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Le diamant noir de Frédéric Breton

Présentation de l’éditeur :

Jules a dix ans. Un professeur à la retraite lui offre le jour de son anniversaire un diamant noir. Un diamant n’est jamais une pierre ordinaire mais que dire de celle-ci ? Elle est étrangère à la Terre. C’est une pierre extraterrestre. Sur la planète d’où elle provient, régnait un empereur qui a été renversé puis exilé. Ce dernier va faire irruption dans la vie de Jules. Pourquoi ? Comment ? Pour le savoir mettez vos pas dans ceux de Jules et laissez-vous happer par ses aventures.

Merci aux éditions Librinova et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

J’ai coutume de dire que je ne suis pas le public visé par le livre que j’ai lu. Pourtant, force est de constater que, même si j’ai plus de huit/neuf ans (je pense que le livre peut être lu à partir de cet âge), j’ai apprécié le déroulement de cette intrigue.

Jules est jeune, un peu seul aussi. S’il a des amis dans sa classe (les journées de cours passent lentement, il n’apprécie pas forcément sa professeur), il est proche de son voisin, assez âgé (à ses yeux) dont le cadeau va modifier sa vie – ou pas, ai-je envie de dire, tant ses aventures, finalement, empiètent davantage sur son temps de sommeil (ou de rêverie) que sur ses journées de cours. pas toujours facile de distinguer le réel du rêve. Pas facile de distinguer l’ami de l’ennemi. Pas facile d’y réfléchir pour Jules parce que les actions s’enchaînent sans temps mort.

Le diamant noir, c’est l’histoire d’un petit garçon souvent seul, chez lui, avec une maman qui travaille beaucoup, pas de frères et soeurs, un chat, éventuellement, quand sa mère fait du cat-sitting, et qui se trouve avec enfin la possibilité d’avoir quelqu’un qui ressemble à un ami, même s’il est un peu (beaucoup) particulier. Oui, Jules est un peu naïf, aussi – pas suffisamment pour ne pas s’interroger, parfois, sur ce qu’il est en train de vivre. Il reste très observateur, apte à se poser des questions, aussi.

Verra-t-on la suite de ses aventures ?

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La sublime communauté, tome 2 d’Emmanuelle Han

Présentation de l’éditeur :

Les trajectoires des trois Transplantés s’apprêtent à converger. Ashoka, Ekian et Tupà vont prendre les commandes de la résistance, unir leurs pouvoirs pour forcer le passage des Six Mondes. La Sublime Communauté est ainsi constituée. Surtout, ils vont découvrir l’ampleur de la stratégie des Guetteurs et leur nouvelle base, construite en pleine banquise, à Point Hope, près du détroit de Béring où ils se livrent à d’étranges expériences sur les Affamés…

Mon avis :

Déroutant.
Différent.
Cohérent.
Suivons les trois transplantés au coeur des six mondes.
Nous avons bien à faire avec un roman de littérature jeunesse, et pourtant, il ose des pistes, un dénouement, qui fait de cette saga une oeuvre parfaitement lisible pour les « grands » lecteurs. N’est-ce pas le propre de toute oeuvre ?
Il nous parle d’un monde en train de se décomposer, d’un monde dans lequel il faut suivre, survivre, deux mots très proches en terme de lettres. Il faut préserver une planète qui est en train de mourir, mais comment, pourquoi ?
Les trois transplantés sont… différents, mais parfois, j’ai trouvé qu’ils manquaient un peu de qualités de coeur – parce qu’ils ont été transplantés ? Seul l’un d’entre eux me semble réellement attaché aux siens, au point de tout faire pour les sauver. Les deux autres ont aussi des proches, leurs liens me semblent pourtant très ténus.
L’oeuvre est un ensemble, au point que je me surprends à oublier des détails, sauf l’odeur du jasmin et le partage de la souffrance. Il se construit un monde où l’amour ne semble plus compter, où les familles se retrouvent disloqués. Pourquoi, comment en est-on arrivé là . Et surtout, n’était cette dimension dystopique, serions-nous, nous capable d’oublier les nôtres, d’oublier notre cadre de vie, notre monde au point de le détruire ? Un monde où la mort compte plus que la vie.
Un monde sans désir aussi. Cela pourrait être bien, si l’on oubliait la société de consommation. Cela ne l’est pas tant que cela, si l’on oublie les siens.
Une oeuvre étonnante, un univers singulier.

Les loups-garous de Thiercelieux de Paul Beorn et Silène Edgar

Présentation de l’éditeur :

L’une vit le jour, l’autre vit la nuit… 1846. Un soir d’automne, le ciel est rouge au-dessus du village de Thiercelieux. Lapsa et Lune ont grandi ensemble mais cette nuit-là, l’appel de la lune rousse va les séparer. Lapsa découvre qu’on lui a menti sur la mort de ses parents et se jure de découvrir la vérité. Lune se lance à la poursuite d’un loup noir, jusqu’à un coffre caché sous un rocher. À l’intérieur : des masques de loups, un poème oublié qui parle de vengeance… Un masque sur son visage, la jeune fille se sent soudain investie d’une force animale. Elle fait le serment de lutter contre les injustices qui frappent le village. Mais la malédiction des loups, surgie du passé, ne risque-t-elle pas de bouleverser Thiercelieux et de les dépasser toutes les deux ?

Mon avis :

Je ne connais pas du tout le « jeu culte » dont il est question en couverture, je ne saurai donc dire si le roman a su tirer partie du jeu, ou s’en détacher complètement. Je vous parlerai simplement du plaisir que j’ai eu à lire ce livre, en commençant par un constat tout simple : les secrets ne sont bons pour personne.
Lapsa est une enfant comme il en est tant, dans ces années-là : elle est orpheline, elle a été élevée par sa grand-mère. Sa meilleure amie, Lune, est devenue fille unique par la force des choses, ses trois soeurs sont mortes. Elles ont des amis, des garçons qui travaillent déjà. Nous sommes en 1846 ! Dans le village de Thiercelieux, qui est un village d’avant – d’avant l’instruction obligatoire, d’avant l’industrialisation – rien ne semble avoir véritablement changé, le seigneur est encore tout puissant, l’héritage est transmis du père au fils aîné, les paysans sont à la merci des mauvaises récoltes. Surgit alors un loup noir, qui guide trois adolescents vers une cache qui contient un « déguisement » de loup. J’utilise les guillemets, parce que les adolescents ne se transforment pas à proprement parlé en loup, mais ce déguisement les métamorphose, réveille leurs instincts, leurs volontés. Le but ? Rendre la justice, réparer les torts dans une société où l’on s’emballe très vite, où il est facile de se joindre à la foule, de se fondre dans la masse pour condamner – avec toutes les circonstances liées à cette époque.
Je n’irai pas jusqu’à dire que tout oppose Lune, qui a suivi une renarde, et Lapsa, qui a suivi une louve – je note d’ailleurs que l’aspect « renarde » aurait pu être davantage approfondi. L’une, parce qu’elle est victime de l’obéissance aveugle de ses parents, songe déjà à la révolte. L’autre se révolte aussi, à sa manière mais reste parfois très extérieure à ce qui se déroule autour d’elle. Je dirai qu’il y a une certaine naïveté dans le comportement des personnages, que ce soit les adolescents ou les adultes. Après tout, certains faits, hier comme aujourd’hui, auraient pu être éclairci plus rapidement, si certains avaient fait taire leurs idées toutes faites et leurs préjugés. Cependant, la fluidité du récit, le capital sympathie de certains personnages font que cela passe tout seul.
Et si vous me connaissez un peu, si vous m’interrogez sur le personnage que j’ai préféré, c’est évidemment le loup blanc.

Lux, tome 2 : Onyx de Jennifer Armentrout

Présentation de l’éditeur :

En Virginie-Occidentale, la vie de Katy a changé depuis sa rencontre avec Daemon et Dee Black. Les jumeaux sont beaux et charmants mais pas tout à fait humains. D’ailleurs, le département de la Défense s’intéresse à Daemon. Par ailleurs, Katy a des visions et un garçon mystérieux prétend pouvoir l’aider.

Mon avis :

J’ai mis trois ans entre la lecture du tome 1 et celle du tome 2. Je disais à l’époque que le livre surfait sur la vague Twilight. je le pense toujours, au point de me dire qu’il faudrait peut-être que je relise le tome 1 de Twilight – huit ans que je l’ai lu, après tout – si ce n’est que les vampires sont remplacés par les extraterrestres.
Nous sommes toujours dans une bourgade perdue de Virginie Occidentale, une ville où tout le monde se connaît, où les ragots vont bon train. Katy en est la cible depuis le dernier bal, à son corps défendant. Heureusement, elle a ses amies pour la soutenir, les nombreux livres qu’elle reçoit pour passer le temps – elle est blogueuse littéraire – et une mère toujours débordée par son travail – elle est la grande absente du roman. Katy a aussi le béguin pour le beau gosse du lycée, avant qu’un nouvel arrivant ne change la donne.
Ce pourrait être une romance, que dis-je, romance, une bluette adolescente, qui se passe le plus souvent dans son lycée –  quel bonheur de lire le récit de ses cours et de ses pauses déjeuner pendant lesquels il ne se passe pas grand chose. Je me suis demandée en le lisant si le fait que je me sente autant irritée tenait à mon âge. Je ne crois pas : à seize ans, j’aurai découvert ce livre qu’il m’aurait tout autant irrité. Les dialogues sont le plus souvent creux – des bavardages d’adolescents sans intérêt. Et si j’aime à dire que la pédagogie est à base de répétition, je peux dire que je suis servie : quand j’ai appris une information trois fois, je crois que ça y est, c’est bon, j’ai compris. De même, le personnage de Daemon qui se trompe à chaque fois dans le prénom de son rival… Quand c’est la Castafiore, c’est drôle – après tout, si Haddock n’avait pas bégayé en se présentant, on n’en serait pas là. De la part de Daemon, c’est simplement le mépris (ou l’excès de testostérone) du garçon jaloux de son rival. Agaçant.
On me souffle dans l’oreille que Daemon est censé avoir atteint la maturité de son espèce. Mauvaise nouvelle : cela ne se voit pas du tout. Il en semble pas avoir tiré du tout les leçons de son douloureux passé. le fait de s’exposer, le fait d’utiliser la violence (qui ne résout rien, faut-il vraiment le rappeler ?) ne va pas arranger les problèmes que lui et Katy ont déjà. Ils devraient faire exactement le contraire – et après, ils se demandent pourquoi les catastrophes leur tombent dessus, plus fréquemment que la pluie en Normandie.
Oui, je n’apprécie pas Daemon, qui ressemble à un ado sûr de lui et décérébré – avec des pouvoirs en plus. Je n’apprécie pas non plus Katy, qui ne sait pas vraiment ce qu’elle veut et qui est d’une incroyable naïveté. Elle est une fille, soit, mais une fille incapable d’imposer ses choix, peut-être aussi parce qu’elle n’en a pas. Elle me semble entièrement dépendante des autres, incapable de se prendre en main tout simplement, et ce qu’elle a vécu dans le précédent épisode ne justifie pas tout. Elle est capable de parler pour ne rien dire, elle est aussi capable d’être très juste, pourquoi l’est-elle si rarement ? Les mots étaient le plus puissant des instruments. Simple et souvent sous-estimé. Ils avaient la capacité de guérir. De détruire.
Le tome 2 se termine sur un coup de théâtre, qui n’a pas été sans me rappeler la fin d’un des volumes de Percy Jackson. Je spoile à peine, puisque je ne dis pas à quel tome je fais référence. Cependant, Percy Jackson et ses compagnons sont à mes yeux plus complexes que Katy, Daemon et les leurs.

Le Temps des Magiciens – Tome 2 – L’Éveil des Sorciers de Cressida Cowell

édition Hachette – 416 pages.

Présentation de l’éditeur :

Il y a très, TRÈS longtemps, Magiciens et Guerriers vivaient en ennemis.
Or il arriva que Xar, un jeune Magicien, et Souhait, une jeune Guerrière, joignirent leurs forces pour une aventure pleine de sortilèges, de créatures étranges et de cuillères enchantées.
Quelle rencontre improbable… Pourtant, c’est bien ce qui se produisit, UNE FOIS.
Qui aurait pu croire que le chemin de Xar et Souhait se croiserait une SECONDE fois  ?
Et que les dangers qu’ils auraient à affronter seraient ENCORE PLUS périlleux  ?

Mon avis :

J’ai beaucoup lu Cressida Cowell à une époque, notamment avec Harold et ses dragons, puis je me suis lassée, parce que la série, qui ne progressait pas, me semblait interminable. La preuve : deux tomes sont à ce jour non traduits en français. Pas de soucis avec cette série, dont la traduction suit de près la parution : nous en sommes au tome 2 partout !
Maintenant, même si ce livre comporte 416 pages en format papier, je dois dire qu’il ne se passe pas grand chose. J’ai vraiment eu l’impression que l’action progressait très peu. il faut aimer, les livres où les digressions sont très nombreuses, où l’un des deux personnages principaux se croit très futé, mais ne l’est pas autant qu’il le pense, tant il est sûr de lui. Je veux parler de Xar, sûr d’être le garçon choisi par le destin, et n’hésitant pas à foncer tête baissée vers le danger – ou la catastrophe, comme vous voulez.
J’ai préféré Souhait et ses pouvoirs magiques. Certes, c’est un classique du conte de nous présenter un personnage différent, née dans une fratrie où il détonne. En l’occurrence, Souhait a cinq sœurs aussi dotées de qualités guerrières et glaçantes que sa propre mère. Cependant, celle-ci essaie tout de même de protéger sa fille si différente, bien qu’elle la déçoit sans cesse.
Certes, il est des révélations, dans le dernier quart du roman. Elles sortent de l’ordinaire, mais j’ai bien peur que, dans le troisième tome, ce que nous avons découvert ne serve pas à grand chose. Certes, certaines vérités importantes sont affirmées, comme l’importance de profiter du présent ou les bienfaits du pardon, par rapport à la vengeance – et tant pis si cela déçoit quelques-uns qui auraient aimé en découdre. Mais il est rappelé aussi que les parents ou les adultes n’écoutent jamais les enfants ou que mentir, parfois, peut être nécessaire, surtout si vos parents ne vous disent pas forcément toute la vérité. Débat en perspective, même si les jeunes lectures de fantasy ne s’y attendent pas forcément !
J’ai failli oublier – comment ai-je pu ? – le narrateur omniscient et omniprésent, qui nous parle du temps passé, et ne veut absolument pas révéler son identité. Il occupe une place prépondérante dans le récit, pour ne pas dire envahissante : il faut aimer les digressions.
En bref, un roman que je n’ai pas autant aimé que je l’aurai voulu.

Amelia Fang et le bal barbare de Laura Ellen Anderson

 

édition Casterman – 224 pages.

Présentation de l’éditeur :

Amélia Fang, malicieuse vampirette, déteste assister au Bal barbare annuel organisé par sa mère, la comtesse Frivoletta. Ce soir-là, le palais est rempli de vieux monstres qui portent trop de dentelles et qui empestent le Poubel n°5. Comble de malheur, Tangine, prince de Nocturnia et sale-gosse-pourri-gâté, capture Trouille, sa citrouille de compagnie. La guerre est déclarée !

Préambule : en ce jour un peu spécial, je vais vous présenter deux livres qui collent avec la thématique Halloween.

Mon avis :

Ce livre est le premier tome d’une nouvelle série – le second, dans lequel il est question de licorne, sera traduit l’année prochaine. Laissez-moi vous présenter Amélia, charmante vampirette de son état. Elle est dotée d’amis absolument charmant, dont une Yéti appartenant à une espèce rare. Note : cette yéti, avec sa puissance vocale, ferait bien de se présenter très vite dans une chorale, on a besoin de voix !!!! Elle est la fille du comte Drake, qui possède de magnifiques chemises hawaïennes, du moins, il est le seul à le penser, et de la comtesse Frivoletta, toujours à la point de la mode, toujours impeccable, même quand elle part à la recherche d’un de ses yeux qu’elle a perdus. Surtout, surtout, elle s’occupe de la préparation du bal barbare annuel ! Amélia voudrait bien ne pas y être invitée, pas de bol : la fille du comte et de la comtesse se doit d’y être présente, même si elle est la seule enfant. Bonne nouvelle cette : le roi leur fera l’honneur de sa présence. Celui-ci a sombré dans une profonde dépression depuis que sa femme a été tuée par une fée. Oui, vous m’avez bien lu, une fée. Et encore, je ne vous ai pas parlé des terribles anges chatons, bien connus pour faire des ravages, ou des licornes qui sont vraiment abominables. Le roi sera là ! Mieux, son fils unique et héritier, Tangine sera présent lui aussi, il aura même intégré l’école où se rendent Amélia et ses amis. Mention spéciale, soit dit en passant, pour son institutrice, qui peut dévisser sa tête et la ranger pour se reposer un peu quand ses élèves sont un peu trop bruyants.

Mais rien ne se passe comme prévu, parce que le petit prince est :
– insupportable ;
– ingérable ;
– capricieux.
Son père a tellement l’habitude de céder à tous ses caprices qu’il n’écoute même plus les caprices de son fils. Aussi, quand Tangine s’empare de Trouille, la citrouille de compagnie d’Amélia, personne n’y trouve rien à redire, pas même ses parents. Sa mère est trop occupée à ce que le roi et son fils se sentent bien, son père, ami d’enfance du roi, est encore et toujours plongé dans ses mots croisés. Amélia doit donc se débrouiller seule, si elle veut récupérer Trouille – seule, mais avec ses amies.
L’intrigue est simple, au départ. Mais plus l’on progresse dans la lecture, plus l’on voit qu’il ne faut surtout pas se fier aux apparences. Dans ce monde inversé, où les nocturnes ont peur de tout ce qui vit le jour, à plus forte raison si ces créatures portent des paillettes, il est facile de juger, d’étiqueter. Amélia aussi devra aller au-delà de ses propres préjugés. J’espère que cela continuera ainsi dans la suite de ses aventures.
Je n’ai garde d’oublier les illustrations, vraiment très réussies. Et en bonus, quelques recettes que je ne vous conseille pas vraiment de tester, mais qui sont complètement dans l’esprit du livre.

Le train vers l’impossible, tome 1 : Une livraison maudite de P.G. Bell

Présentation de l’éditeur :

Suzy a toujours eu les pieds sur terre. Mais, lorsque deux trolls et une ourse garent leur train dans son salon, elle est bien obligée de se poser des questions ! Tous travaillent pour le service postal de l’impossible. Leur mission ? Livrer des colis aux cinq coins de la réalité. Curieuse, Suzy décide d’intégrer leur équipe de postiers. Traverser le vide en train, rouler dans le néant ? Tout est possible dans les lieux impossibles !

Merci à Netgalley et aux éditions Hachette pour ce partenariat.

Mon avis :

Comme souvent, ce qui m’a attiré en découvrant ce titre, c’est la très belle couverture. Puis, j’aime beaucoup le monde des trains, et le voir d’un côté fantastique n’était pas pour me déplaire.
En effet, la fantaisy fait irruption dans la vie de la très rationnelle héroïne. Suzy aime la physique, c’est sa matière préférée et elle maitrise parfaitement le sujet. Aussi, quand ses lois se trouvent bouleversées, que la physique devient de la flousique – rien ne va plus.
Suzy est l’héroïne, c’est elle qui choisit de se lancer à l’aventure – quitte à tricher un peu tout de même. Elle rencontre alors le personnel dévoué chargé de porter le courrier n’importe où, quoi qu’il arrive. Mention spéciale pour Wilmot, qui rêve d’avoir enfin du personnel, et Ursel, charmante ours aux commandes des bananes explosives : le combustible aussi doit se mettre aux normes flousiques.
Les normes sont inversées, puisque c’est Suzy qui doit se lancer au secours d’un charmant crapaud – ou plutôt d’un adolescent caractériel qui a été transformé en crapaud par une sorcière nommée Crépuscula. Oui, les sorcières ne chôment pas ! Disons le tout de suite, l’intérêt de Frédéric est qu’il n’est pas immédiatement attachant. A vrai dire, il faut vraiment lire jusqu’au bout l’histoire pour trouver enfin, un peu, des qualités à cet insupportable adolescent. Les méchants, cependant, sont très intéressants, et pas aussi prévisibles qu’il y paraît.
Un roman qui devrait plaire aux jeunes lecteurs.