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Un peu d’écriture …. humoristique

Je n’ai pas eu envie d’écrire un texte, c’est à dire d’inventer une histoire depuis longtemps. Mais pourquoi pas ? Nous revoici donc dans l’univers des loups-garous et des dragonniers. 

Bonjour à tous

Vous vous souvenez de moi ? Non ? Alors, ça, par exemple ! Alexielle ! Je suis l’infirmière du pensionnat des louveteaux. Le directeur du pensionnat a même donné mon nom à l’infirmerie, parce qu’avant d’être en poste, j’y faisais de fréquents séjours. Avant (adverbe que j’utilise souvent), j’étais kiné des dragons de combat. Je pense que je suis toujours apte à exercer, même si notre chef d’escadre m’a bien fait comprendre qu’il préférait que je reste ici, occupant le poste d’agents de liaison entre les chevaliers dragons et les loups garous.

J’ai pourtant dit, répété, insisté : je ne suis pas totalement responsable des catastrophes qui surviennent. J’avais dit que Balthazar n’était pas encore apte à revoler, mais non, son dragonnier a insister, il avait hâte de renouer les liens avec lui. Je lui avais dit qu’il ne maîtrisait plus tout à fait l’art d’atterrir correctement, qu’il maîtrisait également difficilement son feu. Rien à faire : il a tenu à voler, au dessus de la roseraie de notre chef d’escadre. Vous la voyez venir, la catastrophe ? Moi aussi. Dix buissons de roses n’ont pas survécu à une toux intempestive, suivie d’un atterrissage en catastrophe, Balthazar ne parvenant plus à maintenir sa ligne de vol. Je n’ai pas dit « je vous avais prévenu », parce que cela n’aurait fait qu’enflammer davantage le débat entre madame de Saint-George et le chevalier Frumence, le cavalier de Balthazar. Elle l’a contraint à l’aider à nettoyer ses rosiers, pour tenter de sauver ce qui était sauvable, bref, il a dû prendre des cours accélérés de jardinage. Jules Dacier m’envoie des nouvelles fréquemment, il paraît que les progrès du chevalier Frumence dans l’art de faire des boutures de rosier sont spectaculaires. C’est après ce spectaculaire accident qu’il fut décidé de me mettre au vert au pensionnat des louveteaux « pour mon bien ». Il fait dire qu’à dix centimètres près, je me prenais la patte arrière de Balthazar sur la tronche, et je pense que cela ne m’aurait pas fait de bien.

Les oups garous sont sympas et ne m’imputent que les catastrophes dont je suis réellement responsable. Hier, par exemple, en plein bal de fin d’année conçu en toute simplicité (apparemment, des catastrophes sont survenus les années antérieures), les plombs ont sauté, ce qui a contraint les louveteaux à danser dans le noir. Et bien, personne n’a pensé que c’était ma faute. Par contre, je reconnais que pour le pianiste qui les accompagnait (le bal des louveteaux est un classique, c’est à dire ils valsent, ils marzurkent, ils découvrent la polka), jouer dans rien voir n’était pas chose aisée.

Par contre, je reconnais que c’est peut-être un peu de ma faute si le mur de l’infirmerie s’est effondré. J’ai voulu me faire un café très corsé, et boum ! le mur a eu un léger souci technique. Croyez-moi, j’étais la première étonnée, je peine à voir le lien de cause à effet entre les deux. D’ailleurs, tous ceux qui étaient dans la cour, c’était la récréation, ont pu voir mon étonnement non feint. « Ce n’est pas grave, m’a dit monsieur de Nanterry, j’ai vu pire, et peut-être verrai-je encore pire. » Chic : j’ai hâte.

 

Voici trois ans….

Bonjour à tous

Je ne me souviens pas précisément ce que je faisais voici trois ans jour pour jour. Je me souviens simplement que la France traversait un épisode caniculaire, que le brevet avait été repoussé, et que j’avais organisé un goûter de fin d’année avec une de mes classes de 6e.

Cette année est un peu identique. Les révisions pour les troisièmes commencent demain, et aujourd’hui a eu lieu un goûter (sur une matière qui n’est pas au brevet). Mes troisièmes sont venus m’apporter des gâteaux (quatre en tout), pour que je ne sois pas laisser de côté.

Plus tard, dans l’heure de cours, une collègue m’a fait parvenir un cookie.

Cela peut sembler anodin.

Voici à peu près trois ans, une seule élève de la classe de 6e avait pensé à me réserver un gâteau, un cookie.

Détails anodins, me direz-vous.

Et pourtant, c’est toujours étonnant, le 23 juin 2022, de voir apparaître un cookie dans votre salle de classe.

C’est presque amusant de recevoir un cookie à trois ans d’écart.

Parce que je ne voulais pas penser à ce cookie chocolat au lait/noix de coco d’il y a trois ans.

Parce que je ne voulais pas penser que trois jours plus tard, cette élève nous quittait.

Annunziata a douze ans et deux jours.

Bonjour à tous

C’est le printemps. Il fait beau sur la Normandie.

Les chats font la sieste. Galopin dort en compagnie de Lisette et de Pompadour, et de deux chatons.

Annunziata a fêté ses deux ans voici deux jours.

Bon anniversaire Annunziata !

La photo est un peu floue, l’oreille droit est restée gondolée, et Ruby s’est invitée sur la photo. L’essentiel est que tout le monde se porte bien.

Bonne journée à tous.

Petit poème naïf

Vous êtes prévenus… C’est naïf.

Tu es là, tranquille, dans ta salle de bain.

Neuf. Flacon de shampoing Nutrition

Miel de Provence et Karité Bio.

Et paf ! Mercredi prochain, tu pars

Direction la Pologne

le pays d’Hélèna et de Jacob

Avec plein d’autres flacons,

des savons

Des produits d’hygiène

de première nécessité

Parce que dans un collège

Il y a un gamin qui a eu une idée

« On a collecté des vêtements

mais ils font comment pour se laver

tous ceux qui ne sont plus chez eux ? »

Alors on a collecté

Les élèves ont amené de gros sacs

les professeurs ont trié

savons, flacons, dentifrice et brosse à dents

sans oublier les paquets de couches et de serviettes hygiéniques

parce que la guerre se fout des cycles féminins.

Et tu trouveras là-bas

Flacon de shampoing Nutrition

Miel de Provence et Karité Bio.

Des gens qui ne pensent ni à la Provence,

ni au karité

mais qui espèrent simplement

que cette guerre soit enfin terminé

 

 

 

 

25 janvier

C’est un article que j’avais songé écrire.
Et que je n’ai pas écrit.
Ce soir, tant pis, je l’écris quand même.
Nous sommes le 25 janvier.
Tu es né ce jour-là, à Louviers comme moi.
Tu aurais aujourd’hui 63 ans, mais tu as décidé, un jour pourri de mars 1998, que 39 ans, cela suffisait.
Alors, comme toujours, cette chanson que je ne puis écouter sans penser à toi.

J’ajoute cette chanson, que tu n’as pas connu, forcément, mais qui m’a accompagnée quand j’attendais, dans ma voiture, pour Annunziata, née un 24 mars, douze ans jour pour jour après ta mort.

Meilleurs voeux pour 2022 !

Bonjour à vous

Je vous souhaite, avec toute la tribu féline, une bonne année 2022.

C’est Canaillou, le fils de Pompadour et de Loulou, sur la photo.

Que l’année 2022 soit douce !

Envie d’écrire – décembre 2021

Par où commencer ce texte qui parle d’écriture, de mon écriture, sur mon second blog ?

Je le commence par un constat : je ne décris pas, ou les décris peu, mes personnages. Je ne ressens pas le besoin d’arrêter le récit, l’action, les dialogues pour dire : « le principal portant ce jour-là…. des vêtements. » Je ne le fais pas parce que je trouve que cela alourdit l’action, et je n’ai pas besoin de disserter sur la silhouette de rêve/bien conservé/bien entretenu du héros ou de l’héroïne. Si je garde le souvenir d’un roman que j’ai lu pendant mes vacances, c’est non à cause de son intrigue, mais à cause de la description, dans les toutes premières pages, de son héroïne qui, ô surprise, se regarde dans le miroir avant d’ouvrir la porte qui a sonné et nous gratifie ainsi de sa description exhaustive – à croire qu’elle avait oublié à quoi elle ressemblait ou ce qu’elle avait mis le matin.

C’est une anecdote parmi d’autres. Il est des descriptions qui « passent » mieux. , si les robes de Charlotte Pitt sont si souvent décrites, c’est aussi pour montrer la différence entre les tenues (souvent prêtées par sa soeur) qu’elle doit mettre afin de se rendre dans le « beau » monde, celui qui était le sien avant son mariage.Ainsi, dans la récit de romans policiers que je lis, ce sont davantage les expressions des personnages qui sont décrites, leurs réactions face aux questions qui leur sont posées que leur tenue ou leur silhouette.

Oui, je reviens sur la silhouette parce que c’est elle qui intéresse beaucoup les auteurs. Surtout la silhouette des femmes, forcément. Surtout si les femmes ont eu des enfants, ont dépassé la trentaine/la quarantaine – passé le cap des cinquante ans, on se moque éperdument de la silhouette des femmes, comme si elles avaient dépassé la date d’utilisation requise. Oui, pour me faire fuir, en temps que lectrice, décrivez-moi une femme qui « prend soin d’elle » bien qu’elle ait des enfants, avec tous les détails à la clé, qui a su se débarrasser de ses kilos de grossesse, ou, au contraire, qui en a gardé « les stigmates ». Je pourrai terminer en disant que nous, les femmes, avons encore du travail pour que notre corps cesse d’être scruté pour un oui, pour un non, pour que l’on (homme et femme) comprennent que le corps des femmes n’est pas du domaine public et que l’on ne doit rien à personne, aucune justification. Je poursuivrai le raisonnement en me demandant ce qu’apporte le fait que l’héroïne soit bien conservée ou non. Que faut-il en déduire ? Bien conservée, elle a droit à une médaille, à une vie sentimentale bien remplie ? Si jamais un drame surgit dans sa vie, elle l’aura moins « mérité » qu’une femme qui aura un physique moins dans la norme ? Je n’ai pas les réponses, je soulève simplement ces questions.

Je n’ai en effet pas évoqué que physique des personnages masculins, parce que je n’ai jamais vu un personnage masculin se planter devant une glace page 1 et détailler son physique. L’indulgence semble davantage de mise, comme si l’apparence physique « dégradée », chez un homme, ne pouvait avoir que deux causes : un accident dont il se serait remis avec courage, ou l’excès de boisson. L’homme vieillit, la femme ne s’est pas assez bien entretenue.

 

Bilan de la mi année 2021

Il est 15 h 27, l’année scolaire est officiellement terminée pour moi. Plutôt que d’écrire un article livresque, et avant d’annoncer dans six jours le début du nouveau challenge Polar et Thriller, voici un bilan à la fois de l’année scolaire, de la demi-année livresque et de l’année féline.

Déjà, je tape cet article avec Galopin qui vient tout juste de s’installer sur mes genoux, Annunziata, qui vient de se disputer avec Lisette, est installée sur le double arbre à chat. Lilas, Pompadour, Serena et Griselda sont non loin, dans le salon/séjour, Pétunia guette au pied du placard – que guette-t-elle ? Mystère. Bref, voici un an, je ne pensais pas que le 6 juillet 2021 ressemblerait à cela.

Tout d’abord, l’année scolaire qui fut riche en péripéties, notamment avec le protocole sanitaire qui changeait constamment, Collège au cinéma qui n’a pas eu lieu, la rencontre d’auteurs avec mes 6e qui n’a pas pu se faire, et les deux semaines de confinement, sans oublier les fermetures de classe pour cause de cas de Covid. Une année qui n’a pas ressemblé à l’année scolaire que j’aurai voulue. Une année terminée en lisant La maitresse est une sorcière, avec les corbeaux en fond sonore, puis en rangeant ma salle de classe.

Les chats, maintenant. Je ne compte plus le nombre de visite, d’opération, de sédation, à croire que mes chats avaient décidé de faire un concours de qui aurait le problème de santé le plus original, entre triple ulcère et hématome à l’oreille. Je n’ai garde d’oublier les chatons qui sortent des tas de bois comme s’il était normal pour les tas de bois de produire des chatons. Ou Loulou, qui a plus de mal à se remettre que je ne le pensais de son aventure, coincé derrière ma boite à gants.

Parlons lecture maintenant. Ce n’est pas tant la lecture qui m’a posé problème que l’écriture, ce qui est récurrent depuis le 23 mars, date de décès de mon cousin. Lire des pavés, écrire des chroniques structurées, il m’a fallu du temps pour y retourner. J’ai eu de belles lectures, de belles découvertes, je pense à la série de bandes dessinées La boite à musique, aux mangas La gameuse et son chat. Pour les policiers, j’ai renoué avec Julia Chapman, avec Arnaldur Indridason dont le nouveau héros monte en puissance, avec sa Pierre du remords. J’ai lu aussi le second roman d’Agatha Portail et le tome 3 des Gwada cops de John Renmann.

Parmi les auteurs que j’ai découvert et dont j’ai poursuivi la découverte, je citerai Cordélia, Pierre Pouchairet, Gilles Milo-Vaceri, Pascal Brissy et Adrien Tomas.

Pour les auteurs dont, pour l’instant, je n’ai pas lu d’autres romans, je citerai Cécile Calland, Liz Moore.

Autre beaux souvenirs de lectures : Mental – Mélodie à l’origine de Marine Maugrain-Legagneur et  L’autre bout du fil d’Andrea Camilleri.

Et comme je ne me vois pas terminer sans musique… je citerai deux coups de coeur récents, Tatoué d’Ycare, et Aimer à mort de Louane.

Ecrire ici – mai 2021

Bonjour

D’habitude, quand je publie un texte dit « d’écriture », c’est plutôt sur le blog de Nunzi. J’ai eu envie de poursuivre cette histoire, que j’écris depuis presque trois ans maintenant, avec de très longues pauses, ici. Ce n’est pas tant que je pense terminer bientôt. Disons plutôt que les événements félins ont été tellement compliqués depuis quelques jours que je préfère écrire ici (en espérant que mes chats se décident enfin à arrêter leur comportement bizarre).

Je note d’ailleurs que je n’ai pas vraiment touché à ce texte cette année.

J’y ai pensé hier, j’avais une bonne accroche pour écrire la suite, et puis Loulou s’est coincé à l’arrière de la boite à gants de ma voiture, ce qui fait que je n’ai rien écrit hier soir – sauf pour raconter l’Odyssée qui finit bien de Loulou.

Pourquoi n’avoir pas écrit ?

Mon texte est un roman, donc les personnages n’existent pas. Je n’ai pas à craindre, comme certains auteurs le disent, que mes personnages viennent frapper à la porte de mon esprit, exigeant que je termine leur histoire. Je crois que mes personnages exigeraient plutôt que je leur fiche une paix royale.

Cependant…. je tente la suite quand même.

Le décor ? La route que j’ai prise hier pour revenir du vétérinaire.

Au volant, Percy McKellen, la soixantaine, et Alexandre Lebrun, écrivain de son état.
Ils se rendent sur les lieux où l’histoire qu’Alexandre écrit a eu lieu.

« – Je n’aime pas me mettre dans une de mes histoires. Je trouve cela très prétentieux. Les auteurs qui s’interrogent : « ai-je ou non le droit d’écrire ceci, ou d’écrire cela ? » Tu es gentil, tu t’interroges, et après tu passes à l’acte – ou pas. J’ai tout de même ces deux histoires, celle d’Emma et du choc qui a causé sa mort en 1940, et celle de Julita. Vous croyez vraiment, Percy, que l’on pouvait vivre en ayant quasiment aucune interaction sociale en 1940 ?
– Oui. Je prends l’exemple pour l’Ecosse – en dehors de quelques proches, mes parents ne fréquentaient pas grand monde, et la gestion du domaine, des moutons, ne demandait pas de rencontrer des centaines de personnes.
– Pour Julita, j’ai des scrupules. Surtout que j’ai trouvé une solution dans le roman d’un collègue.
– Ah ?
– Julita morte, une de ses amies fait faire des faux papiers à son nom, et part en Angleterre pour vivre à la place de son amie la vie qu’elle n’aurait pas pu vivre.
– Vous avez des preuves que Julita voulait vivre en Angleterre ?
– Non.
– Vous avez une idée de l’identité de l’amie ? Julita restait à la maison avec sa mère et sa soeur, elles faisaient des travaux de couture à domicile. Mis à part au lavoir ou au marché, je ne vois pas trop où elle pouvait rencontrer des amies.
– Ou alors, quelqu’un qui aurait appris son décès par hasard et s’en serait servi pour fabriquer des papiers.
– Reste un écueil, et de tailles : Anna, la soeur de Julita. Elle a correspondu avec sa pseudo soeur pendant un demi-siècle tout en mettant des fleurs sur la tombe de sa soeur – tombe qu’elle a caché à sa descendance jusqu’à sa propre mort et qu’elle laisse comme instruction d’être enterrée avec sa soeur. Alors à qui Anna tenait tant pour lui laisser prendre l’identité de sa soeur ?
– Peut-être avait-elle deux soeurs qui avaient des prénoms approchant et l’on est parti sur une fausse piste depuis le début ?
– Non. L’état civil est formel, les recensements sont formels, une seule soeur nommée Julita, morte à 20 ans, chez ses parents, alors qu’elle était couturière.
– Et qui dit que cette Julita anglaise a réllement existé ?
– Je ne pense pas que les lettres se postaient toutes seules… ni ne s’écrivaient toutes seules.
– Et la mort de Renée Flagrier ?
Alexandre Lebrun frissonna. Inventer une histoire, c’était bien. Découvrir qu’Emma, qu’il avait cru avoir inventé, avait réellement existé, et déroulé le fil de ses liens amicaux, familiaux, puis tomber sur les faits divers de ces années-là…. C’était trop pour lui.

 

Comme une envie d’écriture – une nuit au musée

J’ai eu envie d’écrire un texte. Puis, je me suis dit : « pourquoi faire parler un personnage alors que je pourrai parler moi ? »

Je tente de lire actuellement un ouvrage dans lequel une autrice est invitée à passer une nuit dans un musée puis à écrire un livre sur son expérience. je dis « tente de lire » parce que l’ouvrage ne me passionne pas plus que cela. Il a beau être court, j’ai du mal à avancer, pour plusieurs raisons. Alors je me suis dit : « pourquoi ne pas raconter ma propre nuit au musée ? »
Déjà, je ne pense pas que l’on me propose une telle chose un jour. Par contre, l’opération « la nuit des musées » existe bel et bien.
Alors, seule dans un musée. Oui, mais lequel ?
Pas le Louvre. Je l’ai découvert quand j’avais neuf ans, et j’ai mis vingt ans à y revenir. Je suis ressortie saturée de peintures, alors que j’aurai aimé découvrir la section égyptienne. Il faudrait vingt ans pour que je le fasse.
Le musée d’Orsay ? Il est un de mes musées préférés. Cependant, il est aussi très grand, et je ne passerai pas la nuit au musée, je passerai la nuit à errer dans le musée.
Quoique… je m’imagine fort bien au dernier étage. La galerie des impressionnistes. Et cette vue, magnifique, sur les toits de Paris. Le réveil doit y être magique – à condition que je puisse y poser lit de camp ou sac de couchage.
Autre musée que j’aimerai investir : le musée Jacquemart-André, somptueux hôtel particulier. Vu le nombre personnes qui s’allongent sur les banquettes du rez-de-chaussée pour regarder le plafond du premier étage… mon lieu pour dormir est tout trouvé. Puis, je l’ai tellement visité, ce musée, que je ne crains pas de me perdre.
L’idée, c’est tout de même de passer la nuit dans un musée. Quid de l’éclairage ? Ce serait tout de même la loose suprême de se cogner le petit orteil en admirant une oeuvre, non ?
Je ne parle pas non plus de la probable fringale nocturne. Non, parce que quand on dort, on n’a pas faim (logique) mais à trottiner toute la nuit dans un musée, je crois que cela creuserait facilement l’estomac. Même si de nombreux musées disposent de restaurants, parfois de très grande qualité, je peux difficilement demander à ce qu’ils me préparent un menu à deux heures du matin, ou qu’ils pensent à me laisser un casse-croute que je pourrai manger discrètement dans une cafétéria, vide pour la nuit.
Il ne manquerait plus ensuite que ce soit LA nuit où des cambrioleurs décident d’agir. Les policiers recueillent mon témoignage : « à vrai dire… je me suis endormie. J’ai mis trois heures à faire le tour len-te-ment du musée, après, j’avais envie de dormir. Ne me dites pas que vous ne dormez jamais ! Les caméras de surveillance prouvent que je dormais ? Ben alors,pourquoi vous me demandez ? Oui, je dormais sous trois couvertures. Il n’est pas surchauffé, la nuit, le musée ! »
Et ce serait la fin de l’aventure.