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Des cercueils trop fleuris de Misa Yamamura

édition Philippe Picquier – 250 pages

Présentation de l’éditeur :

Le crime fleurit à Kyoto dans les écoles d’ikebana. Quand l’art floral traditionnel japonais cesse d’être un mystère, meurtres, vengeances et fraudes fiscales se succèdent dans les temples et les pavillons de thé.

Mon avis :

Alerte, tous aux abris ! La fille unique du vice président américaine, Miss Catherine Turner, s’est prise de passion pour l’ikebana, cet art de la composition florale. Mieux (ou pire), c’est selon : elle a lu un article sur une jeune fille très douée, Maiko Ogawa, qui a monté sa propre exposition, et elle veut absolument la rencontrer. Autant dire que le ministre des Affaires étrangères s’arrache les cheveux et charge son neveu Ichiro de servir de guide à Miss Catherine. Son neveu n’est pas intéressé, il n’a surtout pas envie d’être récupéré d’une quelconque manière que ce soit, il préfère nettement poursuivre ses études, lui qui a étudié à Columbia, qui connait bien les Etats-Unis et leurs coutumes. Seulement, il existe plusieurs écoles d’ikebana au Japon, dont trois sont véritablement prestigieuses, et toutes les trois veulent, bien sûr, avoir cette prestigieuse élève dans leur rang. Le ministre convainc donc son neveu de l’aider – rêvant lui donner ainsi, enfin, le goût de la politique.

Voir deux écoles vivement protester quand Miss Catherine en visite une n’est pas la base d’un roman policier. Seulement, un « attentat » est commis lors d’une visite du vice-président – rien de bien grave, heureusement, plus de peur, de bruit, que de véritables dangers. Seulement, un meurtre est commis peu après, et là, cela devient vraiment problématique. Un second meurtre est commis peu après, en chambre close qui plus est. Le commissaire est compétent, sérieux, là n’est pas la question, la présence de la fille du vice-président des Etats-Unis, restée au Japon, lui ajoute une pression supplémentaire. Surtout, Miss Cathy entend bien jouer les Sherlock Holmes en jupon, percer tous les mystères, dont ceux de la chambre close, thème qui revient dans un autre roman policier de l’auteur La ronde noire.

Raconté ainsi, le roman pourrait sembler simplement plaisant. C’est, bien sûr, bien plus compliqué. Les morts sont là, et bien là, les suspects aussi. Tout semble tourner autour des écoles d’Ikebana, des luttes de pouvoir entre les différents directeurs et sous-directeurs. Nous sommes dans une société patriarcale, où l’on transmet son école à son fils, éventuellement sa fille, certainement pas à un ou une de ses élèves, si doué(e) fusse-t-il (elle). Se faire un nom dans ce milieu en toute indépendance est également très difficile, aussi l’attention qu’a porté Miss Cathy à l’énigmatique Maiko Ogawa ne plait pas à tout le monde. Je dis « énigmatique », parce que, finalement, on la verra peu, on saura au cours de l’enquête pour quelles raisons elle s’est montrée si fuyante. Les journaux se délectent des histoires, des « potins » qu’ils peuvent dénicher, plus encore de ceux qu’ils peuvent suggérer, Ichiro le découvre bien assez tôt – et son oncle de ministre aussi.

Anecdotique, la présence de Cathy ? Non, pas vraiment. Elle offre un regard extérieur à la société japonaise, et voit des petits détails du quotidien auquel les enquêteurs ne font pas attention – parce qu’ils ont toujours vécu ainsi, ont toujours appris à faire ainsi, et donc ne se questionnent pas à ce sujet. Il est cependant des sentiments qui sont universel, l’amour, le désir de vengeance. Aucun rapport entre les deux, sauf si l’amour défunt donne envie de se venger.

Des cercueils trop fleuris se rattache véritablement à la tradition du roman policier anglais, n’hésitant pas à citer Agatha Christie. Il nous montre aussi une société japonaise figée, normée, où l’ascenseur social n’est pas en panne, il n’existe pas.

 

 

Detective Conan, volume 3 de Gosho Aoyama

Mon avis :

Comme beaucoup de lecteurs, j’ai découvert ce manga par l’animé, même si je n’avais pas l’âge du public cible – ou comment partager quelque chose avec ses élèves.

Dans ce troisième tome (j’ai prêté le 2 cette année régulièrement), Conan, Ran et Mouri se retrouvent sur un bateau de croisière à la suite d’un concours de circonstances assez complexes. Surtout, cela ne fait pas plaisir à tout le monde : en effet, c’est un bateau de croisière privé, et le chef de famille déteste les détectives privés et les personnages qu’il soupçonne d’être des pique-assiettes. Si les tout nouveaux passagers appartiennent bien à la première catégorie, ce n’est pas le cas de la seconde. Pourtant, le bonheur devrait être au rendez-vous, parce que la petite fille vient de se marier, et j’ai appris ainsi que dans les grandes familles bourgeoises japonaises, le mari prend le nom de son épouse, et non l’inverse. On découvre aussi à cette occasion à quel point un seul être peut mettre à mal toute une famille. Je n’irai pas jusqu’à dire que la mort du patriarche soulage tout le monde, je dirai qu’il n’est pas beaucoup de personnes pour exprimer du chagrin. Las ! Alors que le coupable semblait avoir été trouvé, un nouveau meurtre est commis, puis une agression. Conan enquête, oui, et si le récit est une variation sur le thème du meurtre en chambre close, et autres Meurtre sur le Nil, il montre aussi les failles de la société japonaise, qui ne laisse pas l’individu s’épanouir, ou si peu.

Le second récit commence de manière plus légère, pour finir de manière poignante. Il n’est pas forcément de meurtres, de vol pour qu’une enquête ait lieu. Et l’on peut aussi démontrer à quel point se venger ne change rien, n’ôte rien à la douleur, sans pour autant montrer l’accomplissement de la vengeance. Oui, il est toujours possible de changer d’avis – heureusement.

Pendant ce temps, Ran a tout de même des doutes, Conan et ses déductions ont une forte tendance à lui rappeler quelqu’un. Autant dire que le jeune garçon a souvent très chaud et a la chance de pouvoir compter sur le professeur pour le tirer de ces mauvais pas.

 

Six Quatre d’Hidéo Yokoyama


Edition Liana Levi – 650 pages.

Présentation de l’éditeur :

Une fillette a été enlevée et assassinée à 100 km de Tokyo, en 1989, an 64 du règne de l’empereur Shôwa. Nom de code de l’affaire : Six-quatre. L’inspecteur Mikami faisait partie de l’équipe chargée de la traque mais le ravisseur avait réussi à fuir avec la rançon. Impossible pour lui d’oublier cet échec cuisant, que la récente et mystérieuse disparition de sa propre fille ne fait que rappeler… Presque quatorze ans ont passé, dans le même commissariat, il dirige le service des relations presse. On lui demande d’organiser la couverture médiatique de la visite du grand chef de la Police nationale, destinée à montrer que les recherches continuent. Si les journalistes, en plein bras-de-fer avec les RP, veulent bien se prêter au jeu… Pour organiser la visite, Mikami se rend au domicile du père de la fillette. Ce dernier semble en vouloir à la police. Y aurait-il un loup caché ? Pourquoi les officiers ayant suivi le Six-quatre ont-ils changé de service ou démissionné ? Et que sont ces  » Notes Kôda  » que le chef du personnel semble à tout prix vouloir retrouver ? Soudain, tout s’accélère : un nouvel enlèvement a lieu… Yokoyama promène le lecteur à travers les doutes de Mikami, et brosse un tableau de la société japonaise, de la presse et des enjeux d’une information en temps réel.

Mon avis :

Qu’il est long, le chemin de la bureaucratie japonaise ! J’ai eu l’impression de lire 650 pages où j’ai tourné en rond. Après trois faux départs successifs, je souhaitais vraiment que cette lecture-ci soit la bonne.
Guerre des polices ? Guerre des services. Au point que la communication entre l’inspecteur Mikami, chargé des relations avec la presse, et les autres services, est purement et simplement impossible. Ce n’est pas qu’on ne lui parle pas, on lui dit simplement qu’on refuse de lui répondre !!! Vous aussi, vous avez l’impression que l’on marche sur la tête ?
Les problèmes de communication sont vraiment au coeur de cette intrigue. Mikami, qui considère les RP comme un placard avant de réintégrer un service plus prestigieux (à se demander comment les mutations sont effectuées au Japon mais vu les longueurs de ce roman, je n’ai même pas envie d’en lire plus), se refuse à démissionner de la police parce qu’il compte sur les siens pour l’aider à retrouver sa fille unique Ayumi. Trois mois déjà qu’elle a quitté la maison, pour ne plus causer de tort à ses parents, dit-elle. Elle souffre de dysmorphophobie, elle ne supporte pas son apparence physique qu’elle tient de son père – sa mère, tous s’accordent à le dire, est d’une grande beauté. Mikami n’a pas su écouter sa fille, le psychologue qui a été consulté n’a pas mesuré non plus l’étendu de son désarroi. A cette absence de communication avec sa fille (et à certaines remarques insidieuses de ses chefs, qui qualifient de « précieuse » cette enfant qui lui ressemblait tant) se joint l’absence de communication avec sa femme, policière qui a démissionné après leur mariage. Mikami a prêté des intentions à sa femme qui n’était peut-être pas les siennes – et la fin du roman apportera quelques éclaircissements entre eux.
On en oublie presque que, quatorze ans plus tôt, une petite fille a été enlevée et assassinée. L’enquête aurait été menée de manière très différente en France et les conséquences individuelles auraient été différentes – beaucoup d’enquêteurs ont vu leur vie, leur carrière irrémédiablement gâchées pour des raisons que Mikami découvre au cours du récit.
Soyons clair : j’aime beaucoup les romans de Keigo Higashino, et je pense sincèrement que, si vous voulez découvrir les romans policiers japonais, il vaut mieux commencer par ceux-là. Pour un roman dans lequel la communication est impossible, c’est fou le nombre de pages consacrés à un verbiage alambiqué. Oui, il est sans doute important de montrer le pouvoir de la presse au Japon, le fait même qu’il existe une division policière chargée expressément des relations avec elle, et ses exigences que je trouve, pour ma part, totalement exorbitantes, de même que sa capacité à s’énerver extrêmement vite, voir à injurier les policiers, les molester, presque, comme si eux aussi oubliaient les véritables enjeux des enquêtes. *
Les cent dernières pages sont les plus intéressantes parce qu’enfin, on voit se dessiner les raisons de certains silences – et les conséquences aussi. Cependant, tout ce par quoi le lecteur a dû passer fait que l’intérêt final est tout de même émoussé.

Lune d’automne par Clarissa Goenawan

Présentation de l’éditeur :

Japon, 1994. Par une nuit pluvieuse, Keiko Ishida est poignardée à plusieurs reprises et abandonnée sur l’asphalte. Pour Ren, le frère qu’elle a élevé et aimé comme une mère, sa mort est une catastrophe incompréhensible. Avide d’explications, il quitte aussitôt sa ville pour celle de sa sœur, emménage dans son appartement et accepte le poste de professeur qu’elle occupait. Mais plus Ren essaie de se rapprocher de Keiko, plus celle-ci lui échappe. Qui était-elle réellement?
Hanté par des rêves et des réminiscences étranges, troublé par l’une de ses élèves, Ren entame sans le savoir un voyage intérieur qui mettra au jour de douloureux secrets.

Mon avis :

Ce que j’aime chez la maison d’édition Les escales, c’est sa capacité à publier des romans singuliers. Lune d’automne ne fait pas exception.
Ren aimait sa soeur aînée Keiko. Pourtant, elle avait choisi de partir loin de sa famille, de devenir professeur loin d’eux. Ren et Keiko ne se voyaient pas, mais se téléphonaient régulièrement. Dans une société aussi traditionaliste que le Japon, son choix de vie ne laisse pas de surprendre. Son assassinat choque, forcément. Ren veut comprendre ce qui est arrivé à sa soeur. Il veut comprendre qui était sa soeur, aussi se met-il quasiment dans ses pas : il loge là où elle logeait, il reprend le métier qu’elle exerçait, il rencontre un de ses amis dont la fille, qui est so élève (et par extension, était celle de sa soeur) le trouble.
Ce n’est pas qu’il lui est difficile d’enquêter, c’est que les codes de la société japonaise sont tels que simplement questionner les autres pour en savoir plus sur sa soeur, lui qui se rend compte qu’il ne sait quasiment rien sur elle, sa vie, ses amours, ses espoirs est tout sauf évident. Aussi prend-on avec lui des chemins de traverse, nous plongeons-nous dans ses souvenirs, dans ceux de ses propres amours pour en arriver à comprendre qui est Ren, et qui était Keiko.
La pression sociale est immense, sur les hommes, et surtout sur les femmes – encore et toujours ai-je envie de dire. Ce poids est inimaginable vu de France. Il cache un tabou encore plus grand : l’incapacité à aimer son enfant.
Le silence recouvre le récit, cette incapacité à parler, à dire, à échanger parce que dire ce que l’on ressent vraiment, voir ce qui se passe vraiment semble aussi inimaginable. Ren est celui qui dit, celui qui force à dire aussi, comme un révélateur qui, presque à l’usure, force les autres à prendre conscience de ce qu’ils ressentent, de ce qu’ils ont fait, vraiment.
Reste Keiko, qui reste toujours dans ses pensées, même à la fin du récit, comme un guide pour… Ne pas faire les mêmes erreurs qu’elle ? Exprimer ses sentiments, enfin ? Ren, dans ce récrit rétrospectif – il nous montre le devenir d’un de ses amis quelques années plus tard – semble parfois incroyablement seul, avec une vie parsemée de quelques courtes idylles, pour ne pas dire étreintes, qui ne sont pas restées dans sa vie. La fin offre, sinon l’apaisement, du moins un pas vers plus de quiétude.
Lune d’automne, un livre au goût tendre et amer.

Merci à Netgalley et aux éditions Les escales pour ce partenariat.

Choubi Choubi, tome 1 et 2de Konami Kanata

Mon avis sur le tome 1 : Choubi-Choubi me fait toujours irrésistiblement penser à un de mes chats (Lisette pour la nommer) avec son air toujours renfrogné. Oui, la vie quotidienne d’une chatte munie de nombreux bourrelets n’est pas toujours facile – le bourrelet, ça coince !
Choubi-Choubi est toujours proche de Mémé, qui prend soin d’elle quel que soit la saison. Oui, il fait parfois très froid ou très chaud au Japon, le contraste est assez saisissant. Et, au printemps, Choubi-Choubi découvre les joies de la nature renaissante – et les chatons bondissants.
Une tendre série.

Mon avis sur le tome 2 : Ce second volume nous fait découvrir les joies de l’automne et du printemps – sans oublier un détour par l’hiver et le nouvel an. Nous pouvons vraiment sentir les effets de la nature, le vent qui souffle, les insectes, et les autres animaux. Choubi Choubi est toujours aussi épanouie, elle s’entend toujours aussi bien avec Mémé, qui lui est toute dévouée.
Un tome mignon et charmant.

Les doigts rouges de Keigo Higashino

Présentation de l’éditeur :

Machara Akio est un homme ordinaire qui mène une existence ordinaire d’employé de bureau. Il vit avec sa femme, son fils et sa mère vieillissante. Un jour, il reçoit un appel de son épouse au travail. La chose est inhabituelle. La demande qu’elle lui fait l’est encore davantage : revenir immédiatement à la maison. Elle refuse de lui en dire plus mais la panique qu’elle entend dans sa voix le convainc de partir aussitôt. A son arrivée, sa femme lui apprend que leur fils, âgé de quatorze ans, a tué une fillette et que le cadavre gît dans le jardin…
Le lendemain, le corps de la petite victime est retrouvé dans les toilettes publiques. Alors que son père est mourant à l’hôpital, Kaga Kyoichiro prend en charge l’enquête. Son jeune cousin, fraîche recrue affectée à ses côtés s’étonne de la froideur implacable du limier que rien ne semble atteindre, ni l’agonie d’un proche ni les pires turpitudes de l’âme humaine. A travers lui, le lecteur observe, médusé, la mécanique insondable et parfaite d’un esprit policier.

Mon avis :

Les doigts rouges est un roman policier – oui, mais pas seulement. Les enquêteurs sont deux policiers méticuleux et surtout, profondément humains. Méticuleux, parce qu’ils recherchent les indices et suivent les pistes vers lesquelles ils les mènent. Profondément humains parce que, par delà l’horreur du crime commis, ils s’intéressent réellement aux personnes qui sont en face d’eux, que leur langage soit oral ou corporel : le corps parle beaucoup plus qu’on ne le croit.
Le lecteur a un avantage sur eux : il sait qui a tué. Il sait qui a aidé à cacher le corps, qui a tout mis en oeuvre pour protéger le coupable – quitte à orienter la piste vers une autre personne. Ce à quoi nous assistons, c’est la décomposition de la famille traditionnelle japonaise. La cause n’est pas à chercher dans les difficultés de la vie quotidienne, non, il est dans les petites lâchetés banales, que l’on couvre sous d’autres noms. La transmission parents/enfants n’est plus possible dès lors qu’un des maillons a été disqualifiés – tel Machara Akio, qui obéit en tout point à sa femme pour obtenir la paix dans la maison, ou plutôt une petite tranquillité quotidienne. Nous avons d’un côté le discours – et l’investissement total de sa femme dans sa maison et surtout, dans l’éducation de leur fils. Nous avons de l’autre la réalité.
Un roman passionnant et profond.

Cosmic girlz de Lunlun Yamamoto

Présentation de l’éditeur : 

Corona, élève modèle et populaire au collège, voit un jour son monde être complètement chamboulé lorsqu’elle s’intéresse d’un peu trop près à Luna, sa camarade de classe excentrique et introvertie : la Patrouille de l’espace, qu’elle croyait n’être qu’une série télé de science-fiction ringarde, existe réellement ! Et à l’initiative de l’étrange Luna, elle en fait maintenant partie. Épaulée par leur instructeur, un extraterrestre flemmard à l’apparence d’une peluche, l’équipe qu’elles forment toutes les deux part donc sauver la galaxie… ou plutôt, effectuer des menus travaux aux quatre coins de l’univers !

Mon avis : 

Ce manga est dans ma PAL depuis décembre 2016, autant dire que j’ai vraiment, mais alors vraiment pris mon temps pour l’en sortir ! Il est pourtant présenté dans le sens occidental de la lecture, ce qui facilite grandement les choses pour le lecteur français, et est très coloré, au contraire des mangas les plus connus. Je trouve d’ailleurs que les couleurs très foncées peuvent surprendre les lecteurs, même si, dans le déroulement de l’histoire, ce choix se trouve judicieux – Cosmic girlz joue avec les codes.

Nous sommes en effet de prime abord dans u manga très traditionnel. il se passe dans un lycée, et Corona, l’héroïne, est extrêmement populaire. Déléguée de classe, elle veille sur tout et sur tout le monde, n’oubliant pas de porter elle-même ses devoirs à celle qui a été malade, préparant le spectacle de fin d’année, tentant de venir en aide à Luna, une jeune fille qui se met volontairement à l’écart et ne paraît pas en souffrir. Il faut dire que Luna partage avec le père et le petit frère de Corona une passion pour une série de science-fiction que la déléguée juge vieillotte. Aussi qu’elle n’est pas la surprise de la jeune fille quand elle découvre que cet univers existe réellement ! le manga croise ainsi l’univers du lycée, et celui de la science-fiction.

Autant vous dire que Corona est surprise, parce qu’elle ne s’attendait pas à ce qu’elle découvre : un instructeur immature, passionné de jeux vidéos – si je pouvais, je le qualifiera d’otaku, et une co-équipière qui ne fait que le strict minimum. Pour Corona, qui se donne à fond quelles que soient les activités, s’en est trop ! Elle va mettre de l’ordre à tout se gâchis, remotiver les troupes, et permettre à leur binôme de monter un peu dans le classement. plus facile à dire qu’à faire, surtout quand on découvre que les missions qui leur sont confiées ne sot pas si difficiles que cela – après tout, elles ne sont encore que des apprenties. Corona apprend cependant très vite à piloter très bien leur drôle de vaisseau.

Ce manga nous parle de la différence, bien sûr, du goût de l’effort, mais aussi de la nécessité de déléguer et de faire confiance aux autres si l’on souhaite qu’ils progressent vraiment : Corona apprend aussi de ses expériences, pour parodier un bulletin scolaire qu’elle pourrait recevoir, elle ne « se repose pas sur ses acquis ».

Mettrai-je (ou pas) presque deux ans pour trouver le tome  2 ?