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Alpha & Omega, tome 5 : Dans la gueule du loup de Patricia Briggs

édition Milady – 382 pages

Présentation de l’éditeur :

Ce sont les loups sauvages et blessés. Les loups-garous trop brisés pour vivre en toute sécurité parmi les leurs. Pour leur propre bien, on les exile à la périphérie de la meute du Marrok ; suffisamment près pour obtenir de l’aide, assez loin pour ne blesser personne.
Mais le Marrok est absent quand Charles et Anna reçoivent un appel à l’aide de la part du compagnon fae d’une de ces louves, victime d’une tentative d’enlèvement. Charles et Anna devront utiliser tous leurs talents de guerrier et de diplomate pour retrouver les assaillants et faire face à une magie des plus sombres, surgie d’un passé aussi lointain que difficile…

Mon avis :

Mais que m’arrive-t-il ? J’aime pourtant beaucoup les romans de Patricia Briggs, et là, ma lecture a connu deux faux départs : j’ai commencé à lire le livre, je l’ai reposé, j’ai recommencé la lecture quelques temps plus tard, toujours rien, et ce n’est qu’après un séjour de deux ans dans ma PAL et une série de lecture difficile, que j’ai eu besoin d’une série de lecture facile et que j’ai enfin lu de bout en bout ce roman. J’ai juste eu du mal pendant les 27 premières pages – presque rien.
Le Marrock est absent – mais que fait-il en Afrique avec son fils Samuel ? Certes, l’enlèvement de Mercy a été un choc pour lui, mais tout de même – et Charles dirige la meute tout en gérant les comptes, ou plutôt en les examinant à la loupe. Nous en étions là d’activités assez banales…. Ah, pardon, on me souffle dans l’oreillette que l’entente est tout sauf parfaite entre Leah, l’épouse du Marrock, et Anna, celle de Charles. L’une prépare une pâte à brownie (avec de l’orange, quelle horreur du point de vue de Léah), l’autre des cookies au beurre de cacahuète (recette disponible sur simple demande, je l’ai sur un livre de recette). Il est question aussi de refaire des soirées musicales et… Anna n’a pas vraiment idée à quoi elles ressemblaient, ces fameuses soirées (l’épilogue du roman nous en donnera une idée assez juste). La routine, jusqu’à ce qu’un des sauvageons du Marrock n’appelle – ou plutôt le conjoint d’Hester, une sauvageonne, et appelle parce qu’il a un problème : Hester, louve-garou instable de son état, a été kidnappée. La routine, presque.
Oui, Charles et Anna vont y aller, et vont découvrir une organisation assez inquiétante derrière cet enlèvement. Ils vont découvrir aussi que la menace est toujours là, que tous les sauvageons sont en danger. Les sauvageons, ce sont des loups qui ont des « troubles », qui ne parviennent plus, pour diverses raisons, à vivre dans une meute, mais qui, cependant, parviennent encore à vivre seuls, isolés, sans trop de dangers pour eux ou pour les autres : le Marrock veille, et sait ce qu’il doit faire au cas où l’un de ces loups-garous deviendrait ingérable.
C’est donc après des combats mémorables et douloureux que les membres de la meute doivent avertir et protéger les sauvageons – l’autrice n’oublie jamais que la mort d’un des leurs n’a rien d’anodin. Asil, le Maure, n’a pas oublié la femme qu’il aimait et qui n’est plus. Et l’on ne se remet pas forcément des agressions que l’on a subi : Anna a été maltraitée, torturée, dans la première meute à laquelle elle a appartenu, et même si elle est forte, même si elle est une combattante, il est des traumatismes qui sont restés, surtout quand son passé lui revient en pleine face et que sa charge d’omega l’amène à puiser au fin fond de ses possibilités. Et au fin fond de celles de la meute.
Je terminerai par une mention spéciale pour Leah, une louve bourrée de qualités, celle notamment de dire tout ce qu’elle pense, de ne pas avoir de secrets, et de ne jamais négliger son entrainement. Il en est deux qui ne sont pas près de l’oublier !
Une citation, pour prouver que Leah n’est pas la compagne du Marrock pour rien :
« Elle [Leah] aimait de tout son coeur égoïste l’enfoiré insensible et imparfait qu’était son mari et compagnon. »

Kate Daniels, tome 1 : Morsure magique d’Ilona Andrews

édition Milady – 341 pages.

Présentation de l’éditeur :

À Atlanta deux réalités s’opposent : celle de la technologie et celle de la magie.
Pendant une vague magique, les mages sauvages lancent leurs sorts et des monstres apparaissent, les armes à feu refusent de fonctionner et les voitures ne démarrent plus. Puis la vague se retire aussi vite qu’elle est venue en laissant derrière elle toutes sortes de problèmes paranormaux. Nous vivons une époque dangereuse. Mais dans le cas contraire, je serais au chômage. Quand les gens ont des ennuis qui relèvent de l’occulte et que la police ne veut ou ne peut pas régler, on fait appel aux mercenaires de la magie comme moi.
Mais quand un nécromancien anéantit la seule famille qui me reste, je n’attends plus les ordres et je dégaine mon sabre.

Mon avis :

Cela vous est-il déjà arrivé ? Vous commencez un livre et vous avez l’impression d’être perdue, et d’être perdue pendant tout de même un certain temps. En effet, soit il manque des pages à mon édition (ce dont je doute furieusement) soit il faut absolument lire le quatrième de couverture et l’avoir bien en tête avant de débuter la lecture du roman : le livre commence à la mort de l’oncle de Kate, et nous ne saurons rien du contexte magico-technologique, non plus des diverses créatures qui vivent à Atlanta. Nous connaîtrons aussi peu de détails biographiques sur l’oncle de Kate, ce n’est que peu après que nous saurons qu’il est le « Divin », un des chevaliers chargés de protéger la ville et sa population. Nous ne saurons pas non plus (et pourtant, je ne pense pas avoir sauter des pages) comment ont disparu les parents de Kate. Nous saurons simplement que son oncle est divorcé d’Anna, une voyante empathe qui se préoccupe réellement de Kate. Bref, c’est comme se retrouver plongée au milieu d’une intrigue dont on ignore presque tout, si ce n’est que Kate est une mercenaire, et qu’elle pourrait faire partie de l’Ordre des Chevaliers de l’Aide Miséricordieuse, si elle le voulait, si ce n’est qu’elle ne le veut pas – elle a un petit souci avec l’autorité.

Elle a aussi un souci avec la féminité – attention, ne pas être féminine ne lui pose pas de problème, elle sent bien, cependant, que cela en pose à d’autres. Oui, elle est musclée, oui, elle n’a pas de ses courbes que l’on attend, dans la littérature bit-lit, des tueuses et autres chasseuses. Elle choisit d’abord ses vêtements pour leur côté pratique – ou comment être sûre qu’elle pourra combattre correctement avec ce pantalon – quand elle ne les conserve pas pour leur facilité de nettoyage (ses baskets). Bref, elle est une héroïne qui préfère mener ses missions à bien plutôt que séduire – sa vie amoureuse étant d’ailleurs en cours de réanimation, la manière dont elle a traité son aspirant chevalier servant n’est pas la meilleure pour le conquérir, d’autant plus qu’il ne connait pas grand chose à son monde.

Violent, sanglant, salissant – voici comment le définir. Kate n’a pas peur de se salir les mains, et tant pis si on lui envoie des ennemis peu ragoûtants, ou si on lui confie des missions qui nécessitent d’utiliser beaucoup de Javel après. Aussi, quand on s’en prend à son oncle Greg, non seulement elle fera tout (y compris des erreurs) pour trouver le responsable, mais elle reprendra aussi l’enquête qui a causé sa mort. Oui, aux yeux de beaucoup, elle n’est qu’une mercenaire parmi d’autres, qui cherche un peu à se faire connaître, et pourtant, ils devront vite se rendre compte que la situation n’est pas aussi simple que certains le pensaient.

Alors oui, certaines scènes sont sanglantes, pour ne pas dire écoeurantes (cela se voit que je n’avais pas lu de bit-lit depuis longtemps) mais le texte comporte aussi des touches d’humour, comme quand le seigneur des Bêtes apporte gentiment une côte de deux kilos et demi à l’un de ses « hommes » pour qu’il récupère plus aisément de ses blessures (un métamorphe végétarien, ce n’est pas vraiment le moment).

Ce fut une lecture qui m’a sortie de mes habitudes littéraires (et pourtant, j’en ai lu, des romans de bit-lit à une époque pas si lointaine), qui fut loin d’être désagréable après des lectures plus « lourdes », et qui m’a donné envie de découvrir le deuxième tome de la saga, lui aussi dans ma PAL depuis un certain temps.

 

Les Soeurs de la lune, tome 13 : Haunted Moon de Yasmine Galenorn

édition Milady – 384 pages.

Présentation de l’éditeur :

Il y a un nouveau sorcier parmi nous : Bran, le fils de la Mère Corneille et de la licorne noire, et bien malgré moi, je dois lui servir d’intermédiaire avec notre agence outremondienne. Lorsque des cimetières sont pillés et que les esprits sont capturés par une force surnaturelle sinistre, la reine nous envoie sauver une dignitaire fae de haut rang. La piste nous conduit jusqu’au seigneur des fantômes… et dans le royaume des morts.

Mon avis :

Après un tome 11 et un tome 12 longtemps attendus et appréciés, je dois dire que cette lecture-ci est une petite déception. Déjà, Camille n’est pas ma soeur favorite, je crois l’avoir déjà dit, mais là, j’ai plus eu l’impression de lire une aventure d’Anita Blake qu’une aventure des soeurs d’Artigo. Pourquoi ? Parce que le problème qui se pose aux soeurs ne sera vraiment étudié qu’à la moitié du roman, la première partie étant consacrée à l’initiation, au perfectionnement magique de Camille. Cela ne m’a pas vraiment intéressé, non plus que le rôle de ses trois maris – j’ai toujours envie de zapper ces scènes érotiques, très présentes toujours dans les volumes consacrés à Camille.

Heureusement, la partie qui est consacrée à la lutte contre le nouvel adversaire et le cercle de sorciers qui l’aide (volontairement ou non, les recrues ne savent pas vraiment ce qui les attend) est beaucoup plus intéressante à mes yeux. Nous sommes vraiment au coeur de l’action, au coeur du danger aussi : les soeurs, leurs proches, ont déjà payé un tribu assez conséquent pour cette lutte. Et cela ne semble pas devoir s’arrêter de si tôt. Nous nous retrouvons dans un quartier de la ville que nous avons déjà visité, connu pour sa grande concentration de fantômes et de cimetières abandonnés, comme si l’un n’allait pas sans l’autre. Une distinction est d’ailleurs opérée entre les différents types de fantômes – et le personnage d’Ivanka, pourtant pas vraiment proches des soeurs, se retrouve dans leur cercle.

Je n’ai pas vraiment eu l’impression que l’action progressait beaucoup, comme si ce tome était un passage obligé. Heureusement le prochain, dont la parution est annoncé fin janvier, met en scène Delilah – très en retrait dans ce tome, tout comme Menolly.

Les soeurs de la lune – tome 12 : Shadow Rising de Yasmine Galenorn

Présentation de l’éditeur :

Nerissa et moi n’arrivons pas à prendre une décision concernant notre cérémonie d’engagement et nous nous querellons comme un vieux couple. Lorsque mes sœurs et moi nous rendons au pays des elfes pour y rencontrer la reine Asteria, celle-ci nous apprend que l’Ombre Ailée a envoyé Telazhar, un nécromancien maléfique, en Outremonde afin de relancer les grandes guerres. Et dès que nous rentrons chez nous, nous découvrons que Gulakah, le seigneur des fantômes, cherche à prendre le contrôle de toutes les créatures magiques sur Terre. Prises entre deux ennemis et deux batailles, pourvu que nous parvenions à arrêter la catastrophe à temps !

Mon avis :

Ah, là, là, j’ai vraiment besoin de vacances, j’ai mis un temps fou à comprendre qui était en couverture. Oui, Menolly, bien sûr, mais je n’avais pas compris qui était le puma à ses côtés.

Ce tome est tout en action. Déjà, le début est surprenant, puisque nous nous retrouvons en Outremonde : leur père souhaite en effet faire la paix. Avec Camille d’abord, qu’il a renié, et qui espère vraiment que son père reconnaîtra ses erreurs – sinon, pour renouer, c’est très compromis. Avec Menolly aussi, dont il n’a jamais accepté la transformation en vampire – comme si elle avait eu le choix. Outremonde n’est pas une société idéale, loin de là. Le harcèlement sexuel ? Bien présent, et presque pas hors la loi. Le racisme ? L’élitisme ? Si vous aimez, vous avez frappé à la bonne porte. Autant dire que les soeurs ont toujours senti que leur métissage n’était pas bien vu – mais leur permettait aussi d’être libre, de ne pas se marier pour consolider une alliance, d’être homosexuelle sans craindre de ne pas avoir d’héritiers. Et tant pis pour ceux qui n’ont pas eu le courage d’assumer l’amour qu’ils ont éprouvé pour les soeurs d’Artigo.

Tant pis aussi pour l’organisation d’agents secrets qui connaît si mal la Terre qu’ils ont littéralement envoyé au casse-pipe un de leurs agents par méconnaissance du terrain – aux trois soeurs de découvrir ce qu’il est devenu. Elles doivent aussi gérer une force magique inconnue qui pompe l’énergie des sorcières – et Camille, toujours pas complètement remise de ce qu’elle a enduré dans le tome 10, n’a pas vraiment besoin de cela en plus. Du coup, elles doivent faire appel à plus fortes qu’elles, conclure des alliances, même provisoires, et engendrer quelques catastrophes. Prendre des risques aussi : Camille, Delillah et toi…. vous êtes parties au combat plus de fois que je n’ai envie d’y penser. Et vous êtes toujours conscientes que ça pourrait être la dernière fois que vous le faites. Mais vous y allez quand même, parce que vous n’avez pas le choix. Parce que c’est la bonne décision. Parce que vous ne pouvez pas ne pas y aller. 

Et se marier ! Menolly n’est pas vraiment passionnée par les préparatifs, et approuve tout ce que souhaite Nerissa, sans comprendre que celle-ci a besoin de voir sa chère et tendre s’impliquer, ne serait-ce qu’un peu, lui prouver son affection. Il faudra qu’Iris lui mette les points sur les i et les barres sur les t pour que la jeune vampire comprenne.

Un douzième tome mouvementé, qui se clôt sur un peu de sérénité.

 

Les soeurs de la lune – tome 6 de Yasmine Galenorn

Présentation de l’éditeur :

Menolly mène l’enquête. La mort, elle en connaît un rayon puisqu’elle est une vampire. Mais elle n’ira pas jusqu’à conter fleurette aux nécromanciens… Or, l’un d’eux vient d’élire domicile dans les parages. Sans compter qu’une société secrète dévouée à l’Ombre Ailée a invoqué un démon qui veut s’emparer de l’âme de Delilah. Et si tout cela était lié ?

Mon avis :

Je n’avais pas lu cette saga depuis très longtemps, et, ayant acquis les tomes 11 et 12 récemment (voir ma chronique d’hier), je me suis replongée dans ce tome 6, le seul que je n’avais pas lu, puisque je l’avais égaré lors de mon déménagement (si, c’est possible, j’avais tous les autres volumes de 1 à 10).
Je retrouve dans ce tome Menolly, qui n’est pas ma soeur préférée, celle-ci étant Delillah, qui peut se métamorphoser en adorable chaton aux pires moments, et nécessitent quelques aménagements (le bac, la litière…). Menolly n’est pas devenue vampire de son plein gré, c’est le moins que l’on puisse dire, elle en a même subi des actes de torture avant d’être métamorphosée, dont elle porte toujours les traces. La mort de celui qui l’a transformé a certes rompu leur lien, cela ne veut pas dire que Menolly ait totalement surmonté le traumatisme subi.
Seulement, l’heure est grave, et de nouvelles victimes ont été signalées. Qui a pu les tuer ? Ajoutons qu’en faisant du rangement, les soeur découvrent la trace d’une fae qui aurait quitté son fiancé pour retourner sans tambour ni trompette dans l’Autre monde, et qu’une vampire, parfaitement intégrée, a disparu depuis deux jours, cela fait beaucoup dans une même nuit.
L’action ne manque pas dans ce tome, les ennuis non plus, et il ne faut pas demander aux soeurs d’Artigo de fermer les yeux quand des femmes sont menacées – peu importe qu’elles soient humaines, fae ou vampire. Les soeurs ont surtout espoir de vaincre enfin l’Ombre Ailée, même si on sent bien que ce n’est pas encore pour tout de suite.
Une lecture agréable et divertissante, pour peu que l’on aime les vampires et autres créatures nocturnes.
Mention spéciale pour Wilbur et Martin.

Alpha Oméga : l’origine de Patricia Briggs

Présentation de l’éditeur :

Anna est un loup-garou.
Elle découvre un nouveau sens à son existence quand le fils du chef des siens débarque en ville pour réprimer les troubles au sein de la meute de Chicago et qu’il insuffle à Anna un courage qu’elle n’avait encore jamais ressenti

Mon avis :

Ce tome 0 est pour les fans – et pas seulement : l’on découvre comment Anna et Charles se sont rencontrés. Surtout, l’on découvre comment Anna était traitée dans sa toute première meute. Et bien, elle l’était de manière bien pire encore que les louves dans les histoires traditionnelles de loup-garou : comme un paillasson. Non seulement elle n’a pas choisi d’être transformée, elle a encore moins choisi les sévices qu’elle a subies pendant trois ans. Aujourd’hui, c’est le jour où elle a franchi un cap : elle a demandé de l’aide, elle a osé « défier son alpha ». Le second lieutenant de son alpha lui a donné le numéro du chef suprême des loups et celui-ci est bien décidé non pas à aider Anna seulement, mais à mettre de l’ordre dans la meute de Chicago. Il envoie pour cela un de ses fils : Charles.
Charles est l’exécuteur de son père mais il ne tue qu’après un procès équitable. Même si son loup meurt d’envie de zigouiller ceux qui ont brisé Anna, physiquement et moralement, il ne le fera pas avant de les avoir entendu et d’avoir tiré toute l’histoire au clair : Anna n’est qu’une des victimes de cette meute.
Ce pourrait être uniquement glauque, mais l’espoir est là aussi, l’humour également. Charles le solitaire découvre quelqu’un dont il tombe amoureux, ce qui ne lui semblait pas possible – et amusera sans doute beaucoup son frère qui « va le taquiner sans pitié à ce sujet » : Qui aurait pensé qu’il serait attiré par une femme armée d’un rouleau à pâtisserie ?

Octavie d’Urville, tome 2 d’Esther Brassac

Présentation de l’éditeur :

« Parfois, croiser les doigts, c’est utile. Du moins, c’est ce qu’on dit et Octavie applique cette thérapie avec détermination. Seulement, voilà, les ennuis continuent de s’enchaîner. Et pas un ou deux, non ! Des bataillons entiers qui s’approchent en rangs serrés. Oui, parce que sinon, ça serait trop facile. Les Supranaturels londoniens meurent comme des mouches, victimes d’un étrange syndrome. Et comme si ça ne suffisait pas, Arthur de Strangewell, l’archivampire ressuscité par Swann, adopte un comportement aberrant. Difficile à vivre quand on sait qu’il représente le principal espoir contre la menace des extrémistes humains.
Heureusement, tout n’est pas négatif. Octavie s’apprête à fêter son anniversaire. Même avec des mois de retard, c’est une bonne occasion d’oublier le désastre de sa vie. Reste un dernier point noir : James, le charmant et mystérieux rouquin dont elle est amoureuse, va-t-il répondre à son invitation ? »

Mon avis :

Parfois, j’aime un livre, je prends beaucoup de plaisir à le lire, et je ne le chronique pas : c’est ce que j’ai fait avec le tome 1 d’Octavie d’Urville (et avec beaucoup d’autres livres aussi). J’ai donc avec plaisir acheté le tome 2 au salon du livre de Paris, et je l’ai lu avec encore plus de plaisir.
J’aime beaucoup le personnage d’Octavie, cette fée fantôme qui cherche désespérément à prendre un peu de poids. La situation a encore empiré depuis le tome précédent (rien à voir avec son poids, par contre). Elle et ses proches ne disposent que de peu de temps pour tenter de sauver les Supranaturels. Ce n’est pas qu’ils tombent comme des mouches, c’est plutôt qu’ils se battent les uns contre les autres jusqu’à la mort. Comment combattre ses ennemis ? En les forçant à se retourner les uns contre les autres. Pratique et tragique.
Nous découvrons à la fois l’aspect scientifique et l’aspect combatif de l’enquête. Octavie et les siens ne vont pas rester les bras croisés en attendant que la situation se tasse, ou que leurs mystérieux ennemis ne gagnent – ils gagnent déjà beaucoup de terrain. J’ai aussi beaucoup aimé l’humour qui parcourt le récit : Octavie est une jeune fée tout ce qu’il y a de plus normale (avec de légers soucis avec ses pouvoirs, il est vrai): elle a des amis, des parents, un patron, et tout ce qu’ils souhaitent à peu près tous c’est qu’elle reste à l’abri, à l’écart de ce que se trame parce qu’Octavie a le don pour se flanquer toujours dans les situations les plus dangereuses. Enquêter semble être sa passion, sa raison d’être, avec une grande lucidité :
Décidément, cette journée allait concourir pour le prix de la catastrophe de la semaine. Malheureusement, elle n’était pas finie. On risquait pire encore.
J’ai très envie de découvrir la suite et la fin de cette trilogie.

Journal d’un vampire tome 3 de Lisa Jane Smith

Présentation de l’éditeur : 

Revenue à la vie, Elena n’est plus une simple humaine. Dans ses veines coule désormais une force qui la rend irrésistible aux yeux de tout être malveillant. Pour protéger celle qu’il aime, Stefan le sait, il leur faut fuir Fell’s Church : une créature maléfique y provoque d’étranges phénomènes… Damon, le frère de Stefan, traqueur maintenant traqué, ne tarde pas à en découvrir la source : Shinichi. Esprit diabolique et polymorphe, ce kitsune des légendes japonaises est venu avec sa jumelle Misao dans l’unique but de détruire la ville.

Mon avis :

Je ne vais pas à nouveau vous expliquer à quel point mon avis ne plaira pas aux fans de la série. Je l’avais déjà dit pour le tome 2, mais là, pour le 3, écrit bien des années après, c’est pire.
Ce tome 3 est totalement indigeste. Elena est devenue… En fait, elle est devenue tellement de choses que je ne sais plus très bien qui elle est. Je ne crois pas d’ailleurs qu’elle-même le sache très bien. Par contre, elle est d’une incroyable naïveté, comme presque toutes les jeunes filles américaines qui se respectent, même si elles fréquentent activement des vampires et autres créatures un peu bizarres. Meredith et Bonnie sont toujours ses meilleures amies, elles sont simplement devenues un peu plus fades. Caroline reste antipathique et hors du temps. D’autres personnages viennent s’ajouter et restent pourtant secondaires à mes yeux. C’est un peu comme si l’on avait ajouté de nouveaux ingrédients à un ensemble déjà disparate.
Ce n’est pas que les nouvelles thématiques ne soient pas intéressantes, non, c’est simplement que la forêt envoûtée, les kitsune ne sont pas assez développés/exploités à mon goût.
Un livre pour les fans – et pour eux seulement.

Danse macabre de Laurel K Hamilton

Ce livre est le tome 14 des aventures d’Anita Blake, tueuse de vampire.

Il existe 144 épisodes de Buffy contre les vampires : aucun ne sera aussi décevant que la lecture de quelques pages de ce livre.

Mon avis :

Il sera relativement bref : il ne se passe rien dans ce tome. Ah, si, pardon : Anita multiplie les relations sexuelles avec des partenaires multiples. Une intrigue ? Où ça ? Ah, si : Anita craint d’être enceinte. Avouez que cela changerait beaucoup de choses à la saga si c’était le cas. Après tout, Piper, sorcière de Charmed, a bien eu des rejetons, alors….
Je suis contente d’être allée au bout de ce livre, même s’il m’a fallu vraiment beaucoup de temps pour en venir à bout (commencé en juillet, fini à temps pour le challenge Halloween) ne retenant pas vraiment les noms des nouveaux prétendants d’Anita.  Ils sont beaucoup trop nombreux, et leur relation, ou leur absence de relation, ou leur relation en demi-teinte sont vraiment trop rasoirs pour que je me donne la peine de les retenir. Puis, nous trouvons toujours Jean-Claude – je me demande toujours comment l’auteur a pu trouver ce nom – et Richard, sans oublier Asher, Micah et Nathaniel. Ah, si : il manque Edward, le tueur, mon personnage préféré, un des rares personnages masculins à ne pas avoir de relations avec Anita, à ne même pas désirer en avoir. La bonne nouvelle, c’est qu’il réapparaît dans le tome 15. La mauvaise, c’est qu’il n’est pas dans celui-ci.
Je lirai sans doute le tome 15 – pour retrouver Edward.

Felicity Atcock, tome 4 : les anges sont sans merci.

Présentation de l’éditeur : 

Des fées sorties de nulle part sont responsables du plus grand drame de ma vie. Elles m ont mise K.O., ça, c est certain, mais il ne sera pas dit que je me suis laissé marcher sur les pieds. Car s il y a bien un truc qu il ne faut jamais faire sous peine de représailles, c est voler à une femme ce qu elle a de plus cher. Alors c est vrai que je n ai pas vraiment le profil de la grande méchante, mais je suis quand même prête à leur botter l arrière-train, même si pour ça je dois d abord faire face à ce que je redoutais le plus : la trahison.

Mon avis :

– Bonjour, je m’appelle Felicity.
(en choeur) – Bonjour Felicity
– J’ai quelques problèmes.
(en choeur):ooooooooooooooooooh !
– Mon père est un démon, le père de mon fils est un ange, un entre-deux ne me laisse pas indifférent et j’aime bien aussi un changelin. Cela reste très raisonnable face à Anita Blake qui a des histoires d’amour et d’oreiller bien plus corsées. Mais là, surtout, surtout, mon fils a été enlevé, et j’ai bien l’intention de le retrouver et de le sauver même si une certaine personne (suivez mon regard vers le géniteur de mon fils) n’a pas l’intention de se bouger pour m’aider à le récupérer sous prétexte que tout est écrit !

Felicity est maman, depuis la fin du tome 3 et son fils a été enlevé par les fées. Certes, on ne doit pas contrarier le destin (j’ai choisi de le nommer ainsi), mais la pilule est dure à avaler pour Felicity, elle l’est aussi pour Terrence, l’angélique papa d’Adam. Nous aurons des péripéties, des retournements de situation, quelques visites dans des endroits fort peu recommandables ; des chèvres sauvées in extremis, Felicity,qui, grâce aux pouvoirs des anges, verra son état post accouchement en stand by parce qu’elle est déjà bouleversée par la disparition de son fils, alors si en plus ses capacités psychiques et physiques sont amoindries, elle aura encore plus de mal à le sauver. Puis, elle a trouvé des personnes pour l’aider, alors elle en profite et tant pis pour Terrence ! Tant mieux pour Stan.
Comme à chaque tome, nous avons un coup de théâtre. Que ne ferait-on pas pour retrouver son âme soeur ?