Archive | juillet 2017

Commissaire Morteau, tome 2 : L’origine du crime de Sébastien Lepetit

Présentation de l’éditeur :

« Une toile de Gustave Courbet volée dans un musée, un peintre qui meurt avant même d’être interrogé par la police, un trafic de faux tableaux, une veuve troublante à bien des égards… Mensonges et faux-semblants, ce n’est plus une enquête, c’est un casse-tête !
C’est en boitillant que le fameux commissaire Morteau, aidé de son jeune collègue, tentera de remonter à l’origine du monde, non loin de la source de la Loue, pour essayer d’y découvrir l’origine du crime… »

Mon avis : 

Nous retrouvons le commissaire Morteau, quelques temps après Merde à Vauban. Quant au lieutenant Monceau, figurez-vous qu’il est en vacances à Paris ! Tant mieux, ou tant pis parce que lui n’aurait pas accepté la mission que Béatrice Montfort, veuve d’Antoine Montfort (voir le précédent volume de leurs enquêtes) confie au commissaire. Lui ne se serait jamais laissé embobiner/amadouer/séduire par une femme issue de la grande bourgeoisie, non. Par contre, par une jeune étudiante italienne…
D’ailleurs, Morteau est-il si naïf que cela ? Pas vraiment. Surtout que l’enquête qu’il mène a à peine débuter que la personne qu’il souhaitait interroger décède subitement chez son médecin de frère. Pas très rassurant pour ses patients, notez-le bien ! Mort naturelle ? Rien n’est moins sûr.
Légèrement déprimé (sa « cantine » préférée est en vacances), légèrement souffrant (aller consulter un médecin pour une enquête et hop ! vous vous découvrez une nouvelle maladie), Morteau enquête dans le milieu des peintres, et je pressens qu’il apprécie autant que moi les peintres prétentieux. J’ose même dire qu’ils sont imbuvables ce qui est tout de même un comble pour le commissaire Morteau.
Enquêter, ne rien lâcher, ne pas se fier aux apparences – Fabien Monceau a encore à apprendre du commissaire, il le reconnaît lui-même pour une enquête qui les a vraiment menés très loin du Doubs ! Elle les a amenés aussi, surtout le commissaire, à regarder différemment celles et ceux qui les entourent.
Mention spéciale pour le nouveau membre de la famille du commissaire Morceau, déjà muni d’une ex-femme, de trois enfants et d’un ours en peluche. S’entendra-t-il avec tout le monde ? Je l’espère bien !

Publicités

Le grand livre de l’horreur : dans le château de Dracula


Présentation de l’éditeur :

Avec Virgile, voyage au cœur des plus grandes histoires d’épouvante de tous les temps !
Virgile est un véritable spécialiste des histoires d’horreur. Alors, quand une brocanteuse lui offre un mystérieux ouvrage intitulé Le Grand Livre de l’Horreur, il est fou de joie. Mais à peine a-t-il commencé sa lecture qu’il se retrouve transporté dans le château du plus célèbre des vampires : celui du comte Dracula !

Mon avis : 

Avant de commencer cet avis, je voudrai afficher cet avertissement venant d’un des personnages principaux de ce roman : « Aucun lapin n’aime qu’on lui tripote le pompon. » Maintenant que c’est dit, nous pouvons commencer.
Virgile est un adolescent un peu différent des autres : il n’aime que tout ce qui est lié à l’horreur. Ne porte-t-il pas un tee-shirt « Plus beau zombie de la terre »? Certes, cela ne facilite pas l’amitié, du moins dans l’établissement où il est, parce que, là où j’enseigne, je pourrai lui présenter quelques futurs copains ! Cependant, sa solitude inquiète ses parents, qui l’ont inscrit à plusieurs activités extra-scolaires, successivement, dans l’espoir qu’il se fasse des amis : peine perdue. Virgile en convient : s’il changeait … Mais (je cite) : « Il n’était de toute façon pas très sûr de vouloir d’amis qui ne l’aimera
ient que s’il changeait ses goûts et sa personnalité », p. 8. Ses seuls vrais amis, mis à part son lapin, sont donc les livres. Et quel bonheur pour lui quand il acquiert, auprès d’une charmante vieille dame, le grand livre de l’horreur. Et quelle surprise, quand il se retrouve au coeur du château de Dracula, avec Pollop, son lapin blanc. Que vous ayez lu Dracula ou pas, peu importe : le roman s’intéresse à une partie qui ne nous est pas contée, à savoir l’évasion de Jonathan Harker de l’antre du vampire – très réaliste, soit dit en passant, pas du tout le genre à briller au soleil. Et oui, l’ensemble reste donc crédible, les trois épouses de Dracula ne sont pas oubliées, pas plus que les capacités surnaturelles du comte ou son peu de goût pour l’ail. Les bonnes vieilles recettes sont les meilleures.
Ce livre est plaisant à lire, les illustrations sont réussies – mention spéciale pour la couverture.
A découvrir si vous n’êtes pas allergique aux vampires ou aux lapins. Vous passerez un très bon moment de lecture.

Cauchemar dans les Cotes de nuits de Jean-Pierre Alaux et Noël Balen

Présentation de l’éditeur :

La Bourgogne va accueillir Benjamin Cooker avec faste. Entre Beaune la charitable et Dijon la conquérante, sous les arcades éternelles de l’abbaye de Cîteaux ou dans les ruelles paisibles de Nuits-Saint-Georges, notre brillant œnologue bordelais retrouve avec bonheur une terre vigneronne qu’il aime et respecte.
Il aurait pu passer un séjour de rêve si certains réveils n’avaient été aussi troublés et troublants. Qui peut donc rôder ainsi et hanter les esprits autour du château; du Clos de Vougeot ?
Que peuvent bien signifier ces messages venus d’un autre âge ? Faut-il que le sang coule pour aiguiser la mémoire des hommes ?
Cooker cherche à donner un sens à une étrange histoire qui semble remonter à la nuit des temps et qui pourrait presque lui faire perdre son latin…

Petite précision : 

Entre la lecture de ce livre et l’écriture d’une journée, j’ai appris une nouvelle pas très bonne. Comme quoi, il suffit d’une journée pour que…. badaboum. Alors je sens que je vais me lâcher encore plus que d’habitude en écrivant. Du moins, je l’espère.

Mon avis :

Bonjour. Vous vous appeler Benjamin Cooker et vous passez un magnifique séjour dans une magnifique région de France : la Bourgogne. Vous appréciez les vignes, et pas seulement les productions : les bourguignons savent tirer partie des  terres, sans ostentation. Vous avez même l’occasion de vous rendre dans un monastère pour retrouver un ami moine, qui n’est pourtant pas coupé de ce qui se passe en dehors de la clôture. Oui, tout irait presque bien dans ce volume, j’aurai simplement lu la vie quotidienne d’un oenologue connu dans une région que j’ai eu le plaisir de découvrir voici une dizaine d’années, si ce n’est que quelqu’un tague les murs avec des citations tirées d’un psaume. Les deux faits semblent incompatibles, les graffeurs usent rarement du latin, et encore moins de la Bible. Non, Benjamin Cooker ne mène pas l’enquête, il se questionne, et la réalité le rattrape, en pleine nuit. La province n’est pas exempte de violence ou de misère sociale.
J’ai passé un très agréable moment en compagnie de Benjamin Cooker et de son ami frère Clément. Je terminerai par cette citation, concernant un oiseau dont j’ai pourtant une phobie certaine :
– Les ignorants croyaient qu’elle [la chouette] portait malheur parce qu’elle ne sort que la nuit. Mais vivre dans l’obscurité aiguise la faculté d’appréhender l’inconnu, de mener à bien une réflexion qui vainc les ténèbres. D’une certaine façon, c’est mettre son expérience, sa culture et sa pensée au service de la sagesse.

Le commissaire Morteau et le lieutenant Monceau

Présentation de l’éditeur : 

Besançon, mai 2008. Pierre-Jean Montfort, adjoint au maire et professeur d’histoire donne une conférence pour promouvoir la candidature du réseau Vauban au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le lendemain matin, on le retrouve mort au pied de la citadelle. Meurtre ou suicide ? Affaire privée ou coup porté à la candidature de la ville ? Fabien Monceau, jeune lieutenant de police parisien juste nommé à Besançon va mener l’enquête aux côtés du commissaire Morteau, un Franc-Comtois chevronné et bourru. Une enquête difficile menée de main de maître par un duo explosif !

Mon avis : 

Le lieutenant Fabien Monceau m’a fait penser à certains jeunes professeurs que j’ai croisés au cours de ma carrière : Paris, ou le plus proche de Paris, sinon rien ! Pas de bol pour lui : le lieutenant Monceau a placé les villes en ordre alphabétique et se retrouve ainsi à Besançon, dans le joli département du Doubs. Il a cependant de la chance, dans sa mutation malheureuse, il est sous les ordres du commissaire Morteau, qui l’associe étroitement à ses enquêtes. Et des enquêtes, il y en a – le Doubs n’est pas nécessairement un coin de France très calme.

Le première meurtre auquel le jeune lieutenant est confronté est celui d’une sommité, un grand spécialiste des remparts de Vauban, quelqu’un qui oeuvrait pour les faire classer au patrimoine mondial de l’UNESCO. Bref, ce n’était vraiment pas le moment qu’il soit assassiné ! Comme s’il existait un moment propice pour passer de vie à trépas par-dessus les remparts. Et s’il était le seul à mourir : même pas, il n’est que le premier. Et à chaque fois, près de la victime, les mêmes mots : merde à Vauban. A croire, vraiment, que certains ont quelque chose contre l’histoire de leur ville et de ses remparts.

Non, l’enquête n’est pas facile à mener, surtout que les victimes sont toutes membres du conseil municipal de Besançon. Il est des manières plus simples de se débarrasser de ses opposants, ou de se tracer une voie royale jusqu’au fauteuil de maire, n’est-ce pas ? Dire que Monceau s’oppose à Morteau est une évidence : le lieutenant n’apprécie pas vraiment les méthodes du commissaire qui a de plus une forte tendance à apprécier les repas de « sa » cantine et les productions viticoles locales. Pourtant, Morteau n’a pas de problème de couple, puisqu’il n’est plus en couple et que ses enfants …. et bien s’inquiètent pour leur père qui ne mène pas, à leurs yeux, la vie la plus équilibrée qui soit et n’est pas vraiment un pro du rangement. Pourtant, leur père a un confident avec lequel il dialogue fréquemment. C’est même sa fille cadette qui les a présentés ! Quant à Monceau, le jeune lieutenant n’a pas encore de vie de couple à proprement dit, et ce n’est pas cette enquête qui va l’y aider.

Je ne sais pas ce que les habitants de Besançon penseront de ce livre, s’ils y reconnaîtront leur ville, par ses descriptions. Pour ma part, j’ai aimé ce duo de policier, enfin, surtout le commissaire Morteau. Et c’est tout naturellement que j’ai lu juste après le second volume de ses aventures.

Les belles vies de Benoît Minville

Présentation de l’éditeur :

Turbulents, pas vraiment délinquants, ils cumulent les bêtises plus ou moins graves, les rires et les bleus. Vasco est en CFA BTP, Djib passe en première S. Leur dernière rixe est pourtant celle de trop…
Afin de leur mettre du plomb dans la tête, leurs parents décident d’employer les grands moyens : ils envoient les deux ados dans la Nièvre, le temps d’un été chez un ami du père de Vasco, entrepreneur local qui propose ses services comme famille d’accueil pour la DDASS.
C’est dans cette campagne éloignée de tout, France profonde dont on parle peu, qu’ils vont rencontrer et se confronter à une autre forme de jeunesse : celle des enfants élevés par celle que tous surnomment « Tata », une femme qui accueille des enfants placés et donne sa vie aux autres.

Mon avis : 

Vous êtes invités aujourd’hui à un débat sur la littérature jeunesse, afin de la définir. Note : la littérature jeunesse est toujours définie par des adultes. Elle est définie en France par une loi de 1949. Elle est régie aussi par un nombre constant d’idées reçues, comme si la mission des livres était d’élever les enfants, de leur faire la morale ou de les faire rentrer dans les jolies cases toutes prêtes bien dessinées par les adultes. De plus en plus, et heureusement, il est des livres qui sont davantage des livres « de littérature » que de littérature jeunesse, des livres à mettre entre toutes les mains, y compris celles des adultes. J’attends d’ailleurs d’autres réactions d’adultes que la mienne – on ne sait jamais.
Djib et Vasco sont deux amis d’enfance qui ont fait et font encore des bêtises. Rien de très grave, je vous rassure tout de suite. Cependant, nous ne sommes pas dans le cadre de gentilles bêtises, mignons tours de malice destinés à faire sourire jeunes et moins jeunes lecteurs, non, de vraies bêtises qui peuvent avoir des conséquences sur leur avenir. Et l’on ne s’en rend compte qu’après les avoir faites.
Que faire, pour les parents, qui se sont toujours occupés de leur mieux de leurs enfants ? Prendre une décision radicale et dépayser les deux ados, en les envoyant au fin fond de la Nièvre, chez un ami du père de Vasco.
Là, le lecteur pouvait s’attendre à plusieurs écueils. Premièrement, non, la vie à la campagne, ce n’est pas merveilleux, avec le retour à des valeurs simples, etc, etc, où les ados passent leurs journées à aider aux travaux des champs, etc, etc… Non, Benoît Minville nous montre la campagne telle qu’elle est aujourd’hui, non telle qu’elle est rêvée. La délinquance, le racisme, les préjugés ou plus largement le mal de vivre ne sont pas réservés aux grandes villes, à la banlieue. Et les valeurs que l’on veut défendre dans la vie, c’est à nous de les choisir, où que l’on vive.
Et comme le dit « – Ce n’est pas une leçon de morale, ce n’est pas une leçon de vie. ce que je peux humblement vous conseiller, quand le torrent des émotions est trop difficile à endiguer, c’est de peser ce que vous avez comme bonheur et comme malheur, et d’essayer de les faire cohabiter. Il vous faut préserver des petits moments de joie dans le tragique de la vie, ils sont à vous. »
Oui, pas de leçon de morale, de comparaison entre les histoires de chacun. Vasco et Djib vont devoir apprendre à vivre avec les enfants, les ados que Tonton et Tata (ainsi sont-ils appelés) accueillent. Il ne s’agit pas là encore, comme j’ai pu le constater dans certains livres, de dresser un catalogue de toutes les situations qui peuvent amener un enfant à être placé, non. Chaque histoire est différente. Chaque enfant, adolescent mérite le même soin, le même accompagnement vers ce à quoi tend chaque famille d’accueil (et aussi la majorité des enfants) : le retour dans leur famille, dans un futur plus ou moins proche.
Ce livre raconte deux mois dans la vie de ses adolescents, deux mois qui ne changent pas tout, mais deux mois qui les font progresser dans la découverte et l’acceptation de soi. Un roman lucide, aussi : les liens qui se sont tissés au cours de cette été perdureront-ils ? Rien n’est moins sûr, mais rien n’est impossible non plus.
Mention spécial pour le personnage de Perrine qui, dans une situation difficile, agit. Oui, agit, dit les choses, et n’attend pas dans son coin sans rien faire. Je n’ai garde d’oublier Chloé non plus. Même si Djib et Vasco sont les personnages principaux de ce roman, les jeunes filles ne sont pas des figurantes.
Coup de coeur pour ce roman que j’ai vraiment envie de faire découvrir.

Le sang de la vigne, tome 19 de Jean-Pierre Alaux et Noël Balen

Présentation de l’éditeur :

Dans les replis de la vallée du Lot, une nouvelle race de seigneurs prétend régenter le vignoble de Cahors. Pierre-Yves Pellegrin, puissant homme d’affaires et propriétaire du Château Champ-Grèze, règne en maître sur l’appellation. A une portée de fusil, le Château Hébrard vient d’être acquis par un autre capitaine d’industrie affublé d’un régisseur aux mœurs douteuses. Les ambitions bouillonnent et la soif de pouvoir n’est jamais rassasiée. Quand l’œnologue Benjamin Cooker et son assistant Virgile débarquent dans la région pour surveiller les fermentations de la dernière vendange, il règne comme une odeur d’arômes frelatés et de pourriture sans noblesse sur les terres du Quercy.

Mon avis :

Je n’ai pas lu les 18 titres précédents, seulement un ou deux. Le héros de cette série est Benjamin Cooker, et, dans une moindre mesure, son assistant Virgile, qui a de sérieux problèmes avec la ponctualité. Dans ce volume, il travaille avec Pierre-Yves Pellegrin, PYP pour les intimes. Un souci apparaît dans le vignoble de Cahors – un immense souci, quel que soit le point de vue où l’on considère les faits : qui est l’inconnu retrouvé mort dans une des cuves de l’exploitation ? Et comment est-il arrivé là ? Un accident est très peu probable.

En revanche, les tensions sont bien là et ne facilitent ni la vinification, ni l’enquête. Tension entre vignerons tout nouveaux tout beaux, tensions entre membres d’une même famille, tension entre employés, voire entre vendangeurs. Y a-t-il une zone de sérénité dans le Lot ? Peut-être est-elle à chercher dans les moments que Virgile passe avec son ami Manuel, ou ceux que Benjamin tente de passer avec sa femme – quand on n’a pas la gentillesse de mettre sa voiture hors d’usage. S’il est des personnes qui ont du travail presque malgré eux, ce sont les garagistes.

Ce roman est véritablement ancré dans une région, dans un milieu qu’il permet de découvrir un peu, et peu importe si l’on s’y connaît en vin, ou pas du tout. Un roman facile à lire et parfait pour se distraire entre deux romans policiers plus sombres.

Tag féministe

J’ai lu ce tag chez Mind the gap qui lui-même l’avait trouvé chez Valentyne, la jument verte. Puis, je l’ai vu à nouveau sur le blog de Philisine Cave.

Je l’ai repris, parce qu’en cette période où les droit des femmes me semblent dangereusement remis en cause, ce n’est pas du luxe de s’intéresser aux auteures.

  • Votre auteure préférée ?

 Agatha Christie ! Une auteur à lire, à relire et à redécouvrir, et pas seulement pour ses romans policiers.

  • Votre héroïne préférée ?

Difficile de faire un choix. Je pense à Denise, l’héroïne d’Au Bonheur des dames d’Emile Zola, Rizzoli et Isle, le duo policière/légiste de Tess Gerritsen mais aussi à Miss Marple. En dehors de l’univers romanesque, mon choix serait plus simple : Andromaque de Jean Racine.

  • Un roman qui propose un message féministe ?

La part des choses de Benoite Groult. Un roman qui interroge sur les choix des différents personnages, ou sur leur soumission à ce que l’on attend d’elles. La femme gelée d’Annie Ernaux.

De manière plus légère, la série Mercy Thompson de Patricia Briggs montre que les femmes sont capables de prendre soin d’elles-mêmes et doivent être respectées, quelles qu’elles soient. Une série aux antipodes de cinquante nuances, etc….

  • Un roman avec une fille/femme sur la couverture ?

Les cygnes de la cinquième avenue, dont la couverture représente le « cygne » qui a inspiré le livre.

  • Un roman qui met en scène un groupe de filles/femmes ?

La série Coeur Cerise de Cathy Cassidy. Quand j’étais ado, je déplorai que, dans les romans proposés à l’époque, les filles étaient toujours dépendantes des garçons pour mener à bien leur projet, manquaient cruellement d’indépendance. Dans cette série (et dans d’autres), les filles ont des amis, des petits amis, mais elles n’attendent pas nécessaire leur aide pour agir, prendre des décisions.

Je pense aussi à la série de BD Les petites chipies de Romoreau.

  • Un roman qui met en scène un personnage féminin LGBT ?

Les amies d’Héloïse, d’Hélène de Montferrand. Je n’ai jamais lu la suite, qui met en scène les enfants d’Héloïse, de peur d’être déçue.

Mon avis, qui date de 2012 : Les amies d’Héloïse est un très beau roman. Les héroïnes sont lesbiennes ? Et alors ? Il est avant tout question d’amour et d’acceptation de l’autre, et même si les familles se montrent exceptionnellement tolérantes (nous sommes dans l’Europe d’après guerre) assumer ses choix n’est pas toujours facile. le choix du roman par lettres permet de connaître le point de vue de chaque personnage. Point de traitrise comme dans Les liaisons dangereuses : chacune se livre à coeur ouvert.
Le prix Goncourt du premier roman est amplement mérité.

  • Un roman qui propose plusieurs points de vue féminins

Des femmes remarquables de Barbara Pym ou Un sale livre de Frank Andriat.

  • Un livre dans lequel une fille sauve le monde ?
    Le monde d’Ewillan de Pierre Bottero.
  • Un personnage secondaire féminin que vous préférez au héros de son roman ?

Caroline Sheppard, la soeur du narrateur du Meurtre de Roger Ackroyd d’Agatha Christie. Vieille fille, elle est au courant de tout, très fine, et a sans doute trouvé le coupable en même temps, voir avant Hercule Poirot. Elle aurait donné envie à Agatha Christie de créer un nouveau détective : Miss Marple.

  • Un livre écrit par un homme qui met en scène un protagoniste féminin ?
    Les âmes croisées de Pierre Bottero ou Zouk de… Pierre Bottero. Ou comment, pour ce livre, se mettre dans la peau d’une anorexique avec beaucoup de justesse. Mettre en scène un protagoniste féminin est une chose, le faire avec justesse en est une autre (j’ai un titre en tête…. dans lequel justement l’auteur ne semble absolument rien connaître aux femmes. Je serai sympa, je garde le titre pour moi).