires. Lire, c’est bien, écrire une suite, c’est tout aussi intéressant.

Fairy Oak, tome 3 d’Elisabetta Gnone

Présentation de l’éditeur :

Une page se tourne sur Fairy Oak… Le plan du Seigneur de l’Obscurité a réussi : la peur de la trahison dévore Fairy Oak et oblige Pervinca à fuir.
Les jumelles sont séparées…
L’antique alliance entre Lumière et Obscurité est brisée. Les défenses des Magiques s’effondrent, la guerre est perdue.
Mais peut-être tout n’est-il pas tel qu’il paraît.
La Lumière doit encore montrer son pouvoir et l’amour cache encore un secret.

Mon avis :

Dernier volume de cette série mettant en scène les jumelles Vanilla et Pervinca, dans le monde de Fairy Oak – et j’apprécie que l’auteur ne cherche pas à développer outre mesure cette série. (Note : il y a bien des volumes dérivés dont la parution est annoncée, mais ce n’est pas du tout la même chose que de devoir lire une saga en douze volumes pour connaître le dénouement).
Non, je ne vous raconterai pas la fin. Je ne vous raconterai pas non plus les péripéties qui parcourent ce troisième volume, tout aussi plaisant à lire que les précédents. Je dirai simplement que, plus que jamais, il ne faut pas se fier aux apparences, il ne faut pas céder à la peur. Conseils faciles, me direz-vous, et pourtant : qui, aujourd’hui, se sent capable de les appliquer jusqu’au bout, quand tous, ou presque, cèdent à la peur ? Il est plus facile de se laisser porter, de préférer la sécurité immédiate – et d’oublier les conséquences à long terme.
Il est de jolis moments, dans ce livre, des moments de poésie, grâce aux êtres graciles qui parcourent ce roman, alliés inattendus, vulnérables, des héroïnes. Il n’est pas de conflits sans conséquence, ou, si vous préférez que cela soit formulé ainsi, il n’est pas de conflit sans victimes, même à Fairy Oak.
Une joli trilogie, qui devrait plaire aux jeunes lecteurs.

bannière vle3

cof

cof