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Axel Valker – T1 L’Arbre de Vie par Laurence Erwin

Présentation de l’éditeur :

C’est le jour de ses vingt ans qu’Axel Valker, étudiant à Paris, entend parler pour la première fois de La Légende Noire, un manuscrit médiéval mystérieux à la recherche duquel il va devoir partir.

Autour de lui, les événements inquiétants se multiplient et un monde fantastique se révèle à lui peu à peu : de l’apparition d’un loup qui semble ne plus vouloir le quitter à celle d’étranges Protecteurs qui le chargent d’une mission à laquelle il aurait préféré échapper. Mais il n’a plus le choix, car il n’est pas le seul à rechercher le Livre qui pourrait provoquer l’Apocalypse : le temps presse et, pour lui, c’est une poursuite haletante qui ne fait que commencer.

Merci à Netgalley et aux éditions Au Loup pour ce partenariat.

Mon avis :

Ce qui m’a attiré en premier, c’est la couverture – avec ce loup magnifique. Ce n’est qu’après que j’ai fait le rapprochement avec la ville de Dijon, dans laquelle je ne me suis pas rendue depuis treize ans. Puis, j’ai déjà lu la série Myrtha de Laurence Erwin, que j’avais beaucoup aimé, et j’ai un faible pour les petits éditeurs qui prennent des risques.
Le prologue nous permettra d’en savoir plus que le personnage principale – ou, du moins, de savoir dans quelle direction va l’intrigue. Axel, lui, est un jeune adulte qui mène une vie ordinaire d’étudiant. Il a des parents, qui ne lui ont pas caché qu’il était adopté et qui l’ont entouré d’amour. Il a des amis, aussi, et des personnes qu’il apprécie moins. il faut de tout pour faire un mode dans l’immeuble parisien où il a grandi. Seulement, le jour de ses vingt ans, il bascule dans un univers qu’il ne soupçonnait pas, et dont Frère Loup sera un des éléments – pour ne pas dire son garde du corps attitré.
Même si je n’ai rien contre Paris, belle capitale de la France, j’ai préféré la partie de l’intrigue qui se situait à Dijon, et qui montre une connaissance certaine de la ville – je m’y suis « re »vue, avec les lieux qui, pour moi, sont les plus significatifs de la ville (et des destructions qu’elle a subies).
Mais je m’égare, et je ne vous parle presque pas du récit, qui prend le temps de se poser, tout comme nous prenons le temps de découvrir le héros. Il n’est pas un enfant, pas un adolescent, il est un jeune adulte, ce qui lui permet une bien plus grande liberté de mouvement que tous les héros qui doivent toujours se demander comment agir sans que leurs parents se méfient. Autre avantage : l’aura de magie qui entoure certains personnages – dont Frère Loup, presque discret – et leur permettent de se fondre dans le décor.
Il faut noter que les adversaires sont coriaces, que l’enjeu est de taille. J’ai très envie de découvrir la suite des aventures de Frère Loup et d’Axel.

Engrenages et sortilèges d’Adrien Thomas

Présentation de l’éditeur :

Grise et Cyrus sont élèves à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins. S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance…

Merci à Netgalley et aux éditions Rageot pour ce partenariat.

Mon avis :

Ce livre est un véritable coup de coeur ! Déjà, point très positif, l’aventure est mise en place et trouve sa résolution en un seul et même volume. Pas besoin d’attendre un tome 2 (ou un tome 5….) pour savoir comment la situation va se dénouer. Ensuite, l’on trouve dans ce roman des femmes, des hommes, des filles, des garçons, qui ne sont pas forcément dans les rôles que la société traditionnelle (la nôtre, si vous préférez) leur assigne d’habitude – s’il est encore des personnes que cela fait grincer des dents, merci de passer votre chemin. Ainsi, Grise est une future ingénieur alors que Cyrus étudie pour être magicien. Sa mère est une chef militaire connue et reconnue, personne ne remettrait en cause son statut, son aura – même si son fils pense qu’elle est une mère distante, indifférente, plus préoccupée de stratégie militaire que de sa progéniture.
Sinon, la société est très hiérarchisée. Le harcèlement entre étudiant de l’académie ? Un mode de vie puisqu’il ne faut pas abîmer l’égo des futurs magiciens, à moins d’être leurs professeurs : là, on a le droit de le réduire en miettes ! Cyrus est trop lucide pour ne pas s’en rendre compte, il faut simplement que son enseignement lui laisse le temps de se poser. Il peut compter sur Quint, son familier, celui qui l’aide à augmenter ses forces magiques, parce que Quint a une immense lucidité : – Pour répondre à ta question, les magiciens ont généralement un caractère épouvantable, expliqua le chat avec sérieux. Ils ont donc tendance à rester souvent tout seuls, puisque personne ne les supporte. Alors pour éviter de devenir fous, ils enchantent leurs animaux de compagnie, histoire d’avoir quelqu’un à qui parler. 
Le temps de se questionner, ou l’envie de se questionner, c’est ce qui manque à certains habitants de l’empire de Mycée. Oui, ils ont remporté des victoires – que sont devenus les habitants des pays qu’ils ont vaincu ? Des réfugiés, qui font ceux qu’ils peuvent pour survivre. Même combat, si j’ose dire, pour les habitants de Mycée qui ne font pas partie de l’élite et qui doivent trouver des moyens de survivre, invisibles, écrasés par les impôts, ayant envie de changements, d’une société meilleure pour tous.
Grise et Cyrus vont être amenés à se poser des questions, et à agir, parce qu’ils se retrouvent bien malgré eux au milieu d’un complot qui ne les concerne pas – enjeu involontaire pour faire ployer leurs proches. Eux ont encore des scrupules, ils ont encore confiance, surtout Grise, en leur prochain – Cyrus, nettement moins, le cynisme, c’est utile pour la survie, et la cour des Miracles dans laquelle ils se réfugient, dirigée par une charismatique chef, est bien moins dangereuse que la cour impériale.
L’action est menée tambour battant, et pourtant le lecteur n’a jamais l’impression qu’elle va trop vite. Il faut dire qu’elle rend leur visibilité à des personnes que l’on ne voulait pas voir. N’est pas un sujet d’actualité ? Il est question aussi de transmission des savoirs, à l’heure où l’on décide que telle ou telle matière est moins importante que les autres. N’est-ce pas aussi un sujet d’actualité, alors que tant de personnes ont des savoirs à transmettre ? Quelle société veut-on vraiment, pas seulement pour nos enfants, mais pour nous ? Même si nous sommes dans un univers de fantasy parfaitement construit, ces questions ne peuvent que trouver une résonance chez le lecteur.
Un très beau roman à partager.

Le diamant noir de Frédéric Breton

Présentation de l’éditeur :

Jules a dix ans. Un professeur à la retraite lui offre le jour de son anniversaire un diamant noir. Un diamant n’est jamais une pierre ordinaire mais que dire de celle-ci ? Elle est étrangère à la Terre. C’est une pierre extraterrestre. Sur la planète d’où elle provient, régnait un empereur qui a été renversé puis exilé. Ce dernier va faire irruption dans la vie de Jules. Pourquoi ? Comment ? Pour le savoir mettez vos pas dans ceux de Jules et laissez-vous happer par ses aventures.

Merci aux éditions Librinova et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

J’ai coutume de dire que je ne suis pas le public visé par le livre que j’ai lu. Pourtant, force est de constater que, même si j’ai plus de huit/neuf ans (je pense que le livre peut être lu à partir de cet âge), j’ai apprécié le déroulement de cette intrigue.

Jules est jeune, un peu seul aussi. S’il a des amis dans sa classe (les journées de cours passent lentement, il n’apprécie pas forcément sa professeur), il est proche de son voisin, assez âgé (à ses yeux) dont le cadeau va modifier sa vie – ou pas, ai-je envie de dire, tant ses aventures, finalement, empiètent davantage sur son temps de sommeil (ou de rêverie) que sur ses journées de cours. pas toujours facile de distinguer le réel du rêve. Pas facile de distinguer l’ami de l’ennemi. Pas facile d’y réfléchir pour Jules parce que les actions s’enchaînent sans temps mort.

Le diamant noir, c’est l’histoire d’un petit garçon souvent seul, chez lui, avec une maman qui travaille beaucoup, pas de frères et soeurs, un chat, éventuellement, quand sa mère fait du cat-sitting, et qui se trouve avec enfin la possibilité d’avoir quelqu’un qui ressemble à un ami, même s’il est un peu (beaucoup) particulier. Oui, Jules est un peu naïf, aussi – pas suffisamment pour ne pas s’interroger, parfois, sur ce qu’il est en train de vivre. Il reste très observateur, apte à se poser des questions, aussi.

Verra-t-on la suite de ses aventures ?

La sublime communauté, tome 2 d’Emmanuelle Han

Présentation de l’éditeur :

Les trajectoires des trois Transplantés s’apprêtent à converger. Ashoka, Ekian et Tupà vont prendre les commandes de la résistance, unir leurs pouvoirs pour forcer le passage des Six Mondes. La Sublime Communauté est ainsi constituée. Surtout, ils vont découvrir l’ampleur de la stratégie des Guetteurs et leur nouvelle base, construite en pleine banquise, à Point Hope, près du détroit de Béring où ils se livrent à d’étranges expériences sur les Affamés…

Mon avis :

Déroutant.
Différent.
Cohérent.
Suivons les trois transplantés au coeur des six mondes.
Nous avons bien à faire avec un roman de littérature jeunesse, et pourtant, il ose des pistes, un dénouement, qui fait de cette saga une oeuvre parfaitement lisible pour les « grands » lecteurs. N’est-ce pas le propre de toute oeuvre ?
Il nous parle d’un monde en train de se décomposer, d’un monde dans lequel il faut suivre, survivre, deux mots très proches en terme de lettres. Il faut préserver une planète qui est en train de mourir, mais comment, pourquoi ?
Les trois transplantés sont… différents, mais parfois, j’ai trouvé qu’ils manquaient un peu de qualités de coeur – parce qu’ils ont été transplantés ? Seul l’un d’entre eux me semble réellement attaché aux siens, au point de tout faire pour les sauver. Les deux autres ont aussi des proches, leurs liens me semblent pourtant très ténus.
L’oeuvre est un ensemble, au point que je me surprends à oublier des détails, sauf l’odeur du jasmin et le partage de la souffrance. Il se construit un monde où l’amour ne semble plus compter, où les familles se retrouvent disloqués. Pourquoi, comment en est-on arrivé là . Et surtout, n’était cette dimension dystopique, serions-nous, nous capable d’oublier les nôtres, d’oublier notre cadre de vie, notre monde au point de le détruire ? Un monde où la mort compte plus que la vie.
Un monde sans désir aussi. Cela pourrait être bien, si l’on oubliait la société de consommation. Cela ne l’est pas tant que cela, si l’on oublie les siens.
Une oeuvre étonnante, un univers singulier.

Les loups-garous de Thiercelieux de Paul Beorn et Silène Edgar

Présentation de l’éditeur :

L’une vit le jour, l’autre vit la nuit… 1846. Un soir d’automne, le ciel est rouge au-dessus du village de Thiercelieux. Lapsa et Lune ont grandi ensemble mais cette nuit-là, l’appel de la lune rousse va les séparer. Lapsa découvre qu’on lui a menti sur la mort de ses parents et se jure de découvrir la vérité. Lune se lance à la poursuite d’un loup noir, jusqu’à un coffre caché sous un rocher. À l’intérieur : des masques de loups, un poème oublié qui parle de vengeance… Un masque sur son visage, la jeune fille se sent soudain investie d’une force animale. Elle fait le serment de lutter contre les injustices qui frappent le village. Mais la malédiction des loups, surgie du passé, ne risque-t-elle pas de bouleverser Thiercelieux et de les dépasser toutes les deux ?

Mon avis :

Je ne connais pas du tout le « jeu culte » dont il est question en couverture, je ne saurai donc dire si le roman a su tirer partie du jeu, ou s’en détacher complètement. Je vous parlerai simplement du plaisir que j’ai eu à lire ce livre, en commençant par un constat tout simple : les secrets ne sont bons pour personne.
Lapsa est une enfant comme il en est tant, dans ces années-là : elle est orpheline, elle a été élevée par sa grand-mère. Sa meilleure amie, Lune, est devenue fille unique par la force des choses, ses trois soeurs sont mortes. Elles ont des amis, des garçons qui travaillent déjà. Nous sommes en 1846 ! Dans le village de Thiercelieux, qui est un village d’avant – d’avant l’instruction obligatoire, d’avant l’industrialisation – rien ne semble avoir véritablement changé, le seigneur est encore tout puissant, l’héritage est transmis du père au fils aîné, les paysans sont à la merci des mauvaises récoltes. Surgit alors un loup noir, qui guide trois adolescents vers une cache qui contient un « déguisement » de loup. J’utilise les guillemets, parce que les adolescents ne se transforment pas à proprement parlé en loup, mais ce déguisement les métamorphose, réveille leurs instincts, leurs volontés. Le but ? Rendre la justice, réparer les torts dans une société où l’on s’emballe très vite, où il est facile de se joindre à la foule, de se fondre dans la masse pour condamner – avec toutes les circonstances liées à cette époque.
Je n’irai pas jusqu’à dire que tout oppose Lune, qui a suivi une renarde, et Lapsa, qui a suivi une louve – je note d’ailleurs que l’aspect « renarde » aurait pu être davantage approfondi. L’une, parce qu’elle est victime de l’obéissance aveugle de ses parents, songe déjà à la révolte. L’autre se révolte aussi, à sa manière mais reste parfois très extérieure à ce qui se déroule autour d’elle. Je dirai qu’il y a une certaine naïveté dans le comportement des personnages, que ce soit les adolescents ou les adultes. Après tout, certains faits, hier comme aujourd’hui, auraient pu être éclairci plus rapidement, si certains avaient fait taire leurs idées toutes faites et leurs préjugés. Cependant, la fluidité du récit, le capital sympathie de certains personnages font que cela passe tout seul.
Et si vous me connaissez un peu, si vous m’interrogez sur le personnage que j’ai préféré, c’est évidemment le loup blanc.

Lux, tome 2 : Onyx de Jennifer Armentrout

Présentation de l’éditeur :

En Virginie-Occidentale, la vie de Katy a changé depuis sa rencontre avec Daemon et Dee Black. Les jumeaux sont beaux et charmants mais pas tout à fait humains. D’ailleurs, le département de la Défense s’intéresse à Daemon. Par ailleurs, Katy a des visions et un garçon mystérieux prétend pouvoir l’aider.

Mon avis :

J’ai mis trois ans entre la lecture du tome 1 et celle du tome 2. Je disais à l’époque que le livre surfait sur la vague Twilight. je le pense toujours, au point de me dire qu’il faudrait peut-être que je relise le tome 1 de Twilight – huit ans que je l’ai lu, après tout – si ce n’est que les vampires sont remplacés par les extraterrestres.
Nous sommes toujours dans une bourgade perdue de Virginie Occidentale, une ville où tout le monde se connaît, où les ragots vont bon train. Katy en est la cible depuis le dernier bal, à son corps défendant. Heureusement, elle a ses amies pour la soutenir, les nombreux livres qu’elle reçoit pour passer le temps – elle est blogueuse littéraire – et une mère toujours débordée par son travail – elle est la grande absente du roman. Katy a aussi le béguin pour le beau gosse du lycée, avant qu’un nouvel arrivant ne change la donne.
Ce pourrait être une romance, que dis-je, romance, une bluette adolescente, qui se passe le plus souvent dans son lycée –  quel bonheur de lire le récit de ses cours et de ses pauses déjeuner pendant lesquels il ne se passe pas grand chose. Je me suis demandée en le lisant si le fait que je me sente autant irritée tenait à mon âge. Je ne crois pas : à seize ans, j’aurai découvert ce livre qu’il m’aurait tout autant irrité. Les dialogues sont le plus souvent creux – des bavardages d’adolescents sans intérêt. Et si j’aime à dire que la pédagogie est à base de répétition, je peux dire que je suis servie : quand j’ai appris une information trois fois, je crois que ça y est, c’est bon, j’ai compris. De même, le personnage de Daemon qui se trompe à chaque fois dans le prénom de son rival… Quand c’est la Castafiore, c’est drôle – après tout, si Haddock n’avait pas bégayé en se présentant, on n’en serait pas là. De la part de Daemon, c’est simplement le mépris (ou l’excès de testostérone) du garçon jaloux de son rival. Agaçant.
On me souffle dans l’oreille que Daemon est censé avoir atteint la maturité de son espèce. Mauvaise nouvelle : cela ne se voit pas du tout. Il en semble pas avoir tiré du tout les leçons de son douloureux passé. le fait de s’exposer, le fait d’utiliser la violence (qui ne résout rien, faut-il vraiment le rappeler ?) ne va pas arranger les problèmes que lui et Katy ont déjà. Ils devraient faire exactement le contraire – et après, ils se demandent pourquoi les catastrophes leur tombent dessus, plus fréquemment que la pluie en Normandie.
Oui, je n’apprécie pas Daemon, qui ressemble à un ado sûr de lui et décérébré – avec des pouvoirs en plus. Je n’apprécie pas non plus Katy, qui ne sait pas vraiment ce qu’elle veut et qui est d’une incroyable naïveté. Elle est une fille, soit, mais une fille incapable d’imposer ses choix, peut-être aussi parce qu’elle n’en a pas. Elle me semble entièrement dépendante des autres, incapable de se prendre en main tout simplement, et ce qu’elle a vécu dans le précédent épisode ne justifie pas tout. Elle est capable de parler pour ne rien dire, elle est aussi capable d’être très juste, pourquoi l’est-elle si rarement ? Les mots étaient le plus puissant des instruments. Simple et souvent sous-estimé. Ils avaient la capacité de guérir. De détruire.
Le tome 2 se termine sur un coup de théâtre, qui n’a pas été sans me rappeler la fin d’un des volumes de Percy Jackson. Je spoile à peine, puisque je ne dis pas à quel tome je fais référence. Cependant, Percy Jackson et ses compagnons sont à mes yeux plus complexes que Katy, Daemon et les leurs.

Le Temps des Magiciens – Tome 2 – L’Éveil des Sorciers de Cressida Cowell

édition Hachette – 416 pages.

Présentation de l’éditeur :

Il y a très, TRÈS longtemps, Magiciens et Guerriers vivaient en ennemis.
Or il arriva que Xar, un jeune Magicien, et Souhait, une jeune Guerrière, joignirent leurs forces pour une aventure pleine de sortilèges, de créatures étranges et de cuillères enchantées.
Quelle rencontre improbable… Pourtant, c’est bien ce qui se produisit, UNE FOIS.
Qui aurait pu croire que le chemin de Xar et Souhait se croiserait une SECONDE fois  ?
Et que les dangers qu’ils auraient à affronter seraient ENCORE PLUS périlleux  ?

Mon avis :

J’ai beaucoup lu Cressida Cowell à une époque, notamment avec Harold et ses dragons, puis je me suis lassée, parce que la série, qui ne progressait pas, me semblait interminable. La preuve : deux tomes sont à ce jour non traduits en français. Pas de soucis avec cette série, dont la traduction suit de près la parution : nous en sommes au tome 2 partout !
Maintenant, même si ce livre comporte 416 pages en format papier, je dois dire qu’il ne se passe pas grand chose. J’ai vraiment eu l’impression que l’action progressait très peu. il faut aimer, les livres où les digressions sont très nombreuses, où l’un des deux personnages principaux se croit très futé, mais ne l’est pas autant qu’il le pense, tant il est sûr de lui. Je veux parler de Xar, sûr d’être le garçon choisi par le destin, et n’hésitant pas à foncer tête baissée vers le danger – ou la catastrophe, comme vous voulez.
J’ai préféré Souhait et ses pouvoirs magiques. Certes, c’est un classique du conte de nous présenter un personnage différent, née dans une fratrie où il détonne. En l’occurrence, Souhait a cinq sœurs aussi dotées de qualités guerrières et glaçantes que sa propre mère. Cependant, celle-ci essaie tout de même de protéger sa fille si différente, bien qu’elle la déçoit sans cesse.
Certes, il est des révélations, dans le dernier quart du roman. Elles sortent de l’ordinaire, mais j’ai bien peur que, dans le troisième tome, ce que nous avons découvert ne serve pas à grand chose. Certes, certaines vérités importantes sont affirmées, comme l’importance de profiter du présent ou les bienfaits du pardon, par rapport à la vengeance – et tant pis si cela déçoit quelques-uns qui auraient aimé en découdre. Mais il est rappelé aussi que les parents ou les adultes n’écoutent jamais les enfants ou que mentir, parfois, peut être nécessaire, surtout si vos parents ne vous disent pas forcément toute la vérité. Débat en perspective, même si les jeunes lectures de fantasy ne s’y attendent pas forcément !
J’ai failli oublier – comment ai-je pu ? – le narrateur omniscient et omniprésent, qui nous parle du temps passé, et ne veut absolument pas révéler son identité. Il occupe une place prépondérante dans le récit, pour ne pas dire envahissante : il faut aimer les digressions.
En bref, un roman que je n’ai pas autant aimé que je l’aurai voulu.