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La cité des ténèbres, tome 6 de Cassandra Clare.

Mon avis :

Lire un livre de 800 pages, même quand il conclut une double trilogie, ce n’est pas facile facile. J’ai d’ailleurs fait une pause au milieu du livre – ce qui correspondait justement à un basculement de l’action. Pas de regrets de quitter les personnages puisque je sais qu’il est possible de les retrouver, quelques années plus tard.

Sébastien est le fils de Valentin. Mauvaise nouvelle : il est encore plus déterminé et a encore moins de scrupules que son père.

Je pense que je vais être détestée par les fans, mais pour moi, ce fut le tome de trop. Trop long, trop de personnages, trop de complications dans l’intrigue. Bref, pour moi, la lassitude est là, et en dépit des portes ouvertes pour la suite, je sais que je ne poursuivrai pas la lecture de cette saga.

Les soeurs de la lune, tome 11 de Yasmine Galenorn


Edition Milady – 408 pages

Présentation de l’éditeur :

C’est la Saint-Valentin, et alors que nous nous préparons pour le mariage de notre amie Iris, le Conseil de la communauté surnaturelle est victime d’un attentat à la bombe, la situation dégénère. Les Koyanni, les coyotes métamorphes diaboliques, sont de retour, et Newkirk, leur nouveau chef de meute, s’est allié avec un groupe de sorciers hors-la-loi. Et voilà que l’Ombre Ailée, le seigneur démoniaque, envoie un nouvel émissaire sur Terre. De quoi faire de notre vie un véritable enfer…

Mon avis :

Il s’est passé cinq ans entre la traduction du tome 10 et celle du tome 11, traduit en 2019, écrit en 2012. La situation pourrait cependant être pire : nous avons bel et bien la suite de la série, avec Delilah, ma soeur préférée. Ah, Delilah : ses boulettes de poils qu’elle vomit régulièrement, ses paniers dans lesquels elle aime dormir, sa souris qui couine avec laquelle elle adore jouer. Oui, Delilah se métamorphose en un adorable chaton joueur sous le coup des émotions – ou en panthère dans le cadre d’une grosse bagarre.

Et, malheureusement, les bagarres ne manquent pas, les ennemis non plus. L’Ombre ailée, qui ne se fait pas oublier, et veut toujours prendre le pouvoir. Les Koyanni repointent le bout de leur museau, alors que les soeurs pensaient en être débarrassées. Je ne vous parle pas non plus des trafiquants de tout poils, toujours actifs. Du côté humain, ce n’est pas mieux : des agiteurs, qui n’ont rien à envier aux pires racistes et homophobes qui soient, veulent le retour des membres d’Outremonde chez eux, que ces monstres soient éradiqués. Si ces slogans ne vous rappellent rien, réfléchissez bien, vous avez des précédents bien trop proches de nous – et ce n’est sans doute pas un hasard si Tim et Jason amènent leurs amis LGBT pour contrecarrer les manifestants extrémistes : être ostracisés, malmenés, agressés, violés parce qu’éloignés des normes établies, ils savent trop bien ce que cela signifie.

N’oublions pas Camille, la soeur aînée, celle qui est le pilier de la famille et qui a subi le pire dans le tome 10, avec, en plus, un père qui ne lui a apporté aucun soutien après coup. Pas de guimauve : pardonner à leur père sa trahison n’est vraiment pas à l’ordre du jour. Mais Delilah comprend qu’elle doit murir, être plus forte, ne serait-ce que pour ses soeurs, qui comptent sur elle.

J’ai l’impression de ne pas en dire tant que cela sur l’intrigue, si ce n’est qu’elles n’ont pas un moment de répit, que ce soit pour se protéger, pour combattre, ou pour aider les leurs. Mention spéciale pour Wilbur, qui révèle quelques-uns de ses secrets. Mention spéciale aussi pour les agressions dont sont victimes les femmes et qui à aucun moment ne sont banalisées. Beaucoup moins facile qu’on ne le pense quand on parcourt un tantinet la littérature vampirique.

Un très bon tome, à recommander à tous les fans des soeurs d’Artigo.

Gardiens des Cités perdues, tome 1 de Shannon Messenger

Edition Lumen – 510 pages

Présentation de l’éditeur :

Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à haute voix. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde. Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ?

Merci aux éditions Lumen et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Je découvre cette série très en retard : ce n’est pas faute de l’avoir croisée de nombreuses fois, c’est simplement que je lis beaucoup, et qu’il faut parfois un coup de pouce (un partenariat avec Netgalley) pour sauter le pas. C’est chose faite. La seule chose qui me gène, est qu’il reste sept tomes après celui-ci – vu la taille de ma PAL, je ne suis pas prête de les lire.

Sophie est différente des autres enfants. Elle est surdouée, se sent à part, d’autant plus que, depuis l’âge de cinq ans, elle entend les pensées des autres. Agréable ? Non, pas vraiment, surtout quand on entend toutes les pensées de toutes les personnes qui vous entourent, et que vous n’avez aucun moyen de les faire taire. Je n’oublie pas que vous n’avez aucun moyen, non plus, d’en parler à vos parents ou à vos proches : il n’existe pas vraiment de remèdes. Heureusement (ou malheureusement, comme vous voudrez), la vie de Sophie change radicalement quand elle est abordée par un inconnu qui lui révèle qu’elle n’est pas humaine, et lui fait retrouver son véritable univers. Cela fait beaucoup pour Sophie, qui doit abandonner ce (et ceux) qu’elle a toujours connu, et s’adapter à un univers totalement différent du sien. J’ai vraiment trouvé intéressant que le lecteur se retrouve exactement dans la même position que Sophie, qui peine elle aussi à retrouver ses repaires. Nous sommes dans un univers magique, mais il n’est pas de formules contre le mal du pays – contre le fait, aussi, de se sentir différente, même au milieu de ceux qui sont sensés être les siens.

Sophie et nous ne savons pas tout. Nous devons faire avec ce que les autres veulent bien nous dire, avec ce qu’ils jugent utiles de cacher, pour protéger Sophie. Avec ceux avec qui elle vit, qui ont eu l’immense douleur de perdre leur fille, et qui doivent vivre sans leur fille, mais avec Sophie.

Alors oui, c’est un roman qui pose les bases d’un univers mais sans jamais rester statique – Sophie doit s’acclimater, à ce nouveau monde, mais aussi, déjà, affronter ses adversaires tout en découvrant sa véritable nature, que personne ne connaît véritablement. Il est des personnes qui n’ont pas envie qu’elle soit là, il en est d’autres qui sont toutes prêtes à la récupérer. Pour en faire quoi ? Oui, Sophie se retrouve à peine considérée comme un être vivant, plutôt comme une arme en puissance.

Sophie aura-t-elle au moins des moments d’apaisement ? Pas vraiment. Elle fait en tout cas preuve d’une grande maturité, d’un grand sens de la réflexion, que bien des adultes n’ont pas encore – et j’aime assez que l’auteur ait construit un personnage aussi riche.

Bref, un premier tome très agréable à lire, que je recommande à tous les amateurs de fantasy.

 

Journal d’un marchand de rêves d’Anthelme Hauchecorne

Présentation de l’éditeur :

J’ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m’ont expédié loin d’Hollywood, dans la vieille Europe. Les meilleurs spécialistes m’ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais. Malgré moi, je me trouve mêlé aux intrigues de puissants Rêveurs. Des gens charmants et bien décidés à m’éliminer, mais avec élégance. M’entêter serait totalement déraisonnable. Pourtant, deux plaies à vif m’empêchent de tourner la page… La première est une fille. La seconde, une soif de vengeance. Je m’appelle Walter Krowley. Vous tenez mon journal intime. Prenez-en soin. Ce livre pourrait devenir mon testament…

Mon avis :

Merci aux éditions French pulp et à Netgalley pour leur confiance.

Il faut accepter de se perdre dans un univers qui n’est pas le nôtre, que cet univers soit onirique ou pas. Il faut accepter de se perdre dans un genre littéraire qui n’est pas du tout mon genre de référence, ce qui n’ôte rien aux qualités de l’ouvrage.

Qu’avons-nous en commun avec Walter Krowley Junior, fils d’une star américaine et d’une mère trop tôt disparue ? Lui et son meilleur ami ont été blanchis de la mort accidentelle de deux personnes, il se perd dans les méandres de sa vie culpabilisée, au point que sa vie réelle se retrouve engloutie dans un autre univers. Dans ce monde des rêves, ou des cauchemars, comme vous l’entendrez, il fait des rencontres, avec Spleen, qui apparaît puis réapparaît dans son univers, l’aidant, parfois, à mieux le connaître, avec Banshee ensuite, qui vit « dans le monde réel » à Bruxelles, capitale d’un pays qu’il ne connaît pas, en bon américain. Lien de cause à effet, Trevor choisit de partir à Bruxelles, quand son père et sa belle-mère, qui joue vraiment son rôle jusqu’au bout, cherchent un moyen pour le sortir de la drogue. Oui, elle existe dans le monde réel, et dans le monde des rêves, revisitant ainsi le thème du marchand de sable.

Oui, la lecture de ce livre fut addictive, et si certains faits ne sont pas toujours compréhensibles de prime abord, il est des faits qui s’éclairent à la fin du roman – et n’oublions pas que c’est à chacun de faire vivre ses rêves, à chacun de nouer, de renouer les liens qu’ils souhaitent, avant qu’il ne soit trop tard.

Journal d’un marchand de rêves est un livre d’une grande richesse, qu’il serait vain de vouloir limiter à un simple avis. Il joue entre un univers très réaliste, et l’exploitation que d’autres peuvent faire des non dits, des actes irréalisés, des peurs et des désirs les plus profonds. Ne laissons pas les autres vivre notre vie.

Cependant, j’ai vu aussi (à tort ?) une mise en garde contre les rêves qui ne concernent pas soi, mais la société toute entière. L’écriture, rétroactive, montre souvent Walter nous mettre en garde contre telle ou telle décision qu’il a prise et qui a provoqué des catastrophes inattendues. Et souvent, il nous rappelle que le rêve de créer une nouvelle société idéale, nouvelle, novatrice, provoque bien plus de dégâts, de blessures, de morts, que l’auteur de cette idée ne le pensait. Comme il est souvent dit, l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Avant de clore cet avis, je me rends compte que je n’ai pas parlé du thème de la vengeance, qui apparaît pourtant ici ou là, comme un personnage récurrent. Se venger est ici davantage une revanche, le désir de reprendre la main qu’une quête obsessionnelle, comme si tout venait à point à qui savait attendre, terminant ainsi une histoire commencée depuis longtemps. A moins qu’elle ne continue, dans une autre dimension. A voir. A lire. A imaginer.

 

Lux, tome 3 : Opale de Jennifer L. Armentrout

Edition J’ai lu – 441 pages

Présentation de l’éditeur :

Si elle a été sauvée in extremis par les pouvoirs de Daemon, Katy n’est désormais plus tout à fait la même. Et il lui faudra du temps pour apprivoiser sa nouvelle nature. Néanmoins, la communauté des Luxens a des problèmes plus urgents à régler dans l’immédiat : un deuil qui fait dissension, le retour inattendu de Dawson, et la recherche d’un plan visant à tromper la surveillance de la Défense. Par ailleurs, une menace bien pire que la présence des Arums semble peser sur eux : « le Dédale ». Si cette organisation découvre ce dont Daemon et Katy sont capables, ils sont perdus…

Mon avis :

Autant mon avis était plutôt mitigé pour le tome 2, autant le tome 3 est différent. Il faut dire qu’après le coup de théâtre de la fin du tome 2, l’action ne pouvait que s’accélérer. Dawson est revenu, mais il n’est plus le même, après les épreuves qu’il a subies. Surtout, la femme qu’il aime est toujours prisonnière, et il a bien l’intention de tout faire pour la secourir, quitte à se rapprocher d’un adversaire – parce qu’il vaut mieux pactiser avec l’ennemi qui a des renseignements que ne rien faire du tout.

Je dis que Dawson a changé, il n’est pas le seul – l’autrice ne faisait pas comme si les épreuves traversées laissaient les personnages inchangées. Bree est devenue froide, et son amitié avec Katy semble désormais appartenir au passé. Katy doit faire avec sa propre transformation, tout en protégeant les siens – sa mère croit simplement que Will travaille ailleurs. Je trouve parfois la mère de Katy, certes très dévouée à son travail, assez naïve par rapport à ce qui l’entoure. Elle reste une mère très traditionnelle, qui impose des règles à sa fille un peu désuète, et ne s’inquiète pas plus que cela de tous les événements un peu étonnants qui surviennent, entre la réapparition de Dawson, et la « disparition » de Carissa. Moralité : la Virginie Occidentale est peut-être un état relativement ignoré, il demeure cependant qu’il est très mouvementé (voir aussi la série Jazz Parks, l’événement fondateur a lieu aussi dans cet état).

C’est toujours Katy la narratrice, Katy qui éprouve une tendresse grandissante pour Daemon, qui se rend bien compte de ce qu’il endure, de ce qu’il a enduré, et comprend qu’il ait dû se forger une carapace. Les ennemis sont toujours là, je dirai même que la menace devient plus précise, plus dangereuse, et tout en cherchant à les contrer, Katy et les siens doivent continuer à mener la vie la plus normale possible de jeunes gens de leur âge – ou comment marquer les grandes étapes de la vie de lycéens, futurs étudiants. Oui, il y a une vie après le lycée – logiquement.

Ce troisième tome se termine à nouveau par un coup de théâtre, bien différent du précédent. Il annonce – mais je me trompe peut-être – une nouvelle forme narrative pour le tome 4.

Le carnet de Maden par Cloé Duc, Tatiana Duc

Présentation de l’éditeur :

Retrouvez les aventures de Maden avant sa rencontre avec Naola, la petite serveuse du Mordret’s Pub !
Maden mène une vie tranquille, entre son frère, les entraînements à la voile et la pêche, loin des conflits de la Fédération.
Mais la paix ne peut pas durer éternellement, et tout bascule quand les sorciers attaquent son petit village breton et enlèvent tous les jeunes enfants.
Parti à la recherche de son frère kidnappé, une périlleuse quête débute pour Maden. Elle le mènera au cœur des Halles Basses de Stuttgart, un monde dont il lui faudra rapidement comprendre les règles, s’il ne veut pas y perdre un morceau de lui-même…

Merci à Netgalley et aux éditions HLAB pour ce partenariat.

Mon avis :

Je suis très heureuse d’avoir pu découvrir le carnet de Maden, qui est mon personnage préféré du Mordret’s Pub. Ce carnet, nous avons pu en découvrir des extraits dans le second tome du Mordret’s pub – des extraits, entendons-nous, cet opus va beaucoup plus loin.
Nous suivons le parcours de Maden, un jeune adolescent ordinaire dans un monde qui ne l’est plus vraiment. Il vit en Bretagne, dans un village de pêcheurs. Les temps ne sont pas faciles, cependant la paix est là. Sauf que… certains se moquent pas mal de la paix, les sorciers pour les nommer. Ils n’hésitent pas à faire un raid sur le village dans lequel vivent Maden et son frère Kimon et enlèvent des enfants  – dont Kimon. Mordred part à sa recherche.
Avant l’enlèvement, c’est une vie banale que nous compte Maden. Après, il nous dit sa volonté de retrouver son frère, et quels moyens il met en oeuvre pour y parvenir.
Naola vivait dans une société protégée, qu’elle n’a jamais remis en cause, au milieu de la communauté des sorciers, elle découvre peu à peu le monde qui l’entoure réellement. Mordred, humain ayant connaissance de l’existence des sorciers, découvre une société clivée, sectaire, à Paris, ville qui paraît très tolérante par rapport à Stuttgart. Grâce à Kristen, sa mère adoptive, il apprend aussi ce qu’était le monde avant – avant que sorciers et humains ne se séparent irrémédiablement, avant que les humains qui fréquentent les sorciers ne soient ostracisés. C’est un univers sombre, tragique, empli de douleurs – alors que tant de sorciers de la nouvelle génération semblent avoir une vie extrêmement facile. Au fil de ses annotations, Maden nous montre ce qu’apporte la magie, et ce que subissent ceux qui, comme lui, n’en ont pas, surtout ceux que les aléas de la vie, ou une décision consciente, ont amené à devenir des mécamages. Rares sont ceux qui ne les rejettent ou ne les exploitent pas – les deux en même temps sont totalement possibles.
Un moment de lecture fort prenant au côté de Maden.

Prospérité de Charlotte Munich

édition Amazon Publishing – 525 pages

Présentation de l’éditeur  :

Le temps est compté. Leila et Arthur ne disposent que d’une seule arme contre l’Ordre des chasseurs, le grimoire Prospérité. Pour déchiffrer les secrets que l’ouvrage referme, Leila n’a pas le choix : elle doit faire évoluer sa magie avec l’aide d’Arthur. Mais la résistance de ce dernier s’émousse peu à peu, tandis que les anciens démons de Leila ressurgissent, plus noirs que jamais. Poursuivis par l’Ordre, ils sont contraints de traverser toute l’Europe pour solliciter la protection des praticiennes russes, les plus à même de faire face aux terribles chasseurs. Mais seront-elles leurs alliées ? Lorsqu’enfin Prospérité dévoile ses secrets, il exige un impossible sacrifice. Les racines du mal plongent profondément dans le passé et bientôt, il n’y aura plus rien entre Leila et la terrible réalité de sa magie.

Merci à Netgalley et à Amazon publishing pour ce partenariat.

Mon avis :

Suite et fin de cette saga que j’ai démarrée en cours de route et que j’ai appris à apprécier. Rien n’est simple pour Leila, qui doit lutter contre ses ennemis, trouver des appuis en Russie, du moins, elle l’espère, et se protéger contre des adversaires véritablement proches – ou comment l’expression « démon intérieur » n’a jamais semblé si juste. Elle se doit d’être attentive, sur ses gardes à tous les instants, pas seulement de jour comme de nuit, mais en veille comme en sommeil : les ennemis ont des moyens d’agir qu’il convient de ne jamais oublier. De plus, Leila tient à ménager ses amies, parce qu’elles sont jeunes, parce qu’elles n’ont pas beaucoup de soutien, parce qu’elles ont déjà beaucoup perdu. Je n’ai pas encore parlé d’Arthur, parce qu’il est toujours à la limite de basculer, lui qui utilise une magie inédite ou méconnue, au choix.

Oui, le récit est linéaire, lui qui nous mène de la France à la Russie. Mais il nous projette aussi dans le passé, en nous emmenant à l’origine de la magie, et surtout, de la malédiction. Nous découvrons ainsi les fondateurs, si j’ose dire, des sorciers, et des chasseurs, ainsi que les conséquences des malédictions. Un vrai retour au source, avant le dénouement. Mais peut-être une série dérivée pourrait-elle voir le jour ? Il est en tout cas suffisamment de matière pour le faire.