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Le pique-nique après la pluie par Corinne Delporte, illustrations de Célia Molinari Sebastià

Présentation de l’éditeur :

Un jour de belle pluie, c’est le moment idéal pour la famille Escargot pour faire un pique-nique. Avec un panier de provisions et quelques jouets, la famille se met en route dans la joie et la bonne humeur. Mais à peine en chemin, les nuages disparaissent pour faire place à un soleil étincelant. Oh, non ! Leur pique-nique semble bel et bien gâché ! Soudain, une bourrasque décoiffante amène Margaux à une découverte étonnante. Pourra-t-elle sauver le pique-nique ?

Merci aux éditions carckboom ! et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Ce que j’ai remarqué en premier dans cet album, ce sont la rondeur des dessins et la douceur des couleurs. Ce sont des tons pastels ou un peu plus foncés, mais toujours des nuances poudrées, délicates, qui vont avec l’histoire tendre de cette famille d’escargot. J’ai aimé aussi comment le vent, les gouttes d’eau sont agréablement et discrètement matérialisés.

Il faut dire qu’ils ne font rien comme tout le monde, cette famille escargot. Eux, ce sont les jours de pluie qu’ils préfèrent, et le soleil pourrait bien gâcher leur sortie ! Ils savent se montrer très inventifs, très créatifs aussi pour partager un beau moment en famille.

Le pique-nique après la pluie est un album très agréable à lire.

Le costume secret d’Halloween par Sophie Vaillancourt, illustration de Karina Dupuis

Présentation de l’éditeur :

Charlotte est une jeune sorcière. Pour Halloween, sa famille insiste pour qu’elle mette sa tenue et son maquillage les plus effrayants possible. Une sorcière doit faire peur, c’est la tradition !
Mais Charlotte n’ en a pas envie, elle veut porter un costume qui reflète vraiment sa personnalité. Elle va donc demander à son extravagante grand-mère de lui coudre un costume secret…
Qu’est-ce que cela peut bien être ?

Mon avis :

C’est une jolie histoire qui nous est contée là, pour tous ceux qui sont fans d’Halloween et qui ont envie de faire découvrir cette tradition aux plus petits. Charlotte est une petite sorcière, et pourtant, elle n’aime pas faire peur, elle déteste faire peur. Elle ne veut pas suivre la tradition, elle n’a pas envie d’effrayer tout le monde, elle veut porter le costume de son choix.Et si le plus important n’était pas d’écouter son coeur, plutôt que de suivre les traditions ?

Ce qui ne gâte rien, c’est que les illustrations sont vraiment très belles, très fouillées, mêlant agréablement le thème des sorcières et celui de l’enfance. J’ai beaucoup aimé aussi les chats qui accompagnent Charlotte et Liliane, sa grand-mère, témoins de ce qui se passent, avec les souris et les araignées.

Merci aux éditions CrackBoom! et à Netgalley pour ce partenariat.

La famille Indri Indri de Muriel Mingau et Claire Chavenaud

Présentation de l’éditeur :

Que se passe-t-il dans la bruissante forêt de Madagascar ?
Au plus haut des arbres, la famille Indri-Indri mène une vie tranquille, sauf le petit dernier, qui a le vertige… pas facile pour un lémurien !
Le jour où, soudain, le danger subit, menaçant petite famille, forêt, habitants et même le lynx-fossa, que vont-ils devenir ?
Qui sait, les arbres sont si robustes.
La terre et la nature, si généreuses.

Merci aux éditions Les Monédières et à Babelio pour ce partenariat.

Mon avis :

Je lis moins d’album depuis que je fréquente… moins les bibliothèques, pour cause de fermeture aléatoire et de fréquentations difficiles vue les conditions actuelles. La dernière Masse critique a été pour moi l’occasion de renouer avec le genre. Tout d’abord, je tiens à dire que l’objet-album est en lui-même très beau. La couverture représente, au milieu de la luxuriante forêt malgache, le petit dernier de la famille Indri-Indri, une famille de lémurien. Oui, les lémuriens vivent tous sur l’île de Madagascar – et l’album de commencer comme un conte étiologique, racontant comme l’île de Madagascar s’était formée, entraînant avec elle tous les lémuriens.

Mais le conte ne dure pas longtemps, parce que les luxuriantes forêts se retrouvent dévastées par les flammes, et le territoire des lémuriens se retrouve amputée d’autant, sans que les arbres ne parviennent à reconquérir le territoire dévasté. Il faut dire qu’il ne s’agit pas que d’un incendie, mais que les incendies sont fréquents et ne dévastent un peu plus le territoire. Pourtant, la famille Indri Indri se veut optimiste, et accueille un troisième rejeton, celui-là même qui est en couverture. Il a une particularité : il a le vertige ! Voltiger est pour lui impossible. Il est la cible des quolibets des autres lémuriens. Oh, nous ne les verrons pas, non, nous entendrons leurs voix, rumeurs collectives qui accompagnent, soulignent le problème du petit Indri-Indri. Jusqu’au jour où…. il est amené à se dépasser.

Malgré des passages sombres, la visée de l’album est optimiste. Il est possible d’aller au-delà de ses peurs. Il est possible de changer les choses – avant qu’il ne soit trop tard. Preuve que le message de l’album va avec le message de cette maison d’édition : il est publié sur du papier issu de forêts  gérées durablement.

Avec tout ceci, je n’ai même pas parlé des très belles illustrations de Claire Chavenaud, qui donnent parfois l’impression de voir des collages, des tissages, un ensemble délicat en surimpression.

Un album à partager.

 

 

 

Le mystère de Pouleville d’Albert Arrayas

Présentation de l’éditeur :
 
Le concours pour le titre de la poule de l’année est en péril !
Quelques jours avant le célèbre concours de la Plume d’Or, les poules de Pouleville commencent à disparaître mystérieusement. Chaque disparition est accompagnée d’un nouvel indice… Mais qui est derrière tout cela ? Soyez vigilants, les apparences sont parfois trompeuses !
Cette histoire amusante et originale permet d’aborder le thème de la rivalité : jusqu’où peut-on aller pour gagner ?
 
 
Merci aux éditions Crackboom ! et à Netgalley pour ce partenariat.
 
 
Mon avis :
 
 
Pouleville ? C’est une ville parfaite pour les poules, où elles sont véritablement chouchoutées – et pas du tout enfermées en batterie. Non, les poules ont à Pouleville, la même place que les animaux de compagnie particulièrement choyés que certains peuvent avoir. Elles peuvent même concourir pour le titre de poule de l’année, titre très convoité, cela va sans dire. Hélas, trois fois hélas, les concurrentes disparaissent les unes après les autres. Il faut enquêter ! Oui, mais qui sera assez courageux(ses) pour le faire ?
Une pincée de magie, avec mademoiselle Courteplume, sage sorcière, beaucoup de courage, avec Bénédictine, sa poule, des indices qu’il faut correctement interpréter en ne se fiant pas aux apparences, voici ce que nous propose cet album. Les illustrations, qui singularisent chaque gallinacée, sont aussi importantes que le texte, et nous racontent elles aussi une histoire. Un album à découvrir en famille.
 
Comme l’auteur est espagnol, c’est vraiment parfait pour ce mois.

Le spleen de Souricette Catherine Kembellec et Annie Kergoat

Présentation de l’éditeur :

Cet ouvrage s’inscrit dans notre collection Pour Dire:
Suffit-il d’avoir de grandes oreilles pour savoir écouter les autres et en particulier les amis ? Sinon, que faut-il de plus? Pour le savoir, découvrez les aventures de Souricette et son amitié avec Eléphas.
Habituer nos jeunes enfants à écouter les autres, à manifester un peu d’empathie, voilà le souhait de l’auteure de cette petite fable.

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions à mots contés et Babélio pour l’envoi de ce bel album.
Une petite souris et un éléphant sont amis. Eléphas, quoi qu’il arrive, peut toujours compter sur Souricette, soit pour lui confier ses peines, soit pour l’aider. En revanche, celui-ci ne prête pas une oreille attentive aux problèmes bien réels rencontrés par Souricette. Elle décide de prendre ses maux en patience, d’abord, puis de voyager, en un périple qui lui fera rencontrer d’autres personnes, bien plus à l’écoute qu’Eléphas.
Ce que j’ai aimé dans cet album tout d’abord, ce sont les superbes illustrations d’Annie Kergoat. Elles sont colorées, chaleureuses, harmonieuses, les paysages, aux formes arrondies, invitent à la rêverie et à la créativité.
L’histoire, destiné aux élèves de maternelle ou de CP, est répétitive, parce qu’il est important, aussi, de répéter les situations pour montrer que Souricette fait preuve d’empathie, qu’elle est toujours prête à être là pour les autres alors qu’Eléphas est entièrement centré sur lui-même. La répétition des situations permet aussi de faire des pauses dans la lecture, pour échanger avec l’enfant. De même, la fin devrait permettre au jeune lecteur d’imaginer ce que Souricette raconte à Eléphas au sujet de son voyage, mais aussi la confidence, chuchotée à l’oreille de l’éléphanteau qui provoque chez lui une prise de conscience, puis de verbaliser ses épisodes.
Et pourquoi pas… imaginer aussi le point de vue de l’escargot, présent dès la première page, et qui lui non plus n’hésite pas à faire son baluchon pour parcourir le monde ?
Une belle aventure conté

Ibrahim et Nelson, les super-héros de la cour de récré d’Hasley Auguste

Présentation de l’éditeur :

Nelson est passionné d’astronomie et rêve de devenir astronaute pour pouvoir marcher sur la lune. Ibrahim, lui est passionné par la création d’outils et gadgets en tout genre et rêve de devenir inventeur pour faciliter la vie des personnes handicapées. Ces deux amis sont inséparables mais ce n’est pas tout… Les deux garçons sont aussi des super héros pas comme les autres…

Merci aux éditions Publishroom factory et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Cet album jeunesse traite, malheureusement, d’un sujet d’actualité : le harcèlement scolaire. 700 000 enfants en sont victimes chaque année. Je dis « sujet d’actualité », non que le harcèlement soit un fait nouveau, il est nouveau cependant qu’on traite ce sujet au sérieux.
Yakara est victime de harcèlement à cause de son poids et, pour résoudre son problème, elle s’adresse aux deux super-héros de la cour de récréation, dont elle ignore l’identité. En effet, ce sont deux enfants presque ordinaires qui se transforment en super héros pour aider les autres, mais surtout, pour entendre et voir ce que les autres ne disent pas, ne confient pas. Ce qui change dans cet album, c’est le fait de parler des harceleurs, de ne pas les montrer uniquement comme des personnes qui en harcèlent d’autres et les font souffrir mais comme des personnes à part entières, avec leurs émotions, leurs propres problèmes, le fait qu’ils ne mesurent pas la portée de ce qu’ils font – parce que personne aussi ne prend le temps de leur parler, et encore moins de les écouter. Yakara, la jeune victime, n’est pas oubliée pour autant, ses propres souffrances ne sont pas minimisées. Elle n’aspire qu’à une chose : le droit à l’indifférence. L’album rappelle aussi, parce qu’on ne le répètera jamais assez, qu’il faut parler du harcèlement aux adultes – en espérant que ceux-ci soient prêts à écouter.
Si les images sont très colorés, je trouve cependant que le vocabulaire est un peu difficile pour de jeunes lecteurs. Là non plus, je ne répèterai jamais assez l’importance de l’accompagnement dans la lecture, par les parents, par les professeurs.
Un album à faire découvrir, et pas seulement aux enfants.

Hommage – Franck Prévot (1968-2020)

J’ai appris la nouvelle aujourd’hui, par le biais des éditions Hongfei, qui ont rendu hommage à cet auteur généreux.

Si je dis « généreux », c’est parce qu’il y a dix ans déjà, Frank Prévot était venu à la rencontre de mes élèves – ne comptant pas son temps, répondant à toutes leurs questions, partageant ses passions, et son expérience : la rencontre devait durer une heure, elle en dura deux.

Il était venu pour Les indiens, et nous avait dit ce qui avait été l’élément déclencheur de l’écriture de ce livre.

Je vous remets sa critique : Le récit mélange texte et image, sauf que, contrairement à un roman de littérature jeunesse ordinaire, les images n’illustrent pas le récit, elles prennent le relais et montrent ce qui ne pouvaient pas être dit. Un exemple, le plus frappant : le narrateur rentre chez lui avec son père quand des coups de feu éclatent. Le père se jette alors sur lui pour le protéger. La scène, qui n’aura duré que dix minutes, s’étend sur quatre pages, soit quatre planches de dessin. La perception du temps est dilaté par la peur, le froid, l’attente, les sensations se font plus aiguës. Ce n’est qu’au matin qu’il apprendra la tragique réalité : Hakim a été tué, lors d’un règlement de compte qui ne le concernait pas, qui ne concernait d’ailleurs qu’une poignet d’individus de la cité. La vie, ordinaire, que Franck Prévost avait si bien su rendre, et Régis Lejonc illustrer, est bouleversée par la douleur et la colère des enfants. Certes, les enfants pourront parler de ce qu’ils ont vécu, de ce qu’ils ont ressenti et la parole s’avère libératrice. Jusqu’à quel point ? Jusqu’à quand ? Ce sont ses deux questions que posent le dénouement.

Il avait lu aussi à mes élèves des extraits de Les tortues de Bolilanga.

Alya et les trois chats par Amina Hachimi Alaoui et Maya Fidawi

Présentation de l’éditeur :

Maryam et Sami ont trois chats : Pacha le chat angora noir – fier comme un pacha vraiment ! —, Minouche le tigré gris trouvé dans la rue et Amir le siamois déluré. Mais voilà qu’un jour le ventre de Maryam se met à grossir, et quelque chose commence à remuer dedans. Maryam disparaît quelques jours et revient avec quelque chose qui hurle et demande beaucoup d’attention. Nos trois minous sont bien désemparés.

Merci à Netgalley et aux éditions Crack Boom ! pour ce partenariat.

Mon avis : 

Je ne pouvais qu’aimer cet album. Ce n’est pas seulement parce que les personnages principaux sont trois chats, tous très différents les uns des autres, avec chacun une histoire qui lui est propre. Nous découvrons d’ailleurs en image les traits les plus saillants de leur personnalité, ou, pour Minouche, les circonstances dans lesquelles elle a été adoptée. Ce sont des chats qui ont tous un point commun : ils ont été adoptés par amour des chats, non pour les services qu’ils étaient susceptibles de rendre à la maisonnée. C’est surtout parce que la famille s’est agrandie : Maryam et Sami ont eu un enfant. Et cette naissance n’empêche pas Maryam et Sami, de retour de la maternité, de s’occuper de leurs chats – et de leur fille Alya, je vous rassure tout de suite.  Oui, l’on peut avoir un enfant et des animaux en même temps, on n’est pas obligé de les abandonner – ce que j’ai déjà trop lu dans des romans de littérature jeunesse.
Aimer, c’est aussi partager. comme le dit si bien la grand-mère d’Alya.

Le Carnaval de Printemps, tome 1 : Bienvenue à Bluebells de Caroline Ledoux

Présentation de l’éditeur :

En ce début de printemps, une joyeuse effervescence règne dans le village de Bluebells, à la veille de l’ouverture du traditionnel Carnaval de printemps. Sous la houlette de Mme Poppy, une dame renarde malicieuse, les préparatifs vont bon train. Cette année, un invité de marque est attendu. Il s’agit du grand chef Sir Harald Sheep, qui doit venir installer son restaurant éphémère à Bluebells pour quelques jours. Quel événement ! Mais à quelques heures de l’arrivée du chef, c’est la catastrophe : Jasper la Tortue, l’un des bricoleurs les plus aguerris du village, est victime d’un accident ! Les travaux ne seront jamais terminés à temps ! À moins que… Un soupçon de solidarité, une pincée d’ingéniosité, une bonne dose d’amitié… Voilà une recette qui pourrait fonctionner…

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier l’éditeur et l’autrice pour m’avoir permis de découvrir cet album, que je chronique très en retard.

Cet album est un premier tome, c’est à dire qu’il permet de présenter le lieu, le contexte et les personnages. En effet, nous avons un petit village, peuplé d’animaux qui se comportent comme des êtres humains. Nous sommes à une période importante de l’année, puisque nous découvrons les préparatifs du carnaval de printemps, et le stress que peuvent subir certains participants. Prenons Jasper la tortue, il est vraiment très calme, ou plutôt, il ne l’est pas du tout, surtout après son accident de bricolage, qui le force à deux jours de repos, sous la contrainte ! Nous connaissons tous des personnes qui ne peuvent pas lever le pied, même en cas de soucis de santé important – parce qu’il est aussi peu de personnes qui peuvent les remplacer. Heureusement, il trouvera… mais chut ! je n’en dirai pas plus.

L’album prend le temps de présenter les personnages, les illustrations, aux couleurs tendres, sont d’ailleurs très réussies, parfait contrastes avec l’effervescence qui règne dans les pages de l’album. Pourtant, je regrette un peu que l’action progresse peu, sans doute parce que nous sommes dans un premier tome.

Que cela ne gâche pas le plaisir de lire et de partager ce tome. Parmi les personnages, ma préférence va à Miss Harp, la bibliothécaire parfaitement dévouée à sa tache.

 

Mon amie Momo de Misun Hwang

Présentation de l’éditeur :
Comment savoir si Momo m’aime vraiment ?
Momo est une chatte boudeuse et griffeuse qui partage le quotidien d’une petite fille qui la nourrit, joue avec elle, et se demande parfois si sa chatte adorée l’aime vraiment.
Mon avis :
Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, je vous invite donc à un peu de douceur, ou à une rupture, comme vous voulez, avec le mois du polar. Ce qui m’a attiré, quand je l’ai vu en librairie, c’est la couverture. J’ai trouvé une forte ressemblance entre l’expression de Momo « poil » en coréen, et celle de Lisette, que vous connaissez peut-être si vous suivez le blog de Nunzi :
Momo est une charmante chatte, qui vit des expériences parfois extrêmes avec sa jeune maîtresse – comme prendre un bain, ce qu’elle n’apprécie pas vraiment. L’enfant se demande d’ailleurs si Momo l’aime – après tout, elle la griffe quand elle la nourrit. Il faut une courte séparation pour lui prouver que oui.
L’album est beau, très coloré. Les mots sont rares, mais sont-ils nécessaires quand les images sont si parlantes ?
Un album pour ceux qui aiment les albums, les chats, et qui montrent que la Corée du Sud recèle des trésors pour la littérature jeunesse.