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Article futile : une péripétie de série télévisée qui m’agace.

Si vous avez lu le titre, vous comprendrez bien que ce billet est tout sauf de la plus haute importance. Pourtant, après une nuit quasi blanche et une journée à somnoler (j’ai tout de même lu un roman), j’ai eu envie de parler d’un sujet futile, à savoir cette péripétie si souvent utilisée dans les série qui consiste à faire revenir d’entre les morts un personnage qui est censé être mort, qui a même parfois été enterré de manière solennelle et qui au détour d’un épisode réapparaît en meilleur santé que moi. Ce phénomène me semble si fréquent qu’à chaque fois qu’un personnage passe de vie à trépas, je me demande s’il ne va pas réapparaître.

Le cas le plus célèbre, pour ne pas dire le tout premier du genre, est sans doute « Bobby » de Dallas pour lesquels les scénaristes ont vraiment dû se torturer le cerveau pour justifier sa réapparition.

Tout récemment, c’est Michael Scofield qui est revenu – et la série avec lui.

Pourquoi ce phénomène ?

On peut penser, dans un premier temps, qu’il s’agit de raisons financières – acteurs en cours de renégociation de contrat. Dans un second temps, il s’agit aussi de mesurer aussi l’attachement des fans à un personnage. Ne comptez pas sur moi pour écrire à PBLV pour demander un quelconque retour, trop de personnages sont décédés dans cette série, à se demander si des comptes sont tenus du taux de mortalité de la région télévisuelle ! Je cite cette série parce que, eux aussi, par le passé, ont fait revenir un personnage – mais alors, pourquoi le faire partir ? Ah, parce que l’acteur souhaitait « retrouver sa liberté créatrice ». Zigouiller son personnage, ou le moyen de lui ôter toute possibilité de retour, s’il ne trouve pas mieux ailleurs.

Je soupçonne aussi, dans un troisième temps, la panne d’inspiration des scénaristes : que faire d’un personnage qui ne convient plus ? On ne supprime ! Ah, zut, j’en ai besoin plus tard. On ne ranime !

J’appelle ce phénomène céder à la facilité scénaristique, et faire plaisir, aussi, aux spectateurs qui aiment beaucoup les intrigues pré-digérées.

Je fais cependant une exception, parce que la saison 1 de cette série est basée sur le fait que tous ou presque pensent un des personnages décédés : Hatufim, série israélienne dont la diffusion fut pour moi un choc, dans le bon sens du terme.

 

Les séries policières

Je profite de ce mois du polar pour parler des séries policières qui envahissent nos écrans télévisées. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il est difficile de trouver une série non policière, mais presque.  Quel que soit le jour de la semaine, il est possible, j’en suis presque sûre, d’en trouver une à regarder. D’ailleurs, pendant que je mets la dernière touche à cet article, je  regarde un épisode de Maigret avec Bruno Cremer. Et si certaines séries sont excellentes, d’autres sont désolantes. Voici le genre de phrase ou de situation que je ne supporte plus de voir ou d’entendre.

« J’ai besoin d’être seul(e). » Réplique valable pour n’importe quelle série ou téléfilm, quand le scénariste ne sait plus comment terminer la scène.
« J’ai l’intuition qu’il/elle n’est pas coupable. » A se demander ce que l’enquêteur a appris à l’école de police. Ou comment il a eu son concours. Suivre son intuition, et ne conserver que les preuves qui la confirment, n’est-ce pas le début d’une erreur judiciaire ? Petite précision : cette phrase est très souvent prononcée par une femme.
– L’enquêteur a de gros problèmes familiaux, qui occupe une bonne partie de l’épisode. C’est très méchant, mais je m’en fous un peu.
L’enquêteur n’a pas de problèmes familiaux, mais sa vie de famille occupe une bonne partie de l’épisode. Il faut bien meubler la vacuité du scénario.
La fliquette fait une fausse couche/accomplit un acte héroïque qui provoque la fausse couche. Oui, c’est en contradiction avec ce que j’écris plus haut, mais cela simplifie la vie des scénaristes.
– L’enquêteur a une tumeur au cerveau, en fin de saison, et l’on ne sait s’il survivra. Il serait intéressant de confronter les statistiques et la réalité.
Le présumé coupable/le suspect principal est abattu par la police/se suicide. Du coup, d’un simple point de vue judiciaire, l’affaire risque de ne jamais être résolue, puisque sans procès, le suspect ne sera jamais, aux yeux de la loi française, un coupable. Je vous laisse compter, si vous en avez la patience, le nombre de séries françaises qui ont recours à ce dénouement.
Et vous, qu’est-ce qui vous agace dans les séries policières ?

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Monk

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Le mois américain touche à sa fin, et, bien qu’ayant le choix entre plusieurs lectures, j’ai préféré terminer sur une note optimiste, à savoir présenter une série télévisée bien connue (du moins je le pense) : Monk.

Huit saison, 125 épisodes, c’est le temps qu’il aura fallu à Adrien Monk pour se débarrasser de quelques-unes de ses phobies (parmi les 300 et quelques qu’il possède) et surtout, mener à bien de très nombreuses enquêtes. La plus connue, celle qui sert de file rouge à ces huit saisons, est celle sur la mort de son épouse bien-aimée, Trudy, la seule qui avait réussi à apaiser ses troubles obsessionnels compulsifs de cet ancien policier de San Francisco.

Monk ne serait pas Monk sans les personnages qui l’entourent. Je pense notamment à ses deux infirmières, Sharona, d’baord, pendant trois saisons, et Nathalie, pendant les cinq dernières saisons. Sharona est à cet égard emblématique puisque, si elle doit supporter les nombreuses phobies de son patron, lui n’a de cesse de lui faire passer sa phobie pour les éléphants  (pas de manière très réussie, il faut bien le dire). Si Sharona appelle Monk par son prénom (de mémoire), Nathalie ne l’appelle que « monsieur Monk ». Toutes deux sont mères de famille, un garçon pour Sharona, séparée de son mari, une fille, Julie, pour Nathalie, qui elle, est veuve.

Je n’ai garde d’oublier les deux enquêteurs officiels, ceux qui utilise les talents de consultant privé deMonk (ou, qui parfois, ne peuvent plus le supporter) : le capitaine Leland Sottlemeyer et le sergent Randy Disher. Le premier a une vie sentimentale plus qu’agité : sa première femme sera gravement blessée (Monk viendra à la rescousse pour trouver le coupable, puisqu’il comprend parfaitement ce que le capitaine ressent), un divorce, une nouvelle compagne que Monk fera arrêter pour meurtre, et finira se remarier, avec une jeune femme nommée Trudy. Randy, lui, est d’une naïveté confondante – et il faut bien de la patience à Leland pour supporter tout ce beau monde.

Pour terminer, le générique de la série, interprêté à Vienne par son auteur Randy Newman :

 

Close to home

Même si je n’ai pas autant d’acharnement qu’avant avec les challenges littéraires, je tiens cependant à aller le plus loin possible dans certains d’entre eux. Pour le challenge 50 états, 50 billets, je ne suis pas certaine d’aller au bout, mais je tiens absolument à ce que mes « états fétiches » soient présentés. Si la Louisiane avec le génial  Black Cherry Blues, de J. Lee Burke, le Maine avec Dark tiger, de W. G. Tapply, il me reste à écrire des chroniques sur l’Indiana et le Kentucky.

Pour l’Indiana, je vous présente une série télévisée, qui doit être actuellement rediffusée sur TMC : Close to Home. La rediffusion en est actuellement au troisième épisode de la première saison.

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L’héroïne en est Annabelle Chase, substitut du procureur à Indianapolis. Elle est (relativement) jeune, elle est belle, blonde, revient tout juste de congé maternité après la naissance de sa fille Hailey. Heureuse en ménage, elle entend pas moins mener son travail à bien.

Présentée ainsi, la série peut paraître caricaturale. Il n’en est rien. Le producteur n’est autre que Jerry Bruckeimer, à qui l’on doit Les Experts, FBI porté disparu ou encore Cold case – bref, pas des séries réputées pour leur niaiserie.

Ici, nous découvrons une Amérique bourgeoise, croyante, bien comme il faut, bref, une Amérique sans problème apparent. Autant vous dire que cela fait très mal quand ils apparaissent aux yeux de tous. Je pense par exemple au pilote de la série, dans lequel une mère de famille met le feu à sa maison alors que ses deux enfants sont à l’intérieur – l’horreur du geste se dispute à l’horreur du mobile, une fois découvert. Je pense à cette femme qui poignarde son mari qui voulait divorcer et se justifie en disant que « Dieu l’avait poussée » à commettre ce geste.

Les rouages du système judiciaire américain sont aussi bien démontés – et il faut parfois faire le choix entre sauver une victime ou emprisonner un suspect.

Cette série a été arrêtée au bout de deux saisons. C’est dommage, car comme tous les séries arrêtées inopinément, elle se termine un peu en queue de poisson.

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