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11 années de lecture

Bonjour à tous

Ce n’est pas que j’ai hésité avant de rédiger ce billet, c’est plutôt qu’il me trottait dans la tête depuis un certain temps.

Tout d’abord, une évidence : voici onze ans, je me suis inscrite sur un forum de lecture, le forum Partage-Lecture . Il n’avait que quelques mois d’existence, et j’ai mis à peu près un an avant de participer activement. C’est grâce à ce forum que j’ai eu mon premier partenariat (Le dissident chinois de Nell Freudenberger), que je me suis investie peu à peu dans le forum, devant marraine pour guider les nouveaux membres, puis modératrice depuis déjà quelques années – au moins six ans.

Si j’aime beaucoup ce forum, c’est parce que c’est grâce à lui que j’ai écrit mes premières critiques, et que j’ai crée mon premier blog, avant d’ouvrir celui-ci en 2012. Si je l’aime beaucoup aussi, tout comme Au fil des lignes  auquel je me suis inscrite plus tard, c’est qu’il permet vraiment d’échanger autour de ses lectures, et non de juger.

Non, parce que, dans la vie, vous vous trouvez parfois/de temps en temps/souvent juger pour ce que vous lisez, alors que vous n’avez rien demandé à personne.

C’est aussi pour cela que, d’après un bibliothécaire, les bornes ont été crées dans les bibliothèques pour que, justement, les usagers n’aient pas à parler de leurs lectures – par peur d’être jugés.

Parfois, oui, vous rencontrez des gens sympas qui vous disent : « ah, vous aussi, vous aimez Montalbano ?  » ou « c’est bien, vous lisez Rousseau ».

Parfois, vous rencontrez des gens qui vous insultent parce qu’ils n’aiment pas ce que vous lisez. Voire parce qu’ils n’aiment pas que vous lisiez. Oui, je me suis déjà fait insulter parce que je lisais dans les transports en commun, parce que je lisais, seule dans un salon de thé – et je suis ravie, même si c’est bien différent, de voir que tout le monde a le nez sur son portable, parce que même si c’est différent (bis), je ne suis plus la seule à qui l’on peut dire « ce n’est pas bien ». Et bien si, cela l’est. C’est bien de faire ce que l’on veut, et si cela vous dérange, je ne vous demande rien.

Plus simplement, vous rencontrez aussi des gens qui vous dérangent dans votre lecture, parce que vous lisez un roman policier, et que ce n’est « pas grave » qu’ils vous dérangent parce que ce n’est « qu’un roman policier ». En me disant que mes lectures ne sont pas importantes à vos yeux, en les dévalorisant, vous ne vous dites même pas que ces remarques peuvent être blessantes. Je vous parlerai aussi de cette personne qui m’a sommé de me justifier parce que je lisais un roman de littérature jeunesse dans les transports en commun, et qu’il estimait que j’avais passé l’âge, que je devais lire mieux. Je me suis passée de ses conseils, forcément. Aussi, je trouve très important de ne jamais dévaloriser les lectures de mes élèves, ou de tout jeune, moins jeunes qui m’entourent, de ne pas dire non plus que cette lecture sera trop difficile pour lui, pour elle. Chacun est libre de lire ce qu’il veut, comme il veut, quand il veut, libre aussi de ne pas lire, de faire des pauses, d’avoir des pannes de lecture, de ne pas avoir le temps de lire.

Partageons la lecture, ne l’entravons pas.

 

Ils sont arrivés !

Vous allez me dire : qui ?

Petit-monstre et Zombie-momie !

Merci beaucoup Syl pour ce présent !

Ils ont déjà trouvé un compagnon de jeu et de bavardage :

Se taire, écrire, écouter de la musique

Un hommage.

Pour une petite fille qui est partie trop tôt, avec sa maman.

Un chanteur qu’elle aimait.

Il est des douleurs si vastes que l’église fut trop petite pour contenir toutes les personnes venues se recueillir.
Il est des copains venus apporter des roses blanches, des fleurs. Debout dans le cimetière ou assis sur le muret.

Journal d’u louveteau garou – 29 avril 2019

Cher journal,
je ne pouvais recommencer ton écriture que pour te signaler une catastrophe.
Non, pas le fait que le principal soit tombé dans le lac du collège. Là, c’était un accident dû à un saint-Bernard prénommé Sara.
Non, pas le fait que le CPE n’a plus d’ordinateur et que, quand il a une communication à faire, il le fait par haut-parleur. On s’y fait, même si ce n’est pas discret.
Non, pas le fait que la choral du collège a été dissoute parce que, mystérieusement, tous les louveteaux choristes sont devenus subitement muets.
Non, la catastrophe, c’est qu’Enguerrand Pouic, notre Pouic de l’année, a raté dans les grandes largeurs les épreuves du brevet blanc. Alors que ces aînés avaient eu 390 ou 380 sur 400, lui a … 140. Oui, 140 sur 400. Autant dire que l’heure est grave, et je lui conseillerai plutôt de fuir dans la forêt la plus proche afin de n’en plus jamais ressortir, ou alors, de n’en ressortir qu’après avoir trouvé un remède miracle contre la calvitie lupine, ou toute autre invention utile pour la meute ! Non, mais franchement, cela a servi à quoi qu’il ait été martyrisé forcé à lire plusieurs heures par jour, à étudier quotidiennement pendant des années pour en arriver à un tel échec. Tous les espoirs du clan Pouic reposent maintenant sur François Pouic, le sixième de la porté, qui a intérêt à égaler le niveau de ses aînés, et puis quoi encore !!!
Certes, Valère me souffle que je n’ai pas atteint les « hauteurs », les « sommets » gravis par nos aînés. Je n’ai pas démérité non plus. Et, contrairement aux Pouic, je n’ai jamais eu une pression démesurée sur les épaules.
– J’en ai eu moins encore, crut bon d’ajouter Valère.
Des bruits me forcèrent à m’interrompre : Enguerrand Pouic courait après l’un de ses frères aînés et avait bien l’intention de le … et bien oui, de le zigouiller !
Il s’en passe des choses, au pensionnat et au lycée.
@bientôt
Anatole et Valère Sganou, journal à quatre mains.

15 avril 2010 à 13 h 38 – naissance de mon blog

J’en avais le sentiment confus : j’ai commencé à bloguer le 15 avril 2010, le premier article a été publié à 13 h 38. IL fut suivi de deux autres : à 17 h 16 et 17 h 36. Coïncidence ? Trois articles, en comptant celui-ci, seront aussi publiés aujourd’hui.

Voici neuf ans, j’étais au 36e dessous, et je ne pensais pas que mon blog durerait plus de deux mois. Si j’ai changé de plateforme depuis, force est de reconnaître que je blogue toujours et que je n’oublie pas ce qui m’a poussée à ouvrir ce blog voici neuf ans.

Dresser un bilan ? Pas vraiment, pas envie, si ce n’est que j’essaie de rester fidèle à ce que je suis, de ne pas écrire quelque chose que je ne penserai pas (évident, non ?) et de ne pas regretter non d’avoir écrit un article, mais de ne pas en avoir écrit un.

Pour les un an du blog, je postai une photo d’Espéranza et de ses chatons. Vous pouvez reconnaître, entre ses deux frères roux,

Annunziata, fille unique d’Espéranza. Je vous propose donc une photo prise ce matin d’Annunziata :

Bonne journée à tous !

Des nouvelles du pensionnat des louveteaux et de madame Cobert

Au début, nous pensions juste vous donner des nouvelles de madame Cobert, puis on s’est dit qu’en donner du pensionnat, c’était bien aussi.
Même si tout va bien, absolument tout.

Donc, finalement, on va vous donner des nouvelles de madame Cobert, qui a fêté son anniversaire la semaine dernière.

Là, elle est actuellement avec son cousin Sam sur une place, au pied d’une grande roue.
– Surtout Sharon, tu ne montes surtout pas là-dedans, hein, pas de blague.
– Pas de risque, rien qu’en regardant, j’ai le vertige.
– Cela se passe toujours bien à l’asile des louveteaux ?
Léger grognement de madame Cobert.
– Ce n’est pas un asile, c’est un pensionnat.
– Tu m’excuseras, vu ce que tu me racontes, pour moi, c’est pareil. Tu penses bien à mettre le gilet anti-griffures lupine que papa (= le père de Bill) t’a offert ?
– Oui.
– Et la bombe à projection d’extrait d’ail authentique anti-vampire ? Je sais que ce n’est pas tout à fait légale, mais c’est en vente libre à toutes les bonnes adresses ?
– J’en ai une dans mon sac, comme j’ai toujours dans ma salle un paquet de cent mouchoirs et un bidon d’un litre de désinfectant.
– Des jours comme ça, je préfère nettement mon métier et mes activités extra-professionnelles. Je n’ai jamais compris comment tu avais pu devenir professeur toi qui détestais l’école encore plus que moi.
– Et qui conçoit des écoles, de nos jours, toi qui les détestais un peu moins que moi ?