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Un peu de musique : Mandoline de Michel Berger

Parce que la musique survit à ceux qui l’ont écrite et chanté, je voulais vous proposer cette chanson de Michel Berger que j’ai découverte récemment. Son texte sonne de manière très contemporaine à mes oreilles.

Mandoline  :

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Un peu de musique : l’envie

Beaucoup de paroles ce matin, pour la disparition de Johnny Hallyday.
Pensée pour ses proches.
Plutôt que de parler, de polémiquer (parce que cela vient toujours) cette chanson écrite par Jean-Jacques Goldman, dans une version différente de cette que l’on entend fréquemment.

Un peu de musique

Le hasard fait bien les choses.
Quand je me rends dans la belle ville de Rouen, je vais très souvent au chocolate bar, établissement qui, comme son nom l’indique, est spécialisé dans les boissons au chocolat.
La musique qu’ils diffusent est des plus audibles, ce qui est un plus (il est des endroits desquels je sors encore plus vite que je n’y rentre). L’avant-dernière fois que j’y suis allée, j’ai entendu cette chanson, mais je n’ai pas eu le réflexe – trop de monde – de demander qui chantait. Cette fois-ci, j’ai posé la question.
Comme j’aime beaucoup ce titre, je le partage :

La mort attendra de Gilbert Bordes et

Présentation de l’éditeur :
Michel Hilger est « altiste peintre », compositeur, pianiste, chef de chœur, professeur, et père de quatre garçons. Adopté à l’âge de trois ans, il ignore tout de ses origines. Celles-ci lui ont pourtant laissé en héritage une grave anomalie du système nerveux.
À 42 ans, il fait sans le savoir un premier AVC en plein concert mais réussit à terminer la partition d’Une petite musique de nuit de Mozart. Quelques années plus tard, un second AVC hémorragique le condamne, et de ses phases comateuses il entend les médecins envisager de récupérer ses organes. Sauf que Michel n’a aucune intention de mourir. Il veut vivre. Et se réveille, paralysé du côté droit. Le corps médical lui suggère une rééducation classique et lui annonce qu’il ne touchera plus jamais un alto.
Michel refuse la maladie et ses séquelles. Animé par une volonté inouïe, contre l’avis de tous, il décide avec toute sa foi et son expérience d’artiste de rentrer chez lui et, par le réapprentissage des gestes quotidiens, de reprendre sa vie là où il l’avait laissée. Tout simplement.

Mon avis :

Je veux éviter, pour parler de ce livre, d’utiliser des mots convenus. Je vous parlerai plutôt d’un homme à la foi intense, d’un homme qui a décidé de retrouver sa vie d’avant – avant le second AVC – et qui va au-delà des pronostics des médecins.

Ne croyez pas que tout sera simple dans son combat quotidien. L’épilogue nous apprend que le combat continue toujours – et il en faut, du courage, pour lutter ainsi jour après jour contre les séquelles de cette attaque. Oui, l’on peut dire que Michel est chanceux – chanceux d’avoir une femme qui l’aime, une famille, des amis qui vont dans le même sens que lui. La compassion, oui. La pitié, non. Michel a pris la décision de rentrer dans sa famille – tout le monde n’a pas une famille prête à l’épauler aussi fort dans les moments les plus difficiles. Il a pris la décision de ne pas y aller en douceur, de se lancer des défis quotidiens.

Son autre défi ? Retrouver ses origines. Défi presque secondaire par rapport à celui qui lui a permis de jouer de nouveau, défi important pour lui et pour les siens.

En dépit de la maladie, de la douleur, de la nécessité de lutter jour après jour, ce livre est lumineux, constamment positif. Un livre qui fait du bien.

Merci à Belfond et à Netgalley pour ce partenariat.