Archives

Eclat(s) d’âme de Yuki Kamatani

Présentation de l’éditeur :

Deux jours avant les vacances d’été, je crois que… je suis mort ». C’est ce qu’a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu’il était en train de regarder un vidéo porno gay dessus. La rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre. Tasuku, pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n’avait pas encore complètement conscience lui-même, mais aussi par peur du regard de la société. Pourtant, alors qu’il s’apprête à sauter dans le vide, il aperçoit, au loin, une mystérieuse silhouette de jeune femme qui le devance et… saute dans le vide ?! Intrigué, terrorisé, il s’élance vers l’endroit d’où elle a sauté. Il y découvre, stupéfait, que la jeune femme est encore en vie, et qu’elle est l’hôte d’une sorte de résidence associative, véritable safe space où se réunissent diverses personnes LGBT. De rencontre en rencontre, le jeune lycéen va apprendre à se connaître, à s’accepter, et trouver sa place dans le monde.

Mon avis :

Manga tendre et touchant.
Le héros se questionne – comme beaucoup d’adolescents, d’adultes – il se questionne, et est presque sur de la réponse : il ressent de l’attirance pour les garçons et ne sait pas comment vivre avec cela, comment le dire à ses proches. Et s’ils ne l’acceptaient pas ?
Il va faire une rencontre, et je ne dirai pas qu’elle changera sa vie, je dirai qu’elle lui permettra de rencontrer d’autres personnes qui sont dans son cas – qui se sont questionnés aussi. Certains ont franchi le pas, d’autres ont encore du mal à s’accepter, à le dire aux autres, mais au moins ils disposent d’un lieu, rencontrent des personnes avec lesquelles ils peuvent parler sans crainte, sans fard.
Les dessins sont aussi sensibles que l’intrigue.
J’ai très envie de poursuivre cette série.

Baby sitter, tome 1 d’Hari Tokeino

Présentation de l’éditeur :

Ryuichi et son petit frère Kotaro, qui est encore tout petit, ont perdu leurs parents dans un accident d’avion. Ils sont tous deux recueillis par la directrice de l’Académie Morinomiya, mais à une condition : que Ryuichi soit baby-sitter à la crèche de l’établissement ! Que va-t-il faire, confronté à de très énergiques bébés ?!

Mon avis :

Je poursuis les découvertes avec ce manga publié par les éditions Glénat et qui, si je ne me trompe pas, compte à ce jour sept tomes publiés en France. Ce manga est pour moi un mélange de douceurs et d’émotions. Ryuichi a des parents très bohèmes, ce qui fait que c’est plutôt lui qui élève son petit frère Kotaro que ses parents, souvent absents, jusqu’au jour où ses parents décèdent dans un accident d’avion. La directrice de l’Académie Morinomiya a perdu son fils et sa belle-fille dans le même accident : elle se propose de les accueillir, à condition que le jeune homme, qui a l’expérience des bébés avec son frère, devienne baby-sitter à la crèche de l’établissement.

Ryuichi se montre sans doute le plus investi des baby sitter, au point, le premier jour, de presque en oublier son petit frère, si discret, qui fait tout, finalement, pour ne pas gêner son grand frère. Certains le font par unique obligation, d’autres en profitent pour piquer un roupillon, un peu comme  M. Usaida. Ryuichi se retrouve aussi confronté à des parents particulièrement investis dans leur travail, au point que Kirin restera une semaine à la garderie sans voir sa mère, trop occupée par les répétitions de la pièce de théâtre du club, ou que les jumeaux Takuma et Kazuma voient plus souvent les films ou les publicités que fait leur père que leur père lui-même. Pour les petits, chaque jour est une aventure, et les promenades dans le parc, si le baby sitter manque de motivation, ressemble davantage à la sortie d’un troupeau de mouton. Non, je ne fais pas référence ici à la coiffure de la directrice.

Il est question aussi de deuil, de solitude, de la famille que l’on se crée, des amitiés que l’on parvient à nouer – ou pas, du travail scolaire que l’on fournit pour conserver son excellence, quitte à ne rien avoir à côté, comme Inomata. J’ajoute une mention spéciale pour le bonus final, en une adaptation très réussie du petit chaperon rouge, avec Kotaro en chaperon et madame la directrice en mère-grand qui pète le feu.

Princesse Sakura, tome 1 de Arina Tanemura

Présentation de l’éditeur :

Cette aventure prend place dans l’ère Heian (794 – 1185). La princesse Sakura est une jeune fille orpheline vivant dans un palais retiré au fin fond de la montagne. Ayant perdu ses parents ainsi que son frère, elle est entretenue financièrement par le prince Ora auquel elle est fiancée depuis le berceau. Mais alors qu’elle va atteindre ses 14 ans, un messager du prince Ora vient la chercher pour la ramener à la capitale en vue du mariage promis. Chérissant sa liberté, Sakura refuse ce mariage forcé, et décide de fuir par une nuit de pleine lune. Pourtant, depuis son enfance, on lui a inculqué que jamais elle ne devait sortir les nuits de pleine lune car un mystérieux secret pèse sur sa naissance ! Un démon immortel apparaît alors devant elle dans l’intention de la tuer.

Mon avis :

Encore un manga que j’ai découvert grâce à l’opération Reste chez toi avec un manga, parce que je ne serai pas spontanément allée vers lui : les princesses, même combattantes, ce n’est pas trop mon genre littéraire. Sakura est une orpheline, elle a été élevée pour épouser le prince Ora, qu’elle ne connait pas puisqu’il n’a jamais trouvé le temps de venir la voir. Elle n’a donc pas très envie de l’épouser et l’envoyé du prince a plutôt l’impression de se trouver face à un ours plutôt qu’à une douce princesse – la vie d’émissaire est parfois fort compliquée. Surtout, Sakura doit respecter un interdit : ne pas sortir les nuits de pleine lune. Mais il est comme tous les interdits : on a fortement envie de le transgresser. Sakura apprend ainsi sa vraie nature, celle de sa mère par la même occasion.

Alors…. il y a des combats, des retournements de situation, une alliance inattendue. Mais je n’ai pas été transportée plus que cela par les développements de l’intrigue. Même si Sakura se rebelle, même si elle doit faire avec « sa vraie nature », le moment que j’ai préféré se situe au tout début du roman :

Je suis venu chercher la future épouse de mon maître, je ne m’attendais pas à un ours enragé. Comment suis-je sensé annoncer cela ?

Même quand Sakura combattra, même quand elle devra se confronter à sa vraie nature et surtout, à ses peurs, je n’ai pas vraiment été séduite, ni n’ai eu envie de savoir comment l’intrigue allait évoluer, ne serait-ce que parce que j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages, y compris aux proches de Sakura, celles qui sont prêtes à l’aider quoi qu’il arrive. Il est curieux pour moi de constater, en rédigeant cet avis, que je serai bien en peine de me souvenir de leurs caractéristiques, qu’ils soient physiques ou moraux, des actions qu’elles ont accompli ou pas, tout est resté dans un certain flou narratif pour moi, alors que les fans de cette catégorie de manga devraient sans doute comprendre mieux que moi les particularités de ce manga.

 

My Fair Honey Boy, tome 1 de Junko Ike

Présentation de l’éditeur :

Avec My Fair Honey Boy, Junko Ike livre une œuvre décapante et bourrée d’énergie positive ! Tout en déconstruisant les stéréotypes de genre, elle signe son premier best-seller, qui ne manquera pas de vous arracher quelques fous rires. En plus de proposer un personnage masculin assez unique, la mangaka va également, tout au long de la série, mettre en scène des personnages féminins très variés, aussi bien en terme de physiques que de caractères.Mei Sengoku, présidente et capitaine du club de kendo, est particulièrement populaire ! Connue pour son calme légendaire, elle plaît autant aux filles qu’aux garçons. Mais son stoïcisme à toute épreuve pourrait bien être ébranlé par un certain Shirô Fuji : parce qu’il est très efféminé, tout le monde a tendance à penser qu’il est gay. Mais il n’en est rien ! Éperdument amoureux de Mei, il va un jour lui déclarer son amour… L’adolescente, prise au dépourvu, ne va pas savoir comment le repousser ! L’insistance attendrissante (et pas vraiment virile) du garçon viendra-t-elle à bout de la lycéenne ?!

Mon avis :

L’opération Reste chez toi avec un manga, ici, des éditions Ataka, me permet de découvrir en cette période de confinement des mangas vers lesquels je ne serai jamais allée. My Fair Honey Boy semble être un shojo – je dis bien semble. Nous sommes dans un établissement scolaire, et Sengoku a beaucoup de succès avec les filles – elle est une fille elle-même et doit à chaque fois expliquer qu’elle n’est pas intéressée. Attention ! Elle n’est pas homophobe, elle est hétéro, ce qui n’est pas du tout la même chose.

Et un jour… Fuji lui fait une déclaration. Sengoku, qui se fit aux apparences, croit que le garçon est gay, et lui répond ainsi :

– Désolée, Fuji, je suis une fille.
– Ben oui, je le vois bien, pardi.
Toi, par contre, c’est pas évident de le savoir.

Oui, Fuji est très très efféminée. Quatrième enfant de la fratrie, il a trois grandes sœurs, et sa mère, seule avec quatre enfants, a élevé le petit dernier comme ses trois sœurs – il sait donc coudre, cuisiner, n’aime pas vraiment le sport, et se retrouve parfois dans des situations désopilantes.

– Je te suis reconnaissant de m’avoir porté comme une princesse mais pour être honnête, j’étais super gêné. J’ai ma fierté d’homme quand même.

Je le dis, je le répète, il ne faut pas se fier aux apparences, et c’est là dessus que joue ce manga. Oui, on peut aimer porter des robes sans être une fille et sans être gay. Oui, on peut se porter au secours d’un ou plusieurs camarades et être une fille. On peut tomber amoureux d’une personne sans que cela soit réciproque, et l’on peut vouloir la séduire malgré tout – j’ai bien dit « séduire », pas harceler.

Je suis curieuse de savoir comment l’intrigue évoluera.

Capitaine Albator : Dimension voyage, tome 1 de Leiji Matsumoto et Kouiti Shimaboshi

Présentation de l’éditeur :

Il revient…!

On le dit hors-la-loi, traître, lâche ayant abandonné la Terre livrée à la corruption et à l’anarchie.
Alors qu’il est sans doute le seul espoir de l’humanité !
Le danger approche et un seul homme se dresse face à la menace sylvidre : Albator !

Mon avis :

Pourquoi ce manga ? Parce qu’Albator ! Le seul animé des années 80 que j’aurai envie de revoir (Candy très peu pour moi).
Alors oui, c’est une version moderne, mais l’esprit est toujours là, celui du capitaine et de son équipage, seuls contre tous ou presque.
Oui, nous sommes dans le futur, et pourtant, j’ai l’impression que la corruption et l’anarchie règnent déjà sur terre, que certains hommes politiques ont d’autres préoccupations que de s’occuper des problèmes urgents, pour ne pas dire des problèmes tout courts.
La violence est là, forcément ai-je envie de dire, et elle est là aussi pour montrer une volonté de sur-vivre.
Albator a trouvé une nouvelle recrue, qui partage les mêmes idéaux que lui et que son équipage, la même volonté de ne pas baisser les bras, de ne pas se reposer sur les autres pour y parvenir. Alors oui, c’est simplement le début de leurs aventures, mais il faut bien un début – fort – à tout.

Orange, tome 1 de Ichigo Takano

Présentation de l’éditeur :

Un matin, alors qu’elle se rend au lycée, Naho reçoit une drôle de lettre… une lettre du futur ! La jeune femme qu’elle est devenue dix ans plus tard, rongée par de nombreux remords, souhaite aider celle qu’elle était autrefois à ne pas faire les mêmes erreurs qu’elle. Aussi, elle a décrit, dans un long courrier, les évènements qui vont se dérouler dans la vie de Naho lors des prochains mois, lui indiquant même comment elle doit se comporter. Mais Naho, a bien du mal à y croire, à cette histoire… Et de toute façon, elle manque bien trop d’assurance en elle pour suivre certaines directives indiquées dans ce curieux courrier. Pour le moment, la seule chose dont elle est sûre, c’est que Kakeru, le nouvel élève de la classe, ne la laisse pas indifférent…

Mon avis ;

Attention ! Manga fortement émouvant, vous êtes prévenu.

En commençant à rédiger mon avis, je pense à cette question, qui était systématique de la part des journalistes quand ils interrogeaient une star d’âge mûr : si vous aviez la possibilité, est-ce que vous referiez tout ? Toutes ces artistes (oui, la question est souvent posée à des femmes) répondent alors d’un ton passionné : oui, tout. Pour ma part, il est des petites choses que je changerai – il vaut mieux vivre avec des remords qu’avec des regrets.

Or, Naho, seize ans, reçoit une lettre du futur. Elle a beau ne pas y croire au début, c’est pourtant bien la réalité : tout ce qui est écrit dans cette lettre s’accomplira au cours de la journée. Naho n’osera pas, cependant, obéir à son moi du futur, et commence déjà à se questionner sur les conséquences de ce qu’elle n’a pas osé faire. La clé est là. Naho n’ose pas. Elle a peur de déranger, peur d’avouer ses sentiments, peur de l’échec aussi. Pourtant, elle pense toujours aux autres avant de penser à elle-même, à leur bien être. S’immiscer dans leur vie, même pour les aider, même pour (se) faire plaisir, elle n’ose pas. Et les lettres qu’elle continue à recevoir de la Naho du futur lui montre l’étendue de ses regrets, qui l’étouffent littéralement. Au fur et à mesure de ce premier tome, nous comprendrons pourquoi le regret est si vif.

Alors, bien sûr, Naho peut se voir avec le recul du temps, se dire qu’elle aurait dû faire cela – mais sur l’instant, ce n’est pas facile, il faut du courage, il faut « y aller », oser – et j’ai beaucoup aimé le personnage de Suwa. Naho se rend compte, paradoxalement, qu’en croyant aider Kakeru, qu’en s’éclipsant parce que sa petite amie ne l’aimait pas, elle n’a pensé à ce que lui voulait vraiment. Cela m’a questionnée aussi sur ce qu’est une relation amoureuse toxique (à mes yeux). Non, il n’est pas normal qu’une petite amie refuse que son copain parle à une autre fille, non, il n’est pas normal qu’une camarade de classe n’ose pas parler à un garçon parce qu’il est en couple, et c’est bien qu’un des personnages (Suwa, donc) soulève la question.

Nous retrouvons aussi les personnages dans le présent (ou le futur, comme l’on veut) avec leurs rêves pas toujours réalisés, leurs regrets, aussi, encore. Ils sont confrontés à leur moi du passé, une lettre qu’ils avaient écrite et qui exprimait ce qu’ils désiraient devenir. Le jeu entre les deux espace/temps est vraiment réussi – mais tout, dans ce manga, est vraiment réussi.

Une saga que je poursuivrai après le confinement.

Waiting fort spring d’Anashin

édition Pika – 191 pages

Présentation de l’éditeur :

Mitsuki Haruno a du mal à aller vers les autres, mais elle a décidé de prendre un nouveau départ en entrant au lycée. Pourtant, malgré ses efforts, elle n’arrive pas à se faire des amis aussi vite qu’elle le voudrait. Tandis qu’elle commence à désespérer, voilà qu’elle tombe sur les quatre membres les plus populaires du club de basket dans le café où elle travaille…

Mon avis :

Livre llu le 17 avril dans le cadre de l’opération Reste chez toi avec un manga des éditions Pika.
J’ai envie d’ajouter : chroniqué le 19 avec un peu de retard (je lis énormément de manga en ce moment, pour ne pas dire que je ne lis que cela). Waiting fort springs est un manga mignon, qui semble presque classique au début. J’insiste sur le « presque » parce que nous avons une jeune lycéenne qui s’est fixé un but, se faire des amis dans son nouveau lycée. Ce n’est pas facile, même si quatre membres les plus populaires du lycée viennent dans le café où elle travaille, tout en lui précisant qu’elle doit garder le secret : en effet, ils ne tiennent pas à être harcelés par leurs fans, avoir un lieu où l’on peut être tranquilles, décontractés, cela fait du bien aussi. J’ajoute qu’ils n’ont pas le droit d’avoir de petites amies à cause de problèmes que cela peut soulever (et c’est déjà arrivé au club). Bref, un lycée strict, et un questionnement aussi sur ce que l’on est prêt à faire pour avoir des ami(e)s. En effet, Mitsuki est prête à s’éloigner d’un des garçons, avec lequel elle s’entend bien, pour garder sa seule amie, quitte à lui mentir : Si tu as besoin de rester loin de nous pour te rapprocher d’elle, tu crois vraiment que c’est une amie ? La réponse est non, mais comme la jeune fille est réellement une amie, les événements évolueront normalement, si j’ose dire. Mitsuki reste tout de même dans le souvenir de celle qui fut sa première et grande amie : Aya. Sa réapparition à la fin du tome 1 est pour le moins surprenante, et donne envie de savoir comment la situation évoluera dans la suite de la série.

Made in Heaven d’Ako Shimaki

Présentation de l’éditeur :

Dans une vie antérieure, Atsurô Nogi était un moine bouddhiste, et il avait juré de rester vierge toute sa vie. Mais est-il destiné aux mêmes choix tout au long de ses réincarnations ?! Quoi qu’il en soit, de nos jours, le voilà devenu mangaka. Et malgré son pucelage, il affirme pouvoir dessiner n’importe quelle scène de sexe ! Gra?ce à ses talents, bien qu’auteur débutant, il se retrouve en charge d’une nouvelle série au sein du prestigieux Weekly Shônen Gump ! C’est alors que Kanade, jeune femme à la très (très très) forte poitrine, devient son assistante. D’abord hypnotisé par les attributs de la demoiselle, il réalise très vite que pour pouvoir dessiner de voluptueux mamelons bien réalistes, il va devoir en palper avant… Tout cela par pur professionnalisme, bien évidemment ! il lui demande alors l’autorisation de la tripoter… comment réagira-t-elle ?

Mon avis :

J’ai lu ce livre avec l’opération Reste chez toi avec un manga des éditions Akata et je dois dire que son résumé est sans doute le plus abracadabrant que j’ai lu. Songez donc : nous avons un jeune mangaka, encore en formation, qui prend en charge une nouvelle série. Bien. La difficulté est qu’il doit dessiner des scènes de sexe, lui qui a décidé de rester vierge (les filles, aucun intérêt, les garçons, non plus). Non seulement il reçoit l’aide pour son travail d’une assistante fortement gâtée par la nature, mais il découvre qu’ils se sont déjà côtoyés dans une vie antérieure, et c’est cette histoire qu’il raconte dans son manga.

Compliqué ? Non, mais le pauvre Atsurô Nogi se demande s’il doit ou non céder à la tentation, toucher juste un peu, aller plus loin. L’un de ses amis, par contre, a une idée très précise : oui Atsurô Nogi doit aller plus loin, mais avec lui. Un ménage à trois ? Pas tout à fait, mais certaines scènes du manga, ou du passé comme on voudra, sont très explicites sur les désirs des deux garçons, ceux de Kanade sont un peu mis de côté – oui, son consentement n’est pas vraiment au coeur d’une des scènes, quiproquo très (trop ?) fréquent dans la littérature, même si l’on a plutôt l’habitude qu’un garçon prenne, dans le noir, une fille pour une autre, et non une fille pour un garçon. Et non, ce n’est pas du tout un compliment d’avoir confondu ses seins avec les fesses d’un garçon (mais alors pas du tout, du tout, du tout). Ne venez pas me dire que le consentement, on s’en moque, non, ni dans un roman, ni dans un manga.

Un manga que je n’aurai certainement jamais connu sans le confinement….

Dr Slump, tome 1 : La naissance d’Aralé d’Akira Toriyama

Edition Glénat – 246 pages

Présentation de l’éditeur :

Au village Pingouin, le Dr Slump a fabriqué un robot, Aralé, et lui adonné l’apparence d’une petite fille.
Celle-ci va découvrir le monde qui l’entoure avec une naïveté déconcertante. Les personnages qui vont faire sa connaissance auront parfois bien du mal à la suivre…

Mon avis :

Je le répète : lire et écrire des avis, en ce moment n’est pas forcément facile, je profite donc de l’opération Reste chez toi avec un manga avec plaisir. Aujourd’hui, j’ai lu et chroniqué dans la foulée Docteur Slump, publié aux éditions Glénat, manga qui se veut tout public – le docteur le répète assez, il y a de jeunes lecteurs qui lisent ce manga, il faut donc faire très attention à ce que l’on dit, écrit et dessine.

Ce docteur a crée une androïde à l’apparence d’une petite fille, et il l’envoie au collège dans le but de vérifier si son invention est parfaite – ou non. Il n’avait pas prévu la longue liste de catastrophes qu’elle provoquerait. Soyons juste : le docteur est tout à fait capable, obsédé qu’il est par la gente féminine, d’en provoquer de son côté. Aralé se montre curieuse de tout, notamment des différences que les autres constatent entre elle et eux (elle n’a pas de nombril !) ou encore des divers clubs et activités qui sont proposés par l’école. Dire qu’elle met de l’animation dans le village Pingouin, c’est vraiment peu dire. Même les policiers font tout pour l’éviter, y compris griller un feu rouge – dans un manga en noir et blanc, cela ne se voit pas de toute façon. Oui, j’ai aimé aussi cette distance qui crée de l’humour, l’auteur ne perd pas de vue le fait que nous sommes dans un manga, un manga humoristique, et que tout est permis, ou presque, et il en joue, entre humour parfois lourd et sens de l’absurde. Si vous êtes un « méchont » (oui, Aralé commence seulement à parler correctement) et que vous agissez comme tel, gare à vous : Aralé ne contrôle pas sa force.

 

Touch, tome 1 de Mitsuru Adachi

Présentation de l’éditeur :

Tatsuya et Kazuya Uesugi sont des frères jumeaux. Tatsuya , l’aîné est d’une nature optimiste, mais ne connait pas le sens du mot « efforts ». Au contraire Kazuya, le cadet, ne ménage pas les siens. Ses résultats scolaires sont excellents, et il est en plus l’as du base-ball du collège Meisei.
Et puis, il y a leur voisine : la belle et rayonnante Minami Asakura. Nos trois héros ont rapidement grandi, profitant d’une maison de jeu construite par les deux familles sur une partie commune.

Le temps passant, la maison de jeu est devenue une salle d’étude, tandis que les années ont vu arriver de légers changements. Maintenant, tout le monde pense que Tatsuya et Minami ne sont des amis d’enfance, mais il y a forcément quelque chose entre la jeune fille et Kazuya.

Mon avis :

Lu dans le cadre de l’opération Reste chez toi avec un manga des éditions Glénat.

Je pense être une des rares personnes de ma génération à ne pas connaître l’animé qui est tiré de ce manga – avantage, je n’ai pas eu de mal avec les noms japonais, francisé pour l’animé. En effet, cette série était diffusée sur France 5, et dans le petit village où je vivais (où je vis toujours, d’ailleurs) nous ne captions pas la 5, ni la 6, et il a fallu de longues années pour que cela change. Je découvre donc ce manga, qui parle de sport mais aussi de gémellité.

Distinguer les deux frères n’est pas facile, si ce n’est que des places leur ont été assignés. L’aîné ne réussit pas grand chose, alors que le cadet est le frère, le fils, l’ami, le sportif, le collégien parfait – au point que lui seul reconnaît des qualités à son frère, et un seul défaut, celui de ne pas être persévérant.

Je n’ai pas été charmée, intéressée, le graphisme m’a rappelé celui des premiers animés japonais programmés en France. L’intrigue, qui ne décolle pas vraiment, m’a à moitié intéressée, parce que l’aboutissement de la traditionnelle rivalité entre jumeaux finit trop souvent de la même façon (je n’ai lu que le tome 1, je ne sais donc pas si j’ai raison ou tort).

Il est aussi beaucoup question de sport, d’entrainement, de rigueur, de la nécessité aussi d’obtenir des résultats, de gagner, de faire gagner son équipe. Bref, un sujet qui ne me concerne pas vraiment. Cependant, le confinement aura eu un avantage : me faire découvrir beaucoup de mangas.