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La cité des âmes perdues de Cassandra Clare

Présentation de l’éditeur :

Le démon Lilith a été anéanti et Jace a été libéré de son emprise. Mais, lorsque les chasseurs d’ombres arrivent pour le sauver, ils ne trouvent que du sang et du verre brisé. Le garçon que Clary aime n’est pas le seul à avoir disparu, mais celui qu’elle déteste aussi, Sébastien, le fils de son père Valentin : Un fils déterminé à réussir là où son père a échoué : mettre les chasseurs d’ombre à genoux.

Mon avis :

J’ai fait une longue pause entre le tome 4 et le 5, parce que je voulais avoir le temps de lire les deux derniers tomes à la suite. C’est quasiment chose faite, puisque j’ai enchaîné avec la lecture du tome 6. Oui, je sais, j’anticipe.
Valentin n’est plus. Il était un méchant déterminé et charismatique. Son fils est pire: il a été bien déformé. Il réussit l’exploit d’être encore plus persévérant que son père. Rien ne l’arrête. Je mets au défi un lecteur de me prouver le contraire. Les chasseurs d’ombre pourraient purement et simplement le rechercher et le supprimer, sauf qu’il a « enlevé » Jace (préservons un peu de suspens) et que l’on ne peut égratigner/blesser/tuer Sébastien sans faire de même avec Jace. Or, ces amis, Clary en tête, veulent trouver une autre solution. Elle doit bien exister !
Nous avons beau être dans de la littérature jeunesse, fantasy, l’univers est sombre. Les chasseurs d’ombre ne peuvent guère compter que sur eux-mêmes et sur la meute de loup-garous, qui a elle-même un énorme problème à résoudre. Je ne vous parlerai pas des vampires, ils ne travaillent que pour eux-mêmes. Les blessures, bien que l’on soit dans un univers magique, ne guérissent pas nécessairement avec une rune ou un sortilège.
S’ils n’avaient que Sébastien à combattre… Les personnages sont fortement caractérisés, et chacun a ses préoccupations, sans que l’on tombe jamais dans la niaiserie. Simon, vampire, doit composer avec une mère qui le voit comme un monstre. Alec est gay, et ses parents, ses proches, ne l’acceptent pas vraiment sauf sa soeur Isabelle. Etre en guerre n’empêche pas d’être amoureux, et ce n’est pas Jordan et Maia, loups garous de leur état, qui diront le contraire. Disons simplement que le temps passe et presse.
Les péripéties sont nombreuses, et nous entraînent très loin, sans encore une fois que l’on est l’impression de faire du tourisme ou de lire des descriptions inutiles. L’humour est aussi bien présent, et aussi très réaliste : on peut remercier le personnage de Simon pour cela.
Je n’ai garde d’oublier Clary qui, même amoureuse, se questionne toujours sur la façon de parvenir à ces fins, surtout quand elle est confrontée à la dinguerie de son frère aîné. Les héroïnes ont le droit de se tromper, surtout quand elles comprennent ce qui les a amenés à prendre de mauvaises décisions. Et pour une fois que c’est la fille qui essaie de sauver son amoureux.
The mortal instrument est une série à la fois passionnante et très cohérente.

 

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Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 2 : Hollow City de Ransom Riggs

 

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Présentation de l’éditeur :

Dix enfants particuliers sont pourchassés par une armée de monstres.
Une seule personne pourrait les aider : Miss Peregrine ! Mais elle est prisonnière dans sa forme oiseau…

Mon avis :

J’ai découvert cette série livresque par le biais du cinéma, le film m’avait été chaudement recommandé par un élève. Pendant la séance, j’ai croisé d’autres élèves, qui m’ont questionné sur le film, et je leur ai appris qu’il était adapté d’un livre. Ce n’est qu’après coup que j’ai découvert que ce livre avait deux autres tomes. Dix-huit mois après, voici mon avis sur le tome 2.
Nous reprenons l’histoire là où le tome 1 se terminait : je ne sais pas vous, mais je ne connais pas plus irritant que ces romanciers qui résolvent un problème dans l’ellipse spatio-temporelle situé entre les tomes 1 et 2, le balayant rapidement.
Il faut sauver Miss Peregrine ! Il faut aussi sauver les enfants particuliers. Une quête commence, qui nous fait découvrir d’autres facettes de leurs particularités. Cette quête nous entraîne à Londres, pendant la seconde guerre mondiale, que l’auteur décrit avec justesse : ce n’est pas parce que le public visé est jeune qu’il faut nier ce qui s’est passé. Elle ne fait pas preuve de pathos non plus, et heureusement.
La fin du tome 2 donne envie de découvrir comment cette saga se terminera.

Octavie d’Urville, tome 1 : Sous l’ombre du Vampire d’Esther Brassac


Présentation de l’éditeur :

Quand on est une fée fantôme maigrichonne, de surcroît incapable de se dématérialiser avant 22 h 43, la vie n’est pas facile.
Quand, en plus, une naïade, tellement belle que c’en est choquant, a le toupet d’emménager dans un appartement adjacent au vôtre, les choses se gâtent.
Mais lorsque votre patron et ami, un vampire métamorphe au caractère de cochon, trouve le moyen de se volatiliser sans crier gare alors qu’il attend avec impatience un colis très spécial, là, ça devient franchement invivable.
Octavie d’Urville, la fée fantôme la plus complexée de Londres, est bien décidée à enquêter sur sa disparition. Heureusement, Gloria, sa meilleure amie, et Clyde, démon schizophrène, vont la soutenir.
C’est alors que, submergée par les problèmes à ne plus savoir où donner de la tête, la vie décide de mettre sur sa route un charmant rouquin aux yeux verts qui ne laissera pas notre détective débutante indifférente.

Mon avis : 

Octavie est une fée fantôme qui a un problème que peu de personnes comprennent : elle souhaite grossir ! Je lui conseille entre nous le pain au chocolat tartiné de pâte à tartiner, justement. Note : la personne qui a testé et se trouve dans la même situation qu’Octavie n’a constaté aucun résultat.
Revenons à Octavie, qui travaille dans la boutique d’un vampire pas vraiment charmant – on ne peut pas tout avoir dans la vie. Celui-ci devient encore plus bizarre qu’il ne l’était déjà, son compagnon, assez particulier lui-même, est quasiment d’accord avec elle. Que se passe-t-il donc ?
J’ai beaucoup aimé le ton avec lequel Octavie raconte son histoire et celle de ses proches. J’ai beaucoup aimé l’univers dans lequel nous nous retrouvons plongé, et les péripéties qui se succèdent. Une réussite.

Octavie d’Urville, tome 2 d’Esther Brassac

Présentation de l’éditeur :

« Parfois, croiser les doigts, c’est utile. Du moins, c’est ce qu’on dit et Octavie applique cette thérapie avec détermination. Seulement, voilà, les ennuis continuent de s’enchaîner. Et pas un ou deux, non ! Des bataillons entiers qui s’approchent en rangs serrés. Oui, parce que sinon, ça serait trop facile. Les Supranaturels londoniens meurent comme des mouches, victimes d’un étrange syndrome. Et comme si ça ne suffisait pas, Arthur de Strangewell, l’archivampire ressuscité par Swann, adopte un comportement aberrant. Difficile à vivre quand on sait qu’il représente le principal espoir contre la menace des extrémistes humains.
Heureusement, tout n’est pas négatif. Octavie s’apprête à fêter son anniversaire. Même avec des mois de retard, c’est une bonne occasion d’oublier le désastre de sa vie. Reste un dernier point noir : James, le charmant et mystérieux rouquin dont elle est amoureuse, va-t-il répondre à son invitation ? »

Mon avis :

Parfois, j’aime un livre, je prends beaucoup de plaisir à le lire, et je ne le chronique pas : c’est ce que j’ai fait avec le tome 1 d’Octavie d’Urville (et avec beaucoup d’autres livres aussi). J’ai donc avec plaisir acheté le tome 2 au salon du livre de Paris, et je l’ai lu avec encore plus de plaisir.
J’aime beaucoup le personnage d’Octavie, cette fée fantôme qui cherche désespérément à prendre un peu de poids. La situation a encore empiré depuis le tome précédent (rien à voir avec son poids, par contre). Elle et ses proches ne disposent que de peu de temps pour tenter de sauver les Supranaturels. Ce n’est pas qu’ils tombent comme des mouches, c’est plutôt qu’ils se battent les uns contre les autres jusqu’à la mort. Comment combattre ses ennemis ? En les forçant à se retourner les uns contre les autres. Pratique et tragique.
Nous découvrons à la fois l’aspect scientifique et l’aspect combatif de l’enquête. Octavie et les siens ne vont pas rester les bras croisés en attendant que la situation se tasse, ou que leurs mystérieux ennemis ne gagnent – ils gagnent déjà beaucoup de terrain. J’ai aussi beaucoup aimé l’humour qui parcourt le récit : Octavie est une jeune fée tout ce qu’il y a de plus normale (avec de légers soucis avec ses pouvoirs, il est vrai): elle a des amis, des parents, un patron, et tout ce qu’ils souhaitent à peu près tous c’est qu’elle reste à l’abri, à l’écart de ce que se trame parce qu’Octavie a le don pour se flanquer toujours dans les situations les plus dangereuses. Enquêter semble être sa passion, sa raison d’être, avec une grande lucidité :
Décidément, cette journée allait concourir pour le prix de la catastrophe de la semaine. Malheureusement, elle n’était pas finie. On risquait pire encore.
J’ai très envie de découvrir la suite et la fin de cette trilogie.

Au sorbier des oiseleurs de Jo Ann Van Haff

Présentation de l’éditeur :

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs…
Venez déguster un thé et des pâtisseries au Sorbier des Oiseleurs, l’endroit le plus prisé, et sûrement le plus magique, de tout Aucelaire…
Vous y ferez la connaissance de Ginie, une jeune femme brimée par les convictions religieuses d’une mère abusive et qui n’a connu l’amour qu’à travers les romans qu’elle lit en cachette au cœur de la forêt.
Vous y rencontrerez Tito, un bel Andalou mystérieux, de passage, même s’il semble être un habitué de la cité. Vous assisterez à leur rencontre et à la naissance de leur amour… un amour rendu impossible par bien plus que la distance qui les sépare.
Mais surtout, en ouvrant ce livre, vous plongerez dans le premier conte d’Aucelaire de Jo Ann von Haff, un conte qui vous emportera dans un monde unique, entre imaginaire et fantastique, saupoudré de mystère et de romance.

Merci à Netgalley et aux éditions MxM BookMark pour ce partenariat.

Mon avis :

Le sorbier des oiseleurs est un livre très troublant, parce qu’il ne vous emmène pas du tout là où vous le pensiez. Je pensais qu’il serait doux comme une pâtisserie, il était plutôt âpre comme du chocolat au poivre. Ginie est l’héroïne de ce roman. Elle vit dans une ville à la fois imaginaire et réelle, moderne et hors du temps, comme ce magnifique salon de thé du Sorbier des oiseleurs où elle se réfugie régulièrement. Rien de mieux qu’un salon de thé pour bien se porter. Ce salon est le seul refuge pour elle, mis à part le logement de sa meilleure amie. Le seul refuge parce que son lieu de travail est une zone sinistré, et que son logement est tenu par sa mère, que je ne qualifierai pas de bigote, non, mais de névrosée que la plus stricte des sectes ne saurait renier – sachant que sa place serait davantage en hôpital psychiatrique qu’en ville.
Il est des mystères dans ce roman, et tous ne seront pas levés, sans que cela gène véritablement la compréhension de l’intrigue. Nous en saurons suffisamment, nous serons finalement dans la même position que Ginie, qui découvre cet univers tout comme nous.
Je me suis demandée comment elle avait pu vivre aussi longtemps dans une telle situation et en supporter autant. Ce n’est pas une forme de masochisme, non, mais la manière de vivre d’une personne qui, finalement, n’a jamais rien connu d’autre – avant de s’en délivrer. J’ai beaucoup aimé le personnage de Tito et celui de Benita, sa mère, deux personnages prêts à tout pour les personnes qu’ils aiment – et tant pis pour les « lois ».
A découvrir.

World of Warcraft, tome 1 : Traveler de Greg Weisman

Présentation de l’éditeur :

Aram, 12 ans, a été abandonné par son père, Greydon, quand il était enfant. C’est dire s’il voit son retour d’un très mauvais oeil. Et ce d’autant plus que Greydon l’embarque sur son bateau sans lui demander son avis. Là, Aram doit tout apprendre, sous la surveillance d’une jeune fille qui le rudoie, Makasa. Alors qu’il commence tout juste à prendre ses marques auprès de l’équipage et à apprivoiser son père, le bateau est attaqué par une bande de pirates.

Merci à Babelio et aux éditions Bayard Jeunesse pour ce partenariat.

Mon avis :

Je n’ai jamais joué à un jeu video depuis mes huit ans. Et encore,quand je dis « jouer », il s’agissait de jeux éducatifs, à l’école primaire. Autant vous dire que, pour moi, World of Warcraft est simplement un nom, rien de plus. Je ne saurai donc dire s’il y a un lien entre le récit et le jeu.
Ce que je sais en revanche est que ce livre est un récit d’aventures, à la fois sur terre et sur mer. Aram, le jeune héros, navigue avec son père, qui est venu le trouver après qu’il est parti, six ans plus tôt. Nous saurons, au cours de retour en arrière, comment ils en sont venus à naviguer ensemble – presque malgré Aram.
Au début, ils semblent n’être qu’un navire de commerce presque ordinaire, en dépit d’équipages, de provision et de clients un peu particuliers. Presque classique aussi, l’abordage par les pirates – si ce n’est que c’est un bien très particulier qu’ils cherchaient.
Aram et Makasa sont seuls, et font des rencontres inattendues, positives ou négatives, certaines péripéties n’étant pas sans rappeler L’île au trésor ou Bilbo le Hobbit. Cependant, au milieu de ses aventures, le récit nous questionne sur ce qu’est une famille, puisqu’Aram et Makasa vont finir par en constituer une, non parce qu’ils sont seuls au monde, mais parce qu’ils ont choisi d’en constituer une. L’autre point important est de faire confiance aux autres Pas leurs ennemis, non, il ne faut pas non plus exagérer, mais auprès de ceux qu’ils rencontrent et poursuivent la route avec eux : leur prouver qu’ils valent mieux que l’image qu’ils se sont fait d’eux mêmes est important.
Je n’ai garde d’oublier la magie, et les créatures extraordinaires qui peuplent ce récit. En premier ligne, je compte l’elfe, qui orne la couverture. La magie la plus importante est celle de la création, celle qui est entre les mains d’Aram, magie créatrice à laquelle s’oppose une magie destructrice, comme les deux faces d’un même pouvoir. Les dessins contenus dans le livre l’illustrent parfaitement.
World of Warcraft, tome 1 : Traveler est un roman de littérature jeunesse assez facile à lire pour de jeunes lecteurs, qui seront peut-être un peu effrayés par le nombre de pages.

Yzé – tome 2 le projet ultima de Florent Marotta

Présentation de l’éditeur :

Yzé a détruit le palimpseste et les tensions entre Wicce sont à leur comble. Mais cette petite victoire sur Ashahell a un goût amer, celui de la perte d’êtres chers. Le mystère s’épaissit autour de la jeune femme. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi tous ces mensonges ? Les ennemis des Wicce s’agitent. Que prépare la Fraternité de la Lumière dont les membres multiplient les actions pour s’emparer d’une mystérieuse substance ? Et pendant ce temps, Ashahell fourbit ses armes pour se venger d’Yzé et enfin mettre la main sur elle.

Je remercie le forum Partage Lecture et Taurnada Editions pour ce partenariat.

Mon avis :

Je découvre Yzé avec ce tome 2, du coup j’ai apprécié le rappel du tome précédent en début d’ouvrage qui permet au lecteur de ne pas être perdu quand il se retrouve plongé dans l’action.

Je suis un peu particulière, j’ai toujours une préférence pour les « méchants ». Attention, pas le personnage manichéen dont le seul but est de s’opposer aux héros et de l’empêcher d’accomplir sa mission. Non, je parle de méchants qui tiennent la route, avec une forte personnalité, et un objectif qui lui est propre. Ashahell appartient à cette catégorie, il est prêt à tout (vraiment tout) et nous pouvons voir qu’il n’a pas de limites. Ses alliés sont eux aussi fortement caractérisés. Mention spéciale, à mes yeux, pour Velkin, que j’aimerai bien voir plus souvent, même si je dois être la seule à apprécier sa présence. Oui, ce sont des adversaires qui pèsent lourds pour Yzé.

Elle est pratiquement seule au début de ce tome, à peine remise de ce qui vient de se produire, entourée de Wicce qui ne sont pas forcément de son côté. D’ailleurs, pour continuer avec un récit qui n’est pas manichéen, tous les Wicce ne sont pas d’accord avec la direction à prendre pour lutter contre les Magis, encore moins sur le soutien à apporter à Yzé. Le danger a été là, bien réel, et il peut encore survenir. Yzé subit des épreuves qui en sont réellement, et non de petites choses dont il serait facile à surmonter. Astur, le chef du village, apparaît comme une figure paternelle pour Yzé, sans pour autant l’étouffer ou la surprotéger. Elle est jeune encore, elle a déjà beaucoup enduré, et ce n’est pas oublié dans la construction de l’intrigue, même si elle laisse peu de temps morts à la jeune fille. Yzé aura droit à son lot de surprise. La chronologie est certes linéaire, cela ne veut pas dire que les rebondissements ou les retournements de situation ne soient pas possibles.

J’ai envie de découvrir le troisième tome, afin de savoir comment se terminera cette lutte, et comment Yzé aura fait face aux dernières révélations.