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Voeux du directeur du pensionnat des louveteaux garous

Mes chers louveteaux
je vous présente mes meilleurs voeux pour l’année 2018.
Depuis le temps que je suis le directeur provisoire de ce pensionnat, je sais que les plus jeunes croient que « provisoire » est mon nom de famille. C’est pour cette raison que je remercie l’alpha de notre meute de leur avoir gracieusement offert un dictionnaire afin qu’ils découvrent le sens de ce mot, et pas seulement celui-ci.
Je tiens à féliciter notre professeur d’EPS non garou et les membres de l’équipe de canoé kayak pour leur magnifique sixième place. Votre persévérance a payé ! De même que votre acharnement à renouer les liens avec la meute du Nord et à organiser un échange l’hiver prochain, en dépit de la destruction totale et complète de notre matériel de ski par un dragon inloupinément tombé du Ciel.
Je tiens également à remercier notre réparateur en chef, Achille. Non, non, ne vous levez pas de votre civière Achille, vous avez encore quinze jours d’arrêt-maladie, et un gros paquet de séance de thérapie. Oui, grâce à vous, Achille, toutes les tables dévissées ont été réparées, les chaises bancales ne le sont plus, toutes les salles ont un éclairage adéquates, et les sept cent vingt et un casiers – sept cent vingt et un – ont été conçus, fabriqués, assemblés. Le toit du dortoir ne fuit plus, non plus que celui du gymnase. Je crois que l’on peut applaudir chaleureusement Achille et le ramener dare-dare à l’infirmerie.
Pour terminer, je vous rappelle que je suis toujours lycanthropologue et vampirologue. Je vous laisse donc en compagnie d’une sympathique galette des rois et retourne à mes consultations.
Gaël de Nanterry, principal provisoire du pensionnat des louveteaux.

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Bonne année 2018 !

L’an dernier, j’espérai que 2017 serait meilleure que 2016. Ce ne fut pas vraiment le cas.

J’espère pour 2018 une année féline bien meilleure que la précédente. Bonheur, santé, lecture.

Cette année, c’est Framboise, qui ressemble de plus en plus à Rico, son papa, qui se joint à moi
pour vous souhaiter une bonne année 2018.

 

Joyeux Noël à tous

A peine guérie de mes blessures main gauche, j’ai désormais la grippe.

L’image ci-dessus est donc d’actualité.

Joyeux Noël à tous !

Traces de lecture

Il est des livres que je chronique immédiatement, parce que je les ai particulièrement aimés, parce que j’ai le temps.Il en est d’autres que je mets plus de temps à chroniquer, parce que j’ai du mal à rédiger mon avis, parce que je veux le laisser mûrir.
Puis, il est des avis que je laisse totalement de côté, et que je ne rédige que quelques semaines, voire quelques mois plus tard, sans relire de notes puisque je n’en ai pas prises – j’en prends toujours très peu de toute façon. L’objectif ? Savoir ce qui me reste de mes lectures, justement, quelles impressions ont pu me laisser ces livres. Ce ne sont pas des coups de coeur (sinon… ils auraient été chroniqués très vite), ni des déceptions totales, mais des livres « entre les deux ».
Aussi, plutôt que d’écrire « mon avis », je vais plutôt écrire des « traces de lecture » – et le prisme du temps donnera sans doute de curieux résultats. A comparer avec ces livres qui, une fois que je les ai refermés, ne m’ont laissé aucun souvenir.

Journal d’un louveteau garou – 10 mai

Cher journal
Fumée par la fenêtre ne signifie pas forcément qu’un dragon a investi le logement de fonction de notre principal. Cela peut aussi dire que le père de notre principal vient de flinguer le fer à repasser de son fils et, ne s’arrêtant pas dans son élan, de dézinguer accidentellement le lave-vaisselle. Gaël de Nanterry a dit à son papa loup garou de ne plus toucher à rien – on le comprend.
Pendant ce temps, nous souffrions – et pas en silence – sur nos révisions de littérature vampirique. Franchement, en tant que loup-garou, peu m’importe que la littérature vampirique contemporaine se soit construite en opposition avec le modèle historique qu’est Dracula ! Et je ne vous parle même pas de la légende tenace qui veut que les vampires brillent au soleil. Mis à part pour les cosmétiques, ce point n’a guère révolutionné la non-vie des vampires.
Je râle, je râle, mais la littérature lupine n’est pas ma tasse de thé à la fraise non plus ! Heureusement, madame Cobert sait jouer avec le thème et ne rate pas une occasion de nous faire lire Arsène Lupin. Un pote à elle, paraît-il.
Sur ce, je te laisse, le désastre capillaire de mon petit frère m’appelle.
Anatole Sganou.

Journal d’un louveteau garou – 16 mars 2017

Cher journal
cela fait longtemps que je ne t’ai pas écrit, j’en conviens.Je suis débordé. Non seulement, je dois toujours convaincre les louveteaux adolescents de se révéler, mais je suis désormais un des alphas chargés des loupiots de trois ans, afin de détecter leurs aptitudes. Comme dit Gaël de Nanterry, notre principal : « on ne s’occupe jamais trop des plus jeunes membres de la meute. »Je conçois que j’ai été aussi petit qu’eux, à une époque pas si lointaine, j’ai d’ailleurs de vifs souvenirs des cubes en bois que j’ai mordillés avec bonheur. J’ai du mal à concevoir que j’ai été aussi mou à l’âge de trois hivers. Nanmého, ce n’est pas ‘heure de la sieste, c’est « jeux en liberté ». Ce n’est pas « dodo les yeux grands ouverts », c’est récréation. La jeune génération a dû recevoir des gènes de félons, ils dorment seize heures par jour.
Sinon, nous avons campé le week-end dernier. J’envisage d’écrire un article sur l’influence désastreuse des chevaliers dragons sur les phobies lupines. 40 % des louveteaux du pensionnat dorment avec leur doudou, 25 % reconnaissent faire des cauchemars – cela devrait les aider à vaincre leur phobie, paraît-il – 3% des louveteaux ont décidé de devenir vegan – ce dernier chiffre est celui qui me préoccupe le plus.
Enguerrand, mon tout petit frère, a fêté ses un an. Il pousse bien, il est plus actif que les loupiots que je surveille avec Sarah et Camille le mercredi après-midi. Puis,il est possible d’être calme sans être mou : Morgane, 11 ans, en est la preuve.
Je te laisse cher journal, Valère est en train de cauchemarder. Selon lui, un dragon livrerait directement à notre cantine des tonnes de carottes.Bonheur.
@bientôt,
Anatole Sganou
P.S. : c’est purée de céleri au cresson aujourd’hui à la cantine.
P.P.S. : les nouvelles des chevaliers dragons ne filtrent pas. Dommage.