Archive | février 2020

Ron-ron, ça tourne ! de Gérard Chevalier

Présentation de l’éditeur :

Rose me fait tourner en bourrique, un comble pour une chatte géniale comme moi ! Rose est le bébé de mes bipèdes, Catherine et Erwan, j’assure sa garde et son éducation.
Aussi quand le commissaire Yvon, notre ami, vient me solliciter pour participer à une enquête sur le décès d’une actrice en plein tournage, c’est l’occasion pour moi de prendre des vacances.
Je découvre l’équipe du film à la sortie de sa garde à vue. Quel monde de tordus ! Enfin… pas tous. Et puis je fais la connaissance d’Hector, un chien Saint-Hubert exceptionnel. Il est le fidèle compagnon un peu décrépi du comte Guerrouane de Pennec, vivant au manoir de Kerpennadec. Un vieux noble avec de la thune ne peut pas être complètement mauvais…

Mon avis :

Chère Catia,

j’espère que tu vas bien et que tu es remise de tes émotions pour ta deuxième enquête. partir loin de chez soi, loin des siens, même en compagnie de proches amis, c’est compliqué. Fort heureusement, tu as pu faire la connaissance d’un ami sincère, Hector, chien de Saint-Hubert de son état que, je te rassure, tu seras amené à retrouver dans une prochaine aventure. Un être aussi sympathique ne pouvait être ton compagnon dans un seul et unique volume.
Il faut dire que le contraste est grand entre le charme désuet des lieux, des châtelains, absolument exquis, et la modernité, voire la crudité de langage de certains techniciens. Si j’ajoute à cela qu’il en est pour ne pas apprécier à sa juste mesure la gente féline, je me dis que ton séjour n’a pas été de tout repos.
Heureusement, tu pouvais compter sur tes amis, sur Juliette, notamment – et les enquêteurs pouvaient compter sur elle aussi.
Rien ne fut simple dans ce milieu cinématographique assez pourri, il faut bien le dire, où il en est pour profiter de tous les avantages de leur position, sans que (presque) personne ne trouve à redire, et c’est bien dommage.
Heureusement (oui, il est des moments heureux) même si ton éditeur t’a imposé un scripteur humain, ils t’ont laissé relativement libre de garder « ton » style, ta griffe, si j’ose dire. Il ne fait pas bon censurer les félins.
Je te quitte sur ces quelques mots, et te souhaite encore beaucoup de belles enquêtes.
Sharon.

Miaou, bordel ! de Gérard Chevalier

édition Palémon – 192 pages

Présentation de l’éditeur :

Catia, minette quimpéroise « surdouée », mène l’enquête en assistant son maître, journaliste d’investigation, dans ses recherches.
Elle maîtrise le langage humain dans ses nuances les plus intimes et emploie parfois des termes fleuris pour juger les comportements des « bipèdes ».

Mon avis :

Ceci est le premier tome des enquêtes de Catia, chat policier presque malgré elle – il faut bien aider les forces de police ! Surtout, il faut bien faire bénéficier de ses dons extraordinaires son maître, Erwann, qui a dû quitter la police à la suite d’un scandale dont il n’était pas responsable – ou comment se débarrasser de quelqu’un qui se met à fouiller là où il ne fallait pas. Devenu journaliste, il est cependant rester en lien avec Yvon, et ils ont bien l’intention tous les deux de faire tomber ceux qui continuent à traficoter en toute impunité. Vaste programme, surtout que, du côté « policier pas très honnête », on n’a pas l’intention de se laisser faire. Au contraire, tout est mis en oeuvre pour découvrir ce qu’Erwann a pu trouver.

Catia a des facultés que d’autres n’ont pas : elle comprend le langage humain (note : beaucoup de chats aussi, sauf qu’ils se gardent bien de nous le faire savoir) et sait même se servir d’un ordinateur pour communiquer. Reste à le faire comprendre à « son » humain, sans que celui-ci ne tourne de l’oeil, ce qui n’est pas le plus facile dans cette intrigue. Je ne passerai pas sous silence les libertés qu’elle prend avec la langue française, ni les tourments qu’a subi l’auteur chargé de mettre en forme les écrits de Catia, j’ai nommé Gérard Chevalier – l’entente entre eux deux ne semble pas vraiment au beau fixe !

Qu’à cela ne tienne ! Alors que la vie sentimentale d’Erwan et celle d’Yvon se révèlent mouvementées (ils finiront cependant par retomber sur leurs pattes), l’enquête continue, ce qui permettra à Catia de s’aventurer en dehors de son cocon, et de rencontrer des humains, certains très sympathiques, d’autres pas du tout, et même un compère félin très mal en point.

Miaou, bordel ! ou le cri de guerre de Catia, est un roman policier drôle et sympathique.

Trouille Académie – La Boîte maléfique par Bertrand Puard

édition Poulpe fictions – 168 pages.

Présentation de l’éditeur :

Dans une vieille malle du grenier, Emma trouve une drôle de poupée dans un coffret ouvragé. Que fait-elle là ? Et surtout, pourquoi lui ressemble-t-elle tant ? Intrigué, la jeune fille la rapporte dans sa chambre. Mais bientôt une voix sinistre s’insinue dans ses pensées et une ombre menaçante pèse sur ses proches… Convaincue d’avoir affaire à un jouet maléfique, Emma saura-t-elle se libérer de son emprise ?

Merci à Netgalley et aux éditions Poulpe fictions pour ce partenariat.

Mon avis :

Je dois dire que c’est la première fois que je ne suis pas totalement séduite par un livre édité par Poulpe fictions – et pourtant, j’en ai lu, des livres publiés par cette maison d’édition.
Pourquoi donc ? Tout avait pourtant bien commencé. Ce livre d’horreur pour enfants (non, je n’ai pas inventé cette catégorie) revisitait pourtant des thèmes classiques : la poupée maléfique, la fête foraine hantée (ou pas). Il était à la fois ancré dans le réel et intemporel : Emma est la descendante de riches industriels, qui, grâce à leur usine, font vivre toute la commune, et ont ainsi le droit de faire ce qu’ils veulent ou presque. Note perso : et aussi le droit, pour les habitants, de ne pas envisager une autre orientation professionnelle que travailler dans cette usine. Aussi, Emma ne fréquente pas le collège de la ville – pas question de se mêler au petit peuple (oui, encore une tranche de réel), ses amies non plus – vive les cours à domicile, qui, en plus, permettent à Emma de prendre des cours de golf, sport dans lequel son père entend bien la voir exceller. J’ajoute que presque tout le monde se montre très obséquieux avec ce bon monsieur Salpêtre, et que son personnage m’a rappelé celui de Guillaume Daubray-Lacaze, joué par Louis de Funès dans la Zizanie, ce patron à qui personne ne peut rien refuser.
Puis, j’ai un peu décroché, parce que, justement, je me sentais un peu hors de notre temps., Le fantastique a fait irruption aussi, entraînant quelques catastrophes, dont les blessures du boulanger ou du professeur de golf, deux personnages qui n’ont rien fait de mal. Et c’est justement ce qui me dérange, c’est que toutes les personnes blessées à cause de la magie mise en oeuvre dans l’histoire n’ont rien à voir avec le mal initial qui a été fait, qui était grand, et qui a encore de lourdes conséquences au moment du récit. Emma, après avoir subi bien des épreuves (et remercions au passage papa qui l’a bien préparée sans le lui dire explicitement), posera d’ailleurs directement la question : « Pourquoi m’avoir jeté un sort avec cette poupée, à moi qui ne vous ai rien fait ? » J’ai toujours du mal avec cette thématique de l’innocent sur lequel la personne, qui a des reproches légitimes à adresser à son père, se venge pour faire souffrir le responsable de ses malheurs. Quant à la réponse « tu sortiras grandie, tu verras« , c’est tout de même un peu facile. Oui, les épreuves font grandir, c’est ce que les adultes répètent aux enfants depuis des générations. Certes. Cependant, la vie est assez chargée d’épreuves sans qu’on en rajoute.
Reste, heureusement, Claude Dieuleveut (je ne peux pas m’empêcher de penser à Philippe quand j’entends ce nom de famille), professeur de la Trouille Académie, et les précieux adjuvants qu’il envoie pour soutenir Emma, j’ai nommé Mina et Mariana.

Trouille académie : l’école de toutes les peurs de Bertrand Puard

Présentation de l’éditeur :

Il se passe des choses étranges au collège de Victor et Leïla : des voix dans les murs, des créatures terrifiantes qui rôdent dans les couloirs une fois la nuit tombée… Et ce n’est pas tout : un garçon que personne ne connaît est apparu sur leur photo de classe ! Décidés à découvrir ce qui se trame, les deux amis vont devoir affronter leurs plus grandes peurs !

Merci à Poulpe fictions (j’adore le poulpe) et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Je vais me faire une joie de partager ce titre avec mes élèves. Si, si. Premier tome d’une série, la trouille académie ouvre ses portes, et si les enseignants sont aussi perchés que ceux d’autres académies très célèbres (et que mes élèves actuels sont trop jeunes pour avoir connu), ils ont un objectif plus louable : Il ne faut jamais accepter d’avoir peur et toujours se rebeller ! Contre toutes les situations injustes, et surtout contre ceux qui nous les font subir….
Oui, il ne s’agit pas ici de lister des phobies, mais de prendre le taureau par les cornes, et se rebeller. Note perso : nous vivons dans une société qui a peur, nous vivons avec des gens qui veulent nous terroriser et nous forcer à vivre autrement. IL est bon de commencer tôt à parler de surmonter ses peurs que je qualifierai de « sociale ». Peurs et lutte contre cette peur qui évolue en même temps que notre société.
En effet, comment en est-on arrivé là ? Nous commencions par une histoire des plus ordinaires : une rentrée en sixième, une photo de classe, et un élève mystérieux qui est en photo dessus. Comment est-il arrivé là ? Et surtout, comment a-t-il fait disparaître l’élève dont il a pris la place ? Certes, cet élève est fort peu sympathique, lui qui a une forte tendance à s’en prendre à son souffre douleur attitré, ce n’est pas une raison pour le faire disparaître de la photo – ne le faire disparaître tout court, ce qui ne manque pas de survenir.
Victor et Leïla vont donc mener l’enquête. Ils sont tous les deux issus d’une famille décomposée : Leïla est élevée par un père seul, Victor aussi, sa mère ayant fondé une nouvelle famille « ailleurs ». N’allez pas croire cependant que leurs pères soient laxistes : Odin, le père de Victor, impose des règles pleines de bons sens (un cas rare pour un magicien professionnel) et entend bien faire respecter ses règles ! Comme dans les bons vieux romans pour la jeunesse, Victor et Leïla doivent donc trouver des parades quand ils veulent enquêter en dehors des heures ouvrées.
Ce qu’ils découvrent ? Il faut d’abord se plonger dans le passé, une époque où, quand on était différent, pas assez costaud, pas assez dans les normes, on était harcelé, avec la bénédiction de la plupart des professeurs, et même de ses parents. Oui, c’est possible, et si j’ose croire que les temps ont changé, j’espère fortement avoir raison. Victor et Leïla découvriront bien d’autres choses, qui permettront à cette histoire – à ces histoires – de se terminer, pas forcément de la façon dont on aurait pu le penser. Malgré le passé, il est important de penser que l’on peut changer, et surtout, faire changer les comportements d’autrui.

La fille qui avait de la neige dans les cheveux de Ninni Schulman

Présentation de l’éditeur :

De retour dans sa ville natale après son divorce, Madga décroche un poste au journal local. Entre fermetures d’écoles et expositions canines, il ne se passe pas grand-chose, à Hagfors. Quand Hedda, 16 ans, est portée disparue, Magda s’empare de l’affaire.

Mon avis :

La fille qui avait de la neige dans les cheveux. Un livre qui était dans ma PAL depuis à peu près quatre ans, voir plus. Un livre que j’avais déjà tenté de lire, puis reposer, avant de me dire, que là, il faudrait peut-être que je l’en sorte enfin, de ma PAL. Je l’avais acheté à cause de ce titre énigmatique, je l’avais acheté aussi parce que je lis beaucoup de romans policiers suédois, et que cela me fait une autrice de plus découverte.
Ce qui fait l’originalité première de ce polar est que l’héroïne, Magdalena dite Magda ou Maggie (pour les vraiment très intimes) est journaliste. Après son divorce, elle a pris son fils sous le bras et est retournée dans sa ville natale. Elle travaille donc pour le journal local, et tant pis si les articles qu’elle rédige ne sont pas vraiment sur des sujets très folichons – une exposition de peinture, par exemple. Ayant très bien su gérer son argent, elle a pu s’acheter une maison – et tant pis si cela ne plaît pas à tout le monde. Son ex-mari, déjà remarié, futur père d’un second enfant, n’a pas très bien pris l’éloignement de son ex-femme, lui qui aurait voulu s’impliquer davantage dans la vie de leur fils, qui aurait même voulu la garde alternée – ce qui est impossible vu la distance. Il accueille néanmoins Nils un week-end sur deux, Nils ayant fait le trajet de quatre heures en bus. Nils a été adopté, on le sait brièvement au début du livre. A aucun moment Magda ne voit Nils autrement que comme son fils – un net progrès, par rapport à des ouvrages où le mot « adoptif » est toujours mis. Pour dire quoi ? Non, si quelqu’un est bien incapable de voir les liens entre Magda et son fils, c’est bien la personne qui la menacera et traitera Nils de « chinetoque ».
Oui, être journaliste, c’est risqué, même si la police ne démérite pas dans cet ouvrage. Elle est simplement débordée, entre les vols, dont on parle peu mais sur lesquels il faut bien enquêter, la disparition d’une jeune fille de seize ans et le meurtre d’une autre toute jeune fille, retrouvée nue dans une cave. Qui est-elle ? Et qu’est devenue Hedda ?
La famille, ou plutôt les familles sont au coeur de ce roman, ainsi que l’égalité homme/femme. Christian, commissaire adjoint, et ami d’enfance de Madgalena, est célibataire ; il admet lui même rêver sa vie sentimentale plutôt que de la vivre. Ses parents ? Sa mère voit à quel point la vie de sa fille Tina et de son gendre est difficile, entre travail et enfants. Elle s’interroge aussi sur ce « besoin » d’égalité, elle qui pense (encore) que certaines tâches sont réservées aux femmes, et d’autres aux hommes. Petra, policière elle aussi, vit un partage des tâches presque théorique : son mari, depuis le début de cette enquête qui les nerfs de Petra à rude épreuve, est celui qui accomplit le plus de tâches ménagères, au point que c’est lui qui craque. De plus, leur fille Nellie se comporte d’étrange façon, ce qui est trop pour Petra. Quant elle saura pourquoi, eh bien, c’est elle qui sera soulagée, et c’est son mari qui aura plus de mal à l’être. Il est facile d’être ouvert d’esprit tant que l’on n’est pas concerné par le sujet.
S’il en est d’autres qui ne trouveront jamais l’apaisement, ce sont les parents d’Hedda. Si son père craignait au départ que l’on s’aperçoive qu’ils ne formaient pas la famille modèle qu’ils paraissaient être, il doit surtout se rendre compte qu’il ne savait rien de sa fille, qu’il ne s’était aperçu de rien – et que celle-ci en avait souffert.
Combien de famille semble seulement heureuse ? Petra, Madga, le diront : connaissons-nous vraiment ceux qui nous entourent ? Soupçonnons-nous véritablement les horreurs qui peuvent être commises tout prêt de nous ? Et au nom de quoi ? Magda se met en danger pour son métier, mais elle veille à protéger son fils de son mieux : prévenir la police est toujours LA bonne solution.
La fille qui avait de la neige dans les cheveux, un polar plus prenant que je ne l’aurai cru.

Un petit quelque chose en plus de Sandy Hall

Présentation de l’éditeur :

Tout le monde sait que le courant passe entre Lea, une timide maladive, et Gabe, un garçon mystérieux. Quatorze personnes racontent l’histoire, comme le chauffeur du bus, la serveuse du restaurant où Gabe et Lea mangent, même un écureuil dans le parc.

Mon avis :

Ce livre, d’après Livraddict, existe avec deux couvertures, une bleue, une rose, cela « tombe » bien, entre deux lectures très noires : j’ai la rose. J’avais gagné ce livre lors d’un concours organisé par Mutinelle.

Un petit quelque chose en plus est un roman heureux, mais pas un roman niais, ce qui est assez rare, finalement. Il est aussi un roman choral, avec une pincée de fantastique aussi. Tous savent mieux que Léa et Gabe qu’ils sont amoureux, mais ils sont aussi trop timides, trop pudiques, trop maladroit aussi pour se le dire. Pourquoi fantastique ? Ah oui : même le banc et l’écureuil ont la parole, l’un, qui se plaint du manque d’attention de ceux qui s’assoient sur lui, l’autre, parce qu’il apprécie d’avoir des personnes qui lui parlent (si, si : encore un point commun entre Gabe et Léa).

Ce sont des jeunes gens normaux, ils suivent des études qui leur conviennent plus ou moins, sans sécher les cours. Ils ont des amies, des personnes qu’ils apprécient moins – la vie, enfin. Une vie, et des accidents de la vie dont ils n’ont pas forcément envie de parler – parce que cela ne les définit pas nécessairement. Accepter ce que l’on est devenu, accepter ce que l’on a perdu n’est pas toujours facile.

J’ai l’air sombre en parlant ainsi. Il faut se rendre compte que, si le roman est rempli de personnes bienveillantes, ou de personnes légèrement agacées par ces deux amoureux inconscients d’être amoureux l’un de l’autre, ce sont surtout des personnes qui n’ont pas souvent l’occasion de voir des personnes heureuses ou même d’avoir le temps de regarder autour de soir : les cadences de travail sont soutenues, pour ceux qui sont obligés d’accomplir des métiers peu gratifiants.

Oui, Gabe et Léa prennent leur temps, ce qui ne les empêchent pas de s’amuser, ce qui, dans ce roman, ne signifie pas se jeter dans les bras du premier venu et/ou d’enchaîner les conquêtes : chercher à tout prix à être deux n’est pas une fin en soi. Puis, Léa comme Gabe peut compter sur ses amis, surtout Danny, meilleur ami et gay. J’ai failli dire « l’inévitable meilleur ami gay », comme on le voit très souvent dans les comédies américaines. Oui, mais la professeure d’écriture créative est mariée à une femme, et personne ne s’en soucie. Ouf. Je regrette d’ailleurs, qu’en fac de lettres il n’existe pas (à ma connaissance du moins) des cours d’écriture créative. Décortiquer les textes des autres, c’est bien. Ecrire les siens, c’est tout de même mieux.

L’Amérique n’est pas la France, et en France, on oublie trop souvent à quel point les études peuvent coûter cher de ce côté de l’Atlantique. On oublie aussi que la sécurité sociale n’existe pas, et que les assurances ne font pas tout : l’accident de Gabe a contraint ses parents à prendre une seconde hypothèque sur leur maison.

Un petit quelque chose en plus – un roman heureux mais pas tout rose.

Les enquêtes du commissaire Léon, tome 5 et tome 6 : Clair de lune à Montmartre et le fantôme de Fellini de Nadine Monfils

Présentation de l’éditeur :

Tu parles d’une maison de repos… De repos éternel, oui ! Juste en face du cimetière de Montmartre, avec une vue imprenable sur l’avenir. « Au Clair de lune », les pensionnaires devraient vivre une retraite bien méritée : pas la mort en bas d’un escalier, la tête dans un pot de fleurs ! À l’enterrement de Mémé Pigeons, ex-pilier de comptoir du Colibri, le commissaire Léon flaire le sac de noeuds de vipères. Et ce n’est que le début d’une longue série. Mais si cette pétée de Ginette, la mère du commissaire, s’en mêle, c’est la cata !

Mon avis :

J’ai lu Clair de lune à Montmartre dans le train qui m’emmenait à Paris pour voir Montmartre. Logique, pratique.
L’enquête n’est pas de tout repos pour le commissaire, qui doit découvrir qui assassine les pensionnaires d’une maison de retraite, certains plus attachants que d’autres. Il reçoit l’aide inattendue et pas vraiment voulue de sa mère, qui se fait fort de devenir pensionnaire de cette maison de retraite pas vraiment accueillante et d’aider son fils unique à démasquer le coupable. Il faudrait, en même temps que le fils entre dans la police, assurer aussi un statut à part à la mère de celui-ci, qui ne ménage pas sa peine et ne manque surtout pas d’idées pour démasquer le meurtrier. Je n’oublie pas Babelutte, qui vit des moments particulièrement difficiles depuis que le commissaire a développé une passion pour le tricot.
Si l’enquête est saignante, à tout point de vue, la vue de Montmartre est magnifique.J’ai aimé m’y promener à travers ces pages comme je m’y suis promenée dans la réalité. J’ai donc enchaîné avec le tome suivant Le fantôme de Fellini

Voici le résumé : Jeannot, le patron du Colibri, bistrot montmartrois, a gagné un voyage pour 6 personnes à Rome. Évidemment, tout ne se passera pas comme prévu… Une bonne dose d’exotisme teintée d’humour noir et de suspense.

Mon avis : Combien de fois faudra-t-il le dire ? Un policier ne doit jamais partir en vacances, ja-mais. Même quand il est invité par ses meilleurs amis. Même quand il s’agit de visiter la ville éternelle en plein jubilée. Même quand on part sur les traces de Gelsomina. Ja-mais vous dis-je, parce que les ennuis ne font que commencer, et les cadavres décapités aussi. le commissaire passe aussi un temps fou non pas à visiter Rome, mais à chercher au poste de police ses amis, surtout Irma, la travelo-ménagère qui a un léger souci avec la langue italienne. Ne parlons pas de ceux qui trouvent des cadavres avec une facilité déconcertante, même le Pin’s sera concerné.
Une enquête sanglante, et quelques regrets pour le commissaire Léon.