Archives

Star Trek et Jason Bourne

Sept mois que je n’étais pas allée au cinéma – sept mois depuis le changement d’enseigne de mon cinéma fétiche. Aujourd’hui, je suis donc allée dans le-petit-cinéma-pas-loin-de-mon-lieu-de-travail. Soutenons les petits cinémas !

Première séance : Star Trek.

J’ai beaucoup aimé, pour moi, le cahier des charges est rempli. Mention spéciale pour « Bones », le médecin-plombier, qui a fort à faire, et pour Scotty, qui doit gérer beaucoup, beaucoup de problèmes (et pas seulement le gros rhume de sa mascotte).

Bien sûr, je n’ai garde d’oublier ce qui fera que les anti-mariage pour tous n’iront pas voir le film. Figurez-vous que Sulu est en couple avec un homme et qu’ils ont une petite fille. Bon. Vu la façon dont les deux hommes se comportent, se pourraient très bien être deux frères qui élèvent leur nièce orpheline. C’est vrai, quoi : on ne les voit pas s’embrasser, ni se tenir par la main, encore moins choisir la décoration de leur chambre. Un peu d’imagination à Hollywood !

Deuxième séance : Jason Bourne.

Pas grand chose à dire. Le film est une succession de courses-poursuites (avec beaucoup de casse), de tirs, et de voyage dans différents pays sans que l’on n’en apprenne tellement plus sur Bourne ou sur les projets de la CIA. Certes, si je creuse un peu plus, je retrouve l’interrogation doit-on penser d’abord à protéger sa vie privée ou à protéger son pays ?, ce qui nous amène tout droit au patriotisme, qui justifie tout (sauf pour Jason Bourne). Le « méchant », c’est Vincent Cassel. Son rôle est tellement impersonnel que n’importe quel acteur aurait pu faire l’affaire. Lisez Shibumi ou l’expert de Trevanian pour avoir un personnage de tueur qui soit intéressant. Mention spécaile également pour la responsable internet de la CIA, Alicia Vikander, qui a reçu un oscar cette année pour son rôle dans the Danish girl : elle conserve la même coiffure et la même pince à cheveux quoi qu’il arrive. Les salaires sont vraiment faibles à la CIA.

Marilyn 1962 de Stéphane Cauchon

Présentation de l’éditeur :

Eunice, Whitey, Agnes, Ralph, Ralph encore, mais aussi Paula, Inez, Larry, Evelyn, Cherie, Bert et Pat.
C’est à leurs côtés que Marilyn Monroe vécut ses derniers mois à Los Angeles en 1962. Des amis, des collaborateurs, des proches… en réalité quasiment tous ses employés. Pas un parmi eux du moins dont le quotidien professionnel n’était alors directement lié à sa relation privilégiée avec l’actrice. Et tous virent leur destin bouleversé à la mort de la star.

Mon avis :

Si vous êtes fan de Marilyn Monroe, de son oeuvre, de la figure mythique qu’elle représente, vous avez certainement lu une ou plusieurs biographies qui lui sont consacrées. Certaines sont intéressantes, d’autres partiales. Marilyn 1962 s’intéresse à la dernière année de la vie de la star (pour une fois, le mot n’est pas galvaudée) et des personnes qui l’ont entourée.
Mon premier constat est simple : pas de famille (sa mère, Gladys, est internée, sa demi-soeur, rencontrée sur le tard, est éloignée), plus de mari, peu de véritables amis. Ceux-ci se révèleront véritablement après sa mort, tel Pat, qui refusa toujours d’écrire, de témoigner sur celle qu’elle considéra davantage comme son amie que son employeur, ou Allan Whitey, le fidèle maquilleur. Marilyn vit dans une immense solitude, rémunérant tous ceux qui l’entourent ou presque, se montrant d’une très grande générosité. Cela va de pair avec les vastes difficultés financières qu’elle dut affronter, et tout ce qu’elle devait effectuer pour rester la star qu’elle était.
Mon deuxième constat est sur l’industrie du cinéma, dure, impitoyable. Etre une bonne actrice ne suffit pas, financer un film, gagner son indépendance est un travail quotidien. Et sur le plateau, la coiffure, le maquillage, les conditions de tournage sont bien plus complexes qu’on ne peut le penser en regardant le résultat final.
Mon troisième constat est que l’on découvre une Marilyn dont la santé physique et mentale est fragile. Bien sur, après coup, il est facile de voir la catastrophe venir, de tout interpréter comme des « présages ». On ne récrit pas l’histoire, et l’auteur ne se propose pas de le faire, simplement, il l’éclaire en nous montrant qui l’entourait, et pourquoi.

Marilyn 1962, un livre pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur la dernière année de Marilyn.

50Marilyn Monroe Reading

Hotel Transylvanie 2

J’ai aimé le premier film, il était donc naturel que j’aille voir le second, dès que j’ai pu. Et je n’ai pas regretté.

S’il est une oeuvre qui a « réhabilité » les vampires et les loups-garous (ou ridiculisé, vous comprenez pourquoi j’emploie les guillemets), il en est une autre qui nous fait rire avec les déboires des vampires et garous, père de famille nombreuse et transformé en chien-chien à sa mémère (vous ne verrez plus une balle de tennis de la même façon).

Ce cher Dracula adore sa fille, au point qu’il a accepté qu’elle se marie avec un humain, originaire de Californie qui plus est, et qu’il ne l’a même pas transformé ! L’humain, entendons-nous bien, parce que Drac et sa fille Mavis sont toujours capables de se métamorphoser en chauve-souris et de voler ensemble !

Avoir avoir fait tant d’efforts, y compris pour accueillir des humains dans son hôtel (bon, il faut encore qu’il se perfectionne… mais personne n’est parfait !), il reçoit une nouvelle bonne nouvelle : il va être grand-père ! Le film est l’occasion de découvrir sa toute mignonne descendante. Note : dans Van Helsing aussi, en plus de vache volante, il est question de la reproduction des vampires – mais le petit Dennis est bien plus mignon, dotée d’une mère un peu plus pâle que les autres, et tout aussi protectrice.

Quant à Dracula, il est presque un grand-père ordinaire. Un peu plus souple, peut-être en dépit de son grand âge, un peu pressé aussi de vérifier que Dennis est bien un petit vampire, bien de son temps (voir son lit). S’il devait ne pas en être un, il a en toute cas une gentille petite louve garou comme petite amie – les couples mixtes ont de l’avenir.

Un film drôle, bien calibré pour cette période de vacances de la Toussaint, avec quelques morceaux de bravoure. Ne manquez pas les chansons pour endormir votre petit monstre, ou la colonie de vacances pour vampire.

Les 4 fantastiques – nouvelle version.

J’attendais la sortie de ce film, non sans impatience. En effet, même si elle était loin d’être parfaite, j’avais beaucoup aimé la première version, qui valait essentiellement pour ses acteurs plutôt que pour son intrigue : Ioan Gruffudd, Chris Evans (devenu depuis le capitaine América), Julian McMahon et Michael Chiklis, dont je suis une grande fan (The Shield !).

Ma question, après avoir vu le film, est la suivante : pourquoi refaire un film si c’est pour garder les défauts du précédents en les empirant ?

Le démarrage était lent en 2005. Ici, il est très lent, au point que j’ai failli m’endormir au bout des cinquante premières minutes : il faut tout cela pour qu’il se passe (enfin !) quelque chose. J’ai bien dit « quelque chose », parce que pour avoir de l’action, de la vraie, comptez les vingt dernières minutes du film – un problème est crée, on le résout en deux coups de cuillère à pot. Tellement facile que je m’attends à retrouver le méchant dans un hypothétique second opus. Ceux qui n’ont pas obtenu le rôle doivent se réjouir.

Puis, la distribution : d’illustres inconnus à mes yeux, mis à part Jamie Bell, qui joue Ben Grimm, le personnage le plus intéressant qui aurait gagné à être plus développé (hélas, non). Le choix de faire de Susan Storme une enfant adoptée, afin de donner une vision moderne de la famille, pourquoi pas ? Mais autant aller au bout des choses du point de vue modernité – et introduire un couple homosexuel. Au point où ils en étaient.

Je ne parle pas de l’absence totale d’humour, ni du caractère particulièrement sombre de cet univers. On nous avait promis plus d’effets spéciaux, j’ai surtout vu un film monochrome assez laid. J’espère simplement que la carrière des acteurs n’en partira pas trop.

 

La vie devant ses yeux

Présentation du film (source : allociné) :

Briar Hill, une paisible banlieue du Connecticut, fut autrefois bouleversée par un terrible drame : un étudiant perdit la raison et tua une quinzaine de ses camarades de classe…
Quinze ans plus tard, Diana semble avoir surmonté cette tragédie. Son mari Paul, qu’elle a connu au lycée, est devenu professeur de beaux-arts à l’université. Sa fille Emma n’en finit pas de grandir et semble avoir hérité du caractère marqué de sa mère. Diana a théoriquement tout pour être heureuse. Sa vie semble épanouie et seule l’ombre de la tragédie l’obsède encore.

Le film est adapté du roman éponyme de Laura Kasischke.

50

Mon avis :

La nuit dernière, j’ai eu ce que j’appelle une belle insomnie. Bilan : en allumant la télévision, je suis tombée sur le générique de ce film, et quand j’ai vu qu’il était adapté d’un roman de Laura Kasischke, j’ai eu envie de le visionner (histoire d’optimiser mon insomnie).

Et bien…… Si je n’ai rien contre les réalisateurs qui jouent avec le spectateur, encore faut-il que le résultat soit à la hauteur du « jeu » que le spectateur subit pendant plus d’une heure et demie. Rien à reprocher aux acteurs : ils jouent bien, et c’est presque la moindre des choses, eut égard à la complexité du scénario, qui présente dans un film tout ce que je déteste dans un roman, à savoir une action qui ne se déroule que pendant une journée ou deux, entrecoupée de retour en arrière qui nous renvoie au moment où Diana a vécu cette épisode traumatique. Ses retours en arrière sont d’ailleurs assez répétitifs, et assez sanglants, et je ne vous parle pas seulement de la fusillade, sur laquelle nous reviendrons plusieurs fois. Diana est la « bad girl », qui transgresse tous les interdits, se rebelle face à sa mère, aimante mais débordée, alors que Maureen, sa meilleure amie, est son antithèse : sage,  croyante, elle donne des conseils avisées à sa meilleure amie, inquiète de savoir quand la vie commencera vraiment.

Et la vie de Diana – adulte – apparaît très vite comme un chef d’œuvre d’immobilisme et de transformation. Immobilisme, parce qu’elle enseigne désormais dans l’établissement où a eu lieu la fusillade, elle est mariée avec son amour de jeunesse, celui-là même que Maureen, sa meilleure amie, l’a aidée à conquérir, elle a une fille et elle tend la main à une gamine aussi rebelle qu’elle-même l’était à l’époque. Transformation, parce que l’ado rebelle est devenue une femme sage, mariée, ayant un métier stable. Elle se trouve confrontée de la part de sa fille à la même rébellion qu’elle faisait subir à sa mère mais plus précocement. Il faut dire qu’elle a scolarisé sa fille chez les bonnes sœurs – en mémoire de Maureen ?

Car de Maureen, point de traces, sauf dans les flash-back. Une autre amie est là pourtant, et bien là – on comprendra pourquoi à la fin. Laissez toute vraisemblance à votre porte, laissez vous bercer par ce rêve, peut-être y parviendrez-vous. Pas moi : nous sommes en plein cauchemar. Il n’est qu’une scène que je retiens, à la fin, celle qui lève le secret que porte Diana et dont le sens est à trouver pour le spectateur qui vient de voir le film. Peut-être ceux qui ont lu le roman, qui comporte une énorme différence au sujet de cette scène centrale, interpréteront les événements différemment.

Si le sujet vous intéresse (les survivants d’une tuerie dans un établissement scolaire), je ne saurai trop vous conseiller, outre les films Bowling for Columbine de Michael Moore ou Elephant de Gus Van Sant le premier épisode de la saison 4 de la série Cold Case, « De sang froid« . N‘est-il pas dommage que des séries soient plus émouvantes, questionnent davantage que des films dont les scénaristes, le réalisateur et les acteurs s’auto-congratulent sur la profondeur de leur oeuvre ? Vouloir montrer comment la vie d’une adolescente ordinaire peut basculer est une chose, je ne suis pas sûre que Diana soit une adolescente si ordinaire que cela (et je ne dévoilerai pas les scènes que j’ai en tête, afin de ne pas trop en dévoiler sur le film).

La cité des ténèbres de Cassandra Clare – livre et film

couv7279837Présentation de l’éditeur :

Clary n’en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et détail terrifiant: le corps de la victime a disparu d’un seul coup!
Mais le pire reste à venir…Sa mère a été kidnappée par d’étranges créatures et l’appartement complètement dévasté.
Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d’antiques forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d’ombres… Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.

95322822Challenge cinéma chez Ostinato 

Mon avis :

Oyez, oyez ! Si vous avez vu le film et avez été déçu(e), rassurez-vous : le livre est bien meilleur que le film. D’ailleurs, à sa lecture, je me suis demandé comment les « choix », plutôt discutables, du metteur en scène, auraient pu survivre à la mise en images du tome 2.

Prenez Clary, par exemple. Le film en fait une vraie gourde, une sous-Bella en quelque sorte, alors qu’elle est bien plus volontaire dans le roman, n’hésitant pas à baffer le beau héros qui a mis sa vie en  péril plutôt que de bafouiller : « ah, bon ? » Elle se sent d’une confondante banalité, en conflit avec sa mère, certes, mais quelle adolescente ne l’a pas été au moins une fois ? Tout ce qu’elle découvre la force à s’adapter très vite, et à venir en aide à Simon, son meilleur ami depuis très longtemps – même si celui-ci espère bien plus et a le don de se mettre dans des situations impossibles. Franchement, depuis quand l’aspirant petit ami doit-il être sauvé par la fille qu’il aime en secret, je vous demande un peu ?

Autre transformation de taille, par rapport au film, toujours, Isabelle et Alec Ligthwood. Dans le film, Alec a une dizaine d’années de plus que dans le film, et il est beaucoup plus touchant, jusque dans ses sacrifices – et ce qui lui arrive dans le tome 2 est bien plus crédible. Et je ne vous parle même pas de Valentin : on peut être fan de Jonathan Rhys Meyers, qui le joue dans le film, on peut se dire aussi qu’il est particulièrement mal choisi pour le rôle. Pour Harry Potter, Ralph Fiennes a bien joué les méchants, pour La cité des ténèbres, (au vue de la description du personnage), j’aurai davantage vu Eric Bana  – Valentin est censé être assez costaud, et quinquagénaire et ce n’est pas franchement le cas de l’acteur d’origine irlandaise.

Enfin, l’intrigue du roman est bien mieux menée que celle du film, et le dénouement offre des perspectives bien plus nombreuses quand à l’évolution de la série. Autant, à la vue du film, je me disais qu’une suite ne pourrait être que convenue, autant, à la lecture du roman, je me suis dit que l’auteur pouvait emprunter de nombreuses voies avec ses personnages.

The mortel instruments est une série très divertissante, et drôle. Je conclurai par quelques extraits :

« – Qu’est-ce que c’est que ça ? demanda Alec en dévisageant tour à tour Clary et ses compagnons.
– C’est une fille, répondit Jace, une fois revenu de sa surprise. Tu as forcément déjà vu une fille avant, Alec. ta sœur Isabelle en est une. »

« – A l’avenir, Clarissa, dit-il, aie l’obligeance de m’informer qu’il y a déjà un homme dans ton lit, histoire d’éviter ce genre de situation inconfortable.  »

« – C’est là que tu déchires ton T-shirt pour emmailloter ma blessure ? ironisa-t-elle.
Elle détestait la vue du sang, en particulier le sien.
– Si tu voulais que j’arrache mes vêtements, il aurait suffi de demander. C’aurait été beaucoup moins douloureux. »

Transformers 4

Avant, je tenais des chroniques cinéma, et de temps en temps, j’aime me prouver que je suis encore capable d’en écrire. Aussi, je me propose aujourd’hui d’écrire mon avis sur ce film estival qu’est Transformers 4. Certes, j’aurai pu chroniquer Lucy de Luc Besson (si, si, je l’ai vu) mais je ne voulais pas nuire à la production cinématographique française.

Parlons d’abord du scénario et du héros, Cade Yeager (et sans arrêt, j’ai pensé à Pacific Rim à cause de son nom). Il est veuf, il vit dans sa ferme au Texas qui menace d’être saisi. Il faut dire que son travail (inventeur et réparateur) ne paie pas vraiment. D’ailleurs, il ne paie pas non plus son associé-employé – peut-être aussi parce qu’il le paie selon le travail effectué et c’est vrai qu’il mérite à peine une poignet de corn flakes.

Il est aussi le père surprotecteur d’une fille unique, à qui il recommande de ne pas faire de bétises avant d’avoir fini ses études. En effet, elle-même est née alors que ses parents étaient étudiants, et comme souvent dans les films américains, ils n’ont pas eu de second enfant. Dame ! Après sa naissance, ils ont compris comment utiliser des moyens de contraception ! Pas de chance, celle-ci a une relation, que papa découvre au cours du film (comme quoi, pour empêcher sa fille d’avoir un petit ami, il aurait dû l’envoyer dans un couvent), avec un coureur. Automobile. Irlandais !!!! En toute logique, il aurait dû prendre le temps de faire une dépression nerveuse, et laisser les robots à leurs affaires. Las, pas le temps, la prochaine explosion arrive !

Puis, il est là pour protéger sa famille, c’est le leitmotiv du film – le scénariste a réussi à écrire une phrase, il la place le plus souvent possible. Protéger sa famille, véritable crédo de l’Amérique. Y compris si sa famille (n’est-ce pas Optimus Prime ?) est composée de robots.

Non, parce que ce n’est pas tout ça, mais fifille passe son temps à avoir des ennuis, être menacée de mort, j’en passe et des pires. Pourtant, son maquillage restera toujours parfait, pas une écaille sur son vernis à ongles. Il faut absolument qu’elle nous donne la marque. En effet, Transformers 4 est le roi du placement de produits. Même pas besoin de les chercher, ils sautent aux yeux. Merci les sponsors, sans vous, que ferions-nous ? Il y aurait certainement eu moins d’effets spéciaux, moins d’explosion, et le film aurait duré moins longtemps.

J’accorde une mention spéciale à trois acteurs que j’aime beaucoup et qui jouent les « méchants » dans ce film : Kelsey Grammer, Stanley Tucci et Sophia Myles, ancienne héroïne de la série Moonlight, une référence pour moi en matière d’humour vampirique !