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Comment nous dire adieu de Marcello Fois

Présentation de l’éditeur :

Alors que la neige tombe sur Bolzano et ses environs, Michele, un enfant de onze ans, disparaît sans laisser de traces. Le commissaire Sergio Striggio est chargé de l’enquête. Installé depuis quelques années dans le Nord de l’Italie pour vivre librement son amour avec Leo, il s’apprête à révéler son homosexualité à son père, ancien policier. Mais celui-ci lui annonce qu’il est atteint d’une maladie incurable. Soudain le passé assaille père et fils, avec tous ses fantômes, s’insinuant dans l’enquête en cours et s’y reflétant étrangement. Après l’avoir affronté et défait, Striggio, il en est convaincu, pourra accompagner son père dans son dernier voyage.

Mon avis :

– Sharon, mais qu’est-ce que tu fais ?
– Cela ne se voit pas, non ? Je secoue le commissaire Striggio !
– Mais enfin, il est en train de perdre son père !
– Raison de plus ! La mort d’un être cher va très mal avec des tirades ampoulées, des affectations, des poses, pour ne pas dire des postures narcissiques.

Je vous assure, à la lecture de ce roman, il y a de quoi être énervée. D’abord, ce roman ne choisit pas son camp, c’est un peu ennuyeux. Roman psychologique, roman policier ? Oui, un roman policier peut se doubler d’un roman psychologique sans aucun problème. Dans Comment nous dire adieu, il est question de psychologie raffinée. Oui, le commissaire réfléchit sur chaque geste, chaque posture du quotidien, chaque échange verbal ou non verbal avec son compagnon. Il se souvient de son enfance, de la douleur de perdre sa mère, mais surtout, de la recherche de savoir ce qu’elle verrait pour la dernière fois avant de quitter ce monde, ce qu’elle éprouverait en le quittant. Apprenant que son père est atteint d’une maladie incurable, il se demande comment appréhender ses moments, lui qui estime avoir toujours déçu son père. Surtout, il ne sait pas comment lui dire, ni même s’il doit lui dire qu’il est homosexuel. Vaste sujet, tellement vaste qu’il en oublie son enquête. Et c’est là que j’ai envie de le secouer.

Non, parce que se retrouver au milieu du livre et se dire que l’on a oublié un fait extrêmement important – et que toute l’équipe l’a oublié aussi, c’est rageant. Que le propre compagnon du commissaire ait tu lui aussi un fait important, par solidarité, me donne envie de lui coller des baffes. J’ai l’impression que tous ont oublié que la vie d’un enfant était en jeu.

Le meilleur policier ? Le père du commissaire. C’est grâce à lui que l’enquête se dénouera, ce qui est quand même un comble – grâce à lui, à sa formidable mémoire des cas qu’il a traités, et à une bonne dose de hasard. Non mais franchement, depuis quand on se fit au hasard pour retrouver un enfant, je vous le demande ? Le meilleur moyen de planter une enquête, oui !

Puis, comme souvent, je déplore le rôle perverti de la parole. Alors oui, comme nous l’annonce la quatrième de couverture, les non-dits sont importants. C’est même sur eux que repose réellement l’intrigue ! Tout ce qui n’a pas été dit, tout ce que l’on n’a pas osé dire, et qui aurait empêché que l’on sombre dans un bordel sans nom. Je ne parle même pas des mensonges, mensonges par omission, ou mensonges par action. Ces menteurs, ces menteuses, assument-ils les conséquences de ce qu’ils ont dit ? Même pas ou pas vraiment, c’est au choix.

Bref, une déception italienne, et c’est suffisamment rare pour être dit.

Les mains vides de Valerio Varesi

édition Agullo noir – 265 pages

Présentation de l’éditeur :

Dans la chaleur humide et gluante du mois d’août à Parme, Francesco Galluzzo, un marchand du centre, a été battu à mort. Le commissaire Soneri, chargé de l’enquête, écarte rapidement le motif du vol pour se concentrer sur un usurier, Gerlanda, qui tire toutes sortes de ficelles dans l’ombre depuis des années. La vérité a mille visages, et Soneri, malgré sa répugnance pour les méthodes de l’usurier, comprend bien vite que Gerlanda et consorts ne sont que les vestiges d’un monde qui disparaît. Une nouvelle pieuvre déguisée en sociétés irréprochables a décidé de dévorer sa chère ville de Parme, et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Pas même l’acharnement désespéré du commissaire..

Mon avis :

Nous sommes ici dans un roman d’atmosphère plutôt que dans un roman policier traditionnel. Certes, toutes les cases sont cochées, nous avons un meurtre, un vol peut-être, et une équipe de policiers, menée par le commissaire Soneri, qui doit trouver l’identité du ou des coupables. Mais ce n’est pas ce qui est le plus important. Le tome précédent nous ramenait dans le passé du commissaire, et nous montrait le poids que la corruption pouvait avoir sur un village ordinaire. Ici, nous sommes à Parme, à l’heure de la mondialisation, et la corruption se fait à grande échelle. L’Italie a eu beau organiser l’opération « mains propres », tout n’a pas été éradiqué, il faudrait être bien naïf pour le croire. Et si le commissaire se retrouve « les mains vides », c’est parce qu’il n’a pas les moyens de lutter contre cette pieuvre moderne.

Qui a tué Francesco Galluzzo ? J’ai presque envie de dire qu’à part le commissaire, tout le monde s’en moque, surtout sa famille. Pour sa soeur, son beau-frère, et ses frères, il était la brebis galeuse de la famille. Non seulement il ne parvenait pas à engendrer des bénéfices, pour ne pas dire qu’il était couvert de dettes, mais il avait le très mauvais goût de préférer les hommes aux femmes, faute impardonnable aux yeux des siens – qui détournaient les yeux, d’ailleurs, plutôt que de les fermer.

Qui a vraiment tué Galluzzo ? Est-il mort à cause de Gerlanda, usurier bien connu de la ville, à qui toute personne ne pouvant contacter une banque a eu recours ? Il est presque sympathique – presque, il ne faut pas exagérer – tant il représente une certaine forme d’escroquerie à l’ancienne. Lui aussi sera pris dans le tourbillon de l’enquête – son temps appartient au passé. Galluzzo est-il mort parce que sa famille en avait assez de ses frasques ? L’amour est une denrée rare dans cette famille, qui fait passer le profit avant tout – même les mariages sont avant tout des mariages d’intérêt. L’amour est une denrée rare dans ce roman, où même les personnages qui s’aiment semblent terriblement distants.

Oui, c’est un quatrième volume assez désabusé que nous avons entre les mains. Le commissaire est comme étouffé par la chaleur qui ralentit la vie en ce mois d’août, et la pluie, le froid, les bourrasques de vent qui le saisissent dans les dernières pages n’y changeront rien : la justice n’est pas réellement passée.

Borgo Vecchio de Giosué Calaciura

tous les livres sur Babelio.com

Présentation de l’éditeur :

Mimmo et Cristofaro sont amis à la vie à la mort, camarades de classe et complices d’école buissonnière. Cristofaro qui, chaque soir, pleure la bière de son père. Mimmo qui aime Celeste, captive du balcon quand Carmela, sa mère, s’agenouille sur le lit pour prier la Vierge tandis que les hommes du quartier se plient au-dessus d’elle. Tous rêvent d’avoir pour père Totò le pickpocket, coureur insaisissable et héros du Borgo Vecchio, qui, s’il détrousse sans vergogne les dames du centre-ville, garde son pistolet dans sa chaussette pour résister plus aisément à la tentation de s’en servir. Un pistolet que Mimmo voudrait bien utiliser contre le père de Cristofaro, pour sauver son ami d’une mort certaine.

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Noir sur Blanc et Babelio pour ce partenariat.
Cette lecture, c’est l’histoire pour moi d’un échec, comme si une vitre s’était placée entre le texte et moi. Je suis restée totalement extérieure à ce texte. Ce n’est pas que je ne me suis pas attachée à certains personnages, c’est que l’inespoir m’a submergée. Non seulement la misère est partout, mais la solidarité n’est nulle part, ou si peu. Je me suis perdue dans le quartier, où la misère est partout, où le moindre geste d’amour d’une mère envers son enfant, c’est à dire de Carmela envers Céleste peut être, ailleurs, finalement considéré comme étant encore une forme de la maltraitance. Amour de cette prostituée superbe pour son enfant, sans aucune espérance pour son avenir. Dans quelques directions que l’on se tourne dans le quartier de Borgo Vecchio, à Palerme, il n’est que violence et sa corolaire, la douleur. Parce que la violence a des conséquences et je suis presque tentée de dire « forcément ».
D’ailleurs, au cours de cette écriture, je me suis demandée si le terme « tableau » ne convenait presque pas mieux que roman, tant l’auteur nous dépeint véritablement la vie de ce quartier, dans une langue qui crée un contraste fort avec ce qu’elle nous narre. En effet, cette écriture est toute en poésie, en lyrisme, en harmonie, tout au contraire de Borgo Vecchio. L’oeuvre est courte, oui, mais c’est largement suffisant pour utiliser toute la palette de la douleur et de la misère. Un roman où l’on parle peu, où l’on devrait parler, dire, pour empêcher certains faits, mais où l’on se tait, l’on garde pour soi, parce que l’on reste entre soi.
Borgo Vecchio, une oeuvre désespérée.

Les histoires (presque) vraies de Mathilda par Susanna Mattiangeli et Rita Petruccioli

Présentation de l’éditeur:

Dans son carnet, Mathilda écrit tout ce qui lui passe par la tête et transforme son quotidien en histoires, toutes plus farfelues les unes que les autres. Son modèle absolu est anglaise et romancière, et évidemment, elle est prête à tout pour la rencontrer ! Un roman pétillant et richement illustré à la fantaisie débordante.

Mon avis :

Drôle, drôle, drôle.
J’aimerai que tout le monde soit aussi inventif que Mathilda. Oui, ces histoires sont presque vraies, mais attention, il ne s’agit pas de mentir, il s’agit de romancer une réalité des plus ordinaires, et sublimer ainsi des exercices aussi ordinaires qu’effectuer une division au tableau ou faire une séance de calcul.
Mathilda se veut romancière, elle a déjà une héroïne préférée, CatWoman, qui sauve le monde et visite des époques historiques variées – et les autrices sont bien documentées. J’aime les situations qui nous montrent un livre dans un livre, qui prouvent que l’écriture est doublement créative, et qu’une fois le livre refermé, d’autres histoires sont encore possibles. La jeune héroïne est capable de se projeter dans l’avenir, de savoir ce qu’elle veut dans la vie, que ce soit plus tard, mais aussi maintenant. Les illustrations sont parfaitement intégrées dans le récit, à la hauteur de l’originalité de l’histoire, de la créativité de Mathilda. Celle-ci est parfois un peu trop directe (ah ! sa lettre à son autrice favorite) ce qui prouve aussi sa détermination.
Un livre à conseiller à tous les jeunes lecteurs.

 

Roma de Mirko Zilahy

Présentation de l’éditeur :

Pluie sur Rome, torrents de boue le long du Tibre. Loin des monuments qui font sa renommée, au milieu d’un terrain vague, la ville dévoile au petit jour un corps atrocement mutilé… Un crime aussi barbare, seul le commissaire Mancini peut l’élucider. Cependant, ce profiler formé aux méthodes de Quantico n’a plus la tête aux assassinats : endeuillé par la mort de sa femme, Mancini a sombré dans l’alcool et supporte de moins en moins le monde extérieur. De plus, il a déjà un dossier en cours : la disparition inquiétante d’un oncologue réputé, celui-là même qui avait tenté en vain de sauver son épouse. Mais bientôt apparaissent d’autres corps suppliciés. Mancini n’a plus le choix. Épaulé par une équipe d’élite basée dans un ancien bunker, le flic brisé se laisse happer par une enquête qui le rapproche inexorablement de ses fantômes.

Mon avis :

J’avais hésité à lire ce livre, parce que j’avais peur qu’il soit trop noir, trop sombre. Je l’ai donc commencé à la bibliothèque, afin de décider si oui ou non je l’emprunterai. J’en ai lu presque le quart, je suis reparti avec le livre sous le bras.

Noir, il l’est, sombre, tragique. Quand un premier cadavre est retrouvé, c’est le commissaire Mancini qui est chargé de l’affaire. Il ne veut pas de cette affaire, il en a une autre plus importante à ses yeux : l’oncologue qui suivait sa femme, qui n’a pas pu sauver sa femme, a disparu. S’il n’a pu sauver Marisa, Mancini n’oublie pas qu’il a fait tout ce qu’il a pu, et surtout, qu’il pourrait encore soigner, soulager, bien d’autres patients. Il ne croit pas à la thèse de la disparition volontaire, avec une maîtresse que la femme de ménage n’a jamais vu, et pour laquelle il n’a fait aucune dépense. Autant dire que le commissaire Mancini veut absolument se concentrer sur ce cas. il est le seul policier à avoir été formé à Quantico ? Et alors ? Pendant son séjour en Virginie, sa femme est morte, il n’a pu revenir à temps, les médecins et elle-même le lui avait assuré. Une deuxième victime est ensuite retrouvée, puis une troisième : cette fois-ci, c’est bien sur la piste d’un tueur en série que les enquêteurs, la juge, et le préfet (surtout le préfet) se lancent.

J’aimerai vous dire que nous sommes face à un tueur en série ordinaire. Et bien non. Nous ne sommes pas en tout cas face à une caricature, le tueur en série parfait, qui n’a aucune émotion, aucun problème financier, et tout son temps, ainsi que des capacités physiques hors-normes, pour tuer. Nous sommes face à monsieur-tout-le-monde, un homme ordinaire, je l’ai dit, que personne ne remarque. Un homme qui cible ses victimes, et qui essaie de faire comprendre pourquoi il tue. Bizarrement, il n’a pas tant besoin que cela de déshumaniser certaines de ses victimes, elles en manquaient, pour certaines, déjà cruellement, et leur manque d’empathie de leur vivant fait bien plus peur que le traitement qu’elles ont subi. Ne me faites pas dire qu’elles l’ont mérité, cela n’a rien à voir. Je dis simplement que l’on risque bien plus de rencontrer, dans la vie (même si, fort heureusement, cela ne m’est jamais arrivé), une personne comme la toute première victime. Quant à la psy (si vous lisez le livre, vous comprendrez à laquelle je fais référence), j’espère sincèrement qu’aucune ne s’est jamais exprimée ainsi face à une patiente en immense souffrance.

Le roman nous plonge dans Rome, mais aussi au coeur de la société italienne et de sa frange réactionnaire. Entre les religieux qui se portent au secours des femmes voulant avorter et sauvent ainsi des vies (sic) et les médecins qui se disent objecteurs de conscience et refusent de pratiquer des avortements, on est mal barré ! Oui, je suis un peu cru, mais les personnages les plus sympathiques de ce récit expriment, fort heureusement, une bien plus grande largeur d’esprit. Société qui, ne l’oublions pas, est aussi celle du spectacle – voir le charmant comportement du non moins charmant préfet, qui tirerait bien la couverture à lui là où d’autres se contentent de bosser, de prendre des risques, de trouver des indices là où certaines ne penseraient pas à chercher. Le point positif est que les enquêteurs ont un passé, qui les caractérise fortement, qui les rend attachant et explique aussi ce qu’ils sont, leurs réactions face à l’enquête – leur lucidité aussi, comme celle de Mancini.

Roma est un premier roman. Cela ne se voit pas.

 

L’or de Venise de Maria Luisa Minarelli

Présentation de l’éditeur :

La pyramide de boue d’Andrea Camilleri

Présentation de l’éditeur :

Il pleut depuis une semaine à Vigàta et ce matin, le commissaire Montalbano doit se rendre sur un chantier boueux où l’on a retrouvé le corps sans vie de Giugiu Nicotra.
La victime, expert-comptable, vivait avec Inge, une Allemande de 25 ans qui, malgré le drame, reste introuvable. Autre particularité, le cadavre a été découvert en caleçon et un mystérieux vélo a été abandonné sur les lieux du crime. Voilà de quoi attiser la curiosité du commissaire.

Mon avis (à ne lire que si vous connaissez bien Montalbano, vous êtes prévenu(e) !

Après Une voix dans l’ombre, rien ne pouvait être comme avant pour Salvo, pour Livia, c’est impossible, quoi que certains puissent en penser – je ne parle pas des personnages du roman, non, je parle de scénaristes ou de romanciers qui du passé font table rase, par manque de mémoire et de sensibilité. Livia ne va pas bien du tout, elle ne travaille plus – elle a pris un congé sans soldes – elle ne sort plus de chez elle, et forcément, Salvo s’en ressent et il se demande comment sortir Livia de sa prostration.

En même temps, survient un meurtre, un de plus, mais il survient dans d’étranges circonstances. Pourquoi cet honnête comptable, marié à une femme superbe a-t-il été assassiné ? Surtout, pourquoi, ayant eu la force de s’échapper, a-t-il mené les enquêteurs sur un chantier abandonné – un de plus en Italie, devrait-on dire ?

Oui, certains croient que tout va bien sous le ciel italien – qui est en train de se déchaîner, d’ailleurs. Pas vraiment. La Mafia, c’est du passé ? Bienvenue dans le joli monde de la corruption, de la prévarication, de l’argent détourné, du travail « au noir », payé avec de l’argent dont la provenance est un peu inconnue, des accidents dont personne n’est responsable. Des meurtres et des enlèvements encore moins.

Salvo ne parvient pas à se consacrer pleinement à son enquête. La cause n’est pas seulement son vieillissement – pour une fois, il s’inquiète pour rien – mais son désarroi face à Livia. la solution survient parfois de manière inattendue, non pour l’enquête mais pour tirer Livia de son marasme. Ce n’est qu’après avoir constaté que sa fiancée de toujours commençait à remonter la pente qu’il a enfin l’esprit libéré pour laisser toutes les idées fuser dans son esprit.

Bien sûr, il n’est pas seul, et ses rapports sont parfois tendus avec Mimi Augello, cependant, Salvo sait reconnaître ses erreurs – au point que Mimi a franchement du mal à s’en remettre. Dans une nouvelle (j’ai oublié son titre), Camilleri s’était mis en scène, dialoguant avec salvo, parce que certains lui reprochent son manque de violence dans ses récits. Ici, la violence est proche, très proche, et frappe trop souvent des personnes innocentes – des « dommages collatéraux ». L’empêcher ? Difficile, voire impossible, par manque de moyens – ou parce que les personnes visées ne veulent vraiment rien entendre ! Constat alarmant ? Oui, un peu. Il faut toujours se montrer plus rusé, plus prudent, et ne pas hésiter à contourner les obstacles.

La pyramide de boue est un roman sombre, comme Une voix dans l’ombre. L’humour, la bonne chair, sont pourtant toujours présents – et l’inénarrable Catarella !