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La mort attendra de Gilbert Bordes et

Présentation de l’éditeur :
Michel Hilger est « altiste peintre », compositeur, pianiste, chef de chœur, professeur, et père de quatre garçons. Adopté à l’âge de trois ans, il ignore tout de ses origines. Celles-ci lui ont pourtant laissé en héritage une grave anomalie du système nerveux.
À 42 ans, il fait sans le savoir un premier AVC en plein concert mais réussit à terminer la partition d’Une petite musique de nuit de Mozart. Quelques années plus tard, un second AVC hémorragique le condamne, et de ses phases comateuses il entend les médecins envisager de récupérer ses organes. Sauf que Michel n’a aucune intention de mourir. Il veut vivre. Et se réveille, paralysé du côté droit. Le corps médical lui suggère une rééducation classique et lui annonce qu’il ne touchera plus jamais un alto.
Michel refuse la maladie et ses séquelles. Animé par une volonté inouïe, contre l’avis de tous, il décide avec toute sa foi et son expérience d’artiste de rentrer chez lui et, par le réapprentissage des gestes quotidiens, de reprendre sa vie là où il l’avait laissée. Tout simplement.

Mon avis :

Je veux éviter, pour parler de ce livre, d’utiliser des mots convenus. Je vous parlerai plutôt d’un homme à la foi intense, d’un homme qui a décidé de retrouver sa vie d’avant – avant le second AVC – et qui va au-delà des pronostics des médecins.

Ne croyez pas que tout sera simple dans son combat quotidien. L’épilogue nous apprend que le combat continue toujours – et il en faut, du courage, pour lutter ainsi jour après jour contre les séquelles de cette attaque. Oui, l’on peut dire que Michel est chanceux – chanceux d’avoir une femme qui l’aime, une famille, des amis qui vont dans le même sens que lui. La compassion, oui. La pitié, non. Michel a pris la décision de rentrer dans sa famille – tout le monde n’a pas une famille prête à l’épauler aussi fort dans les moments les plus difficiles. Il a pris la décision de ne pas y aller en douceur, de se lancer des défis quotidiens.

Son autre défi ? Retrouver ses origines. Défi presque secondaire par rapport à celui qui lui a permis de jouer de nouveau, défi important pour lui et pour les siens.

En dépit de la maladie, de la douleur, de la nécessité de lutter jour après jour, ce livre est lumineux, constamment positif. Un livre qui fait du bien.

Merci à Belfond et à Netgalley pour ce partenariat.

Thomas Hampson

50Le challenge 50 états/50 billets de Sofynet se termine demain, et je n’ai strictement proposé, en quatre années, aucun billet musical ! Je vais donc régler ce souci sur le champ en vous présentant un chanteur d’opéra américain : Thomas Hampson.

Né en Indiana, à Elkhart, en 1955, il a grandi dans l’état de Washington. Voilà pour les années de jeunesse. S’il a étudié avec Marietta Coyle, Elisabeth Schwarzkopf, Martial Singher ou encore Horst Günther, s’il a fait ses premiers pas sur scène à Dusseldorf, c’est Leonard Bernstein qui fut son mentor.

Pourquoi ce chanteur ?

Si ma passion pour l’opéra ne se satisfait que par intermittence (les prix des places ont flambé, quoi qu’en disent les directeurs d’opéra), j’ai souvent entendu des chanteurs français dire : « ah, non, mais chanter en français, c’est difficile » et ils sont souvent incompréhensibles dès qu’ils doivent interpréter quoi que ce soit dans leur langue maternelle. Bizarrement, Thomas Hampson n’a pas ce problème.

Son répertoire  ? Mozart, Rossini, Verdi, mais aussi Ambroise Thomas, Offenbach, Malher et Schubert. J’ai écouté sa version de Leporello dans Don Giovanni un nombre incalculable de fois. Son Figaro du Barbier de Seville est très bien aussi ! Pour illustrer cet article autant utiliser un de mes duos préférés, celui de Don Carlo de Verdi.

Thomas Hampson (baryton, je ne l’ai pas encore précisé) est Rodrigo, marquis de Posa. Jonas Kaufmann (ténor) est Don Carlo. La video a été enregistré au festival de Salzburg, en 2013.

Et même si la qualité de l’image est très moyenne, son interprétation de l’air de Figaro dans le Barbier de Séville de Rossini est par contre excellente :

Bon samedi à tous !

Un peu de musique pour votre samedi

Il est des matins plus difficiles que d’autres, des matins où l’on n’a pas envie, et où les informations ne nous apprennent rien  de bon. Et, en écrivant ceci, j’ai vraiment l’impression de manier l’art de l’euphémisme.

Pour les matins difficiles, pensons à des chanteurs à l’énergie communicative (et pour qui le mot « talent » me semble trop faible »).

Voici donc, en live, Claude Nougaro et son Nougayork (ce pied de nez à la maison de disque qui l’avait très gentiment viré).

Bonne journée à tous, prenez soin de vous et des personnes que vous aimez.

Tous les cris les SOS.

Il y a trente ans, j’étais au CE2. Nous étions le 14 janvier, et le 14 janvier est toujours une date particulière pour moi, pour ceux qui me connaissent dans « la vraie vie ». Depuis que j’enseigne, d’ailleurs, je pense devenir sourde tous les 14 janvier – je suis néanmoins ravie que des élèves me souhaitent « Bonne fête !  » avec enthousiasme tous les ans.

Il y a trente ans disparaissait Daniel Balavoine, et je me doute bien que d’autres blogs ont fait des hommages longs et nourris. Il y a trente ans, je me souviens d’une camarade de classe qui disait qu’écouter des chansons, maintenant, c’était fini, puisque son chanteur préféré était mort.

Dans notre charmante société de consommation, les hommages fleurissent, et je me garde bien de parler de certains d’entre eux. Je préfère vous présenter la version originale, que j’avais beaucoup aimé… par son originalité, justement.