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Le mystère de Pouleville d’Albert Arrayas

Présentation de l’éditeur :
 
Le concours pour le titre de la poule de l’année est en péril !
Quelques jours avant le célèbre concours de la Plume d’Or, les poules de Pouleville commencent à disparaître mystérieusement. Chaque disparition est accompagnée d’un nouvel indice… Mais qui est derrière tout cela ? Soyez vigilants, les apparences sont parfois trompeuses !
Cette histoire amusante et originale permet d’aborder le thème de la rivalité : jusqu’où peut-on aller pour gagner ?
 
 
Merci aux éditions Crackboom ! et à Netgalley pour ce partenariat.
 
 
Mon avis :
 
 
Pouleville ? C’est une ville parfaite pour les poules, où elles sont véritablement chouchoutées – et pas du tout enfermées en batterie. Non, les poules ont à Pouleville, la même place que les animaux de compagnie particulièrement choyés que certains peuvent avoir. Elles peuvent même concourir pour le titre de poule de l’année, titre très convoité, cela va sans dire. Hélas, trois fois hélas, les concurrentes disparaissent les unes après les autres. Il faut enquêter ! Oui, mais qui sera assez courageux(ses) pour le faire ?
Une pincée de magie, avec mademoiselle Courteplume, sage sorcière, beaucoup de courage, avec Bénédictine, sa poule, des indices qu’il faut correctement interpréter en ne se fiant pas aux apparences, voici ce que nous propose cet album. Les illustrations, qui singularisent chaque gallinacée, sont aussi importantes que le texte, et nous racontent elles aussi une histoire. Un album à découvrir en famille.
 
Comme l’auteur est espagnol, c’est vraiment parfait pour ce mois.

Le spleen de Souricette Catherine Kembellec et Annie Kergoat

Présentation de l’éditeur :

Cet ouvrage s’inscrit dans notre collection Pour Dire:
Suffit-il d’avoir de grandes oreilles pour savoir écouter les autres et en particulier les amis ? Sinon, que faut-il de plus? Pour le savoir, découvrez les aventures de Souricette et son amitié avec Eléphas.
Habituer nos jeunes enfants à écouter les autres, à manifester un peu d’empathie, voilà le souhait de l’auteure de cette petite fable.

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions à mots contés et Babélio pour l’envoi de ce bel album.
Une petite souris et un éléphant sont amis. Eléphas, quoi qu’il arrive, peut toujours compter sur Souricette, soit pour lui confier ses peines, soit pour l’aider. En revanche, celui-ci ne prête pas une oreille attentive aux problèmes bien réels rencontrés par Souricette. Elle décide de prendre ses maux en patience, d’abord, puis de voyager, en un périple qui lui fera rencontrer d’autres personnes, bien plus à l’écoute qu’Eléphas.
Ce que j’ai aimé dans cet album tout d’abord, ce sont les superbes illustrations d’Annie Kergoat. Elles sont colorées, chaleureuses, harmonieuses, les paysages, aux formes arrondies, invitent à la rêverie et à la créativité.
L’histoire, destiné aux élèves de maternelle ou de CP, est répétitive, parce qu’il est important, aussi, de répéter les situations pour montrer que Souricette fait preuve d’empathie, qu’elle est toujours prête à être là pour les autres alors qu’Eléphas est entièrement centré sur lui-même. La répétition des situations permet aussi de faire des pauses dans la lecture, pour échanger avec l’enfant. De même, la fin devrait permettre au jeune lecteur d’imaginer ce que Souricette raconte à Eléphas au sujet de son voyage, mais aussi la confidence, chuchotée à l’oreille de l’éléphanteau qui provoque chez lui une prise de conscience, puis de verbaliser ses épisodes.
Et pourquoi pas… imaginer aussi le point de vue de l’escargot, présent dès la première page, et qui lui non plus n’hésite pas à faire son baluchon pour parcourir le monde ?
Une belle aventure conté

Ibrahim et Nelson, les super-héros de la cour de récré d’Hasley Auguste

Présentation de l’éditeur :

Nelson est passionné d’astronomie et rêve de devenir astronaute pour pouvoir marcher sur la lune. Ibrahim, lui est passionné par la création d’outils et gadgets en tout genre et rêve de devenir inventeur pour faciliter la vie des personnes handicapées. Ces deux amis sont inséparables mais ce n’est pas tout… Les deux garçons sont aussi des super héros pas comme les autres…

Merci aux éditions Publishroom factory et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Cet album jeunesse traite, malheureusement, d’un sujet d’actualité : le harcèlement scolaire. 700 000 enfants en sont victimes chaque année. Je dis « sujet d’actualité », non que le harcèlement soit un fait nouveau, il est nouveau cependant qu’on traite ce sujet au sérieux.
Yakara est victime de harcèlement à cause de son poids et, pour résoudre son problème, elle s’adresse aux deux super-héros de la cour de récréation, dont elle ignore l’identité. En effet, ce sont deux enfants presque ordinaires qui se transforment en super héros pour aider les autres, mais surtout, pour entendre et voir ce que les autres ne disent pas, ne confient pas. Ce qui change dans cet album, c’est le fait de parler des harceleurs, de ne pas les montrer uniquement comme des personnes qui en harcèlent d’autres et les font souffrir mais comme des personnes à part entières, avec leurs émotions, leurs propres problèmes, le fait qu’ils ne mesurent pas la portée de ce qu’ils font – parce que personne aussi ne prend le temps de leur parler, et encore moins de les écouter. Yakara, la jeune victime, n’est pas oubliée pour autant, ses propres souffrances ne sont pas minimisées. Elle n’aspire qu’à une chose : le droit à l’indifférence. L’album rappelle aussi, parce qu’on ne le répètera jamais assez, qu’il faut parler du harcèlement aux adultes – en espérant que ceux-ci soient prêts à écouter.
Si les images sont très colorés, je trouve cependant que le vocabulaire est un peu difficile pour de jeunes lecteurs. Là non plus, je ne répèterai jamais assez l’importance de l’accompagnement dans la lecture, par les parents, par les professeurs.
Un album à faire découvrir, et pas seulement aux enfants.

Hommage – Franck Prévot (1968-2020)

J’ai appris la nouvelle aujourd’hui, par le biais des éditions Hongfei, qui ont rendu hommage à cet auteur généreux.

Si je dis « généreux », c’est parce qu’il y a dix ans déjà, Frank Prévot était venu à la rencontre de mes élèves – ne comptant pas son temps, répondant à toutes leurs questions, partageant ses passions, et son expérience : la rencontre devait durer une heure, elle en dura deux.

Il était venu pour Les indiens, et nous avait dit ce qui avait été l’élément déclencheur de l’écriture de ce livre.

Je vous remets sa critique : Le récit mélange texte et image, sauf que, contrairement à un roman de littérature jeunesse ordinaire, les images n’illustrent pas le récit, elles prennent le relais et montrent ce qui ne pouvaient pas être dit. Un exemple, le plus frappant : le narrateur rentre chez lui avec son père quand des coups de feu éclatent. Le père se jette alors sur lui pour le protéger. La scène, qui n’aura duré que dix minutes, s’étend sur quatre pages, soit quatre planches de dessin. La perception du temps est dilaté par la peur, le froid, l’attente, les sensations se font plus aiguës. Ce n’est qu’au matin qu’il apprendra la tragique réalité : Hakim a été tué, lors d’un règlement de compte qui ne le concernait pas, qui ne concernait d’ailleurs qu’une poignet d’individus de la cité. La vie, ordinaire, que Franck Prévost avait si bien su rendre, et Régis Lejonc illustrer, est bouleversée par la douleur et la colère des enfants. Certes, les enfants pourront parler de ce qu’ils ont vécu, de ce qu’ils ont ressenti et la parole s’avère libératrice. Jusqu’à quel point ? Jusqu’à quand ? Ce sont ses deux questions que posent le dénouement.

Il avait lu aussi à mes élèves des extraits de Les tortues de Bolilanga.

Alya et les trois chats par Amina Hachimi Alaoui et Maya Fidawi

Présentation de l’éditeur :

Maryam et Sami ont trois chats : Pacha le chat angora noir – fier comme un pacha vraiment ! —, Minouche le tigré gris trouvé dans la rue et Amir le siamois déluré. Mais voilà qu’un jour le ventre de Maryam se met à grossir, et quelque chose commence à remuer dedans. Maryam disparaît quelques jours et revient avec quelque chose qui hurle et demande beaucoup d’attention. Nos trois minous sont bien désemparés.

Merci à Netgalley et aux éditions Crack Boom ! pour ce partenariat.

Mon avis : 

Je ne pouvais qu’aimer cet album. Ce n’est pas seulement parce que les personnages principaux sont trois chats, tous très différents les uns des autres, avec chacun une histoire qui lui est propre. Nous découvrons d’ailleurs en image les traits les plus saillants de leur personnalité, ou, pour Minouche, les circonstances dans lesquelles elle a été adoptée. Ce sont des chats qui ont tous un point commun : ils ont été adoptés par amour des chats, non pour les services qu’ils étaient susceptibles de rendre à la maisonnée. C’est surtout parce que la famille s’est agrandie : Maryam et Sami ont eu un enfant. Et cette naissance n’empêche pas Maryam et Sami, de retour de la maternité, de s’occuper de leurs chats – et de leur fille Alya, je vous rassure tout de suite.  Oui, l’on peut avoir un enfant et des animaux en même temps, on n’est pas obligé de les abandonner – ce que j’ai déjà trop lu dans des romans de littérature jeunesse.
Aimer, c’est aussi partager. comme le dit si bien la grand-mère d’Alya.

Le Carnaval de Printemps, tome 1 : Bienvenue à Bluebells de Caroline Ledoux

Présentation de l’éditeur :

En ce début de printemps, une joyeuse effervescence règne dans le village de Bluebells, à la veille de l’ouverture du traditionnel Carnaval de printemps. Sous la houlette de Mme Poppy, une dame renarde malicieuse, les préparatifs vont bon train. Cette année, un invité de marque est attendu. Il s’agit du grand chef Sir Harald Sheep, qui doit venir installer son restaurant éphémère à Bluebells pour quelques jours. Quel événement ! Mais à quelques heures de l’arrivée du chef, c’est la catastrophe : Jasper la Tortue, l’un des bricoleurs les plus aguerris du village, est victime d’un accident ! Les travaux ne seront jamais terminés à temps ! À moins que… Un soupçon de solidarité, une pincée d’ingéniosité, une bonne dose d’amitié… Voilà une recette qui pourrait fonctionner…

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier l’éditeur et l’autrice pour m’avoir permis de découvrir cet album, que je chronique très en retard.

Cet album est un premier tome, c’est à dire qu’il permet de présenter le lieu, le contexte et les personnages. En effet, nous avons un petit village, peuplé d’animaux qui se comportent comme des êtres humains. Nous sommes à une période importante de l’année, puisque nous découvrons les préparatifs du carnaval de printemps, et le stress que peuvent subir certains participants. Prenons Jasper la tortue, il est vraiment très calme, ou plutôt, il ne l’est pas du tout, surtout après son accident de bricolage, qui le force à deux jours de repos, sous la contrainte ! Nous connaissons tous des personnes qui ne peuvent pas lever le pied, même en cas de soucis de santé important – parce qu’il est aussi peu de personnes qui peuvent les remplacer. Heureusement, il trouvera… mais chut ! je n’en dirai pas plus.

L’album prend le temps de présenter les personnages, les illustrations, aux couleurs tendres, sont d’ailleurs très réussies, parfait contrastes avec l’effervescence qui règne dans les pages de l’album. Pourtant, je regrette un peu que l’action progresse peu, sans doute parce que nous sommes dans un premier tome.

Que cela ne gâche pas le plaisir de lire et de partager ce tome. Parmi les personnages, ma préférence va à Miss Harp, la bibliothécaire parfaitement dévouée à sa tache.

 

Mon amie Momo de Misun Hwang

Présentation de l’éditeur :
Comment savoir si Momo m’aime vraiment ?
Momo est une chatte boudeuse et griffeuse qui partage le quotidien d’une petite fille qui la nourrit, joue avec elle, et se demande parfois si sa chatte adorée l’aime vraiment.
Mon avis :
Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, je vous invite donc à un peu de douceur, ou à une rupture, comme vous voulez, avec le mois du polar. Ce qui m’a attiré, quand je l’ai vu en librairie, c’est la couverture. J’ai trouvé une forte ressemblance entre l’expression de Momo « poil » en coréen, et celle de Lisette, que vous connaissez peut-être si vous suivez le blog de Nunzi :
Momo est une charmante chatte, qui vit des expériences parfois extrêmes avec sa jeune maîtresse – comme prendre un bain, ce qu’elle n’apprécie pas vraiment. L’enfant se demande d’ailleurs si Momo l’aime – après tout, elle la griffe quand elle la nourrit. Il faut une courte séparation pour lui prouver que oui.
L’album est beau, très coloré. Les mots sont rares, mais sont-ils nécessaires quand les images sont si parlantes ?
Un album pour ceux qui aiment les albums, les chats, et qui montrent que la Corée du Sud recèle des trésors pour la littérature jeunesse.

Journal d’un animateur aux studios Idéfix de Patrick Cohen

Mon avis :

Ce livre me faisait de l’oeil depuis un certain temps. Aussi, quand je l’ai croisé au sein de la précédente Masse critique Babelio, j’ai tenté ma chance – et j’ai été retenue, ce dont je remercie Babelio et les éditions Tartamudo.
Cet album nous parle d’un temps que l’on ne peut connaître que si l’on s’intéresse au film d’animation et à son évolution jusqu’à notre époque où la technique (numérique) est parfaite et réutilisable à l’infini. Bienvenue à une époque où l’on pouvait devenir intervalliste sans avoir étudié cinq années après le bac – j’exagère à peine, mais pas quand je dis que la France manque d’animateurs.
J’hésite à qualifier ce livre : bande dessinée ? album ? roman graphique ? roman autobiographique ? En tout cas, Patrick Cohen nous parle de lui et de son singulier parcours. Il nous parle de sa famille aussi, ses parents, ses frères et soeurs, ses filles qui furent partie intégrante de son aventure professionnelle.
La première chose que je retiens, c’est finalement ce que je dis à mes élèves : il ne faut pas renoncer à ses rêves. Si l’éducation nationale a largement abandonné le jeune Patrick – comme beaucoup d’adolescents, s’il a dû effectuer des métiers qui ne lui convenaient pas vraiment, il a su rester à l’affût d’une opportunité – oui, c’était possible de s’informer, même sans réseaux sociaux – et transformer l’essai, jusqu’à, finalement, voler de ses propres ailes.
Oui, j’anticipe, mais l’auteur nous raconte quatre années d’une aventure hors du commun, celle des Studios Idefix. Oui, il parle avec le recul du temps, et se rend compte de la chance qu’il a eu, non de travailler dans ce studio mais de travailler avec les personnes qui le composaient. Il n’oublie pas, par exemple, les visites rituelles de René Goscinny, le vendredi. Et c’est presque naturellement qu’il clôt le livre par… un dernier hommage, finalement.
Le livre mêle les illustrations. Dessins actuels, dessins de l’époque, caricature aussi – ou comment s’amuser dans un studio. La seconde partie du livre présente aussi des photos, qui nous remettent dans le contexte de cette époque – et montrent des personnes pas si éloignées de leurs personnages.
Un livre à découvrir pour les passionnés d’animation.

Comment attraper un ours qui aime lire de Juliana Léveillé-Trudel et Andrew Katz

Présentation de l’éditeur :

Un jour, Julia se laisse inspirer par une histoire qu’elle lit et apporte dans les bois une collation parfaite (pour un ours). Elle découvre, à sa grande surprise, qu’il n’y a pas que les bonnes odeurs qui peuvent attirer les ours !

Mon avis :

C’est un très bel album que j’ai eu le bonheur de découvrir grâce à Netgalley et aux éditions Chouette CrackBoom! Livres. Les illustrations sont très réussis, très précis, que ce soient les dessins de la nature, les animaux, et l’intérieur des « logements ».
Julia veut rencontrer un ours ! Elle est déjà amie avec Léon (sur la couverture), Charlotte et Georgette, trois animaux de la forêt avec lesquels elle pratique des activités hautement humoristiques. Elle va donc tenter plusieurs manières de l’attraper. Une seule réussit, pas vraiment celle à laquelle il s’attendait.
Oui, Bertrand l’ours aime lire, surtout les histoires qui parlent d’amitié – et les ours trouvent des moyens de se procurer des livres.
Un bel album très coloré sur la lecture, la nature et l’amitié.

Albums avec crocodile, bouc, ours et tigres !

Présentation de l’éditeur : 

Recueilli et élevé par une cane, Bili-Bili pense être un canard, comme ses frères et sœurs. Mais que se passera-t-il lorsqu’il apprendra qu’il est un méchant crocodile qui adore manger les canards ?

Mon avis : 

Cet album est un coup de coeur pour moi, pas seulement à cause de ses illustrations, mais par la richesse de l’histoire qui est racontée. L’auteur nous raconte d’ailleurs à la fin pourquoi il a écrit cette histoire.

Il était une fois un oeuf, qui roula sur une pente, et se retrouva dans le nid des canards. La cane couva tous les oeufs, les siens, et ce quatrième oeuf qui était arrivé là par hasard. Les oeufs éclosent et oh ! l’un des petits parle, il dit « Bili-Bili », ce sera son nom. Elle les élève tous les quatre de la même manière. Un jour, pourtant, Bili-Bili rencontre des crocodiles, qui le renvoient à sa « nature » de crocodile et lui demandent de se comporter comme tel. Que faire quand vous sentez profondément que vous n’êtes pas ce que l’on vous dit que vous êtes ?

Oui, l’album répond à la question dans le cas de Bili-Bili, et cette réponse est tout sauf conventionnelle. Je pense que les enfants se poseront beaucoup de questions à leur tour à la lecture de cet album, qui nous parle de l’adoption, de l’éducation, de l’amour maternelle et fraternelle. Il nous parle de loyauté aussi, et des capacité que certains ont à vous influencer – ou pas. Un bel ouvrage plein d’humour aussi, par ses illustrations. A faire découvrir.



Mon avis :

Un album comme je les aime, sans doute parce que, comme M. Tigre, je ne suis pas très conventionnelle. Le monde dans lequel M Tigre vit est très conventionnel, très géométrique, presque effrayant. Pas de couleurs, sauf la fourrure du tigre. Toutes les maisons sont identiques. Tout le monde est très poli, très policé. Oui, c’est une bonne chose de s’exprimer avec courtoisie, s’en est une autre de masquer ses véritables sentiments, ses désirs, ses aspirations. M. Tigre, peu à peu, se libère, et, aux yeux de la société qui l’entoure, va trop loin. Mais est-ce vrai ? N’est-il pas un tigre, et n’est-il pas possible de trouver un équilibre ? Bien sûr que si !

Présentation de l’éditeur :
L’herbe de la montagne est si haute, si bonne que Poilu, Velu et Barbu, les trois boucs, décident d’aller la goûter.
Mais voilà, pour y arriver, il faut franchir un pont sous lequel habite le plus horrible des trolls….
Barbu, le plus grand des boucs, et assurément le plus malin, trouve une idée pour se débarrasser de l’horrible créature.

Mon avis :

Cet album est inspiré par un conte populaire norvégien, et montre trois boucs, du plus fluet au plus replet en train d’affronter un troll. S’ils parviennent à s’en sortir, c’est grâce à leur ingéniosité et à la gourmandise du troll.
Les couleurs sont très marquées, vives, de larges traits noirs entourent les personnages qui sont tous attachants – sauf le troll.
Une histoire très amusante à partager.