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Jack Palmer, tome 11 : Jack Palmer et le Top Model de René Pétillon

Présentation du livre :

Avant de découvrir les charmes explosifs de l’île de beauté dans L’Enquête corse, le célèbrissime détective privé Jack Palmer s’était fourvoyé dans le maquis de la haute couture. Engagé grâce à son signe astrologique, Palmer met les pieds dans un véritable nid de scorpions : le monde des défilés de mode. Le voilà chargé de protéger la divine Sonia Esperanza, laquelle vient de rompre avec Raymond Bullish.

Mon avis :

J’aurai réussi à lire et à chroniquer une bande dessinée pour le mois du polar, ce qui ne m’était pas arrivé depuis tellement longtemps – septembre 2015 si j ‘en crois Babelio.

Je découvre le célèbre détective Jack Palmer dans cette enquête, et il n’a vraiment pas de chance. Certes, il postule pour un poste de garde du corps, il ne sait pas ce qui l’attend ! Sonia Espéranza est mannequin. Elle a rompu avec Raymond parce qu’il avait triché sur son signe astral – et elle préfère Jack Palmer à trois montagnes de muscles à cause de son signe astrologiques. Cependant, en dépit d’amour tumultueuse, puisqu’elle cherche activement un remplaçant à Raymond, la menace est bien réelle : une secte, qui s’est sentie offensée par la tenue portée par Sonia lors d’un défilé, veut se venger sur elle. Bien sûr, pas un seul instant ils ne pensent que c’est totalement absurde, idiot, ridicule, que ce ne sont que des chiffons, conçus par des couturiers qui mériteraient une bonne thérapie (ah, le doudou !) voire une taloche pédagogique. Oui, les couturiers sont merveilleux quand ils s’inspirent de la pauvreté pour créer le luxe le plus insolent, les robes les plus absurdes, et les plus importables. Le grand oublié des couturiers : le corps des femmes, parce qu’avec eux, oui, les femmes ont l’air d’un sac.

Jack Palmer a fort à faire à cause du milieu dans lequel évolue Sonia. Par contre, il n’a pas grand chose à craindre des zoustichs, qui parviennent à se saborder eux-mêmes en toute élégance. Oui, les vêtements rayés, il n’y a que cela de vrai !

 

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Journal d’un animateur aux studios Idéfix de Patrick Cohen

Mon avis :

Ce livre me faisait de l’oeil depuis un certain temps. Aussi, quand je l’ai croisé au sein de la précédente Masse critique Babelio, j’ai tenté ma chance – et j’ai été retenue, ce dont je remercie Babelio et les éditions Tartamudo.
Cet album nous parle d’un temps que l’on ne peut connaître que si l’on s’intéresse au film d’animation et à son évolution jusqu’à notre époque où la technique (numérique) est parfaite et réutilisable à l’infini. Bienvenue à une époque où l’on pouvait devenir intervalliste sans avoir étudié cinq années après le bac – j’exagère à peine, mais pas quand je dis que la France manque d’animateurs.
J’hésite à qualifier ce livre : bande dessinée ? album ? roman graphique ? roman autobiographique ? En tout cas, Patrick Cohen nous parle de lui et de son singulier parcours. Il nous parle de sa famille aussi, ses parents, ses frères et soeurs, ses filles qui furent partie intégrante de son aventure professionnelle.
La première chose que je retiens, c’est finalement ce que je dis à mes élèves : il ne faut pas renoncer à ses rêves. Si l’éducation nationale a largement abandonné le jeune Patrick – comme beaucoup d’adolescents, s’il a dû effectuer des métiers qui ne lui convenaient pas vraiment, il a su rester à l’affût d’une opportunité – oui, c’était possible de s’informer, même sans réseaux sociaux – et transformer l’essai, jusqu’à, finalement, voler de ses propres ailes.
Oui, j’anticipe, mais l’auteur nous raconte quatre années d’une aventure hors du commun, celle des Studios Idefix. Oui, il parle avec le recul du temps, et se rend compte de la chance qu’il a eu, non de travailler dans ce studio mais de travailler avec les personnes qui le composaient. Il n’oublie pas, par exemple, les visites rituelles de René Goscinny, le vendredi. Et c’est presque naturellement qu’il clôt le livre par… un dernier hommage, finalement.
Le livre mêle les illustrations. Dessins actuels, dessins de l’époque, caricature aussi – ou comment s’amuser dans un studio. La seconde partie du livre présente aussi des photos, qui nous remettent dans le contexte de cette époque – et montrent des personnes pas si éloignées de leurs personnages.
Un livre à découvrir pour les passionnés d’animation.

Le trésor de Gengis Khan de Jacques Ortet

Mon avis :

Merci à Netgalley et aux éditions Bookelis pour la découverte de cette bande dessinée !

S’il en est un qui n’a pas de chance, c’est Jack. Il est reporter (jusqu’ici, tout va bien), il est accompagné par son casoar de compagnie Bil (oui, je vous l’avoue, ce point est un peu étrange) et il a à peine poser le pied au Kazakhstan que les ennuis commencent, et ne le quitteront pas. Il a cependant de la chance :
– il est très débrouillard et n’abandonne pas, quoi qu’il arrive ;
– son casoar de compagnie est encore plus débrouillard que lui, même s’il a très souvent faim. On ne peut pas trop lui en vouloir, manger, c’est important, surtout quand on vit de telles aventures.
En effet, les aventures ne vont pas manquer dans cet album, qu’elles aient lieu sur mer, en train, ou sous terre. Il ne faut pas avoir peur en route quand on est reporter !
Les dessins sont très réussis, très colorés, très soignés jusqu’aux moindres détails. Je prendrai deux exemples : le dessin de la cathédrale de l’Ascension est magnifique, tout comme ceux qui nous emmènent au Musée National du Kazakhstan. En effet, cette bande dessinée d’aventures nous permet de découvrir ce pays méconnu qu’est le Kazakhstan, son histoire et ses coutumes – comme la teneur en alcool du lait de jument fermenté (tragique pour les casoars).
Les méchants sont vraiment méchants, et pas très doués. Ce sont des choses qui arrivent et qui devraient rappeler qu’il ne faut jamais déléguer ce que l’on souhaite subir aux autres.
En bref, un album réussi, des héros attachants, de l’humour et des rebondissements. Que demander de plus ?

Astérix, tome 37 : Astérix et la transitalique

Présentation de l’éditeur :

N’en déplaise à Obélix, les Italiques, les habitants de l’Italie, ne sont pas tous des Romains, au contraire ! Les Italiques tiennent à préserver leur autonomie et voient d’un mauvais oeil les vélléités de domination de Jules César et ses Légions. Dans Astérix et la Transitalique, nos héros favoris s’engagent dans une aventure palpitante à la découverte de cette surprenante Italie antique !

Mon avis :

J’ai aimé retrouver Astérix, Obélix et Idéfix, parce que le dernier album (par ordre chronologique de parution) que j’avais lu se trouve être Astérix chez Rahazade dont je ne garde pas un immense souvenir. Cependant, cet album m’a beaucoup fait penser au Tour de Gaule – en moins bien- ou au douze travaux d’Astérix – qui n’en comporterait qu’un seul, celui de remporter une course. Ce tome 37 contient beaucoup de jeux de mots, beaucoup trop au point que j’ai eu l’impression que c’était quasiment la seule chose qui comptait. Peut-être aussi parce que je n’ai pas aimé le nom du principal « adversaire », le conducteur de char Coronavirus caché sous son mystérieux masque. L’intrigue est un peu trop simple à mon goût – le conducteur de char masqué aurait mérité mieux, même si certains fans n’ont sans doute pas été déçus par le coup de théâtre auquel je m’attendais un peu.
Oui, ce tome 37 s’inscrit dans notre époque – et la critique sur l’état des routes pourrait presque prendre place aujourd’hui, de même que l’importance de la publicité.
En dépit de tous mes reproches, ce tome ne fut pas désagréable à lire, loin de là, mais il n’est pas inoubliable.

Spécial Snoopy – Snoopy reste dans la note et Le petit monde des peanuts.

Couv_216220Nous connaissons tous Snoopy, Woodstock, Charlie Brown, sans oublier Sally, Linus ou Peppermint Patty. Snoopy et le petit monde des Peanuts nous permet de retrouver quelques-uns des strip les plus connus.

Le livre est très beau, le contenu l’est tout autant, et commence par une petite présentation des personnages principaux, Snoopy en tête.
Il est amusant de voir Charlie Brown, pas vraiment doué pour le base-ball, et client assidu de Lucy, psy à cinq cents. Il en a, des choses à lui dire, et elle a déjà parfaitement compris quel parti tirer de ses questionnements. J’ai une tendresse particulière pour Peppermint Patty, pas très douée à l’école, mais terriblement attachante. Elle n’est pas bonne élève, et alors ? Elle a en tout cas beaucoup d’inventivité, ce qui n’est pas le cas de tout le monde – voir Charlie Brown qui, décidément, ne comprend pas grand chose aux filles.

snoopy23_21022002S’il est de beaux albums, beaux objets livres, il est aussi, plus simplement, des bandes dessinées comme Snoopy reste dans la note. Un chien, un jeune garçon, des amis, sans oublier de petits oiseaux jaunes conquérants et un bus scolaire qu’il faut prendre, avant de prendre un autre bus pour une sortie scolaire. Pas toujours facile, la vie des écoliers américains ! Les jours de classe, les interrogations et les rédactions, et surtout, surtout l’amour. Non, pas pour une petite fille aux cheveux roux, Charlie Brown rencontre d’autres petites filles et découvre que l’amour, même partagé, ce n’est pas si simple.

 

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Oumpah-Pah contre Foie-Malade d’Uderzo et Goscinny

Mon résumé :

Hubert de La Pâte Feuilleté a réussi sa mission secrète, la paix règne. La paix ? Pas vraiment, parce que le roi de France et le roi de Prusse se sont déclarés la guerre ! Quel camp choisiront les différentes tribus indiennes ?

Mon avis :

Cette bande dessinée est la cinquième et dernière aventure d’Oumpah-Pah, qui ne fera plus qu’un clin d’oeil dans Les douze travaux d’Astérix. Et oui, c’est bien dommage, mais les lecteurs ne peuvent décider de l’inspiration ou des opportunités des créateurs.

Oumpah-Pah est de retour parmi les siens, mais la guerre qui s’est déclarée entre la France et la Prusse a des répercutions jusque dans les tribus indiennes : la Prusse a tout intérêt à trouver des alliés là-bas, contre les français et les Shavashavas. Cela donne des alliances, et des combats qui ne sont pas sans anticiper Astérix et son fameux village gaulois qui résiste encore et toujours à l’ennemi. De même, les talents de chanteur et de danseur d’un certain sorcier n’ont pas grand chose à envier à Assurantourix – si ce n’est que personne n’utilise les grands moyens pour le faire taire.

Aventure, oui, mais aussi allégorie de la fragilité des alliances et de la facilité avec laquelle les grands de ce monde jouent avec les destins de leurs sujets, et des répercussions, lointaines ou proches sur leur vie. Le courage d’Oumpah-Pah n’est plus à démontrer, celui du gaffeur Hubert de La Pâte Feuilleté non plus, et ils le montrent assez dans cette ultime aventure. Place maintenant à Petit frère aux ailes qui bougent.

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Mission secrète d’Uderzo et Goscinny

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Mon résumé :

Oumpah-Pah est arrivé en France en compagnie de son ami Double-Scalp… euh, je veux dire Hubert de La Pâte Feuilleté. Son but est de ramener des chevaux à sa tribu. Cependant, le roi confie une mission très importante et très secrète à La Pâte Feuilletée. Que va-t-il se passer ?

Mon avis :

Je ne veux pas dire, mais tout le monde sera d’accord avec moi, Oumpah-Pah compris : la discrétion n’est pas le fort de son ami Double-Scalp. Aussi, lui confier une mission secrète n’était peut-être pas une bonne idée !

Passons, passons… après tout, ils n’avaient que lui sous la main, et s’il a encore bien des leçons à recevoir, notamment de la part d’un de ses amis, un certain indien grand et très discret en dépit de sa corpulence, son dévouement et son courage ne sont pas à prouver.

Rempli d’aventures et de rebondissements, Mission secrète fait passer un bon moment de lecture aux fans de Goscinny et Uderzo.