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Alpha Oméga : l’origine de Patricia Briggs

Présentation de l’éditeur :

Anna est un loup-garou.
Elle découvre un nouveau sens à son existence quand le fils du chef des siens débarque en ville pour réprimer les troubles au sein de la meute de Chicago et qu’il insuffle à Anna un courage qu’elle n’avait encore jamais ressenti

Mon avis :

Ce tome 0 est pour les fans – et pas seulement : l’on découvre comment Anna et Charles se sont rencontrés. Surtout, l’on découvre comment Anna était traitée dans sa toute première meute. Et bien, elle l’était de manière bien pire encore que les louves dans les histoires traditionnelles de loup-garou : comme un paillasson. Non seulement elle n’a pas choisi d’être transformée, elle a encore moins choisi les sévices qu’elle a subies pendant trois ans. Aujourd’hui, c’est le jour où elle a franchi un cap : elle a demandé de l’aide, elle a osé « défier son alpha ». Le second lieutenant de son alpha lui a donné le numéro du chef suprême des loups et celui-ci est bien décidé non pas à aider Anna seulement, mais à mettre de l’ordre dans la meute de Chicago. Il envoie pour cela un de ses fils : Charles.
Charles est l’exécuteur de son père mais il ne tue qu’après un procès équitable. Même si son loup meurt d’envie de zigouiller ceux qui ont brisé Anna, physiquement et moralement, il ne le fera pas avant de les avoir entendu et d’avoir tiré toute l’histoire au clair : Anna n’est qu’une des victimes de cette meute.
Ce pourrait être uniquement glauque, mais l’espoir est là aussi, l’humour également. Charles le solitaire découvre quelqu’un dont il tombe amoureux, ce qui ne lui semblait pas possible – et amusera sans doute beaucoup son frère qui « va le taquiner sans pitié à ce sujet » : Qui aurait pensé qu’il serait attiré par une femme armée d’un rouleau à pâtisserie ?

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Octavie d’Urville, tome 2 d’Esther Brassac

Présentation de l’éditeur :

« Parfois, croiser les doigts, c’est utile. Du moins, c’est ce qu’on dit et Octavie applique cette thérapie avec détermination. Seulement, voilà, les ennuis continuent de s’enchaîner. Et pas un ou deux, non ! Des bataillons entiers qui s’approchent en rangs serrés. Oui, parce que sinon, ça serait trop facile. Les Supranaturels londoniens meurent comme des mouches, victimes d’un étrange syndrome. Et comme si ça ne suffisait pas, Arthur de Strangewell, l’archivampire ressuscité par Swann, adopte un comportement aberrant. Difficile à vivre quand on sait qu’il représente le principal espoir contre la menace des extrémistes humains.
Heureusement, tout n’est pas négatif. Octavie s’apprête à fêter son anniversaire. Même avec des mois de retard, c’est une bonne occasion d’oublier le désastre de sa vie. Reste un dernier point noir : James, le charmant et mystérieux rouquin dont elle est amoureuse, va-t-il répondre à son invitation ? »

Mon avis :

Parfois, j’aime un livre, je prends beaucoup de plaisir à le lire, et je ne le chronique pas : c’est ce que j’ai fait avec le tome 1 d’Octavie d’Urville (et avec beaucoup d’autres livres aussi). J’ai donc avec plaisir acheté le tome 2 au salon du livre de Paris, et je l’ai lu avec encore plus de plaisir.
J’aime beaucoup le personnage d’Octavie, cette fée fantôme qui cherche désespérément à prendre un peu de poids. La situation a encore empiré depuis le tome précédent (rien à voir avec son poids, par contre). Elle et ses proches ne disposent que de peu de temps pour tenter de sauver les Supranaturels. Ce n’est pas qu’ils tombent comme des mouches, c’est plutôt qu’ils se battent les uns contre les autres jusqu’à la mort. Comment combattre ses ennemis ? En les forçant à se retourner les uns contre les autres. Pratique et tragique.
Nous découvrons à la fois l’aspect scientifique et l’aspect combatif de l’enquête. Octavie et les siens ne vont pas rester les bras croisés en attendant que la situation se tasse, ou que leurs mystérieux ennemis ne gagnent – ils gagnent déjà beaucoup de terrain. J’ai aussi beaucoup aimé l’humour qui parcourt le récit : Octavie est une jeune fée tout ce qu’il y a de plus normale (avec de légers soucis avec ses pouvoirs, il est vrai): elle a des amis, des parents, un patron, et tout ce qu’ils souhaitent à peu près tous c’est qu’elle reste à l’abri, à l’écart de ce que se trame parce qu’Octavie a le don pour se flanquer toujours dans les situations les plus dangereuses. Enquêter semble être sa passion, sa raison d’être, avec une grande lucidité :
Décidément, cette journée allait concourir pour le prix de la catastrophe de la semaine. Malheureusement, elle n’était pas finie. On risquait pire encore.
J’ai très envie de découvrir la suite et la fin de cette trilogie.

Journal d’un vampire tome 3 de Lisa Jane Smith

Présentation de l’éditeur : 

Revenue à la vie, Elena n’est plus une simple humaine. Dans ses veines coule désormais une force qui la rend irrésistible aux yeux de tout être malveillant. Pour protéger celle qu’il aime, Stefan le sait, il leur faut fuir Fell’s Church : une créature maléfique y provoque d’étranges phénomènes… Damon, le frère de Stefan, traqueur maintenant traqué, ne tarde pas à en découvrir la source : Shinichi. Esprit diabolique et polymorphe, ce kitsune des légendes japonaises est venu avec sa jumelle Misao dans l’unique but de détruire la ville.

Mon avis :

Je ne vais pas à nouveau vous expliquer à quel point mon avis ne plaira pas aux fans de la série. Je l’avais déjà dit pour le tome 2, mais là, pour le 3, écrit bien des années après, c’est pire.
Ce tome 3 est totalement indigeste. Elena est devenue… En fait, elle est devenue tellement de choses que je ne sais plus très bien qui elle est. Je ne crois pas d’ailleurs qu’elle-même le sache très bien. Par contre, elle est d’une incroyable naïveté, comme presque toutes les jeunes filles américaines qui se respectent, même si elles fréquentent activement des vampires et autres créatures un peu bizarres. Meredith et Bonnie sont toujours ses meilleures amies, elles sont simplement devenues un peu plus fades. Caroline reste antipathique et hors du temps. D’autres personnages viennent s’ajouter et restent pourtant secondaires à mes yeux. C’est un peu comme si l’on avait ajouté de nouveaux ingrédients à un ensemble déjà disparate.
Ce n’est pas que les nouvelles thématiques ne soient pas intéressantes, non, c’est simplement que la forêt envoûtée, les kitsune ne sont pas assez développés/exploités à mon goût.
Un livre pour les fans – et pour eux seulement.

Danse macabre de Laurel K Hamilton

Ce livre est le tome 14 des aventures d’Anita Blake, tueuse de vampire.

Il existe 144 épisodes de Buffy contre les vampires : aucun ne sera aussi décevant que la lecture de quelques pages de ce livre.

Mon avis :

Il sera relativement bref : il ne se passe rien dans ce tome. Ah, si, pardon : Anita multiplie les relations sexuelles avec des partenaires multiples. Une intrigue ? Où ça ? Ah, si : Anita craint d’être enceinte. Avouez que cela changerait beaucoup de choses à la saga si c’était le cas. Après tout, Piper, sorcière de Charmed, a bien eu des rejetons, alors….
Je suis contente d’être allée au bout de ce livre, même s’il m’a fallu vraiment beaucoup de temps pour en venir à bout (commencé en juillet, fini à temps pour le challenge Halloween) ne retenant pas vraiment les noms des nouveaux prétendants d’Anita.  Ils sont beaucoup trop nombreux, et leur relation, ou leur absence de relation, ou leur relation en demi-teinte sont vraiment trop rasoirs pour que je me donne la peine de les retenir. Puis, nous trouvons toujours Jean-Claude – je me demande toujours comment l’auteur a pu trouver ce nom – et Richard, sans oublier Asher, Micah et Nathaniel. Ah, si : il manque Edward, le tueur, mon personnage préféré, un des rares personnages masculins à ne pas avoir de relations avec Anita, à ne même pas désirer en avoir. La bonne nouvelle, c’est qu’il réapparaît dans le tome 15. La mauvaise, c’est qu’il n’est pas dans celui-ci.
Je lirai sans doute le tome 15 – pour retrouver Edward.

Felicity Atcock, tome 4 : les anges sont sans merci.

Présentation de l’éditeur : 

Des fées sorties de nulle part sont responsables du plus grand drame de ma vie. Elles m ont mise K.O., ça, c est certain, mais il ne sera pas dit que je me suis laissé marcher sur les pieds. Car s il y a bien un truc qu il ne faut jamais faire sous peine de représailles, c est voler à une femme ce qu elle a de plus cher. Alors c est vrai que je n ai pas vraiment le profil de la grande méchante, mais je suis quand même prête à leur botter l arrière-train, même si pour ça je dois d abord faire face à ce que je redoutais le plus : la trahison.

Mon avis :

– Bonjour, je m’appelle Felicity.
(en choeur) – Bonjour Felicity
– J’ai quelques problèmes.
(en choeur):ooooooooooooooooooh !
– Mon père est un démon, le père de mon fils est un ange, un entre-deux ne me laisse pas indifférent et j’aime bien aussi un changelin. Cela reste très raisonnable face à Anita Blake qui a des histoires d’amour et d’oreiller bien plus corsées. Mais là, surtout, surtout, mon fils a été enlevé, et j’ai bien l’intention de le retrouver et de le sauver même si une certaine personne (suivez mon regard vers le géniteur de mon fils) n’a pas l’intention de se bouger pour m’aider à le récupérer sous prétexte que tout est écrit !

Felicity est maman, depuis la fin du tome 3 et son fils a été enlevé par les fées. Certes, on ne doit pas contrarier le destin (j’ai choisi de le nommer ainsi), mais la pilule est dure à avaler pour Felicity, elle l’est aussi pour Terrence, l’angélique papa d’Adam. Nous aurons des péripéties, des retournements de situation, quelques visites dans des endroits fort peu recommandables ; des chèvres sauvées in extremis, Felicity,qui, grâce aux pouvoirs des anges, verra son état post accouchement en stand by parce qu’elle est déjà bouleversée par la disparition de son fils, alors si en plus ses capacités psychiques et physiques sont amoindries, elle aura encore plus de mal à le sauver. Puis, elle a trouvé des personnes pour l’aider, alors elle en profite et tant pis pour Terrence ! Tant mieux pour Stan.
Comme à chaque tome, nous avons un coup de théâtre. Que ne ferait-on pas pour retrouver son âme soeur ?

Journal d’un vampire, tome 2 de L.J. Smith

Présentation de l’éditeur :

Elena s’est métamorphosée en une créature de la nuit sanguinaire et incontrôlable. Tiraillée entre les frères vampires, plus que jamais ennemis, elle doit aussi affronter un terrifiant adversaire, dont la menace se fait chaque jour plus vive. Tapi dans l’ombre, celui-ci n’attend qu’une chose: déchaîner contre Elena sa furie bestiale… et la vider de son sang ! Stefan et Damon n’ont pas le choix. Ils vont devoir s’allier pour empêcher que la femme qu’ils aiment leur soit de nouveau arrachée. Et il va falloir agir vite! Car la force maléfique prépare un spectacle apocalyptique où, c’est sûr, personne ne sera épargné…

Mon avis : 

Si vous êtes fan de la série de romans (et non de la série tout court), merci de passer votre chemin, mon avis ne va pas vous plaire du tout. Par contre, si vous aimez les avis très subjectifs, vous êtes au bon endroit.

Déjà, un regrêt : lors de la première édition, les livres étaient scindés en deux tomes distincts, ce qui les rendraient bien plus faciles à chroniquer, tant le coup de théâtre qui surgit au beau milieu du tome modifie l’intrigue.

Certes, nous avons déjà un coup de théâtre au début du livre, à croire que cette saga ne fonctionne qu’ainsi : Elena est revenue du royaume des morts, elle est une vampire et elle en pince pour Damon. Note : elle a raison. Même si Stefan, après la « mort » de sa bien-aimée, a lâché prise et s’est livré à ses pires pulsions. Chassez le naturel vampirique, il revient au galop.

A côté du binôme vampirique masculine, nous avons un binôme humain féminin, Meredith et Bonnie. La première fait irrésistiblement penser, par sa capacité à ne faillir en aucune circonstance, à une autre Meredith – à croire que si l’on feuilletait un dictionnaire des prénoms américains, on trouverait cette qualité dans leur portrait. Bonnie, en dépit de ses dons surnaturelles, est plutôt la copine à laquelle on peut s’identifier. Avoir un esprit qui communique par son truchement n’est pas vraiment sa tasse de thé, non plus que d’affronter des forces obscures. Maintenant, il faut bien que quelqu’un s’y colle, et les habitants de cette ville semblent bien démunis, même s’ils ont fait appel à un spécialiste. Je peux bien vous le nommer, il s’agit d’Alaric. Il s’y connaît en vampire, lui qui a hébergé Damon – cela s’appelle avoir du flair – et logera Elena quatre jours à l’insu de son plein gré. Autant dire qu’il n’est pas le plus doué le moment venu et que l’issue viendra … d’une personne à laquelle on ne s’attendait pas. Ce qu’une femme a défait, une autre peut le renouer – maxime à méditer pendant la seconde partie du livre.

Ici, c’est clairement Bonnie qui a la vedette, elle qui tient à son tour un journal depuis la fin de la première partie. Les forces obscures n’ont pas dit leur dernier mot, et les agressions reprennent, avec des habitants toujours prompts à oublier les faits surnaturels survenus auparavant. Bonnie devra se servir du journal d’une des fondatrices de la ville pour affronter une nouvelle créature obscure. Enfin, quand je dis « nouvelle », elle était déjà là depuis le premier tome, il fallait simplement qu’elle soit révélée. Est-ce une surprise ? Pas vraiment. Il est rare de voir un personnage complètement antipathique basculer du côté lumineux de la force.

Quant au dénouement, il est sympathique. Pas vraiment le qualificatif qui rime avec vampire. Le bien et la morale triomphent presque entièrement. Trop chou, vous dis-je. Journal d’un vampire, tome 2 – ou le roman vampirique garanti peu sanglant.

L’étreinte des flammes de Patricia Briggs

Présentation de l’éditeur :

La tension entre les faes et les humains est à son comble. Lorsque la meute est amenée à affronter un troll déchaîné, la présence d’Aiden, enfant humain enlevé il y a des siècles par les faes, pourrait bien être la seule chose susceptible d’empêcher la guerre qui s’annonce.
Prêts à le protéger coûte que coûte, Mercy, Adam et la meute devront défier le Marrok, les humains et les faes. Mais qui les protégera de celui qui a reçu l’étreinte des flammes ?

Mon avis : 

Lire les aventures de Mercy Thompson est pour moi un divertissement. Elle est une de mes héroïnes de littérature de l’imaginaire préférée, tout simplement parce qu’elle est tout à fait capable de se débrouiller seule, sans attendre que quelqu’un la tire d’un mauvais pas ou lui cuisine des brownies. Oui, Mercy est une jeune femme polyvalente, aussi à l’aise dans son garage que dans une cuisine. Elle est heureuse avec Adam, le chef de la meute, et l’auteur, pour nous prouver leur bonheur, ne ressent pas le besoin de nous faire partager pendant des centaines de pages leurs ébats amoureux (oui, c’est une spéciale dédicace à Anita Blake).

Tout va bien ou presque, tout est presque calme – mais si les choses l’étaient, il n’y aurait pas de tome 9. Mercy est appelée en urgence parce qu’un troll fait des siennes – elle a déjà eu bien des créatures à affronter, mais un troll, c’est de l’inédit. Et je ne parle même pas du choc visuel induit par la laideur de la bestiole, proportionnelle à sa nuisance. La meute est de la partie, bien entendu, ainsi qu’un nouveau venu (voir le tome précédent) qui brûlait d’envie d’en découdre.

L’enjeu de cette bataille ? Le véritable, entendons-nous. Un enfant.  Pas n’importe quel enfant, non , un enfant enlevé par les faes (voir toutes les légendes à ce sujet) et qui a réussi à s’échapper vivant du monde féérique. Un enfant que ce monde veut récupérer, bien entendu, et que les faes à la surface n’ont pas vraiment envie de voir vivre très longtemps. A qui a-t-il demandé protection ? Et qui se chargera de le protéger ? Mercy, et Adam avec elle, Adam qui va mettre quelques points sur les i, et quelques barres sur les t, non que Mercy ne soit capable de se débrouiller seule voir plus haut), mais parce qu’Adam en assez de voir certains membres de la meute se permettre de contester Mercy. Là aussi, ça va chauffer – et les pompiers connaîtront bientôt par coeur l’adresse de la meute.

Certains personnages que j’aimais bien sont un peu en retrait dans ce tome – ils n’ont pas disparu pour autant. Ce sont les faes qui tiennent le haut du pavé, et les conséquences de décisions prises dans les tomes précédents. Prises et presque regrettées pour certains qui n’avaient pas pensé à toutes les répercussions possibles. Même si les faes sont des créatures très anciennes – et ce n’est pas le mentor de Mercy qui dira le contraire – l’entente ne règne pas entre eux, si ce n’est pour convoiter plus de pouvoir et assouvir ses instincts. les dégâts ? On verra plus tard, il y aura bien quelqu’un pour balayer, nettoyer, voire laisser en l’état, ce n’est pas bien grave.

Si certains sont en retrait (et toujours fidèles au poste pour Mercy), un autre couple pour le moins atypique fait son apparition. Le reverrons-nous ? Pourquoi pas ! il est toujours amusant, même pour elle, de découvrir Mercy en conseiller conjugal.

Un tome qui plaira aux fans et poursuit les lignes narratives de la série.