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L’Auvergne de Christian Bouchardy : Deux siècles d’images

Merci aux éditions De Borée et à Netgalley pour ce partenariat.

Présentation de l’éditeur :

Le fruit de patientes recherches, sur place et parmi des documents anciens, qui créent une collection captivante de documents sur le patrimoine et la nature de l’Auvergne. 130 sites parmi les plus prestigieux ; des photographies qui témoignent de l’évolution du patrimoine de l’Auvergne durant les deux derniers siècles.

Mon avis : 

L’Auvergne est une région de France que je ne connais pas du tout. Aussi, lors de l’avant-dernière masse critique Babelio, ai-je eu envie de découvrir ce livre, et par conséquent, cette région.

Que dire ? Que c’est un très beau livre ? Oui, mais ce serait un peu court. Il est déjà très bien conçu, grâce au sommaire qui nous permet de trouver immédiatement le lieu que l’on souhaite connaître, département par département – ou reconnaitre pour ceux qui connaissent cette région. Je pense, pour ma part, à Polignac.

Chaque double page est très bien conçue, et a dû demander un travail méticuleux pour retrouver des images du passé. Il peut s’agir des premières cartes postales du lieu, de photographies nous montrant les moissonneurs du temps jadis, les vieux métiers du bois (sabotiers, charbonnier) ou ces petits métiers oubliés (marchandes de pommes, vachers).

Les images du présent sont toutes très évocatrices des lieux. Il peut s’agir de la nature elle-même, dans toute sa diversité, et des bâtiments, des monuments les plus représentatifs des lieux évoqués – le célèbre viaduc de Garabit.

Parfois la trace laissée par l’homme semble moindre, comme dans la double page qui représente la vallée de Mondailles ou encore Carlat. La nature est souveraine, encore, dans les gorges de la Loire près de Chaudron ou Arlempdes. Je pourrai énumérer d’autres lieux encore, et je passerai à côté de toutes les églises, les collégiales qui furent bâties parfois en des lieux inaccessibles – ou du moins, qui le paraissent à mes yeux. Je pense ici à Saint-Michel d’Aiguilhe ou à la cathédrale Notre-Dame-de-l’-Annonciation.

Un très bel ouvrage à partager.

Pst-scriptum :

– Euh, Sharon ?
– Oui, Ferenc (cousin de Sharon – prénom modifié, forcément) ?
– Tu es déjà allée en Auvergne. Tu ne t’en souviens pas ?
– Non.
– Tu avais deux mois ! Enfin, tu étais depuis deux mois dans le ventre de ta maman. Tu dois quand même garder des souvenirs ?
– Euh, non.
– Tu ne fais vraiment pas d’efforts.

Randonnée le long de la Méridienne Verte de Flavien Le Mouroux-Laclergerie


Mon avis :

Merci aux éditions Favre et à Babelio pour ce partenariat.
L’auteur, p. 145, s’adresse à son lecteur et précise que « cela peut être par hasard ou par erreur » s’il a choisi ce livre. Je confirme. Je ne m’attendais pas tout à fait à ce que j’ai trouvé.
Ce livre, c’est avant tout le parcours d’un homme à travers la France, le long de cette fameuse méridienne verte que je ne connaissais pas avant de lire cet ouvrage. A la fin du livre, l’on peut trouver les différentes étapes de son périple (pratique pour ceux qui cherchent des idées de randonnées, selon les différentes parties de la méridienne). L’on découvre à la fois des lieux, des paysages, tout ce que l’on n’a pas forcément le temps de voir parce que le temps du voyage et le temps de la marche sont deux temps différents. Les photos (les crédits photos sont aussi à la fin) illustrent parfaitement les lieux qui nous sont décrits.

Voyager, c’est faire avec le véhicule choisi. Marcher, c’est faire avec son corps, tout son corps, prendre le temps de voir, de réfléchir, ou au contraire laisser vagabonder ses pensées. C’est penser aux différentes étapes, aux provisions nécessaires, à la fatigue qui tombe quand on ne s’y attend pas. C’est aussi partager la route, faire attention aux animaux (vaches, moutons…) qui regardent les marcheurs passer et rencontrer des chiens qui ne sont jamais méchants d’après leurs maîtres. C’est traverser des lieux chargés d’histoires, parfois presque oubliés. C’est faire des rencontres aussi.
Un livre pour ceux que l’expérience d’une randonnée de longue haleine tente.

PS : p. 242, j’aimerai qu’une correction soit apporté. Non, Jaurès n’a pas lutté contre la montée du nazisme, ni n’a été assassiné à l’aube de la Seconde guerre mondiale.

La face cachée de l’écureuil de Erwan Balança et Michel Blant

Présentation de l’éditeur :

Dans La face cachée de l’écureuil, les photographies exceptionnelles d’Erwan Balança et les textes précis et vivants de Michel Blant dressent un portrait authentique et étonnant de cet animal. Du lutin des forêts profondes à la figure familière des parcs et jardin, ce livre nous invite à un face-à-face intrigant pour refaire connaissance, sur le pas de notre porte, avec l’ambassadeur par excellence du monde sauvage. En prodiguant sourires et étonnement partout où il passe, l’écureuil rassemble et nous prend par la main pour renouer le lien avec la nature.

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions La Salamandre et Babelio pour ce partenariat.
Que dire ? Si ce n’est que c’est un très beau livre à lire, à partager, et surtout à offrir. L’écureuil, c’est cet animal que l’on devine plus que l’on ne voit d’habitude, et il a fallu sans doute beaucoup de patience pour prendre ainsi en photo l’écureuil, ce « gredin » que ce soit dans le clair-obscur de la nuit ou en train de descendre le long des arbres. Cette « flèche rousse » est aussi un jardinier des forêts – et j’ai aimé décrypter les traces du passage de ce discret farfadet – voir les traces de ses pattes dans la neige ou les coques de fruit abandonnées par ses soins. Sportif ? Oui, aussi, bien sûr, il suffit de le voir s’élancer dans les airs, grimper le long d’un tronc ou escalader la mangeoire destinée aux mésanges pour le comprendre.
Laissons ce discret animal, qui n’hésite pourtant pas à se rapprocher des hommes, continuer à voltiger sous les frondaisons, à trouver refuge dans la cavité des arbres et profitons des magnifiques photos de ce livre.

Jardins parisiens par Pascal Giudicelli

éditions Bookélis – 152 pages.

Présentation de l’éditeur :

Célèbres ou secrets, les jardins parisiens sont souvent ignorés du grand public. Musée à ciel ouvert, ils sont le refuge, le paradis des rêveurs et des poètes. Amoureux de l’art des jardins et de la botanique, , architecte paysagiste et land artiste. Je tente à travers ces croquis de retranscrire l’esprit du lieu. Pour chacun des 20 arrondissements de Paris, j’ai choisi un jardin par affinité. Pour chacun d’entre eux j’ai réalisé un croquis illustré de quelques ressentis jetés sur le moment, ainsi qu’un détail botanique. Herbes hautes, buissons touffus, abondance de fleurs, la nature a repris ses droits pendant le confinement causé par l’épidémie de Covid-19. Situation inédite, il me semblait important d’immortaliser ce moment unique à travers une série de croquis. Puisse ce livre donner envie de (re)découvrir le charme unique des jardins parisiens.

Merci à Netgalley et aux éditions Bookélis pour ce partenariat.

Mon avis :

J’ai été intéressée par ce livre pour une raison simple : depuis octobre, je suis en manque de promenade dans les parcs parisiens. Grâce à ce livre, j’ai pu en partie combler ce manque, reconnaître des parcs que j’ai longuement visités, et en découvrir d’autres.
L’auteur le reconnaît volontiers :  la pandémie a modifié son projet. La fermeture des parcs pendant deux mois et demi a fait que la nature a repris ses droits. Les parisiens (dont je ne fais pas partie) se sont peut-être rendus davantage compte de l’importance de ces bouffées d’oxygène au cours de la ville. Chaque arrondissement a son ou ses parcs. C’est un goût personnel qui a fait choisir à l’auteur tel parc plutôt qu’un autre – et moi de reconnaître le jardin des Tuileries, dans le 1er arrondissement, qui m’a rappelé le temps où l’on pouvait emmener ses élèves voir une pièce de théâtre à Paris, et pique-niquer dans un parc. J’ai découvert la petite Ceinture ou le square Edouard Vaillant.
J’ai aimé aussi qu’il choisisse une plante, un arbre dans chaque jardin et s’y attarde, parce que prendre le temps de regarder, de dessiner, est important. L’usage du feutre noir, sans colorisation du dessin, permet aussi à l’imagination de rêver à ses endroits, de les parer de différentes couleurs.
Un bel ouvrage, que j’ai pris plaisir à feuilleter.

Maisons paysannes et belles demeures en Poitou d’Eric Rousseaux

Présentation de l’éditeur :

À côté des sites emblématiques des départements de la Vienne et des Deux-Sèvres, il existe dans chaque village ou hameau une richesse insoupçonnable : les maisons paysannes. Ce livre vous invite à reconnaître les matériaux qui les composent, leur origine (souvent locale), la manière de les travailler, la manière de les agencer.

Merci à Babelio et aux éditions La Geste pour ce partenariat.

Mon avis :

Lors de la précédente Masse critique, j’ai été très attirée par ce livre, non parce que je connais le Poitou, mais parce que j’ai grandi en voyant autour de moi des maisons se concevoir et se construire. Ce beau livre nous permet e découvrir des maisons traditionnelles, typiques de la région. Y figurent aussi quelques plans, ce que j’ai particulièrement apprécié.

Les photos sont superbes, et nous permettent de découvrir l’architecture de cette région, que je me suis amusée à comparer à celle de la mienne (la Normandie). Ou comment se rappeler le rôle des tuiles de faîtage.

Les photos sont absolument magnifiques, et montrent réellement la diversité de l’habitat, qu’il s’agisse de modestes demeures ou de maisons plus imposantes.