Les bas-rouges se bougent de Kate Saunders

Présentation de l’éditeur :

Les deux sorcières Boud’ et Grelu sont en émoi : leur ami le vicaire va se marier.
Celui-ci ne veut pas leur présenter sa fiancée Alice, de peur qu’elles ne l’effraient. Boud’ et Grelu sont quand même décidées à faire à sa connaissance ! Elles se transforment, non sans quelques bavures, en vieilles dames  » comme il faut « … Et soudain, c’est le drame !

Mon avis : 

Voici déjà quelques temps que P’tit Boudin et Grande-Greluche vivent dans le beffroi de Tramper’s End, avec un chat qui parle. Cette situation ne dérange plus personne. Si ce n’est que le vicaire, revenant de vacances, leur annonce une grande nouvelle : il va se marier ! Essayez donc de présenter de jeunes sorcières de cent cinquante ans à votre fiancée, vous m’en direz des nouvelles. Il leur demande donc de se faire les plus discrètes possibles, pour ne pas dire invisibles. Oui, il aurait voulu se mettre les sorcières à dos qu’il n’aurait pas procédé autrement, surtout que leur plus grand rêve est d’assister à un mariage, voire d’être demoiselles d’honneur. Même les sorcières peuvent avoir des rêves de midinettes.
Il n’avait pas prévu ce qui surviendra. Et nos deux sorcières ne sont pas forcément les responsables des grosses catastrophes qui surviennent. Elles seront bien plus difficiles à expliquer à Alice, sa jolie promise, que le teint verdâtre d’une de ses amies. Moralité : on a toujours besoin de quelques sorcières pour vous aider – les deux éléments de la phrase ne sont pas forcément incompatibles.
Nos deux sorcières, accompagnées de leur chat qui parle, vont relever tous les défis pour sauver Alice et le vicaire par la même occasion. L’amour est si rare au pays des sorcières qu’elles tiennent vraiment à le faire triompher.
Une jolie aventure !

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Une illusion d’optique de Louise Penny

Présentation de l’éditeur :

Quand il se réalise, le rêve d’une vie peut virer au cauchemar. Lors du vernissage de sa première exposition au Musée d’art contemporain de Montréal, un mauvais pressentiment hante Clara Morrow. De fait, le lendemain de la fête à Three Pines, une femme est trouvée la nuque brisée au milieu des fleurs de son jardin. Qui était cette invitée que personne ne reconnaît ? Peu à peu, le tableau du crime prend forme et l’inspecteur-chef Armand Gamache apprend que dans le monde de l’art chaque sourire dissimule une moquerie, chaque gentillesse cache un coeur brisé. Dans cette affaire, la vérité est déformée par un jeu d’ombre et de lumière qui crée l’illusion.

Mon avis :

Le prochain Armand Gamache est disponible en France, il était temps de vous parler du tome précédent.
Clara connaît enfin la consécration, si ce n’est que sa première exposition, son succès, sont bouleversés par un meurtre. D’autres faits viendront après s’accumuler, entraîner un questionnement imprévu chez Clara. Oui, un rêve qui se réalise peut vous amener à reconsidérer votre vie.
L’art a toujours eu une place dans les romans de Louise Penny, grâce aux personnages de Clara et de Peter. Il est ici au centre du roman. Il est question de la création, de l’inspiration, du marché de l’art mais aussi des critiques, personnages qui peuvent détruire ou construire une carrière. Il faut être fort pour s’en relever.
Il est question aussi de réparation des erreurs, de pardon. Ou comment l’enfer est pavé de bonnes intentions.
Un roman qui ne décevra pas les fans.

La mer d’innocence de Kishwar Desai

Présentation de l’éditeur :

Goa, ancien paradis hippie, est une nouvelle destination à la mode pour les jeunes du monde entier. Sauf qu’une jeune touriste britannique y est agressée par des Indiens puis portée disparue…
Simran Singh, piquante travailleuse sociale, y passe justement ses vacances avec Durga, sa fille adoptive, quand elle reçoit une vidéo sur son téléphone portable qui va donner une tournure totalement inattendue à son séjour.

Mon avis:

Ceci est le troisième tome des enquêtes de Simran Singh. « Enquête », c’est beaucoup dire, parce que ce que l’on découvre surtout, ce sont les vacances de Simran et comment elles sont perturbées parce que son vieil ami lui demande d’enquêter sur une disparition.
A la fin, tout s’éclaircit dans l’esprit de Simran. Elle a bien de la chance parce qu’elle a été, comme dans le tome précédent, d’une grande naïveté.
Le sujet est pourtant grave : le viol de jeunes filles, de jeunes femmes, à Goa. De ce lieu, je n’en ai pas vu grand chose dans ce roman. De la population native de ce lieu, de sa culture, non plus. Il s’agit quasi uniquement d’un vaste piège pour touriste, où les jeunes filles ressemblent furieusement à des proies, parfois presque consentantes.
Oui, l’auteure dénonce les violences faites aux femmes, la corruption, la toute-puissance des très riches. En même temps, je n’ai ressenti aucune empathie pour la victime, trop immatérielle. On ne peut demander aux lecteurs ce que le propre père de la disparue et sa soeur ne sont pas capable d’éprouver.
Les bonnes intentions ne font pas toujours les romans réussis.

Morgana Chaudeveine contre les 13 sorcières de Clair Arthur

Présentation de l’éditeur  :

Quand on est l’enfant d’une sorcière, on ne fréquente pas d’établissement scolaire ! Mais Morgana, la fille de Germaine Chaudeveine, en a décidé autrement : elle veut se faire des copines.

Mon avis : 

J’ai découvert ce livre parce que j’en ai trouvé un extrait dans un de mes manuels de français. J’ai voulu en savoir plus sur Morgana et sa mère Germaine. Ce livre est vraiment très court – quarante pages tout au plus. Il est le sixième tome de la série et suppose de connaître un peu Morgana, le fait qu’elle ait transgressé les règles de la sorcellerie en ayant un enfant et qu’elle n’a pas l’intention que celle-ci fréquente une école ordinaire. Il y a bien assez à faire à apprendre les règles compliquées de la sorcellerie. D’ailleurs, Morgana vole déjà sur une balayette et possède son propre corbillot, dont elle ne s’occupe pas très bien, il faut le dire.
La chère petite se fait donc une joie d’aller à l’école de jouer dans la cour de récréation avec ses douze nouvelles camarades, d’apprendre plein de choses. Se doute-t-elle qu’il y a anguille sous roche ? Peut-être, sans doute, à voir ! Morgana accomplit, sur la fin du récit, des tours assez improbables. Le dénouement, d’ailleurs, m’a laissé un peu sur ma faim – la suite dans le tome 7 ?

Arsher et Bennett, tome 2 : Eden de Candice Fox

Présentation de l’éditeur :

Après sa dernière affaire en date où plusieurs jeunes femmes ont trouvé une mort brutale à Sydney, Frank suit une psychothérapie pour pouvoir réintégrer la police. Eden, sa coéquipière toujours aussi inflexible, est envoyée en infiltration dans une ferme perdue dans le bush afin d’enquêter sur la disparition de trois jeunes filles. Elles ont toutes en commun d’avoir travaillé dans ce refuge de marginaux, sous les ordres d’un fermier proxénète.

Mon avis : 

Je serai honnête : je n’ai pas aimé. Ceux qui ont apprécié le tome 1 ont dû attendre ce tome 2 avec impatience et seront ravis de savoir que le tome 3 paraîtra en 2018. Pour ma part, j’espérais rencontrer une nouvelle auteur australienne, de nouveaux personnages, une intrigue intéressante et je crois que ce fut plutôt raté pour moi.
J’ai trouvé l’intrigue promise en quatrième de couverture très longue à démarrer – pour ne pas dire que la quatrième de couverture ne dévoile pas la quasi-intégralité de l’intrigue. Il en faudra, du temps, pour que Frank et Eden soient réintégrés, lui qui sabote à plaisir ses séances avec la psy. Je le comprends parfaitement : ce n’est pas parce qu’elle porte le joli prénom d’Imogen qu’il est passionnant de soutenir une conversation avec elle pour connaître l’origine de ses névroses, son sentiment de culpabilité lui qui n’a pu sauver la vie de la femme qu’il aimait. Il tente de prendre soin de son chat, cependant, si, si, le nourrissant presque régulièrement, la chère boule de poils. Ensuite, lui et Eden relanceront l’enquête sur cette triple disparition, puis,après avoir rencontré les familles sans qu’il en ressorte grand chose à mes yeux, Eden se rend effectivement en infiltration dans cette ferme bio dans laquelle seuls des marginaux de tout poils travaillent. Nous découvrons ainsi une micro-société machiste, bas de plafond, dans laquelle s’est chacun pour soi : tais-toi, obéis, travaille, et subit. Nous avons beau être à une époque contemporaine, comme le prouvent les technologies dont usent les policiers, cette communauté semble coupée du monde, oarce que ses membres ne semblent pas du tout se préoccuper de ce qui les entoure, pas même le devenir de ses membres.
L’essentiel de l’intrigue n’est cependant pas là. Elle est dans la personnalité d’Eden, policière, oui, tueuse, plus certainement. Pour résumer, simplifier, elle ne ressent rien, tuer est la seule activité qui lui procure du plaisir. Autant dire qu’elle a beau être singulière et très belle – comme le sont trop souvent les personnages de romans noirs – elle ne m’a pas intéressée outre mesure.
Bien que le livre se nomme Eden, l’intrigue principale, la vraie, tourne autour de Hadès, son père adoptif, le chemin qui a parcouru jusqu’à devenir le vieil homme inoffensif qu’il semble être et son passé qui se rappelle à lui de manière douloureuse. Pourtant, Hadès n’est pas vraiment un sentimental. La police n’en sort pas grandie, c’est tout ce que je vous en dirai.
Eden est un roman à lire pour tous ceux qui ont apprécié le premier tome.

Miss monde des sorcières de Clair Arthur

Présentation de l’auteur :
C’est l’effervescence dans le monde entier : un concours est organisé afin d’élire la plus belle des sorcières. Pas question pour Germaine Chaudeveine de participer à une telle idiotie ! Mais le grand jour arrive…

Mon avis :

Le moins que je puisse dire est que ce livre est trop court. L’idée était pourtant originale que ce concours afin d’élire la plus belle des sorcières. Seulement, il aurait été amusant d’en savoir plus sur chacune des concurrentes, et sur les raisons qui ont fait qu’elles ont changé d’avis, après avoir refusé de se présenter à ce concours. Les sorcières viennent du monde entier, elles sont chacune leur particularité, leur tour de magie préférée, leur compétence extraordinaire, pourtant aucune ne retient l’attention, si ce n’est Germaine, héroïne de la série, laide à faire peur, ce qui est le but d’une sorcière. J’aurai aimé aussi savoir qui a organisé ce concours et pour quelles raisons, même si la transformation en citrouille ne manque pas de piquant. De même, le choix de la gagnante m’a semblé pour le moins étonnant. Bref, ce livre est sans doute intéressant pour un jeune lecteur, mais il faut que celui-ci apprécie les fins ouvertes.