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La gardienne des portes d’Ilona Andrews

Présentation de l’éditeur :

Je suis une Aubergiste. En ce lieu, je suis le chef suprême, et en tant qu’hôte, vous tombez sous ma protection.

En apparence, Dina Demille est une jeune femme tout à fait normale. Elle dirige un charmant bed-and-breakfast de style victorien dans une petite ville du Texas, est l’heureuse propriétaire d’un Shih Tzu nommé Beast, et s’avère être la voisine parfaite. Mais Dina est… différente. Son balai est une arme létale ; son auberge est magique et pense par elle-même, conçue pour être un havre de paix transitoire pour des voyageurs d’autres mondes. Dans ces circonstances, normale n’est peut-être pas le terme adéquat pour qualifier Dina. Surtout maintenant qu’une créature terrifiante s’est mise à chasser dans le quartier une fois la nuit tombée…

Merci aux éditions MxM BookMark et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Quand j’ai découvert qu’Ilona Andrews avait fait paraître un nouveau livre, j’ai tout de suite eu très envie de le lire, parce que ses romans m’apportent beaucoup de détente, un vrai plaisir de lecture avec une parfaite maîtrise des codes de la bit-lit. Pourtant, tout ne commençait pas bien dans ce volume : un chien est retrouvé mort, un chow-chow totalement inoffensif qui faisait le bonheur de son maitre. Qui a bien pu s’acharner sur cette pauvre bête ? Dina Demille a une idée sur la question. Elle est aubergiste, elle possède un Shih Tzu répondant totalement aux standards de la race et apprécie le calme de cette petite ville du Texas. Sauf que…. L’auberge qu’elle tient est tout sauf ordinaire. Elle est en fait un refuge magique pour des voyageurs en transit – ou un lieu de résidence permanent pour une pensionnaire assez originale. Dina sait donc beaucoup de choses, elle sait non pas utiliser internet pour cela, mais de bons vieux livres que personne ne penserait à fouiller, la police étant dans l’air du temps et ne pouvant pas penser qu’un livre dissimule quoi que ce soit. Dina sait également quand une personne « magique » approche de la maison – ou quand quelqu’un qui n’y est pas invité approche, tout simplement. Aussi, se demande-t-elle bien pourquoi le loup garou « local » ne s’inquiète pas qu’une créature magique et terrifiante ne sévisse sur « son » territoire. Ce n’est pas si simple que cela !

N’oubliez pas tout ce que vous savez sur les loups-garous et les vampires. Laissez-vous plutôt porter par une variation sur ce thème archi-connu, y compris celui du trio amoureux qui peut s’ensuivre. En général (et ce n’est pas moi qui le dis) c’est le vampire qui emporte le coeur de la belle. (Oui, j’ai revu Twilight il n’y a pas longtemps). Mais Dina n’est pas Bella, elle sait se défendre, elle sait également ce qu’elle doit faire pour que son auberge tourne, pour qu’elle soit bien notée, non que Dina souhaite faire carrière dans l’hôtellerie magique, elle souhaite plus que tout savoir ce qu’il est advenu de ses parents, elle souhaite que son frère termine enfin sa quête, elle souhaite que tout soit à peu près calme autour d’elle. Vaste programme.

Une nouvelle série hautement recommandable.

 

Bane Seed, tome 5 : pour qui sonne le crépuscule de Fanny André

MxmBookmark – 237 pages

Présentation de l’éditeur :

Entre Bane, la Banshee attachiante et Dorian, l’Incube insolent, c’est une histoire d’amour… épique !
Dorian, un mot qui résume plutôt bien le sujet des montagnes émotionnelles par lesquelles passe cette pauvre Bane. Alors qu’elle se résout finalement à reconnaître qu’il n’est pas qu’un emmerdeur fini, il se pourrait bien que l’Incube passe l’arme à gauche suite à une attaque. Mais le plus fou, c’est que Dorian et elle… forment un couple. Voilà, elle l’a dit. Foutue pour foutue, autant être franche. Et si elle a enfin accepté sa relation, ce n’est pas le crépuscule qui va maintenant les mettre en péril, hors de question !
Bien sûr, comme si elle n’avait pas assez à gérer, elle doit aussi enquêter sur des méfaits commis à travers toute la Bretagne. Mais avec son acolyte préféré hors service, cela risque de lui donner encore plus de fil à retordre que d’habitude.

Mon avis :

Il faut sauver le soldat Dorian ! Oui, la phrase est facile, et depuis la sortie du film de Steven Spielberg, c’est fou le nombre de fois que la formule a pu être réutilisée. Et pourtant, après le coup de théâtre de la fin du tome 4, Dorian est plus qu’en danger, il vit son Crépuscule, ce qui, pour les Incubes et autres créatures, est bien pire que la mort puisqu’il ne faut même pas espérer une vie « après ». Bane, qui s’est enfin décidée à admettre les sentiments qu’elle a pour lui et à les lui avouer, n’a pas l’intention de rester sans rien faire, se serait vraiment très mal la connaître, et en quatre tomes, nous avons appris à la connaître !

Son travail la rattrape, pas tant celui de Banshee (encore que…) mais celui qu’elle exerce au sein du Conseil. Dorian est mourant, oui, mais il n’est pas le seul à voir sa vie en danger, et il n’est pas question là non plus de rester sans rien faire, même si c’est difficile de contrecarrer les plans de personnes qui ne pensent qu’à torturer, tuer et démembrer, pas forcément dans cet ordre. Le seul point positif, si j’ose dire, est la bonne volonté de la victime, qui a tout sauf envie de devenir une victime et souhaite plus que tout vivre sa vie du mieux qu’elle le peut.

Heureusement, Morgane et Korena sont là. Morgane, on aurait un peu tendance à l’oublier, a été une grande enchanteresse avant que Merlin ne s’en mêle. Et quand elle est dans un état à peu près normal, elle reste une bonne enchanteresse, méticuleuse et organisée.

Les rebondissements ne manquent pas, jusqu’au dénouement, à nouveau.

Que nous réserve le sixième et dernier tome ? A lire, bientôt.

Bane Seed, tome 3 : Voyage au bout du Sidh de Fanny André

édition MxmBookmark – 143 pages
Présentation de l’éditeur :
Avide de vengeance, Caoimhe a laissé une traînée de cadavres derrière elle avant de prendre la fuite. Bane, qui était chargée de superviser sa formation, pourrait s’en laver les mains (comme ses supérieures), sauf que ce n’est pas vraiment son genre ! Aidée de Morgane et Merlin, qui se révèlent étrangement efficaces quand ils arrêtent de s’écharper, Bane part à la recherche de la jeune Banshee. Et même si cela dépasse largement le cadre de leur partenariat pour le Conseil, Dorian répond aussi à l’appel pour la seconder dans sa nouvelle enquête. Commence alors pour nos deux héros une traque qui les fera voyager à travers le Sidh. Entre rencontres inattendues, combats magiques, complots et autres secrets, Bane et Dorian auront fort à faire et iront de surprise en surprise ! La plus grande d’entre elles sera peut-être l’évolution de leur relation… mais sont-ils prêts à y faire face ?
Mon avis ;
Jamais de repos, telle pourrait être la devise de Bane Seed – et encore, il ne s’agit que de ses missions pour le Conseil, pas de son travail officiel, celui de Pourfendeuse. Ne parlons même pas de son travail de formatrice, parce qu’alors là, c’est la Bérézina. Oui, prendre soin d’un bébé Banshee récalcitrant, quelqu’un qui a accepté cette mission sans savoir réellement dans quoi elle s’engageait n’augure rien de bon. La preuve en est que Caoimhe, souhaitant se venger, venger les siennes (oui, ils s’agit de femmes, donc autant accorder au féminin), a laissé derrière elle quelques cadavres. A Bane de se dépatouiller de ce problème, puisque ses supérieures ne sont pas très réactives – spoiler, à un moment, il faudra bien qu’elles le soient.
Ce troisième tome marque, en quelque sorte, la fin d’un cycle, et nécessitera un peu de ménage dans les hautes sphères – si, si. Il n’est pas facile de voir les problèmes en face. Les régler demande beaucoup d’énergie. Bane n’est pas du genre à s’économiser, Dorian non plus, et leur duo est des plus réactifs.
Que deviendront-ils dans le tome 4 ?

Bane Seed, tome 2 : Un crime, un châtiment par Fanny André Bane Seed, tome 2 : Un crime, un châtiment

édition MxM Bookmark – 186 pages

Présentation de l’éditeur :

Bane Seed et son coéquipier Dorian Murray ont réussi, laborieusement, à éviter une guerre entre les peuples fae ! Mais leurs hiérarchies respectives ne sont pas encore prêtes à passer l’éponge sur leurs erreurs passées, si bien que leur duo est toujours d’actualité. Bane aurait pourtant bien voulu s’offrir un peu de bon temps en faisant une virée casino et en voyant Lorid, son sex-friend. Malheureusement, sa supérieure en a décidé autrement. La voilà donc propulsée formatrice d’une Banshee débutante qui n’a rien de docile ! Et quand leur amie Korena la Korrigane est portée disparue, Dorian réclame son aide pour la retrouver. Déjà accaparée par son rôle de prof, Bane risque d’avoir du mal à tout gérer…

Mon avis :

A peine remise de sa dernière mission, Bane s’en voit confier une autre. Logique. Seulement, cette mission-là, elle n’avait pas vraiment envie qu’elle survienne à ce moment-là – tout le monde a besoin d’une pause, même les Banshees. Bane se voit en effet confier la mission de former une toute jeune Banshee. C’est l’occasion, pour nous lecteurs, de découvrir les différentes fonctions que peuvent exercer ces femmes. C’est l’occasion de voir aussi qu’aucune ne convient vraiment à la tout jeune Banshee, sauf peut-être la fonction de pourfendeuse – et encore. Seulement… on ne devient pas pourfendeuse comme cela, il faut des années, pour ne pas dire des siècles pour parvenir à ce niveau, et l’on ne peut pas châtier n’importe qui, n’importe comment, même si l’on en meurt d’envie – suivez mon regard, Bane l’a fait, et aujourd’hui, elle doit se coltiner une apprentie et un Incube.

Comme si cela ne suffisait pas à son énervement, Bane découvre que Korena la Korrigane a disparu. Bon, elle a fait quelques bétises dans le premier tome, mais elle a aidé les deux agents à les réparer. Il est hors de question de la laisser dans la mouise ! Bane et Dorian ne s’attendaient pas vraiment à ce qui allait survenir – moralité, toujours assurer ses arrières quand on accuse faussement quelqu’un (voir tome 1).

Un second tome sympathique et divertissant – billet tapé sous la haute surveillance de Saphir puis d’Onyx.

Bane Seed, tome 1 : guerre ou paix ? de Fanny André

Présentation de l’éditeur :

Bane Seed est une Banshee aguerrie, pourfendeuse d’hommes infidèles, violeurs et meurtriers. Elle adore son job et le pratique avec zèle. Un peu trop, peut-être. Suite à une erreur commise, elle écope d’une mise à l’épreuve et se retrouve affectée au Conseil, une organisation chargée du maintien de l’ordre parmi les peuples faes. Non seulement elle doit régler un conflit entre deux clans du Petit Peuple, mais comble de malchance, on lui adjoint l’Incube Dorian Murray pour coéquipier. Non mais : un Incube ! Autrement dit, tout ce qu’elle déteste. Entre eux les étincelles fusent ? au sens littéral ! ? et quand leur mission s’avère bien plus compliquée que ce qu’ils envisageaient, on frôle le carnage !
Guerre ou paix ? Tout repose sur ce duo détonant

Mon avis :

Voici le premier tome d’une série dont, à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai déjà lu les quatre premiers tomes, et commencé le cinquième. Oui, ce premier tome m’a beaucoup fait rire, m’a détendue, et parfois, c’est uniquement ce que l’on demande à un livre. J’ai découvert cette série grâce à Alexielle

Et pourtant, Bane n’a pas forcément de quoi rire. Elle est une banshee, une pourfendeuse même. Son rôle ? Châtier des hommes qui ont fait souffrir des femmes, et elle prend son rôle très à coeur. Trop, dira sa hiérarchie : elle a pris sur elle de châtier un homme que sa hiérarchie tenait pour innocent. Bilan : la voilà condamner à travailler pour le Conseil. Le pire ? Non seulement elle devra empêcher une guerre entre deux clans, rien que cela, mais il faudra en plus qu’elle travaille avec un Incube. D’entrée de jeu, elle ne peut pas le supporter, alors travailler avec ! Il va bien falloir pourtant – elle ne va pas laisser les deux clans s’entre-déchirer

J’ai aimé que le rythme de l’action soit soutenu. J’ai aimé l’humour qui parsème ses pages. J’ai aimé la manière dont certains personnages légendaires apparaissent dans le récit.

Alors tout va pour le mieux à la fin du récit ? Jusqu’au prochain tome !

 

Kate Daniels, tome 4 : Blessure magique d’Ilona Andrews

Présentation de l’éditeur :

Kate Daniels va avoir du boulot pour rétablir l’ordre au sein des communautés surnaturelles. Un étrange personnage vêtu d’une cape s’amuse à répandre une espèce de peste magique et virulente qui rend les Changeformes fous. Alors que ce personnage, surnommé le Mary d’Acier, sème la panique un peu partout en ville, Kate découvre que celui qui se cache derrière tout ça a un lien avec sa propre famille…

Mon avis :

Kate Daniels… Une série dont Milady avait arrêté la traduction/parution et qu’une autre maison d’édition a reprise. Je lis, pour ma part, les « vieux » tomes Milady, achetés à l’époque (en 2012-2013) et je continuerai sûrement la série, petit à petit, avec la nouvelle maison d’édition.

C’est simplement le bordel dans la communauté surnaturel, parce qu’un étrange personnage sème une maladie particulièrement virulente et qu’il est plus que difficile de la circonscrire : n’importe qui peut être touché, même les plus forts, même ceux qui se sentent protégés. C’est aussi le bordel dans la vie privée de Kate : la situation était prometteuse avec Curran à la fin du tome précédent, elle est ici désastreuse. Je ne vous en parlerai d’ailleurs presque pas, tant les péripéties de leurs aventures amoureuses semblent tout droit sorties d’une comédie romantique – n’étaient les enjeux liés à leurs relations.

Kate se trouve tout d’abord tiraillée entre sa loyauté envers l’agence qui l’emploie et celle qui la lie à la meute ou, plus largement, aux personnes à qui elle tient. Choisir sera pour elle bien plus facile que pour d’autres membres de l’agence – parce qu’elle voit au-delà de l’agence ? parce qu’elle a compris que certains membres sont en désaccord profond avec ses convictions ? Sans doute. Elle n’est pas la seule qui aura quelques déceptions dans ce volume.

En dépit des scènes sanglantes, des batailles, et de membre de la famille de Kate pas très recommandables, j’ai passé un très bon moment en sa compagnie.

Kate Daniels, tome 3 d’Ilona Andrews

Présentation de l’éditeur :

La magie frappe et Atlanta menace de s’écrouler : c’est un boulot pour Kate Daniels. Engagée par l’Ordre des Chevaliers de l’Aide Miséricordieuse, Kate a tant de problèmes paranormaux à régler ces derniers temps qu’elle ne sait plus où donner de la tête. Pourtant lorsque Derek, son ami loup-garou, est retrouvé presque mort, elle est confrontée à son défi le plus crucial : trouver l’auteur du crime et déjouer un sombre complot qui implique la communauté des Changeformes… Voilà qui n’arrange pas son planning.

Mon avis :

Oui, j’ai eu envie, dans cette période de l’année que j’apprécie entre toute (Halloween !!!!!!) de me plonger dans le tome 3 de cette série, parce qu’une lecture « légère » fait toujours du bien. Légère, oui, mais pas que, parce qu’elle pose tout de même de sérieuses questions, au détour d’une intrigue de bit-lit, et parce que l’héroïne ne se jette pas d’entrée de jeu dans les bras de Curran, seigneur des bêtes de son état. Elle a une mission dans la vie, et elle entend bien la mener à bien – même si la mener à bien entraîne sa mort, elle ne serait pas la première à se sacrifier.

Quand je parlais de sérieuses questions, je pose d’abord celle-ci : êtes-vous réellement prêts à tenir une promesse quand vous en faites une ? Kate, oui, même si elle se mord les doigts après, parce que si elle ne s’était pas engagée à … je ne vous dirai pas quoi, Derek n’aurait pas été retrouvé aux portes de la mort et de la folie. Est-ce à dire qu’il ne faut pas respecter ses promesses ? Non. Si la situation avait été « normale », tout aurait été bien. Derek n’a pas mesuré dans quoi il mettait les pieds, et Kate n’a pas eu la possibilité de prévenir ce qui allait se passer.

Deuxième sérieuse question : jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour vous sortir d’une situation inextricable ? Kate est prête à se sacrifier, cela, vous l’aurez compris, sans rien demander à personne. Derek aussi est capable de le faire. Mais les autres ? Il en est qui savent très bien se servir d’autrui, ouvrir grand les yeux en matière de violence, tant que cela sert leurs intérêts. Ne cherchez pas, beaucoup de personnages de ce roman sont ainsi. Je ne parle même pas de ceux qui veulent une race « pure », et souhaitent la disparition de tous les métis de tous bords, et pour le coup, de tout poils. Quelques questions dans un roman de bit-lit, pour moi, c’est toujours cela de pris.

Bien sûr, le roman contient tous les ingrédients du genre, et parfois, notamment lors de scènes de combats dans l’arène bien…. je me suis un peu ennuyée, parce que ce sont des scènes convenues, attendues, dont le dénouement ne m’inquiétait pas trop. Cependant, il est de vrais morceaux de bravoure, en dehors de ceux-ci. Je pense aux scènes finales, par exemple. Ce ne sont pas les seules. Je pense à l’humour aussi, pas omniprésent, mais suffisamment là pour permettre de respirer un peu.

Bref, une lecture agréable et aventureuse – c’est déjà ça !

 

Sarah Deraly, tome 2 : Accro de Michelle Rowen

Présentation de l’éditeur :

Je m’appelle Sarah Dearly et j’ai de gros problèmes.
Le mois dernier, j ai été transformée en vampire.
Et il se pourrait bien que je sois à l origine d une guerre entre les paisibles buveurs de sang et une bande de chasseurs sociopathes qui m a surnommée la Tueuse des Tueurs. J’en ai assez ! J’en peux plus.
Il y a un moment où une vampire doit prendre sa vie en main pour obtenir ce qu’elle veut.
Et dès que j’aurai trouvé, c’est exactement ce que je ferai…

Mon avis :

Sarah a de gros problèmes, et je ne parle pas seulement du fait qu’elle ne peut plus rien manger depuis qu’elle a été transformée en vampire. Elle et Thierry ont eu beau passer des moments merveilleux au Mexique, rien n’est acquis entre eux. Ce n’est pas la faute de Sarah, qui est sûre d’elle, non, Thierry, du haut de son expérience de vampire de presque six cents ans, sait à quel point il n’est pas facile de vivre avec lui, pour des raisons qui seront partiellement explicitées dans ce second tome. De plus, il semblerait que des chasseurs de vampire aient décidé de tuer Sarah – de façon fortement définitive, cette fois-ci. Elle ne devra sa survie qu’au loup-garou qu’elle héberge chez elle (pour l’instant, il semble coincé sous sa forme de loup) et qui, ressentant un besoin pressant, a demandé à prendre l’air, juste avant que l’appartement n’explose – ce qui aurait tué tout le monde, loup comme vampire.
Bit-lit ? Oui et non. Pour moi, ce roman se rapproche plus du genre de la romance, avec quelques clichés – pour ne pas dire une belle brouette de clichés, pour peu que l’on ne soit pas très généreux avec Sarah. Elle aime Thierry, il l’aime, il paie même des gardes du corps pour la protéger, il l’aime tant qu’il veut même partir, s’éloigner pour qu’il ne représente plus un danger pour elle. C’est beau, non ? Non. Prendre la fuite et croisez les doigts pour qu’il n’arrive rien à la femme que l’on aime, c’est moyen. Surtout que c’est Sarah, entre deux soucis personnels et professionnels, qui devra :
– démêler quelques-uns des problèmes qui se posent à eux ;
– sauver la vie de Thierry.
Moralité : on peut avoir plus de six cents ans et être abominablement naïf. Sarah l’est, elle a une excuse, elle est une vampire débutante ! On lui a fait porter des vêtements trop grands pour elle. Etre une vampire, c’est déjà être une cible, alors être une tueuse de tueurs de vampires, n’en parlons même pas. Puis, à force de fuir – cela ne lui arrive pas souvent, mais cela lui arrive tout de même – Thierry en a oublié que, par moment, il fallait aussi régler les comptes avec le passé – avec son passé. Et ne pas mentir, ne pas se mentir. C’est un vaste sujet, un vaste cliché que celui de l’homme « chevaleresque », et il serait bon de le déboulonner une fois pour toute, et de montrer la part de lâcheté qu’elle contient.
Sarah a de l’humour, heureusement, et cela apporte un peu d’originalité à cette intrigue. Sont introduits aussi deux nouveaux personnages, que l’on retrouvera sans doute dans la suite, que je n’ai pas très envie de lire. Oui, la saga Sarah Dearly est distrayante, j’ai sorti de ma PAL les deux titres que je possédais et qui y dormaient depuis neuf ans, je n’irai pas plus loin.

Mordue de Michelle Rowen

édition Milady – 446 pages

Présentation de l’éditeur :

Chère maman,
Je risque d’être un peu en retard pour le mariage de ma cousine Missy. La semaine a été rude. Il se trouve que mon rendez-vous de l’enfer s’est avéré être littéralement de l’enfer. Le mec m’a mordu. La seule chose dont je me souviens, c’est d’avoir été poursuivie à travers toute la ville par des tueurs de vampires. Et je t’ai pas dit. J’ai été virée aussi…
Le bon côté, c’est que j’ai rencontré un mec. Thierry de Bennicoeur. Cool comme nom, n’est ce pas ? Enfin passons. Il est sexy, il a 600 ans et un chouillat suicidaire mais personne n’est parfait, hein ? Et on a un deal, il va me montrer les ficelles du monde des vampires et je suis supposée l’aider à en finir avec son existence. Ou alors je vais lui démontrer que la vie vaut le coup d’être vécue; pas une mince affaire avec les immortels, je te raconte même pas. J’admets que c’est une relation compliquée. Mais avec un peu de chance, j’aurai quelqu’un pour m’accompagner à ce mariage finalement..

Mon avis :

Vous savez depuis combien de temps ce livre se trouvait dans ma PAL ? Depuis février 2012 ! L’année 2012 fut une année particulière pour ma famille et nombre de livres que j’ai acquis avant le 22 octobre 2012 se sont retrouvés passés à la trappe, surtout s’ils n’appartenaient pas au genre du polar.

Ai-je bien fait d’attendre si longtemps pour le lire ? Je dirai surtout qu’il se lit vite, mais alors vraiment très vite. Je dirai que l’écriture n’a aucune aspérité, ne représente aucune difficulté, que rien n’est fait pour que l’on s’attarde sur un point ou un autre de l’intrigue. C’est dommage : certains faits auraient mérité d’être davantage creusés, peut-être n’était-ce pas le but pour une lecture détente.

En cause ? Le fait que nous suivions toujours le point de vue de Sarah Dearly, qui se retrouve métamorphosée par accident en vampire, alors que sa seule connaissance du sujet est le fait qu’elle ait regardé Buffy contre les vampires. J’ai parfois eu l’impression que le roman cherchait d’ailleurs à se démarquer de la série, montrant que les vampires étaient de gentilles personnes, en général, et que les chasseurs étaient des « vilains » qui tuaient les « gentils » sans penser aux conséquences, et sans être inquiétés non plus par les autorités – peut-être parce que le secret de l’existence des vampires est bien gardé. Les vampires ont changé, qu’on se le dise !

Cela n’empêche pas Sarah, et d’autres, d’être poursuivie par les fameux tueurs de vampires, qui ne sont pas si faciles que cela à détecter. Elle a la chance d’être, pour l’instant, sous la protection de Thierry de Bennicoeur, vampire âgé de six cents ans. Il a cependant un gros défaut, qui aurait pu être davantage exploité : il en a marre de la vie, il veut en finir, et ce n’est pas facile quand on est un aussi vieux vampire. Aussi demande-t-il l’aide de Sarah, la toute jeune vampire. Il fallait y penser ! Il y pense, mais pas aussi fréquemment que cela dans le premier volume (la série en comporte cinq).

Alors oui, il y a des combats (un peu), il y a de l’humour, cependant, j’ai trouvé certains personnages un peu naïfs, pas assez sur leur garde, et si cela me paraît logique pour Sarah, qui vient d’être transformée, cela ne devrait pas être le cas pour tout le monde. Ce roman de vampires est aussi une romance : c’est fou le nombre de couples qui se sont formés au cours de ce volume !

Le volume 2 est dans ma PAL (depuis presque aussi longtemps), je vais enchaîner avec sa lecture. Ces deux livres ont été lus dans le cadre de la lecture commune du forum Partage-Lecture.

Elvira Time, tome 2 : Jail Time par Mathieu Guibé

Présentation de l’éditeur :

Pour certains, le lycée, c’est l’enfer. Pour moi, la situation s’est pourtant considérablement améliorée depuis que Ludwig, le savant fou prépubère, m’invente des armes sur mesure pour embrocher du vampire pendant que Belinda, sous les traits de ma prétendue avocate, me permet de toucher la prime de mes exécutions, avant ma majorité. Mais bien entendu, il a fallu que les politiques s’en mêlent : je n’ai certainement pas besoin d’une réorientation gouvernementale quant à l’intégration des Tolérés. Ma bienveillante croisade anti-raclures multicentenaires dans les couloirs du bahut va être bien plus hard, s’il m’est dorénavant interdit d’exploser un ou deux de ces petits vampires à collier. Dénuée de la fibre patriotique, née pour zoner du mauvais côté de la légalité, d’aucuns disent que je suis à deux doigts de verser dans le crime, ce qui se traduit maintenant par verser du sang de Toléré. Il faut bien l’admettre, ces gens sont loin d’avoir tort.

Mon avis :

Voici le second tome des aventures d’Elvira Time, accompagné de Jericho, son meilleur ami, fantôme depuis un peu plus d’un an et le dénouement nous permettra d’en savoir un peu plus sur lui et sur ce qui a causé sa mort. Je spoile ? Il reste encore deux tomes ! Parfois, je me dis qu’Elvira a eu beau reprendre le flambeau tenu précédemment par son père, elle a beau être une tueuse de vampires aguerrie, elle manque singulièrement de sens de l’observation. Oui, je sais, c’est plus facile à lire qu’à vivre.

J’aime beaucoup Elvira mais je crois que j’apprécie encore plus Belinda, prototype même de la lycéenne un peu gourde, juste un peu, qui a une forte tendance à tomber amoureuse des bad boy, en l’occurrence, des bad vampires (j’allais écrire « vlad », cela revient quasiment au même) et qui est une excellente comédienne. Je me demande d’ailleurs quelle carrière elle pourra embrasser plus tard. Elle fait toujours de son mieux pour aider Elvira, même si celle-ci … reste Elvira.

Le roman commence fort, et plus forte encore est la révélation qui suivra : oui, le gouvernement veut intégrer les tolérés, et quoi de mieux que de leur offrir un poste au lycée. Elvira n’apprécie pas, et elle mettra tout en oeuvre pour le montrer. Problème : il en est d’autres qui mettront tout en oeuvre pour la neutraliser.

Je ne vous dirai pas « il est des pages difficiles à lire », sauf si vous êtes allergiques au sang et aux débris vampiriques. Je vous dirai que Jail Time revisite les thèmes du procès (vive un système judiciaire pas du tout corrompu) et du séjour en prison, sans pour autant que cela soit le centre du roman – même si Elvira risque gros. Mais peut-être risquer plus que sa vie, ce qu’elle fait déjà ?

A suivre….