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Axel Valker, tome 2 : La Légende Noire de Laurence Erwin

Présentation de l’éditeur :

Depuis le jour de ses vingt ans, la vie d’Axel Valker a basculé : par un concours de circonstances, il s’est vu confier la dangereuse mission de protéger La Légende Noire, ce manuscrit médiéval qui, mal utilisé, pourrait provoquer des cataclysmes inimaginables. Sa quête a déjà mené Axel à Dijon où il a trouvé un rameau de l’Arbre de Vie, l’un des trois éléments essentiels pour accéder au manuscrit tant convoité. C’est désormais une course contre la montre qui s’amorce pour lui. Aidé par ses amis et par les Protecteurs, accompagné par le loup qui ne le quitte plus, il doit devancer ses ennemis et être le premier à retrouver La Légende Noire.
Ce deuxième et dernier volet des aventures d’Axel nous emmène dans la capitale des Ducs d’Anjou puis dans la région de Saumur, dans les sites troglodytiques du Val de Loire.

Merci à Netgalley et à Au Loup Editions pour leur confiance.

Mon avis :

Je suis en retard, très en retard pour rédiger cet avis, plus qu’en retard, et rien n’y fait, je ne parviens pas à rédiger un avis qui me satisfasse. Heureusement pour la bonne tenue de l’intrigue, les personnages ne le sont pas, en retard. Non mais, vous imaginiez ? « Excusez-moi, je suis Axel, je dois mener à bien une mission, mais là, je suis en retard ». Nous sommes bien d’accord, c’est totalement impensable. En revanche, ce qui est totalement possible, c’est qu’Axel et ses alliés ne cessent de devoir lutter, anticiper pour parvenir à contrer leurs ennemis. Et si les lieux où ils se rendent sont de toute beauté, ils ne sont pas là pour faire du tourisme.

L’action n’a pas de temps morts, les rebondissements sont nombreux : pas de répit pour Axel et pour ses amis, ses alliés. Oui, je distingue les deux, parce qu’il y a d’un côté ses proches, qu’il connaît depuis longtemps, qui le soutiennent, et de l’autre des personnes qu’il a rencontrées au fil de sa quête, et qui sont prêtes à l’aider.

La clef de leur réussite ? Pas seulement leur capacité à faire face à chaque situation, chaque retournement de situation devrai-je dire, mais surtout le fait qu’ils pensent aux autres, avant de penser à eux-mêmes : veiller les uns sur les autres, veiller à ce que les uns et les autres reviennent de leur quête. Ce n’est pas leur profit personnel qu’ils recherchent, il n’y a pas de trésor à la clef, il s’agit avant tout de protection.

Une très jolie saga fantasy à découvrir.

Bienvenue au Mordret’s Pub – Tome 2 par Cloé Duc et Tatiana Duc

Présentation de l’éditeur :

Naola a rejoint l’équipe d’élite de la plus prestigieuse école de vol de Stuttgart, un choix de scolarité des plus musclés ! D’autant plus que, toujours coincée au Mordret’s Pub en attendant l’occasion de plier bagage, elle doit jongler entre les cours, l’entraînement impitoyable de Mordret, son travail de serveuse, ses visites aux Halles Basses, ses amis, et l’inquiétude de ses parents, qui ont de plus en plus de mal à accepter ses décisions. Pourtant, elle ne lâche rien. Elle est prête à se battre pour gagner son indépendance, même si le prix à payer risque fort de s’avérer élevé : on ne sort jamais indemne des canines d’un vampire…

Mon avis :

C’est grave, docteur ? Mon personnage préféré n’est pas Naola, mais un personnage secondaire qui prend cependant beaucoup d’importance dans la vie et le récit de Naola : Maden. Oui, il s’agit d’un jeune mécamage qui nous en apprend beaucoup plus sur l’envers du décor de ce monde magique que Naola.

Oui, Naola est une sorcière, elle a toujours vécu avec la magie, tout a toujours été naturel pour elle, et dans le premier tome, elle a bien découvert des événements peu reluisants. Sa vie sentimentale est des plus compliquée, entre le garçon qu’elle repousse, celui qu’elle aime officiellement, et celui qu’elle aime officieusement. Sa vie familiale n’est pas forcément simple. Elle paraît s’être à peu près réconciliée avec ses parents, mais elle tient cependant à garder son indépendance qu’elle a conquise de haute lutte. aussi entend-elle bien le rester, même vis à vis de Mordret.

J’admets que j’apprécie beaucoup ce personnage, plus complexe que l’on pouvait s’y attendre – moins impulsif que Naola ou que Charm, vampirette assez drôle dans son genre (le genre vampire, bien entendu). Mordret maîtrise bien les arcanes d’un monde dans lequel, finalement, Naola ne fait que débarquer. Il sait ce qu’il en coûte d’être différent, de vouloir lutter contre des personnes puissantes, et si lui ne risque moins, étant donné sa puissance et son expérience, ce n’est pas le cas pour un petit mécamage comme Maden.

Oui, ce tome 2 est la fin des aventures du Mordret’s pub. Dommage, j’aurai bien passé plus de temps en leur compagnie.

Effroyable porcelaine de Vincent Tassy

Présentation de l’éditeur :

Sibylle Delombre est une collégienne ordinaire. Enfin, si l’on considère qu’il est ordinaire de décorer sa chambre avec des ossements, des peluches chauves-souris, des schémas de dissection et des grimoires. Oui, Sibylle aime bien l’étrange et le mystère. Ainsi, elle a de quoi se réjouir lorsque sa mère lui propose de l’accompagner pour débarrasser un vieux château. Mais tous les objets bizarres qu’elle rêvait d’y découvrir ne sont rien en comparaison de la splendide poupée en robe noire, aux cheveux argentés comme un clair de lune, qu’elle trouve dans une chambre et qu’elle s’approprie aussitôt, séduite par sa beauté vénéneuse. Et si les cauchemars qui se mettent alors à hanter les nuits de Sibylle avaient un lien avec elle ? Et si cette poupée, aux yeux violets, au regard aussi triste que cruel, n’était pas inoffensive ? Quel terrible secret renferme l’effroyable porcelaine ?

Mon avis :

Que signifie être normal ? Vous avez deux heures pour définir le concept. A l’heure où tous les adolescents veulent à tout prix se fondre dans le moule, Sibylle affirme sa singularité chez elle mais aussi au collège, n’hésitant pas à prendre la défense de Philémon, garçon par ordinaire également : il deviendra son meilleur ami, son confident. Point positif : sa mère ne voit aucun inconvénient à ce que sa fille cultive sa différence, elle l’entoure d’amour et trouve cela normal : première définition de ce qu’est la norme, être soi, vraiment, et peu importe ce que pensent les autres.

Dans le château que la mère de Sibylle est chargée de vider, l’adolescente tombe sous le charme d’une poupée hors-norme, qu’elle a le droit de ramener chez elle et de garder, sauf si les anciens propriétaires s’aperçoivent qu’ils auraient dû l’emporter. A peine la poupée est-elle dans sa chambre que des phénomènes paranormaux débutent, et Sibylle, qui se sentait très bien dans sa peau, ne se sent plus très bien. Elle a cependant le réflexe d’appeler son meilleur ami, plus sensible que ses proches à ces phénomènes, à la rescousse.

Le thème de la poupée ensorcelée n’est pas nouveau, c’est la manière dont il est traité qui est original. Se greffe même à l’intrigue un thème très contemporain, très bien amené dans l’intrigue. Il questionne, il nous questionne, ce thème, et si la situation n’est pas facile à vivre aujourd’hui (même si mes élèves trouvent cela « simple », spécial dédicace pour eux), elle l’était encore moins avant. La norme, toujours la norme.

J’ai aimé aussi la façon dont le thème du « fantôme » était traité, sans chercher à théoriser ce qu’est un fantôme  – non, Philémon et Sibylle le savent, ils vont donc faire de leur mieux, avec inventivité aussi, pour l’apaiser.

Un livre de littérature jeunesse horrifique à partager.

 

Axel Valker – T1 L’Arbre de Vie par Laurence Erwin

Présentation de l’éditeur :

C’est le jour de ses vingt ans qu’Axel Valker, étudiant à Paris, entend parler pour la première fois de La Légende Noire, un manuscrit médiéval mystérieux à la recherche duquel il va devoir partir.

Autour de lui, les événements inquiétants se multiplient et un monde fantastique se révèle à lui peu à peu : de l’apparition d’un loup qui semble ne plus vouloir le quitter à celle d’étranges Protecteurs qui le chargent d’une mission à laquelle il aurait préféré échapper. Mais il n’a plus le choix, car il n’est pas le seul à rechercher le Livre qui pourrait provoquer l’Apocalypse : le temps presse et, pour lui, c’est une poursuite haletante qui ne fait que commencer.

Merci à Netgalley et aux éditions Au Loup pour ce partenariat.

Mon avis :

Ce qui m’a attiré en premier, c’est la couverture – avec ce loup magnifique. Ce n’est qu’après que j’ai fait le rapprochement avec la ville de Dijon, dans laquelle je ne me suis pas rendue depuis treize ans. Puis, j’ai déjà lu la série Myrtha de Laurence Erwin, que j’avais beaucoup aimé, et j’ai un faible pour les petits éditeurs qui prennent des risques.
Le prologue nous permettra d’en savoir plus que le personnage principale – ou, du moins, de savoir dans quelle direction va l’intrigue. Axel, lui, est un jeune adulte qui mène une vie ordinaire d’étudiant. Il a des parents, qui ne lui ont pas caché qu’il était adopté et qui l’ont entouré d’amour. Il a des amis, aussi, et des personnes qu’il apprécie moins. il faut de tout pour faire un mode dans l’immeuble parisien où il a grandi. Seulement, le jour de ses vingt ans, il bascule dans un univers qu’il ne soupçonnait pas, et dont Frère Loup sera un des éléments – pour ne pas dire son garde du corps attitré.
Même si je n’ai rien contre Paris, belle capitale de la France, j’ai préféré la partie de l’intrigue qui se situait à Dijon, et qui montre une connaissance certaine de la ville – je m’y suis « re »vue, avec les lieux qui, pour moi, sont les plus significatifs de la ville (et des destructions qu’elle a subies).
Mais je m’égare, et je ne vous parle presque pas du récit, qui prend le temps de se poser, tout comme nous prenons le temps de découvrir le héros. Il n’est pas un enfant, pas un adolescent, il est un jeune adulte, ce qui lui permet une bien plus grande liberté de mouvement que tous les héros qui doivent toujours se demander comment agir sans que leurs parents se méfient. Autre avantage : l’aura de magie qui entoure certains personnages – dont Frère Loup, presque discret – et leur permettent de se fondre dans le décor.
Il faut noter que les adversaires sont coriaces, que l’enjeu est de taille. J’ai très envie de découvrir la suite des aventures de Frère Loup et d’Axel.

Engrenages et sortilèges d’Adrien Thomas

Présentation de l’éditeur :

Grise et Cyrus sont élèves à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins. S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance…

Merci à Netgalley et aux éditions Rageot pour ce partenariat.

Mon avis :

Ce livre est un véritable coup de coeur ! Déjà, point très positif, l’aventure est mise en place et trouve sa résolution en un seul et même volume. Pas besoin d’attendre un tome 2 (ou un tome 5….) pour savoir comment la situation va se dénouer. Ensuite, l’on trouve dans ce roman des femmes, des hommes, des filles, des garçons, qui ne sont pas forcément dans les rôles que la société traditionnelle (la nôtre, si vous préférez) leur assigne d’habitude – s’il est encore des personnes que cela fait grincer des dents, merci de passer votre chemin. Ainsi, Grise est une future ingénieur alors que Cyrus étudie pour être magicien. Sa mère est une chef militaire connue et reconnue, personne ne remettrait en cause son statut, son aura – même si son fils pense qu’elle est une mère distante, indifférente, plus préoccupée de stratégie militaire que de sa progéniture.
Sinon, la société est très hiérarchisée. Le harcèlement entre étudiant de l’académie ? Un mode de vie puisqu’il ne faut pas abîmer l’égo des futurs magiciens, à moins d’être leurs professeurs : là, on a le droit de le réduire en miettes ! Cyrus est trop lucide pour ne pas s’en rendre compte, il faut simplement que son enseignement lui laisse le temps de se poser. Il peut compter sur Quint, son familier, celui qui l’aide à augmenter ses forces magiques, parce que Quint a une immense lucidité : – Pour répondre à ta question, les magiciens ont généralement un caractère épouvantable, expliqua le chat avec sérieux. Ils ont donc tendance à rester souvent tout seuls, puisque personne ne les supporte. Alors pour éviter de devenir fous, ils enchantent leurs animaux de compagnie, histoire d’avoir quelqu’un à qui parler. 
Le temps de se questionner, ou l’envie de se questionner, c’est ce qui manque à certains habitants de l’empire de Mycée. Oui, ils ont remporté des victoires – que sont devenus les habitants des pays qu’ils ont vaincu ? Des réfugiés, qui font ceux qu’ils peuvent pour survivre. Même combat, si j’ose dire, pour les habitants de Mycée qui ne font pas partie de l’élite et qui doivent trouver des moyens de survivre, invisibles, écrasés par les impôts, ayant envie de changements, d’une société meilleure pour tous.
Grise et Cyrus vont être amenés à se poser des questions, et à agir, parce qu’ils se retrouvent bien malgré eux au milieu d’un complot qui ne les concerne pas – enjeu involontaire pour faire ployer leurs proches. Eux ont encore des scrupules, ils ont encore confiance, surtout Grise, en leur prochain – Cyrus, nettement moins, le cynisme, c’est utile pour la survie, et la cour des Miracles dans laquelle ils se réfugient, dirigée par une charismatique chef, est bien moins dangereuse que la cour impériale.
L’action est menée tambour battant, et pourtant le lecteur n’a jamais l’impression qu’elle va trop vite. Il faut dire qu’elle rend leur visibilité à des personnes que l’on ne voulait pas voir. N’est pas un sujet d’actualité ? Il est question aussi de transmission des savoirs, à l’heure où l’on décide que telle ou telle matière est moins importante que les autres. N’est-ce pas aussi un sujet d’actualité, alors que tant de personnes ont des savoirs à transmettre ? Quelle société veut-on vraiment, pas seulement pour nos enfants, mais pour nous ? Même si nous sommes dans un univers de fantasy parfaitement construit, ces questions ne peuvent que trouver une résonance chez le lecteur.
Un très beau roman à partager.

Le diamant noir de Frédéric Breton

Présentation de l’éditeur :

Jules a dix ans. Un professeur à la retraite lui offre le jour de son anniversaire un diamant noir. Un diamant n’est jamais une pierre ordinaire mais que dire de celle-ci ? Elle est étrangère à la Terre. C’est une pierre extraterrestre. Sur la planète d’où elle provient, régnait un empereur qui a été renversé puis exilé. Ce dernier va faire irruption dans la vie de Jules. Pourquoi ? Comment ? Pour le savoir mettez vos pas dans ceux de Jules et laissez-vous happer par ses aventures.

Merci aux éditions Librinova et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

J’ai coutume de dire que je ne suis pas le public visé par le livre que j’ai lu. Pourtant, force est de constater que, même si j’ai plus de huit/neuf ans (je pense que le livre peut être lu à partir de cet âge), j’ai apprécié le déroulement de cette intrigue.

Jules est jeune, un peu seul aussi. S’il a des amis dans sa classe (les journées de cours passent lentement, il n’apprécie pas forcément sa professeur), il est proche de son voisin, assez âgé (à ses yeux) dont le cadeau va modifier sa vie – ou pas, ai-je envie de dire, tant ses aventures, finalement, empiètent davantage sur son temps de sommeil (ou de rêverie) que sur ses journées de cours. pas toujours facile de distinguer le réel du rêve. Pas facile de distinguer l’ami de l’ennemi. Pas facile d’y réfléchir pour Jules parce que les actions s’enchaînent sans temps mort.

Le diamant noir, c’est l’histoire d’un petit garçon souvent seul, chez lui, avec une maman qui travaille beaucoup, pas de frères et soeurs, un chat, éventuellement, quand sa mère fait du cat-sitting, et qui se trouve avec enfin la possibilité d’avoir quelqu’un qui ressemble à un ami, même s’il est un peu (beaucoup) particulier. Oui, Jules est un peu naïf, aussi – pas suffisamment pour ne pas s’interroger, parfois, sur ce qu’il est en train de vivre. Il reste très observateur, apte à se poser des questions, aussi.

Verra-t-on la suite de ses aventures ?

La sublime communauté, tome 2 d’Emmanuelle Han

Présentation de l’éditeur :

Les trajectoires des trois Transplantés s’apprêtent à converger. Ashoka, Ekian et Tupà vont prendre les commandes de la résistance, unir leurs pouvoirs pour forcer le passage des Six Mondes. La Sublime Communauté est ainsi constituée. Surtout, ils vont découvrir l’ampleur de la stratégie des Guetteurs et leur nouvelle base, construite en pleine banquise, à Point Hope, près du détroit de Béring où ils se livrent à d’étranges expériences sur les Affamés…

Mon avis :

Déroutant.
Différent.
Cohérent.
Suivons les trois transplantés au coeur des six mondes.
Nous avons bien à faire avec un roman de littérature jeunesse, et pourtant, il ose des pistes, un dénouement, qui fait de cette saga une oeuvre parfaitement lisible pour les « grands » lecteurs. N’est-ce pas le propre de toute oeuvre ?
Il nous parle d’un monde en train de se décomposer, d’un monde dans lequel il faut suivre, survivre, deux mots très proches en terme de lettres. Il faut préserver une planète qui est en train de mourir, mais comment, pourquoi ?
Les trois transplantés sont… différents, mais parfois, j’ai trouvé qu’ils manquaient un peu de qualités de coeur – parce qu’ils ont été transplantés ? Seul l’un d’entre eux me semble réellement attaché aux siens, au point de tout faire pour les sauver. Les deux autres ont aussi des proches, leurs liens me semblent pourtant très ténus.
L’oeuvre est un ensemble, au point que je me surprends à oublier des détails, sauf l’odeur du jasmin et le partage de la souffrance. Il se construit un monde où l’amour ne semble plus compter, où les familles se retrouvent disloqués. Pourquoi, comment en est-on arrivé là . Et surtout, n’était cette dimension dystopique, serions-nous, nous capable d’oublier les nôtres, d’oublier notre cadre de vie, notre monde au point de le détruire ? Un monde où la mort compte plus que la vie.
Un monde sans désir aussi. Cela pourrait être bien, si l’on oubliait la société de consommation. Cela ne l’est pas tant que cela, si l’on oublie les siens.
Une oeuvre étonnante, un univers singulier.