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Les clowns sacrés de Tony Hillerman

Présentation de l’éditeur :

Un professeur d’atelier de l’école de Thoreau a été mortellement frappé à la tête. C’est un meurtre extrêmement important selon les critères de la réserve. Chee, récemment muté dans le service du lieutenant Joe Leaphorn, espère retrouver un écolier en cavale au pueblo de Tano, le jour des cérémonies annuelles. Après la danse des kachinas, c’est le moment des koshares, les clowns sacrés des habitants des pueblos. Avec leur corps zébré de rayures noires et blanches, leur visage peinturluré de blanc, fendu d’un immense sourire noir, ils gesticulent en tous sens, provoquent de fausses bagarres, avec force chutes et maladresses. Mais ce qu’un des clowns fait ce jour-là fige le rire des spectateurs. On va le retrouver assassiné dans une ruelle adjacente…

Mon avis :

J’ai lu ce livre voici presque un mois, j’étais persuadée d’avoir rédigé un avis, et puis je me suis aperçue que non. Pas grave : me voici lancé dans la rédaction d’un avis en mode « c’était il y a un mois, et je n’ai pas pris de note ».
Dans ce roman, nous sommes vraiment en plein dans les traditions navajo puisque l’action prend place au cours d’une cérémonie -l’action, et bientôt deux meurtres. Fait rare dans l’univers du roman policier, les deux hommes qui ont été tués étaient des hommes bien, des hommes qui n’avaient pas d’horribles secrets dans le placard. Qui a voulu supprimer ces hommes ?
Jim Chee se retrouve à enquêter sous les ordres de Joe Leaphorn, et pour quelqu’un qui ne respecte quasiment jamais les règles, cela n’indique pas forcément un tournant dans la carrière, non. Pourquoi faudrait-il qu’il change, puisque ses méthodes fonctionnent ? Enfin, jusqu’à un certain point, et Jim Chee va causer un sacré imbroglio, avec sa manie de n’en faire qu’à sa tête. Heureusement, Tony Hillerman n’est pas un auteur qui délaie inutilement ses intrigues: prendre son temps ne signifie pas faire perdre son temps à ses lecteurs.
Dans ce volume, l’on voit Joe Leaphorn se rapprocher de Louise, une professeur d’université qu’il a rencontrée lors d’une précédente enquête. Se rapprocher ne signifie pas forcément nouer une nouvelle histoire d’amour : Emma est toujours bien présente pour le lieutenant.
J’aime toujours autant passer du temps du côté des Four Corners

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Le rocher avec des ailes d’Anne Hillerman

Présentation de l’éditeur :

Jim Chee et Bernadette Manuelito croyaient pouvoir profiter de leurs premières vraies vacances. Mais alors qu’ils sont tous deux à Monument Valley, Bernie doit retourner d’urgence dans sa famille à Shiprock, tandis que Chee est amené à prêter main-forte à la police locale sur le tournage d’un film: une femme appartenant à l’équipe semble avoir disparu. Bernie, quant à elle, persiste à penser que l’homme qu’elle a arrêté un soir sur une route désertique cache quelque chose de louche ; elle ne comprend pas pourquoi son coffre était rempli de cartons contenant de la terre.

Mon avis :

En lisant ce deuxième roman écrit par Anne Hillerman, j’ai eu l’impression qu’elle s’était un peu émancipée de l’oeuvre de son père. Non que Joe Leaphorn, Jimm Chee ou Bernie Manuelito ne soient pas là, non, mais Anne Hillerman a construit une intrigue qui s’est affranchie des enquêtes précédentes.
Affranchie ne veut pas dire incohérente. Joe Leaphorn, dans l’opus précédent, a été grièvement blessé et n’a pas complètement récupéré (dans un polar français, il serait très en forme en moins d’un mois. Vous avez dit irréaliste ?). Il aidera pourtant Jim Chee de son mieux, ce qui participe aussi à sa rééducation.
Oui, parce qu’il y aura une enquête, bien que Jim et Bernadette soient officiellement en vacances : elles seront de très courte durée. Jim se trouve ainsi confronté à une culture qui n’est pas du tout la sienne, celle du cinéma, puisqu’il devra assurer l’ordre et la sécurité lors du tournage, la police manque cruellement de personnel là aussi. La mise en scène est ainsi permanente, et tous les moyens sont bons pour attirer l’attention sur le tournage d’un film admirable (et rempli de zombies) et et sur sa vedette, que seule la petite soeur de Bernie connaît (de nom). Jim sera très occupé à faire respecter la loi, c’est beaucoup moins simple qu’il n’y paraît et nécessite beaucoup de ténacité.
La ténacité, il en faudra aussi pour Bernie qui, au cours d’une patrouille de routine, arrête un conducteur bien trop nerveux pour être honnête. Que cache-t-il exactement ? Comme pour le cinéma, les apparences peuvent être trompeuses.
Il est aussi des hommes qui ont de grands projets pour le territoire des Four Corners. Si Jim Chee a toujours fait tout pour vivre en harmonie avec la nature, d’autres pensent à l’écologie avec un grand E- et défigurer le paysage ne leur pose pas vraiment de problème. La grandiloquence et l’excès sont des traits assez fréquents des personnages secondaires des romans mettant en scène Jim Chee et Joe Leaphorn. Implicitement, il pose une question intéressante : même si les idées sont bonnes, tous les moyens sont-ils bons pour les défendre ?
J’espère que les deux romans suivants signés Anne Hillerman seront bientôt traduits en français.

Tout autre nom de Craig Johnson

Présentation de l’éditeur :

Comme chaque année, le shérif Walt Longmire s’apprête à traverser le morose hiver des hautes plaines du Wyoming lorsque son ancien mentor, Lucian Connally, lui demande de s’occuper d’une affaire douloureuse. Dans un comté voisin, l’inspecteur Gerald Holman s’est suicidé dans sa chambre d’hôtel, et Lucian veut savoir ce qui a poussé son vieil ami à se tirer deux balles dans la tête. La curiosité de Walt est piquée, car deux balles, c’est une de trop. En feuilletant les dossiers de Holman, il découvre que ce dernier enquêtait sur une série de disparitions récentes de jeunes femmes dans un rayon de quinze kilomètres. Walt se lance dans une enquête haletante, bien décidé à percer ce mystère.

Mon avis : 

Walt Longmire va devenir grand-père ! Cady, sa fille unique, est sur le point d’accoucher. Comme tout grand-ère digne de ce nom, le plus célèbre shérif du Wyoming va se faire tirer dessus à plusieurs reprises, être blessé, se lancer à la poursuite de suspects, et se retrouver au beau milieu d’un troupeau de bisons avec son ami Henry Standing Bear. Comment ? Ce n’est pas exactement ainsi qu’un grand-père se comporte ? Non, mais franchement, vous imaginez Walt en train de tricoter de la layette, pendant qu’Henry feuillette les magazines de décoration pour aménager la chambre du bébé ? Non ? Moi non plus.

Il faut dire qu’il ne se passait pas grand chose dans le comté d’Absaroka quand Lucian, son mentor, l’ancien shérif, vient le trouver pour faire toute la lumière sur la mort d’un ami. Sa dernière affaire ? De mystérieuses disparitions de femmes – majeures donc pas vraiment une priorité pour le commun des enquêteurs, mais leurs proches, quand elles en ont, ne perdent pas espoir de découvrir pourquoi elles sont parties.

L’enquête est des plus mouvementées, scandée par les appels de Cody, qui désespère de voir son père revenir à la raison et se retrouver à temps à ses côtés. Bien que nous soyons au XIXe siècle, le Wyoming en hiver n’a rien à envier à ce qu’il pouvait être au siècle précédent.

Ce n’est pas la meilleure enquête de Walt Longmire à mes yeux, mais Tout autre nom reste un très bon cru.

 

Meurtres sur la Madison de Keith McCafferty

Présentation de l’éditeur :

La Madison River a beau être le Graal des rivières à truites du Montana, lorsqu’on y pêche un cadavre, c’est à l’intrépide shérif Martha Ettinger que la prise revient. L’homicide semble évident, et la Royal Wulff plantée dans la lèvre boursouflée de la victime a tout d’une macabre signature. Alors qu’elle mène son enquête, Martha croise la route de Sean Stranahan, lui-même pêcheur, peintre et ex-enquêteur privé venu s’installer dans les Rocheuses à la suite d’une douloureuse séparation. Lui aussi est impliqué dans une affaire : la jeune et mystérieuse sirène du Sud, Velvet Lafayette, est venue troubler le paysage et l’a persuadé de partir à la recherche de son jeune frère disparu dans le coin. Ensemble, Martha et Sean vont remonter une piste glissante qui débouchera sur les zones d’ombre du “big business” du Montana : la pêche à la mouche.

Mon avis :

Si vous aimez la pêche, si vous aimez les romans policiers américains, si vous aimez les enquêteurs atypiques, alors ce roman est fait pour vous ! Il est écrit en un mélange de nature writing et de romans noirs.

L’action se situe dans le Montana, un des états les plus tranquilles des Etats-Unis, surtout réputés pour toutes les possibilités qu’il offre pour la pêche à la mouche. Tout allait bien pour Sam, son client pas vraiment doué vient de faire une magnifique prise. Quand il découvre qu’en fait il s’agit d’un cadavre, rien ne va plus pour personne, et Sam prévient immédiatement la police. La shérif Martha Ettinger n’est pas n’importe qui, elle est qui elle a voulu devenir – elle l’a compris après son deuxième divorce. Certes, elle se rend bien compte qu’elle ne sera plus invitée à un bal, même si elle a mis de l’ordre dans la bagarre du dernier auquel elle a été conviée, ce qui n’a pas été pour rien dans son élection, mais elle se console parce qu’elle apprécie son travail, au coeur de la nature, et parce qu’elle a entièrement confiance en son adjoint. Par contre, elle ne se doutait pas que son médecin légiste aurait voulu être un spécialiste de la faune marine, ce qui l’a conduit à découvrir que la victime n’a pas été noyée là où son corps a été découvert. Pas de chance, ni pour la victime, ni pour le meurtrier.

Pendant ce temps, Sean pêche. Il est payé pour ça. Non, il n’est pas pêcheur, il est artiste peintre détective privé – sa logeuse a pensé que la mention du second métier, qu’il a réellement exercé, apporterait un peu dans l’univers artistique. Une client, artiste musicale, l’a embauchée pour qu’il pêche afin de retrouver l’endroit où son père pêchait, et peut-être, aussi, son petit frère dont elle n’a plus de nouvelles. La route de Sean croise celle de Martha, et ce n’est pas tant qu’ils vont devenir inséparables, c’est plutôt qu’un second crime les réunit définitivement : pendant que Sean pêchait avec Sam, celui-là même qui a trouvé le corps bien involontairement, on leur tire dessus. Un accident ? Non. Tout comme la mort du propriétaire du camping où séjournait la première victime. Y aurait-il un tueur en série dans le Montana ?

Martha et Sean unissent leurs efforts afin de démasquer le tueur. Ces crimes pourraient avoir un lien avec la pêche – oui, cela a l’air un peu tiré par les cheveux, cependant, la pêche à la mouche a des enjeux insoupçonnés.

Encore un polar très intéressant publié par les éditions Gallmeister.

La fille de femme-araignée d’Anne Hillerman

Présentation de l’éditeur : 

Bernadette Manuelito sentit ses paupières se faire lourdes. Plus lourdes. Elle se dit qu’elle allait les fermer un instant. Pendant qu’elle oscillait à la frange des rêves, elle entendit une voiture approcher. Elle était sur le parking de l’Auberge Navajo. Elle voyait le Lieutenant trébucher. Elle se réveilla en sursaut. Une portière claqua. Joe Leaphorn et Jim Chee, les deux policiers navajos emblématiques de Tony Hillerman, revivent sous la plume de sa fille Anne.

Mon avis (très personnel) :

Un matin ordinaire. Jim Chee, Bernie Manuelito, sa femme et Joe Leaphorn, le légendaire enquêteur à la retraite désormais, prennent leur petit déjeuner. Ce dernier enquête encore, pour des compagnies d’assurance. Il part, se dirige vers sa voiture, et quelqu’un lui tire dessus, sous les yeux de Bernie, qui se reprochera de n’être pas sortie plus vite. Ce que lui dit Jim son mari n’y changera rien : deux personnes auraient pu être touchées au lieu d’une. Leaphorn est gravement touché.
L’enquête commence, presque classique : retrouver qui pourrait en vouloir à l’ancien lieutenant. Si vous avez lu les enquêtes de Leaphorn et Chee, vous vous doutez bien qu’éplucher tous les dossiers et retrouver les noms, c’est long, éprouvant. La vengeance ne fait pas partie de la culture navajo, et les enquêteurs se sentent bien en peine d’imaginer que quelqu’un puisse recourir à ce qui, finalement, ne laisse jamais la personne en paix. Fait troublant : Leaphorn, quelques jours plus tôt, avait parlé d’un « fantôme », revenu de son passé. Pour qui connaît le lieutenant et ses croyances, l’on sait que parler de fantômes n’est pas anodin.
L’agent Manuelito est en congé, parce que son supérieur ne souhaite pas qu’elle s’investisse dans l’enquête – elle s’investirait beaucoup trop, comme toujours – et parce qu’elle doit se remettre de ce qu’elle a vu, si possible. Par conséquent, comme elle ne veut pas rester sans rien faire, sans aider Leaphorn de quelques manières qu’elle le puisse, elle reprend son enquête d’assurance en court, au coeur de la culture navajo. Bernie est sensible à la beauté de ce qu’elle découvre, mais aussi aux passions que ces poteries, ces tapisseries peuvent déchaîner.
En dépit de la gravité de l’enquête, l’humour n’est pas absent – certains suspects sont particulièrement entêtés, d’autres insaisissables. Les esquimaux peuvent être très importants, les rodéos aussi.
Première enquête, nouvelle enquête, peu importe. Madame Hillerman, les fans dont je suis vous disent merci d’avoir repris les personnages emblématiques créés par votre père.

Charlie Moon, tome 6 : Grand-mother spider

Mon résumé :

Il ne faut pas tuer les araignées, voici ce qu’enseigne Daisy Peruka, la chamane Ute, à la petite Sarah, sinon Grandmother Spider vient se venger. Quel est le monstre qui a attaqué trois hommes ? Deux ont été retrouvés, l’un a disparu, et des phénomènes étranges ont été aperçus, notamment par Daisy et Sarah. Charlie Moon et Scott Parris enquêtent.

Mon avis : 

J’ai galéré pour lire ce sixième tome, non encore traduit en français à ce jour, de même que les dix suivants. J’ai galéré parce que je ne lis pas aussi couramment l’anglais que je le voudrais, je suis un peu rouillée. J’ai compris « dans l’ensemble », mais je n’ai pas nécessairement eu une compréhension fine et nuancée de l’histoire. Je reconnais simplement qu’avoir lu les cinq tomes précédents en français m’a aidée.
J’ai retrouvé Daisy Perika, la vieille chamane Ute, Sarah, la petite fille désormais âgée de neuf ans dont elle prend soin, et le chat noir qui l’accompagne. Elle est inquiète, Daisy, parce qu’elle n’est plus toute jeune et qu’elle se demande ce qu’il adviendra de l’enfant quand elle ne sera plus là. Elle se demande aussi ce qu’est ce phénomène qu’elle et Sarah aperçoivent de leur caravane. Elles ne sont pas les seules à le voir, et au matin, le bilan n’est pas brillant.
Qu’est-ce que cela pouvait bien être ? Pas une vue de leur esprit, malheureusement, puisque des traces, aussi visibles qu’inexplicables sont bien là. Les seuls qui ont été en contact direct avec la « chose » sont incapables de parler, ou n’ont gardé aucun souvenir. Malgré tout, Charlie Moon doit enquêter, Scott Parris, aussi.
Charlie Moon n’a pas vraiment changé. Les bonnes résolutions alimentaires ? Lesquelles ? Il avale toujours un pantagruélique petit déjeuner et arrose ses six sucres de café. Il déteste être réveillé au beau milieu de la nuit, Scott Parris aussi. Il ne croit pas trop aux phénomènes paranormaux que lui raconte sa tante Daisy – il sera cependant confronté à plus d’un au cours de son enquête. Pratiques, les appels longue distance.
Nous découvrons une nouvelle espèce, assez peu courante : le profiteur d’événements surnaturels. Sa syntaxe laisse à désirer (je ne crois pas que ce soit une vue de mon esprit) et il est près à tout pour faire signer un contrat aux témoins de ces phénomènes. Vous ne savez pas écrire, ni même épeler votre nom ? Pas grave, quelqu’un écrira pour vous. Vous n’avez aucun souvenir ? Merveilleux ! C’est bien la preuve qu’il s’est passé quelque chose ! Un moment de de détente, presque de franche rigolade au milieu d’une intrigue très sombre. Surtout que l’agent littéraire, Eddie pour les intimes et les autres, n’est pas aussi benêt que sa syntaxe et son physique le laissent croire.
Le danger est et a toujours été bien réel, d’autant plus réel qu’il a été souvent difficile à cerner. Si les croyances utes sont bien présentes – et grand-mère Snyder, Mathilda de son prénom, est là pour rappeler les exactions de cette tribu – Moon mène l’enquête et a bien l’intention d’aller au-delà des apparences et des superstitions. La vérité est parfois très étonnante, et la lâcheté humaine n’a pas vraiment de mesure.
Le roman se termine de manière très heureuse pour Charlie Moon – et Scott Parris n’est toujours pas marié ! Espérons que cela dure pour Charlie, et qu’il soit enfin le garçon d’honneur de Scott.

 

 

 

Le président a disparu de James Patterson et Bill Clinton

Présentation de l’éditeur :

« Oui, Le Président a disparu relève de la fiction – c’est un thriller – mais James Patterson et moi avons imaginé trois journées parmi les plus terrifiantes de l’histoire de la présidence. Et qui pourraient véritablement avoir lieu », Bill Clinton.

Mon avis :

Je risque de me faire taper sur les doigts. Je n’ai pourtant aucun problème à dire que ce livre est parfait pour les vacances qui approchent ! Il a l’efficacité des précédentes oeuvres de James Patterson : les chapitres sont courts, l’intrigue se déroule sans temps mort, avec des coups de théâtre réguliers, des retournements de situation qui font que le lecteur a toujours envie de tourner les pages et de poursuivre sa lecture.
Cependant… même si Bill Clinton est co-auteur, ce thriller n’a rien de révolutionnaire. L’intrigue met en scène la puissance des USA, mais aussi sa fragilité, les haines qu’elle a attisées – et encore, le président qui est le personnage principal/narrateur est fort sympathique, humaniste, prenant soin des autres avant de lui-même. Si l’on met à la place un président moins « parfait », je n’ose imaginer l’intrigue que l’on aurait obtenu. D’ailleurs, même les adversaires, en dépit de leurs objectifs, restent proprets et manquent un peu d’épaisseur, à une exception près.
Bien sûr, l’on découvre (un peu) les coulisses d’une présidence, la procédure d’impeachement, les différents rouages du pouvoir, les différents cercles, si j’ose dire. Cependant, je pense qu’ils auraient pu être mieux exploité, de façon un peu moins didactique.
Le président a disparu est un livre divertissant, qui se lit facilement, sans révolutionner le genre du thriller politique.