Archives

Yzé – tome 2 le projet ultima de Florent Marotta

Présentation de l’éditeur :

Yzé a détruit le palimpseste et les tensions entre Wicce sont à leur comble. Mais cette petite victoire sur Ashahell a un goût amer, celui de la perte d’êtres chers. Le mystère s’épaissit autour de la jeune femme. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi tous ces mensonges ? Les ennemis des Wicce s’agitent. Que prépare la Fraternité de la Lumière dont les membres multiplient les actions pour s’emparer d’une mystérieuse substance ? Et pendant ce temps, Ashahell fourbit ses armes pour se venger d’Yzé et enfin mettre la main sur elle.

Je remercie le forum Partage Lecture et Taurnada Editions pour ce partenariat.

Mon avis :

Je découvre Yzé avec ce tome 2, du coup j’ai apprécié le rappel du tome précédent en début d’ouvrage qui permet au lecteur de ne pas être perdu quand il se retrouve plongé dans l’action.

Je suis un peu particulière, j’ai toujours une préférence pour les « méchants ». Attention, pas le personnage manichéen dont le seul but est de s’opposer aux héros et de l’empêcher d’accomplir sa mission. Non, je parle de méchants qui tiennent la route, avec une forte personnalité, et un objectif qui lui est propre. Ashahell appartient à cette catégorie, il est prêt à tout (vraiment tout) et nous pouvons voir qu’il n’a pas de limites. Ses alliés sont eux aussi fortement caractérisés. Mention spéciale, à mes yeux, pour Velkin, que j’aimerai bien voir plus souvent, même si je dois être la seule à apprécier sa présence. Oui, ce sont des adversaires qui pèsent lourds pour Yzé.

Elle est pratiquement seule au début de ce tome, à peine remise de ce qui vient de se produire, entourée de Wicce qui ne sont pas forcément de son côté. D’ailleurs, pour continuer avec un récit qui n’est pas manichéen, tous les Wicce ne sont pas d’accord avec la direction à prendre pour lutter contre les Magis, encore moins sur le soutien à apporter à Yzé. Le danger a été là, bien réel, et il peut encore survenir. Yzé subit des épreuves qui en sont réellement, et non de petites choses dont il serait facile à surmonter. Astur, le chef du village, apparaît comme une figure paternelle pour Yzé, sans pour autant l’étouffer ou la surprotéger. Elle est jeune encore, elle a déjà beaucoup enduré, et ce n’est pas oublié dans la construction de l’intrigue, même si elle laisse peu de temps morts à la jeune fille. Yzé aura droit à son lot de surprise. La chronologie est certes linéaire, cela ne veut pas dire que les rebondissements ou les retournements de situation ne soient pas possibles.

J’ai envie de découvrir le troisième tome, afin de savoir comment se terminera cette lutte, et comment Yzé aura fait face aux dernières révélations.

Publicités

Pickwick, tome 1 : le vers galant d’Eva Giraud

Présentation de l’éditeur :

Midgard, le réveil de l’avatar d’Arnaud Laplace

Présentation de l’éditeur :

700 ans après un Cataclysme qui changera complètement notre Monde, nous suivons les périples du jeune Alzâck Hawk, habitant de la Ligue puis kidnappé par l’Empire, amnésique depuis ses 2 ans. Ce garçon de 14 ans sort de l’ordinaire : alors que les Humains ont acquis la magie dans ce futur, il est le seul à ne pas en avoir. Cependant craint et respecté de tous, il est le meilleur Stratège d’Utopia.
Alors qu’il œuvre, épaulé par ses amis, dans le but d’accomplir son rêve et de voguer sur son propre navire astral malgré son mal des transports, plusieurs événements viennent bousculer les tensions entre les trois factions d’Utopia et menacent la paix pourtant déjà si fragile. Alzâck s’éveille alors en tant qu’Avatar, surpuissant et mystérieux, alors qu’à l’Empire, ces êtres sont mal vus et bannis depuis des années.
Depuis l’antiquité, l’Homme n’a fait qu’erreur sur erreur. Les Dieux des anciennes mythologies se réveillent. Vont-ils une bonne fois pour toutes punir l’être Humain, ou un espoir est encore possible… ?

Merci à l’auteur, Arnaud Laplace, et au forum Partage-Lecture pour ce partenariat.

Mon avis : 

Le réveil de l’Avatar est le premier tome d’une saga de Fantasy, aux influences très larges, telles Kaamelott ou les jeux video.
Alzâck est le personnage principal, qui devient parfois aussi narrateur – les changements de narration, de même que la construction des chapitres, font partie des éléments qui rendent ce récit très rythmé. Alzâck, nous le découvrons à deux ans, alors que l’Empire était prêt à tout pour le kidnapper. Nous le retrouvons à l’adolescence, avec une famille adoptive aimante. Il est un être paradoxal puisqu’il est le meilleur Stratège qui soit, tout en ne pouvant se rendre sur un vaisseau. Le meilleur, oui, mais il doit poursuivre ses études, passer ses examens comme tout élève qui se respecte pour obtenir la situation qu’il désire : corsaire.
Les péripéties se succèdent sans temps mort, presque sans transition. Il faut vraiment bien s’accrocher au récit pour être sûr de ne rien manquer, aussi ce texte devrait plaire à des lecteurs plus jeunes que moi.
Ma partie préférée est celle qui se déroule en Roumania, elle permet au héros d’en savoir un peu plus sur ses origines, ses capacités, de parfaire son apprentissage des runes. J’ai moins aimé le récit des examens de fin d’année, un grand classique des romans qui se déroulent (même partiellement) dans une école magique. Mon personnage préféré est le petit Maxime, qui me semble très prometteur. Je n’ai garde d’oublier Gregory, petit génie des nouvelles technologies.
Je vais d’ors et déjà acquérir la suite.

Morgana Chaudeveine contre les 13 sorcières de Clair Arthur

Présentation de l’éditeur  :

Quand on est l’enfant d’une sorcière, on ne fréquente pas d’établissement scolaire ! Mais Morgana, la fille de Germaine Chaudeveine, en a décidé autrement : elle veut se faire des copines.

Mon avis : 

J’ai découvert ce livre parce que j’en ai trouvé un extrait dans un de mes manuels de français. J’ai voulu en savoir plus sur Morgana et sa mère Germaine. Ce livre est vraiment très court – quarante pages tout au plus. Il est le sixième tome de la série et suppose de connaître un peu Morgana, le fait qu’elle ait transgressé les règles de la sorcellerie en ayant un enfant et qu’elle n’a pas l’intention que celle-ci fréquente une école ordinaire. Il y a bien assez à faire à apprendre les règles compliquées de la sorcellerie. D’ailleurs, Morgana vole déjà sur une balayette et possède son propre corbillot, dont elle ne s’occupe pas très bien, il faut le dire.
La chère petite se fait donc une joie d’aller à l’école de jouer dans la cour de récréation avec ses douze nouvelles camarades, d’apprendre plein de choses. Se doute-t-elle qu’il y a anguille sous roche ? Peut-être, sans doute, à voir ! Morgana accomplit, sur la fin du récit, des tours assez improbables. Le dénouement, d’ailleurs, m’a laissé un peu sur ma faim – la suite dans le tome 7 ?

Miss monde des sorcières de Clair Arthur

Présentation de l’auteur :
C’est l’effervescence dans le monde entier : un concours est organisé afin d’élire la plus belle des sorcières. Pas question pour Germaine Chaudeveine de participer à une telle idiotie ! Mais le grand jour arrive…

Mon avis :

Le moins que je puisse dire est que ce livre est trop court. L’idée était pourtant originale que ce concours afin d’élire la plus belle des sorcières. Seulement, il aurait été amusant d’en savoir plus sur chacune des concurrentes, et sur les raisons qui ont fait qu’elles ont changé d’avis, après avoir refusé de se présenter à ce concours. Les sorcières viennent du monde entier, elles sont chacune leur particularité, leur tour de magie préférée, leur compétence extraordinaire, pourtant aucune ne retient l’attention, si ce n’est Germaine, héroïne de la série, laide à faire peur, ce qui est le but d’une sorcière. J’aurai aimé aussi savoir qui a organisé ce concours et pour quelles raisons, même si la transformation en citrouille ne manque pas de piquant. De même, le choix de la gagnante m’a semblé pour le moins étonnant. Bref, ce livre est sans doute intéressant pour un jeune lecteur, mais il faut que celui-ci apprécie les fins ouvertes.

The master magicien de Charlie N. Holmberg

Présentation de l’éditeur (extraits) : 

Ceony Twill a tu un secret pendant toutes ses études, secret qu’elle a même caché à son mentor, Emery Thane. Elle a découvert qu’elle est capable de pratiquer d’autres magies que la sienne – un talent qui a longtemps été jugé impossible. Alors que Ceony est sur le point de terminer son apprentissage et d’obtenir son diplôme, tout se complique soudainement. Emery, son mentor, l’envoie chez un autre magicien, qui est censé être son examinateur lors de l’examen final. En même temps, un tueur surgi de son passé s’évade de la prison où il était détenu.

Merci à Netgalley et aux éditions Amazon Crossing pour ce partenariat.

Mon avis : 

Les fans de la série devraient apprécier ce troisième et dernier tome de la série, dans lequel on voit s’accomplir le destin de Ceony Twill. Dernier, vraiment ? Parfois, j’ai eu des doutes en lisant certains faits, et en me demandant si une suite n’était pas possible.
Mais n’anticipons pas. Pour l’instant, tous les passages attendus sont là, notamment l’examen final qui va permettre à Ceony de devenir une authentique magicienne. Il ne manque pas non plus l’affrontement avec l’ennemi de toujours.
N’a-t-il pas été emprisonné, déjà ? Et bien si, mais comme partout, les prisonniers ont une forte proportion à s’évader. Même les magiciens peuvent être négligents. Ceony, pour protéger les siens, qui ne le lui rendent pas forcément, se lance donc à sa poursuite.
Vous le savez sans doute, j’ai un faible pour les méchants, ou pour les personnages que personne n’apprécie. Je ne suis pas forcément fan du mentor de Ceony, ni de Ceony elle-même, parfois trop manichéenne, trop péremptoire. J’aurai aimé en savoir plus sur le magicien Bailey, trop souvent réduit à s’opposer systématiquement mais avec ingéniosité à Emery.
Une série parfaite pour les amateurs de magie.

De trèfles et de plumes de J. Arden

Présentation de l’éditeur : 

1890, Londres. Lady le jour, Rose de la reine la nuit, Sláine Adamson mène une double vie qui nécessite quelques ajustements vestimentaires et beaucoup d’entorses à l’étiquette. Quand, dans un cimetière de Whitechapel, la brume revêt un parfum de soufre et de trèfles et qu’un partenariat temporaire est requis avec une grande brute d’Irlandais, il se pourrait que même des litres de thé ne suffisent pas à garder intact le flegme de notre enquêtrice. Au moins, voilà l’occasion pour elle de troquer ses aiguilles contre des couteaux. Pour la reine !

Mon avis : 

J’ai beaucoup appréciée cette lecture, parce que les personnages sont attachants et que l’intrigue est amusante. De plus, l’intrigue se passe pendant l’époque victorienne et s’apparente au Steampunk. Alors….
L’héroïne, c’est Slaine. Elle est une lady authentique, adoptée par un lord un peu/beaucoup/énormément excentrique. S’il l’a choisi, parmi toutes les orphelines, c’est en raison de son talent particulier, qu’elle peut pleinement exploiter dans sa fonction de « Rose de la reine ».  Elle ne s’en plaint pas, je vous rassure, même s’il est parfois compliqué de concilier une vie de parfaite lady le jour et celle d’espionne la nuit. Comme elle le dit elle-même : Etre une lady revenait à verser du lait sur sa vie pour masquer les arômes plus rudes et francs d’un thé dont je voulais percevoir toutes les nuances. 
Pour sa nouvelle mission, elle doit s’associer bien malgré elle à un gentleman irlandais qui, tout comme elle, a un pouvoir caché qui sera très utile au cours de leur enquête commune. En plus de son ami/conseiller fantôme, Slaine récupérera un allié de choix, qui lui permettra de mieux connaitre ses voisines et lui donnera des envies créatives : Depuis que j’avais également un animal domestique, du moins une créature qui s’en approchait, je me sentais plus charitable envers les propriétaires privés de leurs compagnons à quatre pattes. Il y avait peut-être matière à créer une association qui porterait un nom comme « Jamais sans ma moitié à poils ! » et qui aurait le poids nécessaire pour modifier durablement le manuel du savoir-vivre en société à la section traitant des bals.
Tout un programme…
J’ai beaucoup aimé les descriptions, riches, parlantes, et qui mettent vraiment dans l’ambiance de l’époque victorienne. Bref, une série que je suivrai avec plaisir !