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Une blonde à Manhattan d’Adrien Gombeaud

Présentation de l’éditeur :

New York, 1955. Marilyn Monroe quitte Hollywood pour échapper à l’emprise des studios et à son image de blonde écervelée. Elle se réinvente en fréquentant l’élite intellectuelle et les cours de l’Actors Studio. Pour témoigner de cette nouvelle Marilyn, un magazine populaire engage le photographe Ed Feingersh. Ensemble, Ed et Marilyn inventent un style de reportage qui emporte le lecteur dans l’intimité de la star. Créatif et téméraire, il la suit pas à pas dans les rues, le métro ou les bars de Manhattan. De son objectif jaillissent les images sensibles d’une femme sans fard, une passante presque ordinaire, heureuse, mélancolique, impériale et solitaire. Cinquante ans plus tard, ces clichés cachent encore une énigme : alors que l’actrice entrait dans la légende, le photographe disparaissait sans laisser de trace. Le temps d’une semaine, il avait su voir Marilyn comme personne avant lui.

Mon avis : 

Ce livre est à réserver aux fans de Marilyn Monroe, à ceux qui veulent en savoir plus sur elle, sur son cheminement artistique, et sur le photographe, Ed Feingersh qui fit le reportage sur son arrivée à Manhattan, alors qu’elle était décidée à donner un nouveau cap à sa vie. Ces photos ont été retrouvées par hasard, et celui qui les a retrouvées a tout de suite vu leur valeur – monétaire plus qu’artistique à ses yeux, certainement. Des photos inédites de Marilyn ! Des photos publiées en 1955 et que personne n’avait revu depuis – l’une d’entre elles illustre l’édition française de Blonde de Joyce Carol Oates.
Ne cherchez pas dans ce livre des révélations sordides. Adrien Gombaud n’occulte pas les moments difficiles des années 1955-1962 (l’internement de Marilyn, ses fausses couches), il s’interroge sur ce que suscite encore Marilyn aujourd’hui, l’hyper sexualisation de son image au point que les écrits qu’elle a inspirés sont bien plus osés que ses films ou ses photos. Plus qu’aux photos d’Ed Feingersh qui illustre ce livre, je pense aux dernières photos de Marilyn, sur lesquelles sa cicatrice post-opératoire est bien visible.
Il s’interroge aussi sur la notion de « Marilyn, la vraie » ou les explications comme quoi il y aurait eu Marilyn d’un côté, Norma Jeane de l’autre. Il démontre à quel point ceci est un peu trop simple : qui savait, finalement, à par elle-même, qui était vraiment Marilyn.
Curieuse rencontre, cinq jours à peine dans leur vie, que celle de ces deux êtres, Marilyn et Edwin, tous deux morts d’une surdose de barbituriques. Si l’une cherchait la lumière, l’autre tendait vers l’effacement, l’oubli – ne rien laisser derrière lui. Une blonde à Manhattan, un livre pour découvrir les années pendant lesquelles Marilyn Monroe a voulu s’affirmer en tant qu’actrice et productrice, loin de l’image que les studios renvoyaient d’elle.

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Traité du zen et de l’art de la pêche à la mouche de John Gierach

Edition Gallmeister – 240 pages.

Présentation de l’éditeur :

Les récits qui composent ce “Traité” parlent de pêche à la mouche, d’amitié et de tout ce qui fait une vie de pêcheur – du café de bivouac aux voitures en passant par les cannes à mouche et autres équipements. Ni traité philosophique, ni récit d’aventures, ni manuel de pêche, ce livre combine des éléments de ces trois veines, avec en prime une bonne dose d’humour et d’esprit. Sous la plume faussement légère de John Gierach se dissimulent de subtiles considérations sur la nature et un amour profond pour ce monde dans lequel il a choisi de s’exprimer.

Mon avis : 

Tout d’abord, merci à Léa grâce à qui j’ai remporté ce livre l’an dernier lors d’un concours. J’aime toujours autant l’écriture reposante, apaisante de John Gierach. J’ai beaucoup aimé les récits qui composent ce traité et nous montre tout le plaisir que l’on peut prendre à pratiquer la pêche à la mouche, du choix de la canne à pêche en passant par le fameux café du bivouac, sans oublier un récit qui trouverait bien sa place en période d’Halloween. Ne pas oublier non plus les paysage, les rivières rencontrées, de jour mais aussi de nuit. Même si l’on n’est pas fan de pèche, la lecture de ce traité reste très accessible. Et je compte bien lire d’autres livres de cet auteur.

PS : Lors de la lecture de son précédent livre, je disais que j’avais deux chats gravement malades, là, il n’en reste qu’un et certains jours du mois d’août ont été délicats pour lui. J’espère l’emmener le plus loin possible.

L’ascension du Mont Blanc de Ludovic Escande

Présentation de l’éditeur :
Quand Jean-Christophe Rufin et Sylvain Tesson emmènent un éditeur sujet au vertige à 4800 mètres d’altitude…
Éditeur parisien, Ludovic Escande est plus habitué aux salons littéraires qu’aux bivouacs en haute montagne. Un soir, il confie à son ami Sylvain Tesson qu’il traverse une période difficile, l’écrivain lui lance : « Mon cher Ludovic, on va t’emmener au sommet du mont Blanc ! ».
Il n’a jamais pratiqué l’alpinisme et souffre du vertige. Pourtant il accepte, sans réfléchir. S’il veut atteindre le toit de l’Europe, il devra affronter les glaciers à pic, les parois vertigineuses, la haute altitude et le manque d’oxygène. La voie que lui font emprunter Sylvain Tesson et Jean-Christophe Rufin est périlleuse pour un débutant. Mais c’est le plus court chemin pour retrouver goût au bonheur.
Avec sincérité et humour, Ludovic Escande raconte cette folle ascension qui est aussi et surtout une formidable aventure amicale, littéraire et spirituelle.

Merci à Allary édition, à son attachée de presse et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Ami lecteur, si tu es quelqu’un de très raisonnable, adepte de livre feel good bio, ce livre n’est pas fait pour toi. En revanche, si tu n’es pas contre une expérience hors norme, pas du tout raisonnable, laissez-vous entraîner.
Au début de ce récit, Ludovic se remet à peine – ou plutôt, ne se remet pas vraiment de son divorce. Il est littéralement au bord du gouffre. Alors, que vont faire ses amis pour l’aider ? Quoi de mieux qu’atteindre les sommets ? Et d’affronter son vertige – un point commun entre moi et l’auteur, si ce n’est que je ne me surpasserai jamais comme lui.
Nous avons le récit de son entraînement, rigoureux à sa manière mais pas conventionnel – et la désapprobation de la faculté de médecine n’y changera rien, elle qui appelle à une ascèse totale. Non, l’auteur n’ira pas jusqu’à tout supprimer, et ce n’est pas Sylvain Tesson qui le lui demandera. Je ne vous cache pas que c’est son nom qui m’a donné envie de lire ce livre.
Bien sûr, nous avons aussi le récit de l’ascension, sans aucun temps mort. Ce livre nous raconte l’urgence de vivre, l’urgence de ce donner un but et d’y parvenir. Il montre aussi la sûreté, la sérénité en la personne de Jean-Christophe Rufin – l’exacte opposé de Sylvain Tesson.
Un livre à lire, pour montrer que l’aventure reste à porter de main aujourd’hui.

Mes années grizzly de Doug Peacock

Edition Gallmeister – 400 pages.

Présentation de l’éditeur :

Revenu brisé de la guerre du Vietnam, Doug Peacock a trouvé à se reconstruire en passant vingt années de sa vie dans les montagnes de l’Ouest américain, sur les traces d’un formidable prédateur : le grizzly, dont il est à ce jour l’un des plus grands spécialistes au monde. Son récit captivant nous entraîne de l’Alaska à la mer de Cortez, à la découverte d’un animal mystérieux, bien plus proche de nous que nous ne saurions l’imaginer. Dans ses relations avec ses semblables aussi bien qu’avec l’homme et son environnement, le grizzly incarne puissamment liberté et sauvagerie, que menacent pourtant les avancées notre civilisation.

Mon avis :

Ce livre, je l’avais symboliquement gardé pour mes vacances parce que j’avais envie de prendre le temps de rencontrer Doug Peacock. Je le connaissais déjà, un peu : c’est lui que le grand Edward Abbey avait pris comme source d’inspiration dans Le gang de la clef à molette (livre que je ne saurai trop recommander). Il sera question de son ami Ed dans le livre. Il sera question de bien d’autres amis aussi.
Ce livre est double, et sa couverture est particulièrement réussie : Doug Peacock a été un béret vert pendant la guerre du Vietnam. Il est revenu convaincu de l’inutilité de cette guerre. Mes années grizzly est le récit écrit pour tenter de redonner un sens à sa vie. Il raconte à la fois les mois passés, chaque année, à observer les grizzlis et les années passées au Vietnam, les combats qu’il a menés, les attaques subis, les blessés, les morts.
Il n’est pas le seul à tenter de reconstruire sa vie, pas de la façon dont l’Amérique pourrait s’y attendre. Mais qu’a fait l’Amérique, pour ses vétérans ? Les statistiques parlent d’eux mêmes. Peacock, ceux qu’il croise et qui vivent avec leur pension d’invalidité demandent surtout qu’on leur fiche la paix, pendant que l’Amérique, elle, continue sa course à la modernisation, à l’argent, et au pouvoir. Pour le respect de la nature et des hommes qui ont choisi d’y vivre, vous repasserez, sauf à compter sur une poignée d’activiste et quelques sabotages.
Un peu plus, et je ne vous parlais pas des grizzlis que Peacock observe, ceux qu’il retrouve tous les ans, ceux qui sont devenus mythiques. Je ne vous parlai pas non plus des familles qu’il peut observer, de ses jeunes qui jouent parfois. Je ne vous parlai pas non plus des dangers, bien réels et des difficultés pour mener à bien ses observations.
Je vous dirai simplement : si vous avez aimé Edward Abbey ou Rick Bass, découvrez Doug Peacock !

Je vous aimais, terriblement, de Jeremy Gavron

Présentation de l’éditeur :

Londres, 1965. Hannah Gavron semble avoir tout pour elle. Une vie libre, deux enfants, des amis proches, des parents aimants, une carrière universitaire prometteuse et un livre sur le point d’être publié, L’Épouse captive, incursion féministe dans le monde des femmes au foyer. Quelques jours avant Noël, elle dépose son plus jeune fils, Jeremy, âgé de quatre ans, à l’école, rejoint l’appartement d’un ami dans le nord de Londres, calfeutre les portes et les fenêtres et ouvre le gaz. Elle avait vingt-neuf ans.
Durant toute son enfance et son adolescence, Jeremy ne connaît rien de la fin tragique de sa mère. Après avoir découvert presque par hasard la dernière note écrite de sa main : « Dites aux enfants que je les aimais, terriblement », il entreprend d’affronter ce passé traumatique.
Qui était cette femme, sa mère, et pourquoi a-t-elle commis cet acte incompréhensible ? Quarante ans plus tard, Jeremy assemble patiemment les pièces du puzzle. Enquêteur tenace et passionné, il découvre des lettres, des journaux, des photos qui vont petit à petit restituer le portrait d’une jeune femme talentueuse libre et complexe, essayant de faire sa place dans un monde d’hommes.
Dans une prose délicate et hypnotique, il nous offre un livre palpitant, qui prend littéralement au cœur.

Mon avis :

Comment se construire quand votre mère se suicide alors que vous n’êtes qu’un enfant ? Et surtout, comment se construire quand on a grandi dans le secret, quand personne ne prononçait le nom de votre mère ? Bien sûr, vu de l’extérieur, certains peuvent se dire que c’est pour se protéger, ou pour protéger l’enfant. Ce n’est pas faux. On survit comme on peut.
Jeremy Gavron a été journaliste, il a écrit des essais, des romans. Ce livre est le premier qui est traduit en français. Il a longtemps vécu sans savoir, puis la mort prématurée de son frère, ses propres problèmes de santé ont fait qu’il a voulu non pas savoir uniquement pourquoi sa mère avait mis fin à ses jours, mais reconstituer la vie d’Hannah qui, pour reprendre le titre d’un livre français « avait tout pour être heureuse »
Plutôt que de nous livrer simplement le résultat de ses recherches, Gavron retrace son cheminement, les obstacles qu’il a dû franchir, y compris des obstacles intimes. Qui trouverait « facile » de retrouver l’amant de sa mère, ou la personne chez qui elle s’est suicidée ? Il n’est pas facile non plus, dans cette famille où le secret domine, de comprendre certains faits qui se retrouvent ainsi mis en exergue par le fait même qu’Hannah s’est suicidée. Ainsi, ses années de pension, ses amours adolescentes, qui cachaient sans doute autre chose, la vie de couple, compliquée, de ses grands-parents. Pas de certitude, mais des pistes pour comprendre la personnalité d’Hannah, si pleine de vie face à un père constamment en proie à la mélancolie.
La vie et la mort d’Hannah s’inscrivent aussi dans une époque, celle de la montée du féminisme, mais sans, encore, aucun de ses acquis. Hannah s’était mariée jeune, avait eu des enfants tôt (sur le conseil de son médecin, pour résoudre un problème de santé (!) et, à la reprise de ses études, s’était heurtée, une parmi d’autres, au paternalisme et au machisme du milieu universitaire. Note : certains de leurs propos sont toujours audibles de nos jours, et pas qu’à l’université. Si elle avait beaucoup soutenu ses amis, si elle débordait d’énergie (voir ses lettres, rares témoignages de sa personnalité, ses photos), je (moi, Sharon) ne sais que trop ce que ce déploiement d’énergie, cet optimisme à tout crin peut cacher.
Le livre, forcément, fige l’ensemble des recherches effectuées par Jeremy Gavron. Parce qu’il n’a pas pu ou pas voulu aller plus loin ? Les deux sans doute, eu égard à la somme d’obstacles qui ont été franchis. Ce livre nous parle d’Hannah Gavron, il nous parle aussi, bien sûr, de Jeremy, de tout ce qu’il a découvert sur sa propre enfance. Et s’il a réussi à se construire, malgré tout, il porte aussi en lui les conséquences de tous les manques, de toutes les interrogations qui ont parcouru sa vie.

Nujeen, l’incroyable périple de Nujeen Mustafa et Christina Lamb.

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Présentation de l’éditeur :

A 16 ans, elle a fui la Syrie ravagée par la guerre en fauteuil roulant.
Le témoignage exceptionnel et poignant d’une jeune fille qui a choisi la voie de l’espoir.

Merci à Babelio et aux éditions Harper Collins pour ce partenariat.

Mon avis :

J’aurai aimé apprécier totalement ce livre, par son sujet, par la valeur de ce témoignage. Ce n’est pas tout à fait le cas.
Déjà, ce ne fut pas une lecture facile, j’avais vraiment du mal à passer d’un chapitre à l’autre, même si la fin est connue, puisque ce livre existe. Le problème ? Le fait que le témoignage de Nujeen se mêle à l’histoire du conflit syrien. Oui, il est utile de connaître les événements qui ont conduit à la guerre actuelle mais cette historique alourdit plus le récit qu’il n’est utile.
Ensuite, même si le dénouement est heureux pour Nujeen et sa soeur Nasrine, que d’épreuves pour elles. Sans Nasrine, pas de livre non plus puisque c’est elle qui prend soin de sa soeur pendant leur voyage. Mais revenons au début, c’est à dire à la naissance de Nujeen.
Elle est une petite dernière, neuvième enfant, née un peu en avance. Elle est restée handicapée, malgré les soins de sa famille – et le lecteur de découvrir la difficulté de se soigner en Syrie. Nujeen est protégée par ses parents, elle ne découvre le monde extérieur que par la télévision et ses émissions préférées. Puis le monde fait irruption chez elle, avec son cortège de peur et de douleur, d’où la décision de leurs parents de rester en Syrie et d’envoyer leurs filles en Allemagne, où vit déjà leur fils aîné.
Que dire de leur voyage, des obstacles qu’il leur a fallu franchir, des personnes qu’elles ont croisées, qui les ont aidés aussi. Elles ont eu de la chance, Nujeen n’oublie pas, en dépit de son optimisme, que tous n’en ont pas eu.
Même si ce livre ne m’a pas complètement plu, il apporte un autre point de vue sur ce qui se passe en Syrie – un autre point de vue, aussi, que les clichés véhiculés sur les réfugiés.

Les tribulations jubilatoires d’un pisse-copie de Philippe Gindraux

Merci au forum Partage-Lecture et aux éditions Slatkine pour ce partenariat.

Quatrième de couverture

Comment débuter dans le journalisme quand on est jeune étudiant à Paris et de surcroît suisse et fauché ? Quand on ne connaît rien ou presque de la vie, que l’on est maladroit et candide ? Avec humour et franchise, Philippe Gindraux nous livre sans complexe ses recettes. Nous vivons avec lui ses espoirs et ses déconvenues d’apprenti journaliste, puis de reporter confirmé. D’anecdotes en interviews, nous partageons ses joyeuses rencontres.

Mon avis :

A l’heure où le moindre badaud témoin d’un événement filme, photographie, et se croit très important, où une information à peine parue sur le net est presque périmée, se souvient-on qu’il existe des journalistes qui rédigent des articles, des brèves, des billets, et qu’il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour le devenir ? Dans ce livre, Philippe Gindraux retrace le parcours qui a été le sien – ou comment le jeune étudiant suisse est devenu un journaliste confirmé ?

La lecture de cette biographie journalistique n’engendre pas la monotonie. L’auteur ne nous cache rien de ses déboires, de ses progrès aussi pour faire le métier dont il rêve. Pas de misérabilisme, ce n’est pas le genre de la maison, mais beaucoup d’humour, et une plume alerte. Même si certains refus, quelques mésaventures ont retardé le développement de sa carrière naissante, l’auteur s’est toujours démené pour parvenir à ses fins professionnelles.

Chaque chapitre est relativement court, comme un article de journal, finalement. Si l’ordre chronologique est respecté, il n’est pas interdit de picorer un chapitre ici, un chapitre là, pour lire directement ce qui concernent votre artiste préféré, la manière dont il a été interviewé ou photographié. Photos un peu « surprises », parfois, comme pour le mariage d’Audrey Hepburn, jamais de photos scandaleuses (il ne débusque pas les couples illégitimes) ou de traques intempestives (les maladroites sont par contre tout à fait possibles). Il se dégage de la tendresse, de l’admiration pour les personnes dont il nous parle. Pas d’amertume, non : l’auteur n’est plus journaliste, par envie d’une autre aventure professionnelle et il a gardé le meilleur de ses quinze années.

Les tribulations d’un pisse-copie est  un livre que j’ai pris plaisir à lire et que je recommande.