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Mon année cinéma 2 : Hallelujah, les mots de Leonard Cohen

Bonjour à tous

J’ai réussi à aller au cinéma une deuxième fois cette année (je compte à part les retransmissions d’opéra), alors que, sur les réseaux sociaux, dans les magazines spécialisés, je vois passer LA grande question : pourquoi la fréquentation du cinéma diminue-t-elle ?

Pour moi, je peux répondre : je manque de temps cette année (cette année scolaire est particulièrement mouvementée et je ne parle même pas de mon année féline, j’écris d’ailleurs avec Dora sur les genoux, alors qu’Oda est couchée sur la toute nouvelle box internet, déjà fortement malmenée ce matin parce qu’Annunziata a passé des heures couchée dessus) et je suis fatiguée, je mesure donc la différence fatigue/plaisir à voir le film. J’ai renoncé à aller voir des films qui me tentaient, parce qu’aller au cinéma le soir signifie ne pas forcément être en forme le lendemain pour me rendre au collège. Si un film me fait envie… je regarde s’il passe dans ma salle préférée, sinon, je ne cherche pas frénétiquement une salle qui le diffuse. C’est ainsi que je suis allée à l’unique séance des Vieux fourneaux proposés dans mon cinéma. Je n’oublie pas le prix – mais la salle que je fréquente propose des tarifs vraiment abordables (6 € la séance en moyenne) pour un confort total. Reste l’argument : « mais tu vas seule au cinéma, c’est triste. » Non. C’est une opinion, ou plutôt un ressenti, mais j’ai longtemps attendu que des personnes m’accompagnent, j’ai eu souvent des refus, voire des « lapins », donc et depuis longtemps, je fais beaucoup de choses seule.

Pour revenir au cinéma, là, je l’admets, quand j’ai vu qu’un documentaire sur Leonard Cohen passait à Rouen, eh bien, j’ai relevé les séances et j’y suis allée. Je n’étais pas retournée au cinéma Omnia depuis longtemps – quinze ans ? Peut-être. Cela fait bien huit ans que je n’étais pas allée au cinéma à Rouen, depuis la fermeture de la salle UGC, alors à l’omnia….je me souviens y avoir vu Le placard en 2001, j’ai sans doute vu d’autres films depuis, mais… j’ai oublié ! J’allais beaucoup au cinéma de Gisors à l’époque, ou à Saint-Sever.

Mais je reviens sur Hallelujah, les mots de Leonard Cohen, un documentaire d’une heure 55 : je n’ai pas vu le temps passer.

Le documentaire pourrait répondre à une problématique : comment passer d’un album refusé à un succès mondial ? Oui, une fois l’album enregistré, Various positions, avec les arrangements de John Lissauer, il n’eut pas l’heur de plaire au nouveau directeur de Columbia, qui refusa que l’album sorte aux Etats-Unis. Il sortit en Europe, cependant, il eut un succès relatif au Royaume-Uni, et Leonard Cohen dut trouver une obscure maison de disque du New Jersey pour que l’album paraisse enfin aux Etats-Unis.

Pour qu’Hallelujah soit connu (enfin), il faut passer par l’art de la reprise. John Cale, d’abord, en piano/voix en concert. Puis Jeff Buckley, la version qui a rendu le titre mondialement connu – parce que, certains n’hésitent pas à le dire dans le documentaire, la voix « d’ange » de Jeff Buckley plaisait davantage que les voix graves de Leonard Cohen et John Cale. Jeff Buckley avait signé chez Columbia, le même label qui avait refusé de sortir l’album de Cohen dont Hallelujah était le titre phare : Cohen avait mis sept ans à écrire cette chanson, sept ans avant d’être satisfait des paroles. Il n’avait pas osé le dire à Bob Dylan, réputé pour écrire vite : il avait repris la chanson lui aussi alors qu’elle n’était pas connue du tout.

Mais Hallelujah allait connaître une nouvelle vie, grâce au dessin animé Shrek, film qui avait déjà renouvelé le cinéma d’animation. Oui, cette chanson apparaît dans le film, recoupée, expurgée des deux couplets qui peuvent choquer (et qui semblent avoir choqué Vicky Jenson la réalisatrice). Oui, il existe aussi plusieurs versions de la chanson, celle de l’album, et celle que Cohen chantait sur scène, nettement plus osée – autant dire que ce n’est pas cette version qui a été retenue. Depuis, la chanson fait le bonheur de tous les télé-crochets américains.

Et Cohen ? Il n’est pas l’homme d’une seule chanson, il est aussi, à la fin de sa vie, l’homme de la démesure. Après avoir passé cinq ans dans un monastère bouddhiste, il a enregistré trois albums, que suivirent cinq années de tournée mondiale. Il mourut en novembre 2016, un mois après avoir terminé son dernier album.

Pour terminer, une chanson de Leonard Cohen que j’ai découverte grâce à ce documentaire :*

Mon année cinéma 1 : Les vieux fourneaux.

Bonjour à tous

Hier, je suis allée (enfin) voir Les vieux fourneaux 2, c’est parce que ce film passait enfin dans le cinéma que je fréquente. Malheureusement, pour l’unique séance de ce film, nous n’étions que trois personnes présentes. Et pourtant, quel film ! Une vraie réussite qui vous fera passer du rire le plus franc aux larmes avec des séquences particulièrement poignantes : il est toujours bon de rappeler qu’un film, ce sont de bons dialogues, mais aussi des plans, des images, qui frappent. Ce film nous parle de notre époque, nous parle des seniors, que l’on ne voit pas, que l’on pense pouvoir mettre à l’asile parce qu’ils n’ont plus toute leur tête, dit la génération suivante. Il nous parle aussi de ces villages qui sont désertifiés et pour lesquels il est quasiment impossible de faire revenir des habitants si l’on n’y met pas les (grands) moyens – parce qu’il n’y a pas de travail, tout simplement et pas de connexion internet fiable aussi (dit la personne qui ne peut pas tenir sans son ordinateur et sans internet). Il nous parle aussi des migrants, de ceux qui sont obligés de quitter leur pays, et qui rêvent simplement d’un avenir possible.

Pierre Richard se taille la part du lion dans ce film, il est formidable de bout en bout. Quant à Eddie Mitchell, il illustre à lui tout seul la notion de « délai de prescription ». J’ajoute que Claire Nadeau est tout simplement impériale dans son rôle, bref, mais indispensable.

Voici la bande annonce :

Thor 4 – Love and Thunder

Bonjour à tous

J’ai vu le film hier, alors que je voulais le voir depuis le 8 juillet (date de l’avant-première).

J’ai  beaucoup aimé le générique de fin, et je ne regrette pas de ne pas avoir quitté la salle alors que je m’ennuyais énormément. J’ai donc cherché le générique une fois rentrée chez moi, et je l’écoute régulièrement depuis.

J’ai suspecté les scénaristes d’être partis en vacances et d’avoir oublié de corriger leur premier jet. Même pas. Je vous épargne les dialogues, qui ne sont pas réussis du tout. Ils sont sans doute voulu faire un film comique, sauf que certaines situations ne l’étaient pas du tout ! J’ai même trouvé certaines scènes plutôt gênantes, quand on ne sombre pas dans la facilité.

Ce n’est pas que ce film est à oublier, c’est que je l’ai déjà oublié (c’est pire) sauf les scènes avec les gardiens de la galaxie (à croire qu’il y avait encore un scénariste au commande à ce moment-là).

Je vous mets le générique de fin, tout de même :

 

Mon bilan cinéma annuel

Bonjour à tous

J’ai eu envie de dresser ce bilan, parce que, pour la première fois depuis 2015 (fermeture du cinéma UGC de Rouen) je suis retournée régulièrement au cinéma au cours de l’année 2021-2022.

Il faut se remettre dans le contexte : voici un an, j’obtenais mon premier pass sanitaire (pas vraiment le genre de chose que j’aurai pensé devoir obtenir un jour), et à la charmante jeune femme qui imprimait celui-ci, j’expliquais que je m’étais vaccinée parce que j’avais peur de tomber malade, pas pour le restaurant ou le cinéma. Elle m’a répondu « aller au moins au cinéma, c’est important, le cinéma ». J’ai tenu ma promesse.

Ma salle de cinéma préférée est aux Andelys, peu importe la séance à laquelle vous allez, peu importe le film que l’on va voir, l’on est toujours très bien reçu. Trois salles, oui, mais trois salles dignes d’un multiplexe. Je vous mets le lien vers cette salle ici.

Pas de regret pour les films que j’ai vus, preuve que je les ai plus bien choisis, plutôt pour ceux que je n’ai pas pu voir, pour raison professionnelle ou médicale (je ne désespère pas de réussir à voir Thor mais j’ai raté l’avant-première parce que j’avais rdv chez le vétérinaire, les séances suivantes et la longueur du film n’étaient pas compatibles avec les soins (oui, certains soins devaient absolument être faits à heure fixes). Donc pas de films que j’ai moins aimé, disons que j’en ai évité soigneusement certains, dont je ne vous livrerai pas les titres. A quoi bon voir un film dont on n’apprécie pas les acteurs ? J’évite déjà leurs films quand ils sont diffusés sur le petit écran, je ne vais pas les regarder sur le grand. .

Ma première séance fut pour Matrix 4 avec une salle pleine de fan – mais c’est un film pour les fans. C’est un très bon souvenir, parce qu’il y avait une très bonne ambiance dans la salle.

Le film que j’ai préféré cette année ? Top gun Maverick.

Mon tout dernier à ce jour  ? One Piece red en VO, comme à la grande époque – c’est à dire que je me suis sentie un peu seule dans la salle, j’étais la seule femme ! (Je dis « grande époque », parce que quand j’allais voir X-Men à Rouen, il m’est arrivé que des hommes me demandent, en toute bonne foi, ce que je faisais là. Une femme ne peut pas s’intéresser aux X-Men, encore moins les connaitre !).

J’ai également vu deux autres films d’animation japonais en VO. J’ai adoré La chance sourit à madame Nikuko que je recommande fortement..

J’ajoute un dernier point positif : le cinéma  diffuse également  opéra et ballet une fois par mois en direct de l’opéra de Paris. J’entends déjà les râleurs dire « ah, mais ce n’est pas comme un vrai spectacle, mais la culture, cela se mérite, mais ce n’est pas du tout la même démarche que d’aller à Paris, s’acheter un billet, et assister à la représentation ». J’ai dît « râleurs », mais je ne sais pas vous, mais pour ma part, je connais des personnes qui font un lien entre « culture » et « souffrance », en mode « la culture, ça se mérite ». Je pense au contraire que la culture doit être la plus facile d’accès possible. Pour moi, ce dispositif n’a que des avantages : le cinéma est très près de chez moi, je n’ai pas à chercher un train pour le retour (ou à annuler faute de train !). Les tarifs sont performants ( 17 € la place, je vous épargne les tarifs des places d’opéra). Je pense également à toutes ses familles qui ont emmené leurs enfants voir un ballet classique cette année (Le lac des cygnes). Je crois qu’il a été nettement plus facile d’aller près de chez eux, puis de rentrer, chez eux, en voiture ou à pieds, que d’aller jusqu’à Paris avec de jeunes enfants, qui auraient eu à subir la fatigue des transports. Comme ils sont tous toujours restés jusqu’à la fin, je crois qu’ils sont tous appréciés ! Pour ma part, j’ai pu voir Les noces de Figaro, le parc et Le lac des cygnes, justement.

Au total, quinze films et trois spectacles vus. J’espère faire mieux l’an prochain.

PS : je vais enfin réussi à aller voir Thor 4 aujourd’hui.

Maigret de Patrice Leconte

Mon avis :

Pour clôturer ce mois du polar, pour lequel je n’aurai eu le temps ni de lire tout ce que je voulais lire, ni de chroniquer tout ce que je voulais chroniquer, voici mon avis sur Maigret, film de Patrice Leconte sorti le 23 février (je l’ai vu le 26, au cinéma des Andelys). Pour faire court, ce jour-là, j’ai préféré Gérard à Tom (l’acteur qui joue dans Uncharted) – en vrai, c’était surtout pour Elizabeth que j’ai choisi ce film.

Maigret est fatigué. A moins que ce ne soit son interprête qui le soit. Je me suis posé des questions sur la diction de Depardieu, ou plutôt, sur ce qui m’a semblé une difficulté à respirer. Peut-être suis-je la seule à avoir entendu cela. En tout cas, Maigret n’est pas en forme, son médecin lui conseille même de prendre sa retraite – et d’arrêter de fumer.

Une nouvelle affaire surgit cependant. Une jeune morte – elle a tout juste vingt ans – est retrouvée dans le square des Batignolles, poignardée de cinq coups de couteau. Quelqu’un a appelé Police secours – l’assassin ? De cette jeune fille, l’on ne sait rien, pas même son identité. Il faudra, pour le commissaire Maigret, remonter lentement le fil des indices pour savoir qui elle était, ce qu’elle faisait là, pourquoi elle a été tuée.

Oui, le rythme de l’intrigue est lent – parce que le commissaire n’a pas grand chose à quoi se raccrocher. Nous sommes dans les années cinquante, ne l’oublions pas. Force est de constater, cependant, que les archives judiciaires sont et bien tenues, et bien rangées, ce qui permet de savoir qui est fiché, pourquoi, et qui ne l’est pas – comme la jeune morte.

C’est dans un Paris grisâtre qu’évolue le commissaire, un Paris qui accueille toutes celles qui ont quitté leur province pour espérer… Autre chose qu’une place à l’usine ? Faire carrière ? Retrouver un membre de sa famille ? Combien de rêves se sont éteints, d’une manière ou d’une autre ?

Oui, c’est une enquête classique – mais Maigret est un classique de la littérature policière. Mention spéciale, pour les seconds rôles, à Anne Loiret (madame Maigret) et Elizabeth Bourgine (Irène).

Cinéma – matrix 4

Aujourd’hui, je suis allée au cinéma.

Je n’y étais pas allée « non accompagnée d’élèves » depuis octobre 2020. Note : ce n’est pas le cinéma où je vais avec mes élèves que je suis allée aujourd’hui, mais dans le cinéma où je suis allée pendant de nombreuses années, le cinéma où j’ai découvert le cinéma quand j’avais trois ans. Entre temps, un autre cinéma avait pris sa place, un cinéma qui était devenu mon cinéma fétiche, un cinéma où j’allais huit fois par mois – merci la carte d’abonnée. C’est même en temps que blogueuse ciné que j’ai « débuté » sur internet. Puis ce cinéma a fermé, depuis six ans déjà, et moi qui étais totalement accro au cinéma, je m’en suis passée, sevrée, devrai-je plutôt dire.

Retourner au cinéma… pas si simple, après plus d’un an. J’en avais fait la promesse à la charmante jeune femme qui a imprimé mon pass sanitaire, après ma seconde dose, lui disant que je ne me faisais pas vacciner pour aller au restaurant, au cinéma, mais pour me protéger. Elle m’a alors dit : « allez au moins au cinéma ».Je ne l’avais pas fait jusqu’à maintenant – il faut dire que mes chats ont suffisamment d’arguments pour me retenir à la maison, et ce, depuis sept mois !

Depuis deux jours, je cherchais quel film allait voir, j’hésitai entre deux. Aujourd’hui, je me suis décidée pour Matrix 4.

Ai-je aimé le film ? Oui, mais ne comptez pas sur moi pour le spoiler. Ce que j’ai aimé, plus encore, c’est me souvenir, me souvenir des circonstances dans lesquelles j’avais découvert le 1 voici plus de vingt ans. Vingt ans déjà a été le leitmotiv de ma journée. Le film repose aussi sur ce dont nous nous souvenons de la trilogie : imagine-t-on un Matrix 4 sans Neo, sans Trinity ?

J’ai aimé… partager des moments avec d’autres personnes, des fans, certainement, tant le silence était dense dans cette salle pourtant bien pleine. J’ai aimé les éclats de rire aussi – parce que certaines scènes étaient drôles, volontairement, il faut bien le dire. J’ai aimé être émue, tout simplement et quitter la salle heureuse.

PS : j’ai vu après coup que les critiques étaient globalement mauvaises. Cela ne changera rien à mon ressenti.

Le voyage de Ricky de Toby Genkel et Reza Memmari

J’ai eu la chance de voir le film en avant-première aujourd’hui – il sort le 18 octobre. Presque un an que je n’étais pas allée au cinéma (soupirs) autant recommencer par du léger.

L’histoire ? Ricky est un moineau orphelin de naissance, qui a été adopté par un couple de cigognes, Claudius et Aurora, et élevé avec Mex, leur fils. Seulement, au moment de la migration vers Gibraltar, ils laissent Ricky derrière eux, puisqu’il ne supporterait pas le voyage. Qu’à cela ne tienne ! Ricky va entreprendre un voyage pour les rejoindre.

Verdict ? Le voyage de Ricky est un film charmant, sur la différence et l’acceptation de la différence. Il est question d’amitié aussi, de son importance – ne pas essayer de changer l’autre s’il est vraiment votre ami même s’il est bizarre. Peut-être vous trouve-t-il bizarre, lui aussi. N’oublions pas quelques allusions au monde hyper-connecté dans lequel nous vivons, au point d’en oublier parfois le monde réel qui nous entoure, ce qui est dommage parce que les paysages traversés sont très réussis.

Star Trek et Jason Bourne

Sept mois que je n’étais pas allée au cinéma – sept mois depuis le changement d’enseigne de mon cinéma fétiche. Aujourd’hui, je suis donc allée dans le-petit-cinéma-pas-loin-de-mon-lieu-de-travail. Soutenons les petits cinémas !

Première séance : Star Trek.

J’ai beaucoup aimé, pour moi, le cahier des charges est rempli. Mention spéciale pour « Bones », le médecin-plombier, qui a fort à faire, et pour Scotty, qui doit gérer beaucoup, beaucoup de problèmes (et pas seulement le gros rhume de sa mascotte).

Bien sûr, je n’ai garde d’oublier ce qui fera que les anti-mariage pour tous n’iront pas voir le film. Figurez-vous que Sulu est en couple avec un homme et qu’ils ont une petite fille. Bon. Vu la façon dont les deux hommes se comportent, se pourraient très bien être deux frères qui élèvent leur nièce orpheline. C’est vrai, quoi : on ne les voit pas s’embrasser, ni se tenir par la main, encore moins choisir la décoration de leur chambre. Un peu d’imagination à Hollywood !

Deuxième séance : Jason Bourne.

Pas grand chose à dire. Le film est une succession de courses-poursuites (avec beaucoup de casse), de tirs, et de voyage dans différents pays sans que l’on n’en apprenne tellement plus sur Bourne ou sur les projets de la CIA. Certes, si je creuse un peu plus, je retrouve l’interrogation doit-on penser d’abord à protéger sa vie privée ou à protéger son pays ?, ce qui nous amène tout droit au patriotisme, qui justifie tout (sauf pour Jason Bourne). Le « méchant », c’est Vincent Cassel. Son rôle est tellement impersonnel que n’importe quel acteur aurait pu faire l’affaire. Lisez Shibumi ou l’expert de Trevanian pour avoir un personnage de tueur qui soit intéressant. Mention spécaile également pour la responsable internet de la CIA, Alicia Vikander, qui a reçu un oscar cette année pour son rôle dans the Danish girl : elle conserve la même coiffure et la même pince à cheveux quoi qu’il arrive. Les salaires sont vraiment faibles à la CIA.

Marilyn 1962 de Stéphane Cauchon

Présentation de l’éditeur :

Eunice, Whitey, Agnes, Ralph, Ralph encore, mais aussi Paula, Inez, Larry, Evelyn, Cherie, Bert et Pat.
C’est à leurs côtés que Marilyn Monroe vécut ses derniers mois à Los Angeles en 1962. Des amis, des collaborateurs, des proches… en réalité quasiment tous ses employés. Pas un parmi eux du moins dont le quotidien professionnel n’était alors directement lié à sa relation privilégiée avec l’actrice. Et tous virent leur destin bouleversé à la mort de la star.

Mon avis :

Si vous êtes fan de Marilyn Monroe, de son oeuvre, de la figure mythique qu’elle représente, vous avez certainement lu une ou plusieurs biographies qui lui sont consacrées. Certaines sont intéressantes, d’autres partiales. Marilyn 1962 s’intéresse à la dernière année de la vie de la star (pour une fois, le mot n’est pas galvaudée) et des personnes qui l’ont entourée.
Mon premier constat est simple : pas de famille (sa mère, Gladys, est internée, sa demi-soeur, rencontrée sur le tard, est éloignée), plus de mari, peu de véritables amis. Ceux-ci se révèleront véritablement après sa mort, tel Pat, qui refusa toujours d’écrire, de témoigner sur celle qu’elle considéra davantage comme son amie que son employeur, ou Allan Whitey, le fidèle maquilleur. Marilyn vit dans une immense solitude, rémunérant tous ceux qui l’entourent ou presque, se montrant d’une très grande générosité. Cela va de pair avec les vastes difficultés financières qu’elle dut affronter, et tout ce qu’elle devait effectuer pour rester la star qu’elle était.
Mon deuxième constat est sur l’industrie du cinéma, dure, impitoyable. Etre une bonne actrice ne suffit pas, financer un film, gagner son indépendance est un travail quotidien. Et sur le plateau, la coiffure, le maquillage, les conditions de tournage sont bien plus complexes qu’on ne peut le penser en regardant le résultat final.
Mon troisième constat est que l’on découvre une Marilyn dont la santé physique et mentale est fragile. Bien sur, après coup, il est facile de voir la catastrophe venir, de tout interpréter comme des « présages ». On ne récrit pas l’histoire, et l’auteur ne se propose pas de le faire, simplement, il l’éclaire en nous montrant qui l’entourait, et pourquoi.

Marilyn 1962, un livre pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur la dernière année de Marilyn.

50Marilyn Monroe Reading

Hotel Transylvanie 2

J’ai aimé le premier film, il était donc naturel que j’aille voir le second, dès que j’ai pu. Et je n’ai pas regretté.

S’il est une oeuvre qui a « réhabilité » les vampires et les loups-garous (ou ridiculisé, vous comprenez pourquoi j’emploie les guillemets), il en est une autre qui nous fait rire avec les déboires des vampires et garous, père de famille nombreuse et transformé en chien-chien à sa mémère (vous ne verrez plus une balle de tennis de la même façon).

Ce cher Dracula adore sa fille, au point qu’il a accepté qu’elle se marie avec un humain, originaire de Californie qui plus est, et qu’il ne l’a même pas transformé ! L’humain, entendons-nous bien, parce que Drac et sa fille Mavis sont toujours capables de se métamorphoser en chauve-souris et de voler ensemble !

Avoir avoir fait tant d’efforts, y compris pour accueillir des humains dans son hôtel (bon, il faut encore qu’il se perfectionne… mais personne n’est parfait !), il reçoit une nouvelle bonne nouvelle : il va être grand-père ! Le film est l’occasion de découvrir sa toute mignonne descendante. Note : dans Van Helsing aussi, en plus de vache volante, il est question de la reproduction des vampires – mais le petit Dennis est bien plus mignon, dotée d’une mère un peu plus pâle que les autres, et tout aussi protectrice.

Quant à Dracula, il est presque un grand-père ordinaire. Un peu plus souple, peut-être en dépit de son grand âge, un peu pressé aussi de vérifier que Dennis est bien un petit vampire, bien de son temps (voir son lit). S’il devait ne pas en être un, il a en toute cas une gentille petite louve garou comme petite amie – les couples mixtes ont de l’avenir.

Un film drôle, bien calibré pour cette période de vacances de la Toussaint, avec quelques morceaux de bravoure. Ne manquez pas les chansons pour endormir votre petit monstre, ou la colonie de vacances pour vampire.