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Pour le meilleur et pour le pire – tome 5 d’Agatha Raisin de MC Beaton.

Présentation de l’éditeur :

Agatha Raisin et James Lacey ont prévu de se marier mais le jour du mariage, Jimmy, l’ancien mari d’Agatha qu’elle croyait mort, fait son apparition à l’église. Furieux, James s’enfuit. Le lendemain, Jimmy est retrouvé assassiné et Agatha et James sont les principaux suspects.

Mon avis :

Voici venir le grand jour ! Le mari d’Agatha est assassiné ! Comment ça, je spoile ? Non, je vous parle simplement des trente premières pages, les moments qui voient le plus beau jour de la vie d’Agatha complètement gâché : elle aurait dû vérifier avant que son mari, Jimmy, était bel et bien mort.
Pour moi, ce livre est un des plus réussis de la série. Presque toute l’intrigue, mis à part de courtes incursions à Londres, se passe à Carsely ou dans la campagne anglaise, ce qui donne à Agatha l’occasion de se frotter à d’autres villages, tout aussi pittoresque que le sien et de découvrir des habitants qui n’ont rien à envier aux meilleurs villageois de Carsely. Bref, nous faisons une jolie promenade policière en sa compagnie. Oui, Agatha et James, unis pour prouver leur innocence, remuent des faits qui aurait dû rester secrets – et le ne sont pas restés. Il aurait fallu presque rien pour cela ! Dans les petits villages, tout se sait très vite, et il est toujours des personnages truculents pour répondre les nouvelles.
Malgré les circonstances, malgré les apparences – le front uni James/Agatha ne l’est que pour l’enquête, Agatha continue presque de mener une vie ordinaire dans le cottage de James – avec ses chats. Elle peut compter sur ses véritables amis, même si elle semble en doute parfois et même si les cadavres semblent fleurir sous ses pas. Chacun ses talents de jardinière.
Une enquête remplie de rebondissements, drôle, pleine de danger en plein coeur de la campagne anglaise : que demander de plus ?

 

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Sale temps pour les sorcières de MC Beaton

edition Albin Michel – 297 pages

Présentation de l’éditeur :

Traumatisée après qu’une coiffeuse rancunière l’a shampouinée à la crème dépilatoire, Agatha Raisin se réfugie incognito dans un hôtel de la côte en attendant que sa chevelure repousse. N’ayant plus rien à perdre, elle consulte également une sorcière réputée pour ses talents. Miracle, la magie opère, mais pour peu de temps, car la sorcière est retrouvée assassinée … Agatha renoue aussitôt avec ses réflexes de détective, aidée par l’inspecteur Jimmy Jessop, ensorcelé par ses charmes. À moins que ce ne soient les effets du philtre d’amour qu’Agatha a acheté à la pauvre sorcière ?

Mon avis : 

A la fin du tome 8, Agatha Raisin avait été victime d’une coiffeuse vengeresse et avait perdu beaucoup de cheveux, à cause d’une crème dépilatoire. Aussi s’est-elle réfugiée loin, loin de son village, en attendant que sa chevelure repousse. Après quelques déboires – ils arrivent très vite avec Agatha – elle se décide à consulter la voyante locale, qui fabrique de plus quelques philtres, le classique filtre d’amour, bien sûr, mais aussi un philtre pour faire repousser les cheveux. Elle n’y croit pas trop, mais qui ne tente rien, n’a rien. Agatha n’avait pas prévu que la voyante serait assassinée pourtant elle n’a jamais pu se rendre dans un endroit sans qu’un assassinat soit commis. Bien sûr, c’est elle qui a découvert le corps, et les ennuis ont pu à nouveau commencer. Non, parce qu’expliquer qu’elle voulait une potion pour ses cheveux, pourquoi pas ? Avouer qu’elle avait demandé un filtre d’amour, non.

On aurait pu penser que cette neuvième enquête serait un tournant dans l’existence d’Agatha. En effet, elle semble, pour la première fois, un peu moins s’intéresser au meurtre, oublier un peu James. Elle fait ce qu’elle fera dans d’autres tomes – tenter de faire bouger les choses. Accepter son âge, aussi, un peu. Juste un peu. Pendant ce temps, la vie continue à s’écouler dans son petit village, et certains pensent toujours – un peu- à elle. Les enquêtes d’Agatha Raisin sont toutes bâties sur le même schéma ou presque, et l’on sait fort bien qu’Agatha ne se contentera pas d’une existence paisible, alternant scrabble, soirée dansante et découverte des joies de se rendre à un spectacle sans arrière-pensée. Il ne faut pas oublier qu’Agatha n’a pas eu une enfance paisible, elle s’est « faite toute seule » et n’a guère eu le temps de penser à des distractions.

Pourtant, j’ai toujours un peu l’impression qu’elle se saborde elle-même, avec sa volonté d’enquêter, de vouloir que les choses aillent plus vite, et son incapacité à choisir. Sa vie sentimentale est toujours aussi chaotique et rares sont les personnes qui la trouvent véritablement sympathiques. Quand Agatha est avec la femme du pasteur, je ne peux m’empêcher de penser à Miss Marple, et son amitié pour Griselda, la femme du pasteur de St Mary Mead. Lui non plus n’appréciait guère Jane Marple, mais il changera d’avis. Qu’aurait-il fait avec Agatha Raisin comme voisine ?

Une nouvelle enquête d’Agatha, pas très différente des autres même si elle est loin de Carsely.

Vacances tous risques : Agatha Raisin tome 6

Présentation de l’éditeur :

Agatha a résolu le meurtre de son ex-mari et s’envole pour Chypre pour tenter de reconquérir James Lacey. Ils se retrouvent parmi une bande de touristes anglais dont l’un d’eux est assassiné. Agatha met tout en oeuvre pour identifier le meurtrier mais James préfère fuir.

Mon avis :

Que dire ? Ce tome n’est pas, à mes yeux, le meilleur des aventures d’Agatha Raisin. A vrai dire, l’intrigue policière est tellement fine, pour ne pas dire secondaire que ce livre pourrait presque être une romance dont le sujet serait : Agatha Raisin court après James qui veut simplement être tranquille. Dans ce volume, elle passe un temps fou, encore plus que dans les tomes précédents, à choisir la manière dont elle serait habillée, maquillée, coiffée,sans oublier la chambre dans laquelle elle va dormir – très rarement la même. Comme Maupassant le sous-entendait dans Bel-Ami, une femme mûre n’a pas d’intérêt à se comporter comme une adolescente (ou une midinette). Agatha perçoit déjà qu’elle est obsédée par James, ou par l’idée qu’elle se fait de James, ce qui ne veut pas dire qu’elle parviendra à se débarrasser de cette obsession (voir les six tomes suivants).
Agatha, quand elle ne se pomponne pas, fait du tourisme, ne se lit pas d’amitié avec les autres touristes anglais présents auxquels elle trouve de nombreux défauts. L’une se fait assassiner, Agatha découvre le corps : une habitude qu’elle perd peu. D’ailleurs, la police trouve que le taux de criminalité a dangereusement augmenté depuis qu’Agatha est là. Puis, ce n’est pas tant qu’elle a un franc-parler qui sort de l’ordinaire, c’est plutôt qu’elle manque complètement de tact et d’à-propos. C’est tout juste si l’affaire n’est pas résolu par accident. Ah, je ne compte plus non plus le nombre de fois où Agatha et James, Agatha ou James est interrogé(e), ou menacé(e) de mort.
En passant, l’on en apprend un peu sur l’histoire de Chypre et sa partition – Agatha et James auraient dû y être en voyage de noces.
Sans les Costwolds, sans ses amis (ou si peu), sans ses chats, Agatha est un peu moins Agatha.

Panique au manoir de M.C. Beaton

édition Albin Michel – 284 pages

Quatrième de couverture :
Meurtrie d’avoir été abandonnée par James, l’amour de sa vie, Agatha Raisin s’en remet aux présages d’une diseuse de bonne aventure : elle trouvera l’amour, le vrai, dans le Norfolk. Qu’à cela ne tienne, Agatha quitte Carsely et s’installe dans un charmant cottage de Fryfam où elle attend le prince charmant en écrivant son premier roman policier : Panique au manoir. Un titre prédestiné car, après une série d’étranges phénomènes, le châtelain du village est assassiné et les soupçons se portent naturellement sur Agatha dont le conte de fées vire au cauchemar.

Mon avis :

Spontanément, en ouvrant ce dixième opus, je me suis posé une question : où est passé le troisième chat d’Agatha Raisin ? Personne pour mener l’enquête ! Un vrai scandale, à croire que l’auteur oublie parfois ce qu’elle a écrit. En effet, Agatha avait adopté un troisième chat à la fin du tome 9, et il n’en est plus trace au début de ce tome 10. Heureusement, l’on saura à la fin ce qu’il est advenu. C’est d’autant plus surprenant qu’Agatha se montre particulièrement soucieuse de ses chats dans ce volume, affirmant à Charles qu’elle devient « quelqu’un d’humain et d’attentionné ».
Comme dans le tome 6 et le tome 12, Agatha sera loin de chez elle pour cette enquête. Elle a suivi les conseils d’une voyante (si, c’est possible quand on s’appelle Agatha Raisin). Elle est partie loin des Costwolds, dans le Norflok, dans un petit village encore plus pittoresque et très réactionnaire. Les femmes doivent rester à leur place, celles qui étaient la leur du temps de la reine Victoria. A croire que les anglaises n’ont pas été les premières à obtenir le droit de vote. Les femmes de la commune font exactement ce que désirent leur mari, s’habillent comme ils le veulent, ne se maquillent pas, ne travaillaient pas, et surtout, le laissent sortir le soir sans songer à l’accompagner, ou se retrouvent avec leurs amies. Agatha entend bien mettre de l’ordre dans tout ce fatras !
Elle compte aussi écrire un roman policier et là, pas de bol, un meurtre est commis, exactement comme elle l’avait (mal) écrit. Autant dire que cela pourrait être le début des ennuis si Sir Charles ne s’était pas joint à elle et si elle n’avait pas repris du poil de la bête. Quoi qu’on dise sur elle, elle enquête ! Ce qu’elle et Charles découvrent ne fait plaisir à personne. Qu’importe ! Elle ira jusqu’au bout, avec toute la maladresse dont elle est capable parfois. Les fées ne lui disent pas merci.
Je note cependant que son amitié avec Mrs Bloxby s’est un peu distendue, Agatha ne parvenant même plus à s’entendre pleinement avec la femme du pasteur, c’est dommage. Il faut dire que celle-ci souhaiterait vraiment qu’elle ne prenne plus des décisions à la légère, et qu’elle cesse d’être obnubilée par James. Pas gagné. Surtout que … Le tome 10 se termine sur un coup de théâtre – pour combien de temps ?

Un flair infaillible pour le crime d’Ann Granger

édition 10/18 – 383 pages.

Présentation de l’éditeur :

Lorsque Thomas Tapley, voisin de Benjamin Ross, est retrouvé mort dans son salon, l’inspecteur de Scotland Yard se rue sur la scène de crime. Tapley revenu récemment de l’étranger, on connaît peu de choses à son sujet.
Alors, quand son cousin, Jonathan Tapley, conseiller de la reine, se présente, la vérité au sujet du passé tragique remonte doucement à la surface.

Mon avis : 

En ce dernier jour de la session du challenge Polar et Thriller, qui est aussi le deuxième jour de mes vacances, je découvre un tout nouveau duo d’enquêteur : Ben Ross et son épouse Lizzie. J’ai commencé la lecture de leurs aventures par celle du tome 4, celle que j’avais sous la main. Je vous rassure (ou pas) : je lirai les trois tomes précédents, et je poursuivrai la lecture des suivants (j’ai déjà le cinq sous la main).

Ben, c’est le diminutif de Benjamin, et Lizzie, celui d’Elizabeth. Comme il est traditionnel de le dire, le fait de ne pas avoir lu les tomes précédents ne gênent pas la compréhension, et l’auteur a suffisamment de métier pour insérer des éléments de leur passé avec souplesse, sans que cela ait l’air d’être du remplissage.

Le meurtre qui a été commis les touche personnellement, puisque c’est un de leurs voisins qui a été tué. Un homme charmant, poli, cultivé a été littéralement massacré. Et s’il a caché bien des secrets, il était véritablement un homme charmant – mais pas vraiment en phase avec la société dans laquelle il vivait. Sa logeuse est rapidement écartée de l’enquête, ne serait-ce que parce qu’elle n’aurait pas eu la force de le tuer. Elle est aussi une personne rare, qui voit chez l’autre ses qualités, ses aspects positifs en premier : un être positif, et non pas naïf.

L’enquête alterne les points de vue de Ben et de Lizzie, sans que jamais le récit ne soit redondant. L’intrigue mène Ben Ross sur les chemins de l’Angleterre, et le monde des propriétaires terriens est bien éloigné de celui du demi-monde, que l’on entraperçoit parfois. Que dire aussi de Flora Tapley, fille adoptive de Jonathan sur lequel se referme un carcan au fur et à mesure qu’elle grandit et doit être mariée à un bon parti ? Et si Bessie, la bonne des Ross, se montre très dégourdie et peu encline à regretter son ancien poste chez la tante de Lizzie, tous les domestiques n’ont pas des maîtres aussi larges d’esprit et craignent de perdre leur emploi sans possibilité d’en retrouver un autre.

Ben Ross n’est pas un gentleman, et le revendique, ce qui l’autorise à ne pas toujours respecter les règles de la bonne société – puisqu’il ne les connaît pas, n’est-ce pas ? Il est suffisamment subtile pour rechercher indices et preuves. Oui, il est tenace, il dépend cependant d’un chef qui ne veut surtout pas faire de vague et qui, quand il a une idée, en change difficilement. Personne n’est parfait.

Si vous aimez les romans historiques, l’Angleterre et le roman policier, n’hésitez pas à découvrir cette série !

Crime et déluge de MC Beaton

Mon avis : 

Cette fois-ci, c’est vraiment la fin entre Agatha et James. Le divorce a été prononcé, et Agatha part noyer son chagrin loin, très loin, sur une île quasiment déserte. Comme elle n’est pas (encore) une détective privée mais une enquêtrice amateur, aucun crime ne sera commis pendant ses vacances. Après, je ne dis pas – un meurtre peut survenir n’importe où, même dans un décor presque pas paradisiaque.

A son retour, une catastrophe l’attend, un déluge noie sa région de l’Angleterre, et une jeune mariée est retrouvée noyée. Il n’en faut pas plus pour qu’Agatha enquête à nouveau, parce que la mort de cette douce et pure jeune femme n’est pas liée à la catastrophe naturelle qui s’est abattue dans les Costwold, elle a été entièrement causée par la main de l’homme – ou de la femme, ne présumons pas d’entrée de jeu l’identité du coupable.

Kylie, la défunte, était aimée de tous. Son fiancé la pleure, sa mère, Freda, qui adorait son innocente et unique enfant, la pleure, et elle charge même Agatha Raisin d’enquêter – officieusement – sur la personne qui a ôté la vie à une enfant si adorable, si innocente.

Les méthodes d’enquêtrice d’Agatha sont un peu farfelues. Pour ne pas dire énormément. Il ne lui faut cependant pas tant de temps que cela pour se rendre compte que la douce Kylie n’avait rien d’une jeune fille innocente, plutôt une jeune femme opportuniste, qui savait parfaitement où était son intérêt (financier) et comment obtenir des personnes qui l’entouraient ce qu’elle désirait. Les pistes se révèlent presque trop nombreuses pour Agatha, plus sèche que jamais, presque mal embouchée. On peut légitimement se demander comment elle parvient à enquêter en étant si imbuvable, même avec celle qui jusque là était sa meilleure amie.

Un nouvel homme a débarqué dans sa vie. Exit James, perdu dans son monastère en France. Exit Charles, qui s’est marié avec une française. Voici John Armitage, auteur de romans policiers à succès, qui cherche le calme dans ce charmant village anglais. Il écrit, sans véritablement connaître, d’après Agatha qui en est issue, le monde des bas-fonds dans lequel il situe ses romans. Il n’a surtout aucune envie d’être sollicité par les femmes qui viennent en nombre lui souhaiter la bienvenue. C’est ça aussi, être un écrivain à succès – ou un homme célibataire et séduisant dans un village. Il reste assez incolore cependant, parce qu’il ne se rend pas compte de ce que les femmes projètent sur lui, et n’est pas prêt à entendre non plus ce que d’autres ont à lui dire – comptez sur la femme du pasteur pour lui dire sincèrement ce qu’elle pense de son attitude.

Au passage, chaque tome d’Agatha Raison égratigne un peu la société contemporaine. Ici, ce sont les relations homme/femme qui en prennent pour leur grade, notamment le rôle des magazines, qui ont fait des femmes des êtres jetables, des êtres ne peuvent vivre et être heureuses que sous le regard d’un homme. Ces mêmes hommes d’ailleurs ne se fient qu’aux apparences et sont incapables de dire qui est vraiment la femme dont ils pensent être amoureux, s’appuyant sur ses attraits, et ignorant superbement sa personnalité. Tout miser sur l’apparence : les jeunes femmes issues des classes très moyennes ne rêvent que de s’extraire de leur milieu d’origine, parce qu’elles valent mieux (slogan publicitaire en vue) et pensent qu’elles sont trop belles pour y vivre. Aucune n’utilise la solution d’Agatha, en son jeune âge, pour s’élever dans la société : le travail. Trop compliqué.

Une piste s’ouvre à la fin du tome 12 quand à l’avenir d’Agatha. Reste à savoir si elle la suivra.

L’enfer de l’amour de Mc Beaton

Présentation de l’éditeur :

Agatha Raisin est enfin mariée à James Lacey, mais les jeunes mariés font cottage à part et s’accusent mutuellement d’infidélité. James disparaît subitement et sa maison est saccagée. De plus, Melissa Sheppard, la grande rivale d’Agatha, est assassinée et Agatha est la principale suspecte. Pour laver son honneur et retrouver James, elle mène l’enquête avec l’aide de son vieil ami sir Charles.

Mon avis :

Agatha Raisin nage dans le bonheur. Si, si, je vous assure, elle a nagé dans le bonheur pendant au moins une demi-page. Elle avait réussi à épouser James. Zas ! Le premier nuage se place dès la première page, le second survient très vite. En effet, il apparaît que certains hommes portent un regard très différent sur la femme aimée dès qu’elle n’est plus leur compagne mais leur légitime épouse : il faut qu’elle change, qu’elle obéisse ! Or, depuis dix tomes, nous savons déjà que ce n’est pas Agatha Raisin qui va se laisser commander par un homme, fut-il James !
Hélas, trois fois hélas, James disparaît – et le sang trouvé chez lui ne laisse pas présager un départ dans les meilleures conditions. Agatha n’aura de cesse de le retrouver – aidée par Charles, l’un des autres hommes de sa vie. Elle en a, des hommes, dans sa vie ! Elle cherche, elle cherche, elle cherche, elle ne cesse de parcourir la région, que dis-je la région, le pays, en tout sens, se livrant ainsi à une véritable quête de James. Ce ne sont pas les kilomètres qui l’arrêtent. Ni la manière dont les personnes qui l’interrogent la reçoivent. Il faut dire qu’Agatha part au quart de tour, il faut toujours tabler sur le fait qu’elle sera extrêmement énervée, explosive, plutôt que de penser qu’elle sera d’une incommensurable douceur.
A la décharge d’Agatha, il se trouve que James est plus ou moins accusé de l’assassinat de Melissa Shepard, charmante voisine et maîtresse de James. Plutôt plus que moins, d’ailleurs, parce que tous les policiers ne sont pas les champions de l’efficacité. Il faut donc qu’elle trouve le véritable coupable, et ce qu’elle apprend sur Melissa n’est pas des plus réjouissants. Les petits villages anglais abritent décidément des personnalités vraiment hors du commun, et un taux de meurtre qui l’est tout autant.
L’enfer de l’amour est un onzième tome très rythmé, qui renouvelle un peu les intrigues des enquêtes d’Agatha Raisin. Les fans l’auront déjà lu.