Archives

Le repaire des vampires, tome 1 : Rencontre mortelle de Kelly St. Clare

Présentation de l’éditeur :

Sortez les crocs et entrez dans le repaire des vampires. Direction le soixante-sixième étage ! À minuit, les dés seront jetés. En tant qu’héritière d’une grande fortune, ma vie aurait dû se résumer à siroter des mojitos à la fraise et conduire des voiturettes de golf, n’est-ce pas ? En tout cas, c’est à ça qu’elle se résumait avant que je décide de tracer ma propre route. Résolue à échapper aux jeux frivoles de mes semblables, j’ai fui le domaine familial à vingt et un ans. Trouver un pseudonyme : check. Un endroit où dormir : euh… presque check ? Un boulot : ne parlons pas de sujets qui fâchent… En quelques jours, j’ai supporté plus de choses que je ne m’en pensais capable… mais ce n’était que le début des ennuis ! Ma ville est un échiquier géant. Et les joueurs ? Des êtres surnaturels (des foutus vampires !), en particulier un prince autoritaire dont l’attention pourrait me mener à ma perte. Je dois désormais participer à leur jeu mortel, si je veux pouvoir protéger ma grand-mère et ma meilleure amie.

Merci aux éditions MxM Boolmark et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Lire un livre en ebook, ce n’est pas forcément se rendre compte de la taille du sus-dit livre. Je découvre donc que Rencontre mortelle mesure 642 pages en édition papier. Au temps pour moi. Les vampires prennent de la place.

J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, sans doute parce que j’avais du mal à comprendre Basilia, qui passe un temps fou à dire, à hurler : « ne m’appelez pas Basilia ! ». Ce sera donc Basi. Elle a décidé de vivre de manière indépendante. Elle a beau aimer, adorer sa grand-mère Agatha, elle ne veut plus dépendre de la fortune familiale, et prouver qu’elle est capable de se débrouiller seule. Je vous épargne ses errances, je les ai lues. Ce n’est pas que j’ai été déçue, c’est que j’ai trouvé Basi bien naïve, il paraît que c’est normal pour une jeune fille qui a été surprotégée toute sa vie, et qui va découvrir qu’elle s’est jetée non dans la gueule du loup, mais dans celles des vampires.

Je dirai même plus, dans celle d’un vampire très puissant, qui flashe totalement sur elle. De là à dire que cela va augmenter sa dose de problèmes, soucis, et autres préoccupations, il n’y a qu’un pas que je franchis allégrement. Même si les péripéties, les liens entre les deux familles de vampire évoquées dans le récit sont différents de ce que j’ai lu dans d’autres livres avec des vampires pour héros, je n’ai pas trouvé le thème de l’attirance/répulsion entre Kyros et Basi très original. J’ai peut-être davantage de tendresse pour Laurel, Débitrice dévouée, finalement, ainsi que pour toutes les autres Débitrices, qui sont loin de s’amuser tous les jours. Beaucoup de personnages féminins, et peu de personnages féminins réellement indépendants. Même Agatha, la super grand-mère de Basilia, dépend de son chauffeur/domestique/garde et Basi a beau chanter les louanges de sa grand-mère sur tous les tons et sur tous les modes, je n’ai pas réussi à voir en elle un personnage « réel ». Il m’est donc impossible de m’inquiéter pour elle, comme le fait sa petite-fille qui ne veut absolument pas lui donner de nouvelles néanmoins, voire même de ressentir quoi que ce soit pour ce personnage immatériel.

Restent Tommy et Rhys, les deux humains les plus importants du récit, mis à part Basi. Bon. Elle veut se débrouiller seule, c’est son leitmotiv. cela provoque aussi de gros problèmes, voire des catastrophes, et je me dis qu’elle devra encore vivre beaucoup d’aventures pour être enfin, peut-être, attentive à ce qui se passe autour d’elle. Je reconnais cependant qu’elle sait très bien se servir d’une perceuse. Un talent utile.

Le souffle du mal, Mercy Thompson tome 11 de Patricia Briggs

Présentation de l’éditeur :
Mercy Thompson doit faire face à un ennemi mortel pour défendre tout ce qui lui est cher…Mon nom est Mercedes Athena Thompson Hauptman, et je suis mécanicienne. Et changeuse coyote… Et la compagne de l’Alpha de la meute du bassin du Columbia. Mais rien de tout ça ne poserait de problème si je n’avais pas accepté d’endosser la responsabilité de protéger tous ceux qui vivent sur notre territoire. Sur le moment, ça semblait être la chose à faire. Ça aurait dû se limiter à traquer des gobelins tueurs, des chèvres zombies et un troll de temps à autre. Au lieu de cela, notre foyer est à présent considéré comme une zone neutre où les humains peuvent négocier avec les faes sans danger. En réalité, rien ni personne n’est en sécurité. Tandis que généraux et politiciens affrontent les Seigneurs Gris des faes, une tempête approche… Et son nom est la Mort. Mais nous sommes la meute, et nous avons donné notre parole. Qu’importe le prix.

Mon avis :

Quand je lis un roman de Patricia Briggs, il m’arrive de penser à ce qu’une autre autrice aurait fait avec le même synopsis. Oui, ne cherchez pas, je compare très souvent Mercy Thompson avec Anita Blake – ou comment avoir un ami vampire, Stefan pour Mercy, qui reste un ami, fidèle, prête à aider, mais un ami. Mercy, dans cette onzième aventure; a bien besoin de tous ceux qui peuvent l’aider, elle et la meute du bassin de Columbia.

Pourtant, au tout début du récit, c’est l’aide de Mercy qui est sollicité, la sienne et celle de la meute. Elles se trouvent même toutes les deux un peu débordées par les phénomènes anormaux qui s’accumulent dans la région. On n’a pas fini de parler des « chèvres zombies miniatures » qui ont sévi dans la région. Ce serait oublier que ces vingt chèvres appartenaient à une famille ordinaire, heureuse, bien sous tout rapport, qui se trouve mêlée bien malgré elle à une lutte de pouvoir, famille que Mercy et les siens vont protéger. Mais contre qui ? Qui peut être assez tordu pour transformer des chèvres, des chevreaux en zombi ? Le récit ne fait jamais dans la joliesse, ne rend pas glamour quelque chose qui ne l’est pas.

Des actes horribles, abjects, Mercy en découvrira beaucoup dans ce récit. A aucun moment, elle ou les loups ne seront admiratifs. Oui, celles qui ont agi ainsi ont du pouvoir. Elles ont surtout l’outrecuidance de penser que leur soif de puissance les autorise à torturer, à tuer, à asservir. Oui, l’image qui est donné des sorcières usant de la magie noire n’est pas glamour, mais alors là, pas du tout. Oui, cela change des personnages gentillets de sorcière que l’on croire ici ou là. La frontière est vraiment ténue entre la magie grise, et la tentation de plonger dans la magie noire. Adam l’a dit : il ne tolérera pas que l’on use de magie noire sur son territoire. Lui, Mercy, et leurs alliés agissent dont en conséquence – en des scènes intenses mais aussi émouvantes. Il ne faut pas toucher aux innocents, quels qu’ils soient.

Comme si ce problème n’était pas assez énorme à régler, une conférence humain/faes doit être organisé, et c’est la meute qui est chargée d’assurer la sécurité des participants. Dire que cela ennuie Mercy est un euphémisme – elle a vraiment autre chose à faire que jouer les potiches pendant des conférences. Par contre, elle a beaucoup à faire quand il s’agit de limiter les catastrophes ou d’ouvrir le dialogue avec des personnes qui n’apprécient pas du tout les loups garous.

S’il est un fait que je retiens de ce tome 11, particulièrement prenant, sanglant, intense, c’est la possibilité de lutter, de surmonter, encore et toujours, les épreuves. Ne pas s’avouer vaincu, ne pas céder face à l’abjection sont déjà des victoires.

La faille de la nuit de Patricia Briggs

édition Milady – 480 pages.

Présentation de l’éditeur :

Fuyant son nouveau compagnon violent, Christy, l’ex-femme d’Adam, fait un retour fracassant dans les vies d’Adam et Mercy. La cohabitation n’est pas simple. Surtout lorsque Christy décide de monter la meute contre Mercy afin de récupérer Adam. Et la situation empire lorsque son petit ami retrouve sa trace : les cadavres s’empilent et Mercy va devoir mettre ses problèmes personnels de côté pour affronter une créature bien décidée à réduire son monde en miettes !

Mon avis :

Je me suis rendue compte que je n’avais pas lu les aventures de Mercy Thompson depuis longtemps, et pourtant, je suis fan. Comme quoi… Ce huitième tome aurait pu nous faire craindre le pire : Christy, l’ex-femme d’Adam, est de retour. La mère de sa fille est en effet poursuivie par un ex…. violent ? Non, il est plus que cela : totalement obsédé par Christy, il ne craint pas de laisser quelques cadavres derrière lui. Adam ne peut pas ne pas la protéger, parce qu’il est un Alpha, et que son devoir d’Alpha est de protéger toute personne qui se trouverait en danger. Christy a de plus gardé quelques amis au sein de la meute, des personnes qui n’ont jamais réellement accepté Mercy. Autant dire qu’ils sont tout prêts à la protéger eux aussi.

Oui, cohabiter avec l’ex très féminine et très séduisante de son mari n’est pas de tout repos. Mais même si Adam la protège, il est le mari de Mercy – plus celui de Christy, qui a choisi de le quitter. Pour lui, tout est clair. Il est encore des membres de la meute, cependant, pour soutenir cette pauvre Christy : elle les a connus avant Mercy, elle a vécu dans cette maison, elle l’a aménagée – et elle a déjà fait tourner en bourrique quelques membres de la meute.

Les mesquineries de l’ex d’Adam, son espoir insensé de le reconquérir pourrait presque être drôle si la menace n’était réelle. Mercy elle-même sera menacée, comme d’autres. La différence est qu’elle sait se défendre, qu’elle a déjà vécu le pire, qu’elle s’est relevée. Même si elle sait compter sur ses alliés, elle sait aussi que la mort peut être au bout du combat – pour les siens, pour elle.

Je ne vais pas trop dévoiler l’intrigue. Je dirai simplement que ce roman contient de belles scènes de combat et de tension, que l’intrigue nous emmènera loin, dans le temps, dans l’espace. Je dirai aussi que Mercy rencontrera, de manière tout à faite inédite, l’un de ses « frères », qui l’aidera dans ses missions. Je dirai également qu’à force de mesquinerie, l’on récolte ce que l’on sème.

Mercy Thompson – une série toujours intéressante à suivre.

Alpha & Omega, tome 5 : Dans la gueule du loup de Patricia Briggs

édition Milady – 382 pages

Présentation de l’éditeur :

Ce sont les loups sauvages et blessés. Les loups-garous trop brisés pour vivre en toute sécurité parmi les leurs. Pour leur propre bien, on les exile à la périphérie de la meute du Marrok ; suffisamment près pour obtenir de l’aide, assez loin pour ne blesser personne.
Mais le Marrok est absent quand Charles et Anna reçoivent un appel à l’aide de la part du compagnon fae d’une de ces louves, victime d’une tentative d’enlèvement. Charles et Anna devront utiliser tous leurs talents de guerrier et de diplomate pour retrouver les assaillants et faire face à une magie des plus sombres, surgie d’un passé aussi lointain que difficile…

Mon avis :

Mais que m’arrive-t-il ? J’aime pourtant beaucoup les romans de Patricia Briggs, et là, ma lecture a connu deux faux départs : j’ai commencé à lire le livre, je l’ai reposé, j’ai recommencé la lecture quelques temps plus tard, toujours rien, et ce n’est qu’après un séjour de deux ans dans ma PAL et une série de lecture difficile, que j’ai eu besoin d’une série de lecture facile et que j’ai enfin lu de bout en bout ce roman. J’ai juste eu du mal pendant les 27 premières pages – presque rien.
Le Marrock est absent – mais que fait-il en Afrique avec son fils Samuel ? Certes, l’enlèvement de Mercy a été un choc pour lui, mais tout de même – et Charles dirige la meute tout en gérant les comptes, ou plutôt en les examinant à la loupe. Nous en étions là d’activités assez banales…. Ah, pardon, on me souffle dans l’oreillette que l’entente est tout sauf parfaite entre Leah, l’épouse du Marrock, et Anna, celle de Charles. L’une prépare une pâte à brownie (avec de l’orange, quelle horreur du point de vue de Léah), l’autre des cookies au beurre de cacahuète (recette disponible sur simple demande, je l’ai sur un livre de recette). Il est question aussi de refaire des soirées musicales et… Anna n’a pas vraiment idée à quoi elles ressemblaient, ces fameuses soirées (l’épilogue du roman nous en donnera une idée assez juste). La routine, jusqu’à ce qu’un des sauvageons du Marrock n’appelle – ou plutôt le conjoint d’Hester, une sauvageonne, et appelle parce qu’il a un problème : Hester, louve-garou instable de son état, a été kidnappée. La routine, presque.
Oui, Charles et Anna vont y aller, et vont découvrir une organisation assez inquiétante derrière cet enlèvement. Ils vont découvrir aussi que la menace est toujours là, que tous les sauvageons sont en danger. Les sauvageons, ce sont des loups qui ont des « troubles », qui ne parviennent plus, pour diverses raisons, à vivre dans une meute, mais qui, cependant, parviennent encore à vivre seuls, isolés, sans trop de dangers pour eux ou pour les autres : le Marrock veille, et sait ce qu’il doit faire au cas où l’un de ces loups-garous deviendrait ingérable.
C’est donc après des combats mémorables et douloureux que les membres de la meute doivent avertir et protéger les sauvageons – l’autrice n’oublie jamais que la mort d’un des leurs n’a rien d’anodin. Asil, le Maure, n’a pas oublié la femme qu’il aimait et qui n’est plus. Et l’on ne se remet pas forcément des agressions que l’on a subi : Anna a été maltraitée, torturée, dans la première meute à laquelle elle a appartenu, et même si elle est forte, même si elle est une combattante, il est des traumatismes qui sont restés, surtout quand son passé lui revient en pleine face et que sa charge d’omega l’amène à puiser au fin fond de ses possibilités. Et au fin fond de celles de la meute.
Je terminerai par une mention spéciale pour Leah, une louve bourrée de qualités, celle notamment de dire tout ce qu’elle pense, de ne pas avoir de secrets, et de ne jamais négliger son entrainement. Il en est deux qui ne sont pas près de l’oublier !
Une citation, pour prouver que Leah n’est pas la compagne du Marrock pour rien :
« Elle [Leah] aimait de tout son coeur égoïste l’enfoiré insensible et imparfait qu’était son mari et compagnon. »

Kate Daniels, tome 1 : Morsure magique d’Ilona Andrews

édition Milady – 341 pages.

Présentation de l’éditeur :

À Atlanta deux réalités s’opposent : celle de la technologie et celle de la magie.
Pendant une vague magique, les mages sauvages lancent leurs sorts et des monstres apparaissent, les armes à feu refusent de fonctionner et les voitures ne démarrent plus. Puis la vague se retire aussi vite qu’elle est venue en laissant derrière elle toutes sortes de problèmes paranormaux. Nous vivons une époque dangereuse. Mais dans le cas contraire, je serais au chômage. Quand les gens ont des ennuis qui relèvent de l’occulte et que la police ne veut ou ne peut pas régler, on fait appel aux mercenaires de la magie comme moi.
Mais quand un nécromancien anéantit la seule famille qui me reste, je n’attends plus les ordres et je dégaine mon sabre.

Mon avis :

Cela vous est-il déjà arrivé ? Vous commencez un livre et vous avez l’impression d’être perdue, et d’être perdue pendant tout de même un certain temps. En effet, soit il manque des pages à mon édition (ce dont je doute furieusement) soit il faut absolument lire le quatrième de couverture et l’avoir bien en tête avant de débuter la lecture du roman : le livre commence à la mort de l’oncle de Kate, et nous ne saurons rien du contexte magico-technologique, non plus des diverses créatures qui vivent à Atlanta. Nous connaîtrons aussi peu de détails biographiques sur l’oncle de Kate, ce n’est que peu après que nous saurons qu’il est le « Divin », un des chevaliers chargés de protéger la ville et sa population. Nous ne saurons pas non plus (et pourtant, je ne pense pas avoir sauter des pages) comment ont disparu les parents de Kate. Nous saurons simplement que son oncle est divorcé d’Anna, une voyante empathe qui se préoccupe réellement de Kate. Bref, c’est comme se retrouver plongée au milieu d’une intrigue dont on ignore presque tout, si ce n’est que Kate est une mercenaire, et qu’elle pourrait faire partie de l’Ordre des Chevaliers de l’Aide Miséricordieuse, si elle le voulait, si ce n’est qu’elle ne le veut pas – elle a un petit souci avec l’autorité.

Elle a aussi un souci avec la féminité – attention, ne pas être féminine ne lui pose pas de problème, elle sent bien, cependant, que cela en pose à d’autres. Oui, elle est musclée, oui, elle n’a pas de ses courbes que l’on attend, dans la littérature bit-lit, des tueuses et autres chasseuses. Elle choisit d’abord ses vêtements pour leur côté pratique – ou comment être sûre qu’elle pourra combattre correctement avec ce pantalon – quand elle ne les conserve pas pour leur facilité de nettoyage (ses baskets). Bref, elle est une héroïne qui préfère mener ses missions à bien plutôt que séduire – sa vie amoureuse étant d’ailleurs en cours de réanimation, la manière dont elle a traité son aspirant chevalier servant n’est pas la meilleure pour le conquérir, d’autant plus qu’il ne connait pas grand chose à son monde.

Violent, sanglant, salissant – voici comment le définir. Kate n’a pas peur de se salir les mains, et tant pis si on lui envoie des ennemis peu ragoûtants, ou si on lui confie des missions qui nécessitent d’utiliser beaucoup de Javel après. Aussi, quand on s’en prend à son oncle Greg, non seulement elle fera tout (y compris des erreurs) pour trouver le responsable, mais elle reprendra aussi l’enquête qui a causé sa mort. Oui, aux yeux de beaucoup, elle n’est qu’une mercenaire parmi d’autres, qui cherche un peu à se faire connaître, et pourtant, ils devront vite se rendre compte que la situation n’est pas aussi simple que certains le pensaient.

Alors oui, certaines scènes sont sanglantes, pour ne pas dire écoeurantes (cela se voit que je n’avais pas lu de bit-lit depuis longtemps) mais le texte comporte aussi des touches d’humour, comme quand le seigneur des Bêtes apporte gentiment une côte de deux kilos et demi à l’un de ses « hommes » pour qu’il récupère plus aisément de ses blessures (un métamorphe végétarien, ce n’est pas vraiment le moment).

Ce fut une lecture qui m’a sortie de mes habitudes littéraires (et pourtant, j’en ai lu, des romans de bit-lit à une époque pas si lointaine), qui fut loin d’être désagréable après des lectures plus « lourdes », et qui m’a donné envie de découvrir le deuxième tome de la saga, lui aussi dans ma PAL depuis un certain temps.

 

Les Soeurs de la lune, tome 13 : Haunted Moon de Yasmine Galenorn

édition Milady – 384 pages.

Présentation de l’éditeur :

Il y a un nouveau sorcier parmi nous : Bran, le fils de la Mère Corneille et de la licorne noire, et bien malgré moi, je dois lui servir d’intermédiaire avec notre agence outremondienne. Lorsque des cimetières sont pillés et que les esprits sont capturés par une force surnaturelle sinistre, la reine nous envoie sauver une dignitaire fae de haut rang. La piste nous conduit jusqu’au seigneur des fantômes… et dans le royaume des morts.

Mon avis :

Après un tome 11 et un tome 12 longtemps attendus et appréciés, je dois dire que cette lecture-ci est une petite déception. Déjà, Camille n’est pas ma soeur favorite, je crois l’avoir déjà dit, mais là, j’ai plus eu l’impression de lire une aventure d’Anita Blake qu’une aventure des soeurs d’Artigo. Pourquoi ? Parce que le problème qui se pose aux soeurs ne sera vraiment étudié qu’à la moitié du roman, la première partie étant consacrée à l’initiation, au perfectionnement magique de Camille. Cela ne m’a pas vraiment intéressé, non plus que le rôle de ses trois maris – j’ai toujours envie de zapper ces scènes érotiques, très présentes toujours dans les volumes consacrés à Camille.

Heureusement, la partie qui est consacrée à la lutte contre le nouvel adversaire et le cercle de sorciers qui l’aide (volontairement ou non, les recrues ne savent pas vraiment ce qui les attend) est beaucoup plus intéressante à mes yeux. Nous sommes vraiment au coeur de l’action, au coeur du danger aussi : les soeurs, leurs proches, ont déjà payé un tribu assez conséquent pour cette lutte. Et cela ne semble pas devoir s’arrêter de si tôt. Nous nous retrouvons dans un quartier de la ville que nous avons déjà visité, connu pour sa grande concentration de fantômes et de cimetières abandonnés, comme si l’un n’allait pas sans l’autre. Une distinction est d’ailleurs opérée entre les différents types de fantômes – et le personnage d’Ivanka, pourtant pas vraiment proches des soeurs, se retrouve dans leur cercle.

Je n’ai pas vraiment eu l’impression que l’action progressait beaucoup, comme si ce tome était un passage obligé. Heureusement le prochain, dont la parution est annoncé fin janvier, met en scène Delilah – très en retrait dans ce tome, tout comme Menolly.

Les soeurs de la lune – tome 12 : Shadow Rising de Yasmine Galenorn

Présentation de l’éditeur :

Nerissa et moi n’arrivons pas à prendre une décision concernant notre cérémonie d’engagement et nous nous querellons comme un vieux couple. Lorsque mes sœurs et moi nous rendons au pays des elfes pour y rencontrer la reine Asteria, celle-ci nous apprend que l’Ombre Ailée a envoyé Telazhar, un nécromancien maléfique, en Outremonde afin de relancer les grandes guerres. Et dès que nous rentrons chez nous, nous découvrons que Gulakah, le seigneur des fantômes, cherche à prendre le contrôle de toutes les créatures magiques sur Terre. Prises entre deux ennemis et deux batailles, pourvu que nous parvenions à arrêter la catastrophe à temps !

Mon avis :

Ah, là, là, j’ai vraiment besoin de vacances, j’ai mis un temps fou à comprendre qui était en couverture. Oui, Menolly, bien sûr, mais je n’avais pas compris qui était le puma à ses côtés.

Ce tome est tout en action. Déjà, le début est surprenant, puisque nous nous retrouvons en Outremonde : leur père souhaite en effet faire la paix. Avec Camille d’abord, qu’il a renié, et qui espère vraiment que son père reconnaîtra ses erreurs – sinon, pour renouer, c’est très compromis. Avec Menolly aussi, dont il n’a jamais accepté la transformation en vampire – comme si elle avait eu le choix. Outremonde n’est pas une société idéale, loin de là. Le harcèlement sexuel ? Bien présent, et presque pas hors la loi. Le racisme ? L’élitisme ? Si vous aimez, vous avez frappé à la bonne porte. Autant dire que les soeurs ont toujours senti que leur métissage n’était pas bien vu – mais leur permettait aussi d’être libre, de ne pas se marier pour consolider une alliance, d’être homosexuelle sans craindre de ne pas avoir d’héritiers. Et tant pis pour ceux qui n’ont pas eu le courage d’assumer l’amour qu’ils ont éprouvé pour les soeurs d’Artigo.

Tant pis aussi pour l’organisation d’agents secrets qui connaît si mal la Terre qu’ils ont littéralement envoyé au casse-pipe un de leurs agents par méconnaissance du terrain – aux trois soeurs de découvrir ce qu’il est devenu. Elles doivent aussi gérer une force magique inconnue qui pompe l’énergie des sorcières – et Camille, toujours pas complètement remise de ce qu’elle a enduré dans le tome 10, n’a pas vraiment besoin de cela en plus. Du coup, elles doivent faire appel à plus fortes qu’elles, conclure des alliances, même provisoires, et engendrer quelques catastrophes. Prendre des risques aussi : Camille, Delillah et toi…. vous êtes parties au combat plus de fois que je n’ai envie d’y penser. Et vous êtes toujours conscientes que ça pourrait être la dernière fois que vous le faites. Mais vous y allez quand même, parce que vous n’avez pas le choix. Parce que c’est la bonne décision. Parce que vous ne pouvez pas ne pas y aller. 

Et se marier ! Menolly n’est pas vraiment passionnée par les préparatifs, et approuve tout ce que souhaite Nerissa, sans comprendre que celle-ci a besoin de voir sa chère et tendre s’impliquer, ne serait-ce qu’un peu, lui prouver son affection. Il faudra qu’Iris lui mette les points sur les i et les barres sur les t pour que la jeune vampire comprenne.

Un douzième tome mouvementé, qui se clôt sur un peu de sérénité.

 

Les soeurs de la lune – tome 6 de Yasmine Galenorn

Présentation de l’éditeur :

Menolly mène l’enquête. La mort, elle en connaît un rayon puisqu’elle est une vampire. Mais elle n’ira pas jusqu’à conter fleurette aux nécromanciens… Or, l’un d’eux vient d’élire domicile dans les parages. Sans compter qu’une société secrète dévouée à l’Ombre Ailée a invoqué un démon qui veut s’emparer de l’âme de Delilah. Et si tout cela était lié ?

Mon avis :

Je n’avais pas lu cette saga depuis très longtemps, et, ayant acquis les tomes 11 et 12 récemment (voir ma chronique d’hier), je me suis replongée dans ce tome 6, le seul que je n’avais pas lu, puisque je l’avais égaré lors de mon déménagement (si, c’est possible, j’avais tous les autres volumes de 1 à 10).
Je retrouve dans ce tome Menolly, qui n’est pas ma soeur préférée, celle-ci étant Delillah, qui peut se métamorphoser en adorable chaton aux pires moments, et nécessitent quelques aménagements (le bac, la litière…). Menolly n’est pas devenue vampire de son plein gré, c’est le moins que l’on puisse dire, elle en a même subi des actes de torture avant d’être métamorphosée, dont elle porte toujours les traces. La mort de celui qui l’a transformé a certes rompu leur lien, cela ne veut pas dire que Menolly ait totalement surmonté le traumatisme subi.
Seulement, l’heure est grave, et de nouvelles victimes ont été signalées. Qui a pu les tuer ? Ajoutons qu’en faisant du rangement, les soeur découvrent la trace d’une fae qui aurait quitté son fiancé pour retourner sans tambour ni trompette dans l’Autre monde, et qu’une vampire, parfaitement intégrée, a disparu depuis deux jours, cela fait beaucoup dans une même nuit.
L’action ne manque pas dans ce tome, les ennuis non plus, et il ne faut pas demander aux soeurs d’Artigo de fermer les yeux quand des femmes sont menacées – peu importe qu’elles soient humaines, fae ou vampire. Les soeurs ont surtout espoir de vaincre enfin l’Ombre Ailée, même si on sent bien que ce n’est pas encore pour tout de suite.
Une lecture agréable et divertissante, pour peu que l’on aime les vampires et autres créatures nocturnes.
Mention spéciale pour Wilbur et Martin.

Alpha Oméga : l’origine de Patricia Briggs

Présentation de l’éditeur :

Anna est un loup-garou.
Elle découvre un nouveau sens à son existence quand le fils du chef des siens débarque en ville pour réprimer les troubles au sein de la meute de Chicago et qu’il insuffle à Anna un courage qu’elle n’avait encore jamais ressenti

Mon avis :

Ce tome 0 est pour les fans – et pas seulement : l’on découvre comment Anna et Charles se sont rencontrés. Surtout, l’on découvre comment Anna était traitée dans sa toute première meute. Et bien, elle l’était de manière bien pire encore que les louves dans les histoires traditionnelles de loup-garou : comme un paillasson. Non seulement elle n’a pas choisi d’être transformée, elle a encore moins choisi les sévices qu’elle a subies pendant trois ans. Aujourd’hui, c’est le jour où elle a franchi un cap : elle a demandé de l’aide, elle a osé « défier son alpha ». Le second lieutenant de son alpha lui a donné le numéro du chef suprême des loups et celui-ci est bien décidé non pas à aider Anna seulement, mais à mettre de l’ordre dans la meute de Chicago. Il envoie pour cela un de ses fils : Charles.
Charles est l’exécuteur de son père mais il ne tue qu’après un procès équitable. Même si son loup meurt d’envie de zigouiller ceux qui ont brisé Anna, physiquement et moralement, il ne le fera pas avant de les avoir entendu et d’avoir tiré toute l’histoire au clair : Anna n’est qu’une des victimes de cette meute.
Ce pourrait être uniquement glauque, mais l’espoir est là aussi, l’humour également. Charles le solitaire découvre quelqu’un dont il tombe amoureux, ce qui ne lui semblait pas possible – et amusera sans doute beaucoup son frère qui « va le taquiner sans pitié à ce sujet » : Qui aurait pensé qu’il serait attiré par une femme armée d’un rouleau à pâtisserie ?

Octavie d’Urville, tome 2 d’Esther Brassac

Présentation de l’éditeur :

« Parfois, croiser les doigts, c’est utile. Du moins, c’est ce qu’on dit et Octavie applique cette thérapie avec détermination. Seulement, voilà, les ennuis continuent de s’enchaîner. Et pas un ou deux, non ! Des bataillons entiers qui s’approchent en rangs serrés. Oui, parce que sinon, ça serait trop facile. Les Supranaturels londoniens meurent comme des mouches, victimes d’un étrange syndrome. Et comme si ça ne suffisait pas, Arthur de Strangewell, l’archivampire ressuscité par Swann, adopte un comportement aberrant. Difficile à vivre quand on sait qu’il représente le principal espoir contre la menace des extrémistes humains.
Heureusement, tout n’est pas négatif. Octavie s’apprête à fêter son anniversaire. Même avec des mois de retard, c’est une bonne occasion d’oublier le désastre de sa vie. Reste un dernier point noir : James, le charmant et mystérieux rouquin dont elle est amoureuse, va-t-il répondre à son invitation ? »

Mon avis :

Parfois, j’aime un livre, je prends beaucoup de plaisir à le lire, et je ne le chronique pas : c’est ce que j’ai fait avec le tome 1 d’Octavie d’Urville (et avec beaucoup d’autres livres aussi). J’ai donc avec plaisir acheté le tome 2 au salon du livre de Paris, et je l’ai lu avec encore plus de plaisir.
J’aime beaucoup le personnage d’Octavie, cette fée fantôme qui cherche désespérément à prendre un peu de poids. La situation a encore empiré depuis le tome précédent (rien à voir avec son poids, par contre). Elle et ses proches ne disposent que de peu de temps pour tenter de sauver les Supranaturels. Ce n’est pas qu’ils tombent comme des mouches, c’est plutôt qu’ils se battent les uns contre les autres jusqu’à la mort. Comment combattre ses ennemis ? En les forçant à se retourner les uns contre les autres. Pratique et tragique.
Nous découvrons à la fois l’aspect scientifique et l’aspect combatif de l’enquête. Octavie et les siens ne vont pas rester les bras croisés en attendant que la situation se tasse, ou que leurs mystérieux ennemis ne gagnent – ils gagnent déjà beaucoup de terrain. J’ai aussi beaucoup aimé l’humour qui parcourt le récit : Octavie est une jeune fée tout ce qu’il y a de plus normale (avec de légers soucis avec ses pouvoirs, il est vrai): elle a des amis, des parents, un patron, et tout ce qu’ils souhaitent à peu près tous c’est qu’elle reste à l’abri, à l’écart de ce que se trame parce qu’Octavie a le don pour se flanquer toujours dans les situations les plus dangereuses. Enquêter semble être sa passion, sa raison d’être, avec une grande lucidité :
Décidément, cette journée allait concourir pour le prix de la catastrophe de la semaine. Malheureusement, elle n’était pas finie. On risquait pire encore.
J’ai très envie de découvrir la suite et la fin de cette trilogie.