Le mois espagnol 2018, c’est ici !

Le mois espagnol latino-américain est officiellement lancé.

Pour déposer vos billets, c’est ici !

1er mai :

Le roi c’est moi de Marta Altès par Sharon.

4 mai :

Avaler du sable : Antônio Xerxenesky  par Belette.

5 mai : 

Le roi transparent de Rosa Montero par Valentyne, la jument verte
Far West Gitano : Ramon Erra par Belette

6 mai : 

Les livres :

Patagonia tchou tchou : Raúl Argemi par Belette
Les fleurs ne saignent pas d’Alexis Ravelo par Sharon.

Les recettes :

Riz à la cubaine  par Sandrion
Tarte au pamplemousse meringuée par Isabelle
Petits flans de requeson avec poires au rhum et à la cannelle  par Rosa 
Poivrons farcis à la brandade de morue  par Syl
Galette de riz espagnol par Isabelle
cuajada flan espagnol par Isabelle

9 mai :

La dernière nuit à Tremore Beach de Mikel Santiago par Belette.
Le billet de présentation de PatiVore

11 mai :

Meurtre au comité central [Pepe Carvalho 5] de Manuel Vázquez Montalbán par Belette.

12 mai :

L’espionne de Tanger de Maria Duenas par Valentyne, la jument verte
Une offrande à la tempête de Dolorès Redondo par Sharon.

13 mai :

les recettes :

Ensaimadas par Nahe

14 mai : 

Le mobile de Javier Cercas par Nathalie.
Les Rues de Barcelone [Inspecteur Méndez 2] de Francisco González Ledesma par Belette (Cannibal Lecteur).
Société noire d’Andreu Martin par Sharon.

15 mai : 

La Ballade des misérables d’ Aníbal Malvar par Belette.
Plaisirs gourmands d’Espagne par Isabelle
Meurtre au comité central de Manuel Vasquez Montalban par Sharon.

18 mai :

 Coco : Studios Disney & Pixar (2017)  par Belette
Don Quichotte de Cervantès par Nathalie.

19 mai : 

La vie est un tango : Lorenzo Lunar par Belette The Cannibal Lecteur

L’idée ridicule de ne plus jamais te revoir de Rosa Montero par Béa (Une comète).

20 mai :

Les hommes n’appartiennent pas au ciel de Nuno Carmaneiro par Belette (Cannibal lecteur).

 

 

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Une seconde de trop de Linda Green

Présentation de l’éditeur : 

Un seconde de trop et vous perdez tout.
un, deux, trois… Lisa Dale ferme les yeux et compte jusqu’à cent lors d’une partie de cache-cache avec sa fille. Lorsqu’elle les rouvre, Ella, quatre ans, a disparu. Sans laisser la moindre trace.
La police, les médias et la famille de Lisa font corps pour retrouver la fillette. Mais si leur instinct les éloignait d’Ella ? Et si le ravisseur était connu d’eux tous ?

Merci à Netgalley et aux éditions Préludes pour ce partenariat.

Mon avis :

Une seconde de trop n’est pas un roman facile à lire. Ce n’est pas un roman policier au sens traditionnel du terme, même s’il comporte une enquête, c’est un roman d’une apparence paisible, presque ordinaire qui s’appuie sur une psychologie fouillée des personnages.

Le point de départ est un fait simple, banal, comme il pourrait arriver à n’importe qui. Un moment d’inattention un peu plus poussé – un moment, entendons-nous, pas un très vaste temps. Lisa est mère de trois enfants, sa fille aînée poursuit ses études, ses deux autres enfants sont plus jeunes, ils forment une famille recomposée assez harmonieuse. Une matinée comme les autres, une visite au parc, quelques écorchures, une partie de cache-cache avant de rentrer – parce que Lisa ne va pas refuser quelque chose de si simple à sa petite fille au caractère déjà si affirmée – Lisa ne bride pas sa fille sous prétexte qu’elle est une fille, et je trouve que c’est très bien. Seulement, au bout de ses quelques minutes, Ella est introuvable, et même si elle est très douée pour trouver des cachettes, non, elle ne resterait pas cachée volontairement si longtemps : elle a disparu.

Les émotions, les sentiments que ressent Lisa, le lecteur les ressent avec elle, partagé que l’on est entre la volonté de ne pas céder à la panique, et celle d’envisager le pire – parce que Lisa connaît son enfant, parce que le danger vient dans des lieux connus, par des personnes qui semblent sans histoire. Nous voyons aussi les réactions des proches, entre ceux qui restent optimistes, parce que c’est dans leur caractère, et ceux qui veulent faire bouger les choses vite et bien. Puis vient la police – forcément. Leur présence n’alourdit pas le récit parce que l’auteur préfère montrer la mise en action des procédures, qui se déploient en cercle concentrique au fur et à mesure que le temps passe, plutôt que de nous décrire stérilement quelles mesures sont utilisées au Royaume-Uni pour retrouver un enfant disparu.

Lisa est une mère moderne, mère jeune et célibataire de sa première fille, mère plus âgée, en couple pour ces deux plus jeunes enfants, elle est une mère intranquille qui est prête à se remettre en cause. A elle s’oppose une autre femme dont on entend la voix. Je ne la qualifierai pas de mère classique, non, je la qualifierai de traditionnaliste. Elle sait exactement tout ce dont un enfant a besoin physiquement. Elle maîtrise toutes les procédures de soin, de lavage et de désinfection – quasiment d’une autre époque. Elle sait également comment élever un enfant pour qu’il n’en vienne à ne jamais déranger un adulte. Bref, pour tout ce qui concerne ses besoins affectifs et son développement personnel, vous devrez vous adresser à une autre personne. Petit à petit, nous comprenons pourquoi cette autre voix s’élève, ce qui ne veut pas dire que le lecteur s’en trouve rassuré pour autant.

Une troisième voix, surgie du passé, s’entrelace avec les deux précédentes. Voix masculine, voix sensible, celle d’un tout jeune homme tiraillé entre sa femme et la jeune fille qu’il aime. Matthew parle par le biais de son journal intime. L’on comprend assez vite le lien avec l’une des deux mères, et il est intéressant de la voir par ses yeux à lui, tout comme nous le découvrons par ses yeux à elle. Cependant, en lisant le texte de cet hypersensible, l’on ne peut qu’être inquiet : la vie n’est pas tendre pour ceux qu’un rien écorche.

Rien qu’une seconde n’est pas un livre de tout repos. Mais, contrairement à beaucoup d’autres livres qui nous parlent d’enlèvement d’enfants, il ne montre pas une famille qui a quelque chose à cacher, qui gênerait l’enquête, il montre une famille, des familles qui menaient des vies ordinaires, et qui ont été confrontés à ce qui ne devraient pas survenir.

Livraison d’amoureux à domicile de Cathy Ytak

Mon résumé :

La maman de Lison et de Vincent, de deux ans son cadet, est déprimée depuis sa séparation. Comment faire pour que la vie soit comme avant, malgré tout ?

Mon avis :

Je commencerai par son principal défaut : ce livre est trop court pour nous présenter une situation aussi compliquée que celle qui nous est racontée. Les parents de Lison et Vincent se sont séparés, le lecteur ne saura pas pourquoi. Il saura cependant que, quand le père ramène ses enfants le dimanche soir, il n’échange pas un mot avec son ex-conjointe, à son grand désespoir. De plus, les placards sont désespérément vides, leur mère ne cuisine plus comme avant, et les enfants en ont assez de se contenter de surgelés, surtout Vincent, le narrateur de l’histoire, fan de cornichons.
Alors, que faire ? La première solution qui a consisté à cuisiner un gâteau, n’a pas vraiment fonctionné, faute de mieux connaître la recette – qui nous sera donnée à la fin du livre. Lison a donc une idée : trouver un amoureux à sa mère, et elle s’y attelle tout de suite.
Etre en couple est-il le seul moyen d’être heureux ? Non, nous dit ce livre. Il montre même qu’être en couple peut vous éloigner de vos amis – oui, je sais, je fais un raccourci, cependant ce livre est tellement court que l’on aimerait savoir, finalement, comme tout cela se poursuivra.

Tarzan, poney méchant de Cécile Alix

Présentation de l’éditeur :

 » Je me suis fait avoir sur toute la ligne ! Mon ami Noé a déménagé et sa famille m’a collé en pension au club des Edelweiss, un endroit abominable ! Rempli de stars à crinières tressées et de ponettes à leurs mémères !
Tout ça me rend vraiment… méchant !
Et les choses ne s’arrangent pas quand on m’inflige Jeanne, la pire cavalière qui soit, et qu’on m’oblige à partir en randonnée avec cette maladroite hargneuse sur le dos…  »

Mon avis : 

Livre rare et réjouissant, qui nous permet de découvrir la vie quotidienne d’un poney ordinaire. Bien sûr, si Tarzan me lisait, il protesterait vigoureusement, ce serait pour lui un coup à tomber dans les chardons ! (sic)
Quoi qu’il dise, il a de la chance, Tarzan, poney connemara (et non Shetland) : sa famille part en Nouvelle-Calédonie pour un an, et plutôt que de se débarrasser de lui (certains n’hésitent pas), ils l’ont mis en pension aux Edelweiss, un centre hippique. Tarzan ne supporte pas l’écurie (Urgente de Longuemare non plus) : qu’à cela ne tienne, il est mis au pré, libre de se rendre, ou pas,  dans l’abri qui lui est réservé. Zas ! Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’on ne le laisserait pas s’ennuyer, non : voilà qu’il aura le plaisir de promener des enfants venus en colonie de vacances, et qu’il pourra même partir en randonnée avec eux. Horreur, horreur, pour quelqu’un qui ne rêve que de liberté, avec un grand L – oui, Tarzan est un poney lettré.
Tout n’est pas forcément rose au pays des centres hippiques, et les enfants qui y sont envoyés n’ont pas forcément envie d’être là. Oui, le stage poney/ponette et refuge dans la nature ne plait pas forcément. Et si certain(e)s considèrent et traitent leur monture comme des prince(sse)s, d’autres, pas vraiment – heureusement, les adultes veillent, avec une fermeté bienveillante.
Il faut dire aussi que Tarzan n’en fait souvent qu’à sa tête, en temps que poney unique. Il connaît tous les tours que peut jouer un poney. Il est difficile à laver, difficile à coiffer – essayer de lui faire une tresse, juste pour rire – et fera tout ce qu’il peut, sauf mettre sa cavalière en danger, pour retrouver SA liberté. Il connaît cependant quelques techniques pour désarçonner correctement un cavalier.
Ne ratez pas les fins alternatives proposées. Il n’est pas interdit de s’amuser.

 

 

Octavie d’Urville, tome 2 d’Esther Brassac

Présentation de l’éditeur :

« Parfois, croiser les doigts, c’est utile. Du moins, c’est ce qu’on dit et Octavie applique cette thérapie avec détermination. Seulement, voilà, les ennuis continuent de s’enchaîner. Et pas un ou deux, non ! Des bataillons entiers qui s’approchent en rangs serrés. Oui, parce que sinon, ça serait trop facile. Les Supranaturels londoniens meurent comme des mouches, victimes d’un étrange syndrome. Et comme si ça ne suffisait pas, Arthur de Strangewell, l’archivampire ressuscité par Swann, adopte un comportement aberrant. Difficile à vivre quand on sait qu’il représente le principal espoir contre la menace des extrémistes humains.
Heureusement, tout n’est pas négatif. Octavie s’apprête à fêter son anniversaire. Même avec des mois de retard, c’est une bonne occasion d’oublier le désastre de sa vie. Reste un dernier point noir : James, le charmant et mystérieux rouquin dont elle est amoureuse, va-t-il répondre à son invitation ? »

Mon avis :

Parfois, j’aime un livre, je prends beaucoup de plaisir à le lire, et je ne le chronique pas : c’est ce que j’ai fait avec le tome 1 d’Octavie d’Urville (et avec beaucoup d’autres livres aussi). J’ai donc avec plaisir acheté le tome 2 au salon du livre de Paris, et je l’ai lu avec encore plus de plaisir.
J’aime beaucoup le personnage d’Octavie, cette fée fantôme qui cherche désespérément à prendre un peu de poids. La situation a encore empiré depuis le tome précédent (rien à voir avec son poids, par contre). Elle et ses proches ne disposent que de peu de temps pour tenter de sauver les Supranaturels. Ce n’est pas qu’ils tombent comme des mouches, c’est plutôt qu’ils se battent les uns contre les autres jusqu’à la mort. Comment combattre ses ennemis ? En les forçant à se retourner les uns contre les autres. Pratique et tragique.
Nous découvrons à la fois l’aspect scientifique et l’aspect combatif de l’enquête. Octavie et les siens ne vont pas rester les bras croisés en attendant que la situation se tasse, ou que leurs mystérieux ennemis ne gagnent – ils gagnent déjà beaucoup de terrain. J’ai aussi beaucoup aimé l’humour qui parcourt le récit : Octavie est une jeune fée tout ce qu’il y a de plus normale (avec de légers soucis avec ses pouvoirs, il est vrai): elle a des amis, des parents, un patron, et tout ce qu’ils souhaitent à peu près tous c’est qu’elle reste à l’abri, à l’écart de ce que se trame parce qu’Octavie a le don pour se flanquer toujours dans les situations les plus dangereuses. Enquêter semble être sa passion, sa raison d’être, avec une grande lucidité :
Décidément, cette journée allait concourir pour le prix de la catastrophe de la semaine. Malheureusement, elle n’était pas finie. On risquait pire encore.
J’ai très envie de découvrir la suite et la fin de cette trilogie.

Un manoir en Cournouailles d’Eve Chase

Présentation de l’éditeur :

Cornouailles, 1968. Pencraw, un grandiose manoir en ruine dans lequel les Alton élisent domicile l’été. Le temps semble s’y être arrêté et défile sans encombre. Jusqu’au drame qui vient bouleverser leurs vies et arrêter le temps à jamais.
Cinquante ans plus tard, avec son fiancé Jon, Lorna roule à la recherche du manoir des Lapins noirs, cette maison où elle a séjourné enfant. Elle rêve d’y célébrer son mariage. Tout dans cette vieille demeure l’appelle et l’attire. Mais faut-il vraiment déterrer les sombres mystères de ce manoir en Cornouailles ?

Merci à Netgalley et aux éditions Nil pour cette découverte.

Mon avis :

Il est toujours intéressant de se confronter à des romans qui ne sont pas exactement votre genre. Ce qui m’a attiré est la couverture, que j’ai trouvé très belle, et le lieu où se situaient l’intrigue.
Le récit utilise une technique romanesque assez connue, qui entrelace deux récits, situés à des temporalités différentes mais se situant au même endroit : le fameux manoir de Pencraw. Pardon, il porte en fait un autre nom : le manoir des Lapins noirs, nom presque mignon. Presque. Comment est-on passé d’un manoir dans lequel il faisait bon vivre pour cette famille un peu excentrique, à un manoir à l’abandon dans laquelle vit une vieille lady seule avec une unique domestique ? C’est ce que nous raconte ce roman.
Trois thématiques se mêlent dans ce récit : l’amour, la famille, et les secrets de famille. C’est l’amour qui unit les parents Alton, un amour fort, dévorant, passionnel, qui n’empêche pas Nancy, la fantasque mère, de prendre soin de ses enfants. C’est l’amour qui unit Jon, assez rationnel, et Lorna, qui cherche le lieu idéal pour leur mariage, et cherche aussi, après la mort subite de sa mère, les traces de son enfance. La famille est ce qui les soude, mais la mort d’un de ses membres peut la fragiliser, la désunir, et mettre au jour des secrets jusqu’ici bien enfouis.
L’intrigue est bien construite, je l’ai cependant trouvé parfois trop classique. Si certaines péripéties m’ont surprises, d’autres m’ont semblé trop attendues. De même, parfois j’aurai préféré rester avec un des personnages plutôt que de basculer dans l’autre époque – j’ai trouvé le personnage de Lorna très attachant.
Un livre à lire si vous aimez l’amour, les secrets de famille et les Cornouailles.

Metzger voit rouge de Thomas Raab

Présentation de l’éditeur :

Quand un joueur de foot s’écroule, raide mort, sur le terrain au beau milieu d’un match, que faut-il en conclure ? Dopage, surmenage physique ? Mais quand ce même joueur a été, auparavant, copieusement insulté par les supporters de l’équipe adverse comme de la sienne, à cause de sa couleur de peau, d’autres pistes peuvent être envisagées.

Mon avis : 

J’ai croisé ce livre à la bibliothèque à plusieurs reprises, et il a fallu une après-midi où je n’avais pas grand-chose à lire (si, c’est possible), avec une amie plongée dans l’Affaire Protheroe pour que je me décide à l’emprunter.
En faisant des recherches, je n’ai pas trouvé tant de critiques que cela sur ce livre. Pour quelles raisons ? Parce que l’action est lente à se mettre en place ? Mais ce n’est pas l’action traditionnelle qui est importante, c’est tout ce qui est autour, à commencer par la personnalité hors-norme, décalée, de Metzger. Il est restaurateur de meubles anciens, et a une relation avec Danjela, concierge d’origine croate. Ils s’aiment, pas de doute, cependant Metzger a du mal à dire ses sentiments, plus encore à donner des preuves d’amour – même si accompagner sa dulcinée à un match de football en est une.  Ce qui n’était pas prévu, c’est que le brillant gardien de but soit assassiné en plein match, et que Danjela, qui avait commencé à enquêter, soit victime d’une agression qui aurait dû la tuer, mais l’a laissée plongée dans le comas.
Découvrir la vérité, oui, mais surtout, protéger Danjela, qui en savait trop, qui s’est retrouvée à fouiner là où il ne fallait pas et qui, du coup, risque encore sa vie – on n’est jamais vraiment en sécurité, même dans une unité de traumatologie. Danjela a de la chance, dans son malheure : un compagnon qui se rend compte à quel point il tient à elle, et à quel point elle tenait à lui, une meilleure amie prête à aider, un commissaire de police qui en a marre de se faire taper sur les doigts par un supérieur incompétent, et qui a bien l’intention de faire un peu de ménage là où s’est encore possible de le faire.
Le milieu du football autrichien est un peu/beaucoup pourri, grevé par le racisme et la violence. Je crois même que l’on peut supprimer l’adjectif « autrichien », tant on peut voir que ce problème dépasse largement le problème de l’Autriche. La peinture des joueurs de football n’est pas tendre – le sont-ils seulement ?
J’ai une tendresse particulière pour Metzger. Il suffit d’une phrase, parfois, pour me faire apprécier ou détester un personnage. « Je t’attendra chaque jour qui me reste à vivre » peut être flippant si elle vient d’un amoureux éconduit. Elle ne l’est pas quand il s’agit d’un homme qui parle à la femme qu’il aime et qui lutte pour survivre.
Je suis retournée à la bibliothèque empruntée le tome 1.

Meurtre au comité central de Manuel Vasquez Montalban

Mon résumé : 

Tout est dans le titre. Un meurtre a lieu en pleine réunion du comité central du parti communiste. Pepe Carvalho est chargé d’enquêter.

Mon avis : 

Pepe Carvalho et moi, c’est une longue histoire, qui remonte à la lecture d’un article dans Point de vue, au beau milieu des années 90, puis,plus tard, au visionnage de la série télévisée. Trouver les livres de Manuel Vasquez Montalban à la campagne dans ses mêmes années, c’était aussi très compliqué !
Aujourd’hui, en 2018, je vous présente Meurtre au comité central, et ce n’est pas la lecture la plus facile de Montalban. Je dirai même que j’ai failli lâcher au quart du roman et j’ai fait une très longue pause avant de reprendre la lecture. Le roman est en effet très touffu, il nous entraîne dans le passé de l’Espagne, à l’époque de la dictature franquiste et de la répression du parti communiste. Puis vient l’après, la chute du franquisme, et l’ascension du Parti, qui n’a plus besoin de se cacher. Les destinées de chaque membre, éventuellement de sa famille, ne sont pas toujours faciles à suivre – il y en a eu des traîtrises, il y en a eu, des changements de situation, pour ne pas dire des retournements de situation, et il est loin d’être facile pour la lecture que je suis de me repérer. Ajoutons que Pepe Carvalho, dans la plus pure tradition de ses enquêtes, passe un temps certain à se nourrir, du moins à trouver des recettes qui lui conviennent. Je n’ai pas compté le nombre de fois où l’enquête a été arrêté pour lui permettre de trouver un endroit où se nourrir, ou à tester une recette que j’aurai du mal à vous recommander. Comme le dit Pepe :  » Sherlock Holmes jouait du violon. Moi je cuisine. »
Ce n’est pas si souvent qu’il quitte Barcelone pour Madrid, et, comme pour tout catalan – voir l’inspecteur Mendez – ce déplacement ne lui va pas forcément. Il n’a que peu de contact avec Biscuter et Charo, des personnages que j’apprécie, et que j’ai peu vu. Non, le climat madrilène ne convient pas à tout le monde. Là non plus, je n’ai pas compter le nombre de fois où Pepe a été enlevé, menacé par une arme. Il a donc écopé de quelques blessures, plus ou moins sérieuses, il en a donné aussi, mais il a toujours respecté sa déontologie – et tant pis si cela exaspère ses adversaires. Oui, c’est une structure romanesque un peu répétitive. Ne serait-ce pas un moyen de se moquer de ce Parti et de son organisation ? Un peu, sans doute. L’action se passe en 1980, le communisme vit encore de belles heures dans certains pays.
Un roman policier que je suis heureuse d’avoir fini, mais que je n’ai pas forcément énormément apprécié.