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Choubi Choubi, tome 1 et 2de Konami Kanata

Mon avis sur le tome 1 : Choubi-Choubi me fait toujours irrésistiblement penser à un de mes chats (Lisette pour la nommer) avec son air toujours renfrogné. Oui, la vie quotidienne d’une chatte munie de nombreux bourrelets n’est pas toujours facile – le bourrelet, ça coince !
Choubi-Choubi est toujours proche de Mémé, qui prend soin d’elle quel que soit la saison. Oui, il fait parfois très froid ou très chaud au Japon, le contraste est assez saisissant. Et, au printemps, Choubi-Choubi découvre les joies de la nature renaissante – et les chatons bondissants.
Une tendre série.

Mon avis sur le tome 2 : Ce second volume nous fait découvrir les joies de l’automne et du printemps – sans oublier un détour par l’hiver et le nouvel an. Nous pouvons vraiment sentir les effets de la nature, le vent qui souffle, les insectes, et les autres animaux. Choubi Choubi est toujours aussi épanouie, elle s’entend toujours aussi bien avec Mémé, qui lui est toute dévouée.
Un tome mignon et charmant.

Au grand air, tome 1 d’Afro

Présentation de l’éditeur :

Quoi de mieux que de camper en bord de lac face au mont Fuji, un bol de nouilles instantanées à la main ? Découvrez le monde du camping en compagnie de Rin, l’amatrice des sorties en solitaire, Nadeshiko, la novice pleine d’enthousiasme, et ses deux amies du club de camping, Chiaki et Aoi.
Un manga très relax qui vous fera l’effet d’un grand bol d’air frais !

Mon avis :

Connaissez-vous beaucoup de romans, de bande dessinée ou de mangas qui parlent de camping sans le traiter par le mode humoristique ? Non ? Moi non plus. Ce manga, qui m’a été conseillé au salon du livre jeunesse de Rouen, nous montre une jeune passionnée de camping, Rin. Elle apprécie tellement le camping qu’elle campe seule, dans le but de s’immerger dans la beauté de la nature, et n’hésite pas à camper en hiver, à se lever fort tôt, pour mieux profiter de ce qu’elle vit. Elle rencontre presque par hasard Nadeshiko qui à son tour va se découvrir une passion pour le camping, et s’incruster dans la vie solitaire de Rin.
J’ai découvert aussi qu’on pouvait, dans les lycées japonais, fonder un club camping. Le moins que je puisse dire est que le succès n’est pas vraiment au rendez-vous, même si Chaiki et Aoi, ces deux membres fondatrices, espèrent bien sortir du placard, au sens propre du terme – un vaste placard est en effet le seul lieu disponible pour leur réunion.
Si Rin s’intéresse surtout à la beauté de la nature, si elle semble vraiment une campeuse chevronnée, les trois autres ont tout à apprendre, et elles sont avides de le faire. Premier obstacle : les finances. Camper est peu onéreux, cependant quand on est de jeunes lycéennes sans matériel et sans beaucoup de moyens financiers, tout devient tout de suite beaucoup plus difficiles à se procurer. Heureusement, elles sont prêtes à acquérir des objets d’occasion, et à faire des expériences parfois comiques – ou comment se transformer en colis à expédier.
Elles sont touchantes, ces campeuses, par leur envie d’être ensemble, de découvrir la nature, mais aussi de profiter de tout ce qui s’offrent à elles, une leçon à méditer à cette époque où « consommer » semble un mode de vie acceptable pour presque tout le monde.
Le tome 1 se termine de manière inattendue… à voir ce que nous réserve le 2 !

Une vie au zoo, tome 4 de Saku Yamaura

Présentation de l’éditeur :

Confrontée au transfert délicat d’une lionne et des facéties d’un perroquet indiscret, Haruko poursuit son apprentissage et gagne en assurance à chaque nouveau défi. La jeune recrue est pourtant loin de faire l’unanimité au sein de l’équipe des soigneurs, certains accusant le directeur de faire preuve de favoritisme à son égard. Mais tandis que les querelles internes s’enveniment, une mauvaise nouvelle vient remettre en question l’avenir du zoo lui-même. Que deviendront les animaux si l’établissement ferme ses portes ?

Mon avis :

Ça ne sert à rien de sauver le zoo si nous ne sommes pas capables de protéger les animaux.

Ceci est le dernier tome de la saga Une vie au zoo, qui nous montre cette fois-ci véritablement l’aspect humain du zoo – ou comment les visites au zoo restent de beaux souvenirs d’enfance, que l’on a envie de partager ensuite avec ses propres enfants, voire comment elles ont rythmé aussi la vie des adultes. Dans ce volume, l’on comprend mieux aussi pourquoi le jeune directeur n’aime pas ce zoo – qu’il accuse, finalement, d’avoir coupé son père de sa famille. Les menaces qui planaient sur le zoo se matérialisent, et tous doivent répondre à cette question : que vont devenir les animaux ? Ou l’on apprend que les animaux les plus volumineux ne peuvent être déplacés, ils seront donc contraints de rester sur place. Qui, pour s’occuper d’eux ?

Un final très humain pour une saga animale.

 

Une vie au zoo, tome 3 de Saku Yamaura

Présentation de l’éditeur :

Haruko se voit confier une mission tout aussi délicate que les précédentes : Himari, une femelle chimpanzé, vit à l’écart de ses semblables depuis plusieurs années. Émue par la solitude de l’animal, qui ravive en elle le souvenir douloureux de sa propre enfance, la jeune soigneuse va tout faire pour que Himari se réadapte à la vie de groupe. Mais si c’était plutôt la guenon qui venait en aide à Haruko ?

Mon avis :

Dans ce troisième tome, se pose toujours la question du coût posé par le fonctionnement d’un zoo, les conséquences des erreurs qui peuvent être commises, de tout leur coeur, par les soigneurs. Haruko a bien de la chance, finalement, parce que dans ce petit zoo qui manque de personnel par rapport aux grandes installations, on lui confie souvent des missions difficiles, qu’elle seule semble en mesure de réussir, comme le fait de parvenir à sociabiliser à nouveau une femelle chimpanzé qui doit participer à un échange. Nous nous retrouvons là au coeur de l’économie des zoos, comment ils parviennent à survivre et à effectuer leur mission de préservation des espèces. Nous en apprenons aussi un peu plus sur les chimpanzés, leur éducation, leur interaction avec les autres membres de leur espèce. Nous en apprenons aussi un peu plus sur le directeur, et sur ce que les autres directeurs de zoos pensent de lui. Pas facile de diriger un zoo quand les autres pensent que vous n’aimez pas les animaux.

Le tome se termine sur une nouvelle mission, et sur l’apparition d’un nouveau personnage, reflet de ce qu’Haruko pourrait devenir dans quelques années. Comment se déroulera le dernier tome ?

Une vie au zoo tome 2 de Saku Yamaura

Présentation de l’éditeur :

Nouvelle recrue du parc zoologique Hidamari, Haruko possède l’étrange faculté de percevoir les émotions des animaux grâce à leurs odeurs. Mais alors qu’elle découvre les difficultés du métier de soigneur, elle laisse un lion s’échapper de sa cage. Haruko échappe au renvoi de justesse, mais son soulagement est de courte durée car l’incident du lion pourrait bien être révélé au grand jour !

Mon avis :

Ce tome 2 nous montre toujours la sympathique héroïne maladroite du tome 1, qui ne s’est pas encore fait renvoyer. Cependant, la bourde qu’elle a commise dans le premier tome menace d’être connue – il semblerait que quelqu’un informe de l’intérieur le journaliste qui veut faire un article sur ce zoo.
Le manga questionne, et nous questionne sur ce qu’est un zoo. Un lieu de divertissement comme les autres ? Presque tous les enfants sont allés au moins une fois dans leur vie dans un parc zoologique ! Un lieu de préservation des espèces menacées ? Mais comment les préserver alors qu’elles ne sont pas dans leur milieu naturel et que l’on ne peut pas faire comme si elles y étaient ? Préserver n’a pas toujours le même sens selon les personnes qui utilisent ce mot, d’ailleurs.
Ce manga nous met aussi face aux dures réalités du métier de soigneur. Il faut accepter, qu’en dépit des soins, la nature peut reprendre ses droits. Il faut aussi se demander ce qui se passe après qu’un zoo « mal tenu » ferme. Que deviennent les animaux si personne n’en veut ? Il est en effet des animaux plus rares, plus attractifs que d’autres, tandis que certains se trouvent à peu près partout.
L’on en sait un peu, juste un peu plus sur l’héroïne. J’aurai aimé en savoir plus sur elle et sur les autres soigneurs, plutôt que de rester sur des traits figés et admis. Peut-être est-ce ainsi parce que ce manga parle des relations animaux/soigneurs, non de leur vie en dehors du zoo. Pourtant, Haruko dit bien que les animaux lui ont sauvé la vie, j’aurai aimé savoir comment.

Je terminerai par cette citation : Puisque nous l’élevons en captivité, nous devons faire tout notre possible pour le sauver. Voilà mon avis. Sinon, à quoi bon garder tous ces animaux ici ?

 

Cosmic girlz de Lunlun Yamamoto

Présentation de l’éditeur : 

Corona, élève modèle et populaire au collège, voit un jour son monde être complètement chamboulé lorsqu’elle s’intéresse d’un peu trop près à Luna, sa camarade de classe excentrique et introvertie : la Patrouille de l’espace, qu’elle croyait n’être qu’une série télé de science-fiction ringarde, existe réellement ! Et à l’initiative de l’étrange Luna, elle en fait maintenant partie. Épaulée par leur instructeur, un extraterrestre flemmard à l’apparence d’une peluche, l’équipe qu’elles forment toutes les deux part donc sauver la galaxie… ou plutôt, effectuer des menus travaux aux quatre coins de l’univers !

Mon avis : 

Ce manga est dans ma PAL depuis décembre 2016, autant dire que j’ai vraiment, mais alors vraiment pris mon temps pour l’en sortir ! Il est pourtant présenté dans le sens occidental de la lecture, ce qui facilite grandement les choses pour le lecteur français, et est très coloré, au contraire des mangas les plus connus. Je trouve d’ailleurs que les couleurs très foncées peuvent surprendre les lecteurs, même si, dans le déroulement de l’histoire, ce choix se trouve judicieux – Cosmic girlz joue avec les codes.

Nous sommes en effet de prime abord dans u manga très traditionnel. il se passe dans un lycée, et Corona, l’héroïne, est extrêmement populaire. Déléguée de classe, elle veille sur tout et sur tout le monde, n’oubliant pas de porter elle-même ses devoirs à celle qui a été malade, préparant le spectacle de fin d’année, tentant de venir en aide à Luna, une jeune fille qui se met volontairement à l’écart et ne paraît pas en souffrir. Il faut dire que Luna partage avec le père et le petit frère de Corona une passion pour une série de science-fiction que la déléguée juge vieillotte. Aussi qu’elle n’est pas la surprise de la jeune fille quand elle découvre que cet univers existe réellement ! le manga croise ainsi l’univers du lycée, et celui de la science-fiction.

Autant vous dire que Corona est surprise, parce qu’elle ne s’attendait pas à ce qu’elle découvre : un instructeur immature, passionné de jeux vidéos – si je pouvais, je le qualifiera d’otaku, et une co-équipière qui ne fait que le strict minimum. Pour Corona, qui se donne à fond quelles que soient les activités, s’en est trop ! Elle va mettre de l’ordre à tout se gâchis, remotiver les troupes, et permettre à leur binôme de monter un peu dans le classement. plus facile à dire qu’à faire, surtout quand on découvre que les missions qui leur sont confiées ne sot pas si difficiles que cela – après tout, elles ne sont encore que des apprenties. Corona apprend cependant très vite à piloter très bien leur drôle de vaisseau.

Ce manga nous parle de la différence, bien sûr, du goût de l’effort, mais aussi de la nécessité de déléguer et de faire confiance aux autres si l’on souhaite qu’ils progressent vraiment : Corona apprend aussi de ses expériences, pour parodier un bulletin scolaire qu’elle pourrait recevoir, elle ne « se repose pas sur ses acquis ».

Mettrai-je (ou pas) presque deux ans pour trouver le tome  2 ? 

Artiste, un chef d’exception de Taro Samoyed

Présentation de l’éditeur :

Plongeur dans un grand restaurant parisien, Gilbert est quelqu’un de timide et réservé. S’il fait tout pour éviter de se faire remarquer, il semble cependant posséder un goût et un odorat particulièrement développés et des connaissances poussées en cuisine… Ces talents parviendront-ils à faire de lui un maître des saveurs ?

Merci à Netgalley et aux éditions Glénat pour ce partenariat.

Mon avis :

L’action a beau se dérouler dans un grand restaurant, j’ai eu du mal à me sentir à Paris dans les premières pages, peut-être parce que les mangas que j’ai lu qui avaient trait à l’art culinaire se situaient tous exclusivement  au Japon.
Pourtant, les prénoms des personnages étaient là pour me faire changer d’avis,même s’ils me semblaient plutôt hors du temps. J’ai même cru, à un moment que ce serait Marco le héros, je me suis trompé. J’espère revoir ce personnage dans la suite du roman. D’un autre côté, je me dis que l’apparition du véritable héros a été vraiment bien amené, puisque ce discret est resté dans l’ombre le plus longtemps possible.
Je ne connais pas les sources d’inspiration de l’auteur, cependant j’ai irrésistiblement pensé à Louis de Funès et à ses rôles dans Le grand restaurant ou l’Aile ou la cuisse – ma connaissance de ce dernier film m’a permis de me douter de certains ressorts de l’intrigue.
La dernière partie, qui quitte finalement le monde de la restauration pour nous entraîner dans un univers plus feutré, plus intimiste, est celle qui m’a davantage plu, avec cette logeuse atypique et ces deux chats. J’ai particulièrement aimé le soin apporté au décor de ces logements, légèrement hors du temps eux aussi.
Artiste est un manga avec des personnages aux personnalités bien distinctes, ce qui ne veut pas forcément dire qu’ils ont des personnalités bien affirmées – n’est-ce pas Gilbert ?