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Musique – A quoi il sert Michel Berger

Bonjour à tous

Il est peu de chanteurs qui m’ont autant ému que Michel Berger qui était aussi, faut-il le rappeler, auteur et compositeur.

Aujourd’hui, cette chanson que j’avais envie d’écouter et de partager : A quoi il sert.

 

Un peu de musique – 14 avril

Bonjour à tous

J’aurai pu parler des élections, j’aurai pu faire un article pour dire à quel point, depuis des années, j’en ai assez de lire les propos de personnes moralisatrices, qui expliquent à quelle heure il faut voter, pour qui il faut voter  – oui, il faut toujours « voter utile » et pourtant, je n’ai pas l’impression qu’il soit écrit « vote inutile » sur certains bulletins – ou contre qui il faut voter. Il faut voter selon ses convictions. A chacun de faire ses choix. Le tout est de ne pas dire après : « je regrette de ne pas être allé voter ».

A la place, je vais vous parler de chanteurs et de chansons qui me tiennent à coeur. A une époque où des chanteurs disent, à tous leurs concerts « faites du bruit » (ouille, mes pauvres oreilles) peut-être pour dire qu’ils ne font pas (vraiment) de musique, j’ai envie de rappeler ce qui fait l’essence même d’une chanson : une musique, un texte et un artiste.

Le paradis blanc de Michel Berger est sans conteste une de mes chansons préférés, écrite par un de mes artistes préférés. L’une des plus belles reprises à mes yeux est celle de Marc Lavoine, faite en 1994 à l’occasion d’une émission-hommage à Michel Berger. Oui, avant de reprendre une chanson, il faut aussi penser à ce que l’on a à dire, à chanter – trop d’apprenti-chanteurs ne font pas attention à cela. PS : je sais qu’il est des personnes qui n’aiment pas Marc Lavoine. Je note cependant que, quelques jours avant les vacances, deux de mes quatrième entonnaient « Les yeux revolver ».

 

Autre artiste dont j’apprécie les chansons : Julien Clerc. Etienne Roda-Gil ou Françoise Hardy lui ont écrit des textes magnifiques et pas forcément « vendeurs », des textes toujours parfaitement chantés. J’aime écouter des mots, des textes, pas de la bouillie sonore.

Ce n’est rien, une chanson que j’écoute beaucoup actuellement :

Une dernière chanson, un dernier artiste pour terminer cet article. J’ai hésité, et finalement, j’ai choisi Maurane. Parce que l’on peut être une chanteuse avec une voix magnifique et avoir aussi des textes magnifiques.

Des opéras et des nattes

Bonjour à tous

21 février 1991 : avec ma classe de 4e, et avec l’investissement de mes professeurs (il en est une que je croise encore, nous faisons des recherches généalogiques), je découvre Les noces de Figaro de Mozart au Théâtre des arts de Rouen. Cet amour pour l’opéra ne m’a pas quitté.

3 février 2022 : je regarde au cinéma des Andelys la captation des Noces de Figaro à l’Opéra Garnier.
Si je ne suis pas d’accord avec tous les choix de mise en scène, je sais cependant que les chanteurs ont toujours été mis en valeur et ont toujours pu chanter sans que des figurants (pour citer un exemple de mise en scène d’un autre opéra) ne viennent faire n’importe quoi derrière leur dos, sans que des installations vidéo (et pourtant, il y en avait) ne viennent détourner l’attention de ce qui était le plus important : la musique de Mozart.

Moderne, les noces de Figaro ? Elles nous parlent toujours, en tout cas. La comtesse Almaviva est une femme qui a été follement aimée, et qui ne l’est plus. Le comte veut mettre Suzanne, la fiancée de Figaro, dans son lit, ou dans tout autre endroit qui lui permettra d’avoir une relation sexuelle avec elle. Pour cela, il est prêt à tout, y compris à empêcher son mariage. Il faut beaucoup d’énergie, d’inventivité à Suzanne pour pouvoir, simplement, vivre la vie qu’elle souhaite et ne pas être victime d’un prédateur sexuel qui, aux yeux de la société du XVIIIe siècle, a tous les droits puisqu’il est bien né. Oui, c’est Suzanne, aidée de la comtesse Almaviva, qui est la personne qui mettra réellement tout en oeuvre pour déjouer les pièges du comte – Figaro étant souvent à contretemps. La Comtesse n’est plus aimée, ce qui n’empêche pas le Comte d’être extrêmement jaloux. Et tant pis pour les metteurs en scène qui minimisent cet aspect de l’oeuvre : oui, le Comte est un homme violent. Gare à celui qu’il soupçonnerait d’avoir une aventure avec sa femme et qui tomberait entre ses mains : je ne donne pas cher de sa peau. Offrir un poste dans son régiment à Chérubin est le plus sûr moyen de l’envoyer à la mort, ne l’oublions pas. Je ne donne pas cher non plus de celle de la Comtesse. Je n’oublie pas non plus Marcellina, femme déjà âgée, qui fut une jeune fille bafouée (voir son grand air, très souvent coupé) et qui, à l’acte IV soutient Suzanne contre Figaro : entre femmes, il faut se soutenir quand un homme est injuste envers nous, dit-elle. Pourquoi trop de femmes ont-elles oublié ce principe ?

Et Barbarina ? Elle est la cousine de Suzanne. Elle est la prochaine sur la liste du comte, comme l’apprend, presque par accident, son père. Elle joue les entremetteuse, déjà, elle est encore un peu naïve, elle ne le sera sans doute plus longtemps.

Pour terminer, un extrait avec Porgi amor, le premier air de la comtesse.

Mention spécial aussi pour l’interprête de Bartolo, qui a dû chanter masqué. Pourquoi ? On nous a annoncé au début de la représentation qu’elle avait failli être annulée et que des mesures avaient dû être prises. Le masque, que lui, les choristes et les danseurs portaient en faisaient sans doute parti.

Que vient faire la natte, me diriez-vous ? En 1991, je commençai à me coiffer avec une natte. Aujourd’hui, je la porte toujours, et pour les élèves qui ne connaissent pas (encore) mon nom, c’est souvent ainsi que l’on me définit : « la prof à la natte ».

Brassens, Jeanne et Joha de Maryline Martin

Présentation de l’éditeur :

Août 1981. Georges Brassens souffre d’un mal dont il cache le nom, même à ses proches. Puisque la Camarde affûte sa faux, il compte profiter du temps qui lui reste pour composer de nouvelles chansons, auprès de Joha Heiman, surnommée Püpchen, prendre du bon temps avec ses amis et remonter sur scène à Bobino… Comme chaque été, Georges a regagné sa résidence secondaire Ker Flandry, son havre de paix situé non loin de Paimpol. Pendant ces quelques jours, il navigue sur le flot de ses souvenirs : Sète, ses frasques adolescentes, son professeur de français Alphonse Bonnafé, le début du succès avec Patachou… Et surtout il pense aux deux femmes qui ont marqué sa vie : Jeanne Planche, de trente ans son aînée – qui l’avait caché impasse Florimont, pour qu’il échappe au STO – et Püpchen, dont il fait la connaissance en 1947. En se promenant sur la plage de Lézardrieux, des scènes, des visages lui reviennent en mémoire… et Georges replonge dans ce chassé-croisé amoureux.

Merci à Netgalley et aux éditions Elidia pour ce partenariat.

Mon avis :

Voici quarante ans que Georges Brassens est décédé. Brassens, Jeanne et Joha est un livre qui paraît à cette occasion. Cette biographie romancée raconte Brassens en nous parlant des femmes qui ont compté dans sa vie, Jeanne et Joha.
Le premier mot qui me vient à l’esprit est légèreté. Et pourtant, raconter les débuts de Brassens, et les mois qui précédèrent sa mort ne sont pas légers. Maryline Martine évite pourtant dans sa narration toute la pesanteur liée parfois aux récits biographiques. Oui, l’on peut raconter une vie, l’amour, la mort, les rencontres, et bien d’autres choses encore sans jamais être pesant ou pire insistant lourdement sur des précisions qui n’apportent pas tant de choses à la connaissance de l’homme et de l’oeuvre. L’homme et les femmes qui, même si, comme Joha, elle ne vécut jamais avec lui, partagèrent, donnèrent, aimèrent.
Le second mot qui me vient à l’esprit est pudeur. Il s’agit avant tout du portrait intime d’un homme qui se préoccupa avant tout de vivre dans le présent. L’image qu’il donnait ? Ce n’était pas sa préoccupation, préserver les siens, prendre soin d’eux, oui.
Un bel hommage à Brassens et aux femmes de sa vie.

Un peu de musique – 19 août 2021

Bonjour à tous

Je ne suis plus fan de chanteurs en particulier, il faut dire que les chanteurs dont j’étais fan absolument sont tous décédés. Par contre, je suis toujours sensible à des chansons, des textes, des musiques, des voix. Les deux chansons suivantes, je les ai découvertes en même temps, c’est pour cela que je les présente en même temps, comme un coup de coeur musical commun.

Tout d’abord, Louane et Aimer à mort.

Puis Tatoué d’Ycare.

Bon jeudi à tous.

Un peu de musique – 8 août 2021

Bonjour à tous

J’avais envie de faire un article musical depuis quelques temps déjà, en réaction au propos d’un journaliste/chroniqueur/attaché de presse (je ne sais pas trop son métier) qui réclamait à la radio le retour des « beaux chanteurs » et citait des chanteurs qui, selon lui, ne rentrait pas dans cette catégorie.

J’ai la faiblesse d’écouter les chansons, non de les regarder.

J’ai donc voulu partager des chansons qui furent, pour moi, des chocs musicaux à leur sortie.

Le tout premier ne sera pas une surprise. J’avais sept ans, c’était en 1985, et j’aime toujours autant cette chanson, cet auteur-compositeur.
Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux, de Michel Berger.

1992, un chanteur qui a déjà prouvé que l’on pouvait chanter et être engagé : Utile par Julien Clerc.

Bon dimanche à tous.

Un peu de musique pour le 29 juin 2021

Bonjour à tous

J’ai envie, ce matin, de partager des morceaux de musique qui me touchent.

Voici, tout d’abord, Un cavalier di Spagna :

 

J’ajoute Si Habrá en Este Baldrés interprêté par Capella de Ministrers de Carles Magraner:

Et, pour terminer, la bourrée du mariage forcé, de Lully et Molière :

Bon 29 juin à tous ! C’est un jour particulier pour moi (anniversaires de personnes qui nous ont quitté) et je voulais célébrer cette date en musique.