Archive | octobre 2018

Orage petit seigneur des ténèbres de Julien Hervieux

Présentation de l’éditeur :

Orage est un petit seigneur des ténèbres. Comme son père et son grand-père avant lui, son destin est tout tracé : il devra un jour enlever une princesse et perdre le combat contre le chevalier qui viendra la sauver. Tout ceci ennuie déjà beaucoup Orage, et plus encore les leçons interminables qu’il reçoit pour devenir un vrai méchant !
Son idée ? Enlever la princesse immédiatement pour être débarrassé et faire enfin ce qui lui plait !

Mon avis :

Vous n’avez pas le moral ? Vous cherchez une lecture drôle, qui sorte des sentiers battus ? Ce livre est fait pour vous ! Mieux, il est tout à fait possible de partager ce livre en famille, parce qu’Orage est accessible aux enfants, surtout ceux qui sont un peu lassés des contes de fée traditionnels.
Orage est le fils d’un des seigneurs des ténèbres. Ce n’est pas forcément de tout repos puisqu’il doit prendre des cours divers et variés afin d’accomplir la mission qui sera la sienne quand il sera adulte : enlever la princesse et se faire battre par un preux chevalier. Tout est magnifiquement ténébreux dans le château, du décor aux douves, sans oublier les zombies, qui aident régulièrement le petit seigneur lorsqu’il s’entraîne. Cependant, Orage a vraiment, vraiment envie de sortir des sentiers battus, et il est très doué pour cela.
Je ne vous raconterai pas tout, je vous dirai simplement que le récit est constamment inventif, que les personnages, particulièrement créatifs, n’ont pas fini de nous surprendre. De plus, le livre propose une vraie réflexion sur le monde des contes de fée, avec le bien d’un côté, le mal de l’autre, sans oublier un point essentiel : la liberté de choisir son avenir.
Une petite citation pour la route :
– Tu peux dormir en paix mon chéri. Il y a bien un monstre sous ton lit.

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Ligne de myrrhe d’Yves Corver

Présentation de l’éditeur :

Paris. Le cadavre d’un homme est découvert dans une voiture diplomatique. À ses pieds une statuette égyptienne, entre ses cuisses une plume d’autruche blanche. La commissaire Nathalie Vincenti se devra d’agir dans la plus grande discrétion. Mais contacté par le mystérieux Imhotep, le pigiste Jim Santiago s’empare à son tour de l’enquête. Démarre alors une partie de bluff, multipliant les victimes. Rythme soutenu, suspense total, Yves Corver livre un thriller magistral.

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur Yves Corver qui m’a permis de découvrir son troisième roman.
Le premier mot qui m’est venu à l’esprit pour qualifier ce roman est « prenant ». Le lecteur a envie de découvrir la suite de l’intrigue, et ce qui se cache derrière ce qui pourrait n’être qu’une histoire de tueurs en série de plus.
Il faut dire que l’intrigue est portée par des personnages atypiques. Nous avons Nathalie, une commissaire dont la vie personnelle est hors norme – pour oublier sa plus grande douleur. Face à elle, un enquêteur d’un autre genre : un journaliste, Jim Santiago, ex-grand reporter qui vivote en écrivant des articles pour des quotidiens ou des hebdomadaires gratuits. Son dernier reportage sur le terrain lui a coûté sa jambe, et depuis, il a appris à vivre avec sa différence, et tout ce que cela entraîne. Avez-vous déjà lu un roman mettant en scène un rescapé après sa reconstruction physique ? Je ne vous le fais pas dire, cela ne court pas les rues. Il doit pourtant saisir une chance de se remettre en selle : il est contacté par un mystérieux correspondant qui signe ses mails, puis ses appels Imhotep (comme ce vizir égyptien, médecin du IIIe millénaire avant notre ère). Celui-ci le met dans la confidence d’un meurtre qui vient d’être commis, avec des détails uniquement connus de la police et du tueur. Ce meurtre n’est que le premier.
Tueur en série ? Si vous me connaissez un peu, vous savez que le sujet n’est pas vraiment ma tasse de thé, même si je suis fan absolue de romans policiers. Seulement, c’est comme dans toute oeuvre, ce n’est pas tant le personnage qui est au coeur de l’action qui compte, que la manière dont il apparaît dans l’intrigue, sa caractérisation. Cet homme (oui, je spoile un peu, c’est un homme) est pour le moins particulier, les « liens » avec ses victimes aussi, victimes qui se trouvent fortement caractérisées, ce qui est rarement le cas dans ce genre policier. Parce qu’ôter la vie n’est pas anodin.
Bien sûr, l’enquête policière, au début, s’égare un peu, et l’intrigue aurait pu également se transformer en un roman d’espionnages. La fausse piste ainsi crée nous permet tout de même de montrer les liens qui existent encore entre la France et l’Afrique. La situation politique dans certains pays (le continent entier ?) est tout sauf simple, si ce n’est que les feux de l’actualité sont très rarement braqués sur ce continent. Faites un décompte la prochaine fois que vous regarderez une chaine d’info en continue : combien de minutes pour des informations sur l’Afrique ? Aucune, ou presque (celles avec le mot « migrant » ne comptent pas). Grâce à ce mystérieux Imhotep, Jim Santiago se voit envoyer en Côte d’Ivoire, non sur les traces du tueur, mais sur celle de son mobile.
Le but est de parvenir à l’auto-suffisance – l’indépendance réelle. Pas gagné, quand la survie des enfants, donc des plus vulnérables, dépend encore des associations, qui elles-mêmes dépendent des dons, des subventions venant d’Europe, ou de leurs industries. Jusqu’où certains sont-ils capables d’aller pour parvenir à leur fin ? C’est une question que soulevait déjà la lecture du second roman d’Yves Carver, c’est une question qui se pose encore à la lecture de celui-ci, parce qu’elle est toujours d’actualité.

PS : si vous souhaitez lire ma chronique de ses deux premiers romans, c’est ici pour Genèse de l’enfer et là pour la nuit du nouveau monde.

Ecriture (à nouveau) Nanterry

C’est un texte que j’ai écrit sur mon ancien blog. J’ai eu envie de le poster à nouveau, sur celui qui est mon blog depuis six ans déjà.

La nuit était depuis longtemps tombée sur la petite ville normande, en ce bel été de 1906. Charles-Marie patrouillait, un bougeoir à la main. Non qu’il soupçonnât qu’un sinistre individu osât s’introduire dans sa demeure – qui  oserait cambrioler la résidence du député-maire de la ville ? mais il ne pouvait trouver le sommeil, comme chaque soir depuis bien trop longtemps et la marche trompait son ennui.

Il passa devant la chambre d’Edouard. A sa respiration, il pouvait être sûr que son fils dormait sur ses deux oreilles. Puis, il arriva devant la chambre de Claire, et les interrogations revenaient le tourmenter. Avait-il eu raison d’accepter cette proposition ? N’était-ce pas trop incongru pour être vrai ?

Il se souvint, six mois plus tôt. Une séance à l’Assemblée, ni plus ni moins ennuyeuse qu’une autre. Les débats avaient dégénéré, les voix s’étaient enflammées, et à la fin de la séance, il était presque tombé dans les bras de son voisin, dont il avait ainsi fait la connaissance.

Il se nommait Hugo de Nanterry. Il sut plus tard que le nom complet était « comte Hugo de Nanterry de Saint-Fargeau de Chenoncelle » « Nous sommes en République, lui avait-il répondu, et si auprès d’électeurs simples, le titre peut faire de l’effet, je n’oublie pas quelles sont mes convictions ». Ils avaient discuté, de leurs terres d’élection, de leurs épouses, qui fermaient les yeux sur leur passion dévorante, et de leurs enfants. Il se trouvait justement que le comte de Nanterry en avait trois, dont précisément un fils célibataire, Antoine. Pourquoi les deux familles ne se rencontreraient-elles pas ?

Charles-Marie descendit l’escalier, entra dans le salon et contempla le portrait de sa mère, posé sur le guéridon, entouré de fleurs coupées toujours renouvelées – le jardin est assez vaste. Ambitieuse, madame Liénart l’avait été pour son unique enfant survivant. Elle n’avait pas baissé les bras quand la maladie avait emporté son mari. Non, Charles-Marie ne se contenterait pas d’administrer le vaste domaine, il deviendrait médecin, il en avait la vocation, lui qui avait attrapé dans sa jeunesse toutes les maladies possibles et avait accepté chaque diagnostique, chaque traitement avec le même œil serein. Elle était morte après avoir vu toutes ses ambitions heureusement récompensées : son fils unique médecin, heureusement marié et père d’une petite fille.

Que lui conseillerait-elle maintenant ?

–          Si tu ne peux enquêter, réfléchis : que peuvent-ils cacher pour vouloir que leur fils unique, élevé près de Paris, s’unisse à la fille d’un député-maire de province ?

La famille au grand complet avait été invitée deux fois dans leur château, au plan assez spécial, il est vrai.

–          Notre ancêtre Louis-Alexis, dragon sous Louis XIV, n’avait pas que ce seul défaut : il se croyait un brillant architecte et avec la dot d’Emeline, sa première femme, a bâti l’aile Nord.

–          Votre famille n’a-t-elle pas eu des soucis pendant la Révolution ?

–          Philippe, notre ancêtre en 1789, était marié à une femme de tête, qui a su la garder. Ils ont été parmi les premiers aristocrates à gagner Calais. Là, ils ont retrouvé Jeanne, sœur de notre aïeule, qui avait imploré son mari de partir avant qu’il ne soit trop tard. Ils ont traversé la Manche sur une goélette, ont passé maintes années d’exil en Angleterre, et se sont vus leurs biens restitués sous Louis XVIII.

Charles-Marie devait bien s’avouer qu’il ressentait une certaine fascination pour ses histoires, ses portraits, et Antoine était sympathique. Il était intelligent, cultivé mais d’une timidité !!!

–          J’aurai aimé être avocat, je poursuis mes études en ce sens, je crois que je suis trop timide pour plaider.

Charles-Marie s’était pourtant crispé quand il avait dû s’asseoir à la même table que l’abbé, tout juste sorti de son presbytère.

–          Il ne manquerait pour rien au monde le saint-Honoré d’Eulalie, notre cuisinière. Un petit péché de gourmandise ne peut lui faire du mal.

–          Je suis athée.

–          Moi aussi, m’avait répondu le comte de Nanterry, et ne me demandez pas en quelles circonstances je le suis devenu. Je ne vais à la messe, je ne reçois l’abbé, qui est presque sourd, que pour faire plaisir à Elisabeth.

La comtesse Elisabeth de Nanterry. Comme elle paraissait jeune, plus que sa fille aînée qui, venue avec son mari le comte Odon de Vaudreuil, complétait la tablée. Hugo de Nanterry lui avait donné le bras pour l’escorter jusqu’à la table. Charles-Marie n’avait pas besoin de l’ausculter pour savoir qu’un mal la rongeait. Pâle, mince, éthérée, elle semblait prête à partir pour un autre monde. Antoine n’avait pas caché sa santé fragile, et, de sa voix douce et sensible, avait ajouté qu’il avait été cause de bien des angoisses pour ses parents.

Oui, c’était peut-être cette santé chancelante, cette minceur et (il fallait aussi le reconnaître) ses étonnants cheveux roux qui avaient écarté les prétendantes du jeune comte de Nanterry. Charles-Marie baîlla, crut que le sommeil était arrivé et remonta dans sa chambre aussi silencieusement qu’il en était sorti.

Meurtre à la sauce cajun de Robert Crais

Présentation de l’éditeur (raccourcie par mes soins) :

Jodi Taylor, vedette de la télévision, charge le détective privé Elvis Cole de retrouver ses véritables parents qu’elle n’a jamais connus.

Mon avis :

Comme vous pouvez le constater, je lis beaucoup de romans de Robert Crais en ce moment, parce que j’ai découvert un pouvoir relativement divertissant à ses intrigues et à ses enquêteurs. Les critiques s’enchaînent donc sur le blog, sans soucis de « diversification littéraire ». J’ai un peu zappé la lecture du manuel « comment devenir un blogueur qui a une vaste audience », l’important est le plaisir de lire et le plaisir d’écrire – toujours – sinon, à quoi bon tenir un blog ?

L’intrigue, au départ, semble simple : Elvis doit retrouver les parents biologiques d’une actrice en vue, une star de série télévisée. Pas très compliqué, il l’a déjà fait. Elle ne veut pas grand chose, simplement connaître leur identité, et aussi ses antécédents médicaux. J’ouvre une parenthèse : ceux qui vantent les vertus de l’accouchement sous x et du secret, du droit de la mère, oublie que les enfants sont ainsi privés d’éléments importants pour se construire. Ce n’est pas glamour, ce n’est pas romantique, mais c’est une réalité à laquelle Jodi (telle est son prénom) est confrontée.

Elvis Cole part donc enquêter en Louisiane – état dont est originaire Robert Crais. Il découvre le Sud, sa chaleur, ses spécialités culinaires. Il rencontre aussi une charmante avocate, engagée par Jodi, qui a déjà entrepris des démarches pour elle et passe maintenant le relais à Elvis – c’est ce qui se passe quand les voies légales ne sont plus envisageables.

Ce qu’il découvre ? La charmante hospitalité des gens du Sud. Surtout, il découvre qu’un autre détective est déjà sur l’affaire, qu’il est discret comme un éléphant dans une bourgade de Louisiane et qu’il est bien plus avancé que lui sur l’affaire. Oui, Elvis Cole ne s’embarrasse pas toujours avec la légalité, mais visiter sans son accord le bureau d’un confrère, n’est-ce pas une collaboration professionnelle d’un autre genre ?

Nous sommes déjà presque à la moitié du roman, nous avons eu des révélations, certaines franchement inattendues et… toujours pas de Joe Pike à l’horizon ! Oui, il commençait à me manquer sérieusement, d’autant plus que les adversaires d’Elvis Cole sont assez particuliers ! C’est avec bonheur que je l’ai vu arriver – et avec lui, les choses bien plus sérieuses, bien plus dures. Nous sommes en Louisiane, et si le passé de certains personnages n’est pas glorieux (vous avez dit racisme ?) le présent d’autres résidents est bien douloureux. On n’est plus simplement dans la recherche des origines, mais dans l’exploitation qui peut en être faites… Un classique, que le chantage – ce que le maître chanteur cherchait à cacher l’est moins.

Oui, meurtre à la sauce cajun est un polar bien ficelé, qui fait passer, à nouveau, de bons moments de lecture tout en montrant une réalité douloureuse. Il s’agit aussi pour le lecteur de se rappeler aussi que ce qui nous est montré dans ce livre est malheureusement tout à fait crédible.

Terre de brume, tome 1 : le sanctuaire des Dieux de Cindy van Wilder

Présentation de l’éditeur :

Après un grand bouleversement, la Terre est envahie par la brume. Héra vit dans le sanctuaire des prêtres de l’Eau, où elle apprend à devenir guerrière et à maîtriser sa magie. Un jour, elle rencontre Intissar, venue du sanctuaire du Feu pour leur annoncer une terrible nouvelle : une vague de brume peuplée de monstres arrive droit sur la Terre. Les deux jeunes femmes vont s’unir pour contrer cet ennemi commun.

Merci à Netgalley et aux éditions Rageot pour ce partenariat.

Mon avis :

J’ai vraiment énormément tardé entre le moment où j’ai terminé le livre et celui où j’ai rédigé mon avis. La raison ? Comme souvent, j’ai bien aimé ce livre, pas autant que je l’aurai espéré.
Ce qui m’a attiré, c’est la très belle couverture, sans contestation possible, et le titre aussi, quasiment une oxymore : comment une terre pourrait-elle être de brume ? J’ai aimé les personnages féminins, au caractère bien trempé, promptes à se lancer dans l’action et à ne pas s’en laisser compter. J’ai apprécié, justement, cette succession d’action, sans que le récit ne s’attarde sur des faits qui n’auraient pas été essentiels à la progression de l’action. Et, à la lecture du dénouement, j’ai vraiment envie de lire la suite.
C’est un peu court, me direz-vous, que cet avis. Oui, mais le but est de ne pas dévoiler l’intrigue, de laisser découvrir les personnages d’Héra, qui elle-même découvre des éléments de son passé qu’elle ignorait, et Intissar, véritablement flamboyante, ayant plus de connaissance du monde qui les entoure qu’Héra, même si toutes deux font front avec la même détermination.
Alors, qu’est-ce qui a coincé ? Pas le style, non plus. C’est plutôt une impression de déjà lu, d’avoir déjà vu des univers avec les quatre éléments en toile de fond magique. De même, certaines péripéties m’en ont rappelé d’autres, déjà lues. Il suffit parfois de presque rien pour qu’un livre ne soit pas un coup de coeur.

L’autre Mrs Parrish de Liv Constantine

Présentation de l’éditeur :

Daphne Parrish a, en apparence, une vie parfaite. Un mari richissime et attentionné, deux enfants, une maison magnifique. Amber Patterson, elle, en a assez de mener une existence qu’elle juge trop modeste. Misant sur l’empathie et la gentillesse de Daphné, qu’elle parvient à apitoyer grâce à des mensonges, elle devient rapidement sa confidente, presque un membre de la famille. Elle aussi, se dit-elle, a droit au conte de fée. Et rien ni personne ne pourra l’empêcher de le vivre, même s’il lui faut détruire celle qu’elle appelle désormais sa meilleure amie et faire imploser son couple. Mais tous ses efforts pourraient être réduits à néant si Daphné venait à découvrir son passé, qu’Amber a soigneusement enterré.

Mon avis :

Quand j’ai débuté ce livre, j’avais un peu peur qu’il ne me plaise pas, à la suite d’une récente déception avec un livre noté « thriller » et qui n’e était pas vraiment un. Ce n’était pas le cas.
Elle est riche, elle est belle, elle a un mari aimant, deux adorables filles, pourtant, elle est touchante, la belle Daphne Parrish. Elle a crée une fondation en mémoire de sa soeur Julie, morte de la mucoviscidose, et s’investit pleinement dans son oeuvre, portée par le souvenir de sa soeur adorée. Et Amber débarque dans sa vie, Amber qui est bien décidée à s’infiltrer à ses côtés, à devenir son amie, pour lui prendre tout ce qu’elle a.
J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Daphne, j’avais vraiment envie de lui dire de faire attention, de ne pas tant se laisser porter par son coeur – le lecteur sait depuis le début qu’Amber est une manipulatrice, nous découvrirons petit à petit à quel point elle l’est, et quels secrets elle dissimule.
Amber n’est pas la seule dans ce cas, et ce qui est vraiment intéressant est la construction de ce roman, qui nous emporte au-delà des apparences, mais qui nous montre aussi ce que l’amour et le dévouement permettent réellement d’accomplir. Il est toujours agréable de voir des personnes qui reçoivent ce qu’elles méritent réellement.

Youtubeurs d’Olivier Simard

Présentation de l’éditeur :
Je m’appelle Henri Bastien, j’ai 14 ans. Au Collège, je suis invisible. Noémie, la fille que je suis sur Instagram, est mille fois trop cool pour moi. Mais tout ça va changer. Mon swag caché est sur le point d’être révélé. Avec l’aide de mon ami Tam, j’ai décidé de devenir Henri OMG. Bientôt, je serai un youtubeur aussi populaire que Norman, EnjoyPhoenix ou Cyprien. Et Noémie finira bien par savoir que j’existe!

Mon avis :

Ce roman devrait plaire aux jeunes lecteurs, parce que j’en connais plusieurs qui souhaitent devenir le nouveau Norman ou le nouveau Cyprien. Leur but n’est pas (encore) de gagner leur vie, il s’agit de recevoir la reconnaissance des autres collégiens. En effet, tous ou presque sont actifs sur les réseaux sociaux, voire possèdent déjà leur propre chaine. Ce n’est pas qu’il y en a pour tous les goûts, c’est plutôt que l’on peut trouver tout et n’importe quoi.

Objet livresque de son temps, le roman inclut des images et aussi des petites phrases d’accroche comme on peut en trouver sur le net. cependant, Henri peut compter sur le soutien de ses proches : son meilleur ami un peu désabusé,  notamment sur les filles et leur attitude sur le net (il est si facile de liker sans aimer), sa mère, son premier soutien parfois maladroit, et grande connaisseuse des jeux télévisés.

Je ne suis clairement pas la cible de ce livre, cependant je le recommanderai fortement à de jeunes adolescents, parce qu’il parle d’eux, parce qu’il montre aussi que les réseaux sociaux ne sont pas forcément très sociaux, et que liker une photo, une video, ne signifie ni aimer une personne, ni la connaître réellement.