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Detective Conan, volume 3 de Gosho Aoyama

Mon avis :

Comme beaucoup de lecteurs, j’ai découvert ce manga par l’animé, même si je n’avais pas l’âge du public cible – ou comment partager quelque chose avec ses élèves.

Dans ce troisième tome (j’ai prêté le 2 cette année régulièrement), Conan, Ran et Mouri se retrouvent sur un bateau de croisière à la suite d’un concours de circonstances assez complexes. Surtout, cela ne fait pas plaisir à tout le monde : en effet, c’est un bateau de croisière privé, et le chef de famille déteste les détectives privés et les personnages qu’il soupçonne d’être des pique-assiettes. Si les tout nouveaux passagers appartiennent bien à la première catégorie, ce n’est pas le cas de la seconde. Pourtant, le bonheur devrait être au rendez-vous, parce que la petite fille vient de se marier, et j’ai appris ainsi que dans les grandes familles bourgeoises japonaises, le mari prend le nom de son épouse, et non l’inverse. On découvre aussi à cette occasion à quel point un seul être peut mettre à mal toute une famille. Je n’irai pas jusqu’à dire que la mort du patriarche soulage tout le monde, je dirai qu’il n’est pas beaucoup de personnes pour exprimer du chagrin. Las ! Alors que le coupable semblait avoir été trouvé, un nouveau meurtre est commis, puis une agression. Conan enquête, oui, et si le récit est une variation sur le thème du meurtre en chambre close, et autres Meurtre sur le Nil, il montre aussi les failles de la société japonaise, qui ne laisse pas l’individu s’épanouir, ou si peu.

Le second récit commence de manière plus légère, pour finir de manière poignante. Il n’est pas forcément de meurtres, de vol pour qu’une enquête ait lieu. Et l’on peut aussi démontrer à quel point se venger ne change rien, n’ôte rien à la douleur, sans pour autant montrer l’accomplissement de la vengeance. Oui, il est toujours possible de changer d’avis – heureusement.

Pendant ce temps, Ran a tout de même des doutes, Conan et ses déductions ont une forte tendance à lui rappeler quelqu’un. Autant dire que le jeune garçon a souvent très chaud et a la chance de pouvoir compter sur le professeur pour le tirer de ces mauvais pas.

 

L’atelier des sorciers, tome 4 de Kamome Shirahama

Présentation de l’éditeur :

Agathe s’est inscrite au deuxième examen du monde des sorciers qui lui permettra de pratiquer la magie en public. Kieffrey, Coco et les autres apprenties l’accompagnent sur place, mais la présence néfaste de la Confrérie du Capuchon va bientôt venir troubler le bon déroulement de l’épreuve…

Quel est le but de cette étrange organisation ?

Mon avis :

C’est avec plaisir, tant au point de vue de l’intrigue que du graphisme que j’ai lu ce quatrième tome – les dessins sont absolument superbes, ne ratez pas les décors, véritablement réussis, qui donnent envie de s’attarder sur les images.

L’intrigue pourrait paraître simple, dans ce quatrième tome : Agathe et Trice doivent passer le second examen du monde des sorciers. Quatre sont obligatoires, le cinquième, peu de magiciens le passent puisqu’il est destiné à obtenir le droit d’avoir des apprentis, bref, d’enseigner. Un troisième apprenti est présenté à l’examen. Non, pas Coco, ni une autre apprentie de Kieffrey, mais Yinny, nouveau personnage qui a déjà raté cet examen. Pourquoi ? Parce que son maître ne cesse de le dévaloriser, au lieu de l’aider à progresser. Par contraste, il montre à quel point Kieffrey, l’anticonformiste, est un pédagogue doué, qui souhaite uniquement amener ses élèves à trouver leur voie et à aller le plus loin possible sur cette voie. L’élitisme ? Non, ce n’est vraiment pas pour lui. A ce sujet, l’histoire de la ville de Romodon est exemplaire, et montre jusqu’où l’on peut aller au nom d’une soi-disant excellence. Fable ? Pas tant que cela : on peut constater, si l’on se tourne vers le passé, que ce postulat a conduit à sa perte des civilisations, ou , plus modestement, des institutions.

Si nous étions dans un manga ordinaire, tout se passerait presque bien. Passer un examen, quoi de plus banal ? Sauf que tout oppose Agathe et Trice : l’une est parfaitement dans la norme, l’autre veut s’écarter de la norme. Quant à la confrérie du Capuchon, je dirai simplement qu’elle n’y va pas de main morte pour parvenir à ses fins, nous offrant ainsi quelques unes des images les plus spectaculaires et les plus angoissantes aussi.

Un quatrième volume tout en tension, et un cinquième tome qui paraîtra le 2 octobre.

 

 

L’atelier des sorciers, tome 3 de Kamome Shimahara

Présentation de l’éditeur :

Pour sauver un jeune garçon, Coco a utilisé un sort pour transformer un rocher en sable. Mais catastrophe ! Son sort a eu bien plus de portée qu’elle ne le pensait, et tout le lit de la rivière s’est effondré en conséquence. Coco est accusée par la milice magique d’avoir eu recours à un sort interdit et condamnée à voir sa mémoire effacée. Elle est sur le point d’être bannie à jamais du monde des sorciers…

Mon avis :

Le tome 3 commence avec un suspense intense : comment sauver Coco ? La milice magique lui est tombée dessus, et elle a la fâcheuse tendance de respecter les règles à la lettre. Autant dire que maître Kieffrey doit user de tous les arguments à sa portée pour faire libérer Coco sans que sa mémoire en soit altérée. Oui, je spoile un peu parce que je vous parle là du tout début de ce manga, très prenant. J’ai vraiment été sous le charme de ses dessins, particulièrement soignés. Oui, ils sont toujours soignés, dans les moindres détails, et c’est en cela que ce manga est vraiment intéressant à lire. Bien sûr, parfois, les jeunes apprenties ont des expressions qui m’ont davantage rappelé des shojo plus « enfantins », cependant leur expressivité, le soin des détails sont rarement pris en défaut.

Détail du dessin, détail de l’intrigue, parce que les personnages ne sont pas forcément ce qu’ils paraissent être. Maître Kieffrey, par exemple, poursuit ses recherches pour trouver les magiciens dissidents, pour contrer leur sortilège, et ne s’en ouvre pas du tout à la milice magique, quitte à en payer personnellement les pots cassés, ou les conséquences physiques de ses tentatives pour les contrer. Pour l’instant, cette saga ne comporte que quatre tomes (le tome 5 n’est pas encore paru au Japon) et je me dis qu’il est vraiment très riche : on voit peu les ennemis, leurs apparitions n’en sont que plus parlantes.

D’ailleurs, qui sont vraiment les ennemis dans cette société très cloisonnée pour ne pas dire très sectaire ? Il ne fait pas bon n’avoir aucun pouvoir magique et vivre non loin des sorciers, il fait encore moins bon faire partie d’une famille de sorciers et avoir un handicap. Le jeune Tarta est ainsi atteint d’argentisme, ce qui fait qu’il ne peut distinguer les couleurs – le daltonisme adapté au monde magique. Il devra donc effectuer des tâches subalternes – pas question de préparer des potions puisque les poudres sont repérables à leurs couleurs, hors de question de les étiqueter, une personne malveillante pourrait ainsi les utiliser. Oui, pour citer le manga « Les sorciers sont intransigeants envers ceux qui sont différents. C’est l’un des nos mauvais côtés. » Les bons ne me semblent pas si nombreux, peut-être parce que le commun des mortels est tenu à l’écart de la magie, ne sait pas qu’elle n’est pas si facile que cela à créer, entretenir, et que les magiciens ont des préoccupations autres, parfois, que d’aider autrui. Ainsi, maître Kieffer aimerait être auprès de Coco, souffrante, plutôt que de continuer à aider les habitants de la ville alors que l’incendie est quasiment circonscrit.

Oui, la vie de sorcier est dure, et nous en apprenons un peu plus sur eux, en suivant le parcours de leur formation. Certains s’arrêtent en cours de route, parce que leur objectif est atteint, d’autres vont jusqu’au bout parce qu’ils souhaitent former une nouvelle génération de sorciers, comme maître Kieffrey. Quelle voie suivront ces quatre apprentie ? Et surtout, le pourront-elles ?

 

 

L’atelier des sorciers, tome 2 de Kamome Shirahama

Présentation de l’éditeur :

On naît sorcier, on ne le devient pas. C’est la règle. Pourtant, Kieffrey a pris Coco sous son aile et a fait d’elle sa disciple : d’humaine normale, la voilà devenue apprentie sorcière ! Kieffrey, Coco et ses trois camarades se sont rendus à Carn, petite ville de sorciers, pour acheter des fournitures magiques. Mais soudain, les quatre fillettes tombent dans un piège tendu par un mystérieux sorcier encapuchonné : elles sont coincées dans une dimension parallèle et doivent échapper à un dragon !

Mon avis :

Ce second tome aurait dû être relativement simple. Il s’agissait seulement, dans la plus pure tradition des histoires de sorcellerie, de se rendre à Carn et de faire le plein de fournitures magiques, comme toute apprentie qui se respecte avant une rentrée scolaire. Coco doit toujours essayer de parvenir à se faire accepter par ses nouvelles camarades de classe, et ce n’est pas gagné. Zas ! Elles ont un problème autrement plus grand que cela à résoudre : elles ont été envoyées dans une dimension parallèle et un dragon les pourchasse. Voilà pour la première partie de ce second tome, bien construite, et surtout, qui ne laisse pas traîner exagérément les intrigues.

Kieffrey, bien sûr, se pose encore et toujours des questions, parce que ce n’est pas arrivé comme cela ! Quel peut donc être ce mystérieux sorcier qui semble connaître et suivre Coco depuis son enfance ? Il n’en oublie pas cependant de leur donner des cours – il est un peu là pour cela, le beau gosse de la magie. Et là, boum, badaboum ! Un problème grave survient – encore un – qui leur permettra d’appliquer ce qu’elles ont appris, et surtout d’unir leur force, en faisant fi de leur opposition, pour le bien commun. Et comme une catastrophe, une vraie, ne survient jamais seule, le dénouement de ce second tome ne laisse rien présager de bon pour Coco.

 

L’atelier des sorciers, tome 1 de Kamome Shirahama

Présentation de l’éditeur :

Coco a toujours été fascinée par la magie. Hélas, seuls les sorciers peuvent pratiquer cet art et les élus sont choisis dès la naissance. Un jour, Kieffrey, un sorcier, arrive dans le village de la jeune fille. En l’espionnant, Coco comprend alors la véritable nature de la magie et se rappelle d’un livre de magie et d’un encrier qu’elle a achetés à un mystérieux inconnu quand elle était enfant. Elle s’exerce alors en cachette. Mais, dans son ignorance, Coco commet un acte tragique !
Dès lors, elle devient la disciple de Kieffrey et va découvrir un monde dont elle ne soupconnait pas l’existence !

Mon avis :

C’est par le plus grand des hasards que j’ai découvert cette série de manga. Je me suis plongée dedans,e t depuis, j’ai lu les trois premiers tomes, et réservé le quatrième à la bibliothèque. Coco est une tout jeune adolescente, presque encore une enfant, ordinaire. Dans un monde où la magie est importante, elle a découvert très tôt qu’elle n’était pas une magicienne. Un mystérieux inconnu lui permet pourtant d’acheter un livre de magie, un encrier. Non, ce n’est pas le début de l’aventure, elle commencera plus tard, quand Coco percera le secret le mieux gardé des magiciens et provoquera, bien malgré elle, un accident tragique, si tragique que même les magiciens présents ne peuvent y remédier.

Que faire, que faire ? Par chance, c’est le magicien Kieffrey qui est présent, et il n’est pas franchement dans les petits papiers de ses supérieurs. Il est même plutôt rebelle, le beau gosse. Il choisit donc de ne pas effacer la mémoire de Coco, et de la prendre comme apprentie, bien qu’elle ait largement passé l’âge d’être désignée comme telle. Oui, les mens in black sont passés par là, et les sorciers « neurolisent » à tour de bras pour cacher leurs petits secrets. Oui, il n’est pas bon que le commun des mortels en sache trop sur la magie, mais pourquoi ? Je pense que cela nous sera révélé au fil des tomes.

En attendant, Coco découvre sa nouvelle vie, fait connaissance avec les autres apprenties, qui ne voient pas vraiment son arrivée d’un bon œil. IL a suffi à Coco de provoquer une catastrophe et boum ! La voici apprentie, alors que les autres travaillent dur pour en arriver là. Les dessins sont particulièrement soignés, précis, riches, décor y compris, et ils m’ont vraiment donné envie de poursuivre l’aventure avec Coco et Agathe, aussi brune que l’autre est blonde.

 

Choubi Choubi tome 7 de Konami Kanata

Présentation de l’éditeur :

Ça y est, Choubi-Choubi est devenue un bon gros chat ronronnant. Elle a enfin atteint l’âge de raison et s’est forgée au fil des ans sa propre philosophie, ne pas trop s’activer et profiter d’une vie tranquille et douillette auprès d’une mamie sympa. Mais tout ceci est sans compter sur Chi le chaton et autres bestioles qui vont l’éloigner de sa confortable demeure. Alors pourquoi ne pas rejoindre cette minette bien dodue et vous relaxer auprès d’elle ?

Mon avis :

J’aime les chats, ce n’est pas un secret, et j’aime beaucoup le manga Choubi Choubi, qui met en scène une bonne grosse mémère. Ce septième tome nous offre à nouveau des scènes de la vie quotidienne, dont l’une, au moins, m’a franchement fait rire. Oui, mémé la cherche partout pour la nourrir, et trouble successivement le sommeil ou les activités de tous les chats du quartier. Mais où peut bien se cacher Choubi-Choubi ? Et bien… elle est accrochée au sac de croquettes ! Oui, la nourriture est très importante pour Choubi-Choubi, elle ne rate pas une occasion de manger, un peu ici, un peu là, de tester de nouveaux plats, et même de se rendre à la fête du mochi – à ses risques et périls, il faut bien le préciser.
Nous explorons à nouveau des situations type, comme la fête de Noël, ou  l’arrivée du printemps qui voit Choubi-Choubi se rêver en lutin. Le froid est là, aussi, et elle ne laisse pas de chercher à se réchauffer. Cela nous fait penser aussi que l’hiver est rude, pour les chats, et pour les personnages âgées. Heureusement, la solidarité féline est là, et la solidarité humaine aussi. Même si mémé vit seule avec sa grosse mémère, elle n’est jamais oubliée de ceux qui vivent non loin d’elle, et Choubi-Choubi non plus.
A ne pas rater non plus, la pochette surprise spécial chat est un cadeau très original, il suffit qu’elle soit adaptée à la taille d’une mémère.
Ce septième tome ravira les fans.

Choubi-Choubi, Mon chat pour la vie, tome 6 de Konami Kanata

Présentation de l’éditeur :

Ça y est, Choubi-Choubi est devenue un bon gros chat ronronnant. Elle a enfin atteint l’âge de raison et s’est forgée au fil des ans sa propre philosophie : surtout ne pas trop s’activer et profiter d’une vie tranquille et douillette auprès d’une mamie sympa. Mais tout ceci est sans compter sur Chi le chaton et autres bestioles qui vont l’éloigner de sa confortable demeure. Alors pourquoi ne pas rejoindre cette minette bien dodue et vous relaxer auprès d’elle ?

Mon avis :

Le volume 5 se terminait en hiver, le volume 6 commence au printemps. Il est question de pluie, beaucoup, les personnages sont souvent trempés mais savent faire bon usage de leurs parapluies. Nous avons l’automne aussi, et ses épouvantails, puis l’hiver revient. Choubi Choubi retrouve la neige, le nouvel an, le thon, gelé. Il est question d’écologie aussi, ou comment moin utiliser la table chauffante et préférer d’autres solutions pour se garder au chaud.

Nous retrouvons finalement assez peu d’animaux autre que l’héroïne dans ce sixième tome. Il faut attendre la fin du volume pour que la « bonne entente entre chien et chats » revienne, à l’occasion d’une niche occupée. La nature tient une plus grande place, avec tous ses bruits, les gouttes d’eau qui tombent ou le vent qui souffle. N’oublions pas les épouvantails aussi !

En toute saison, le ménage revient aussi – mémé ne laisse pas la maison à l’abandon, et dans le chapitre « Chat avisé craint mémé », Choubi-Choubi montre une forte ressemblance avec Lisette ! mémé est pourtant sensible au changement : voir la nouvelle télévision qu’elle a acquise, et qui ne fait pas le bonheur de notre bon gros chat ronronnant !