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Panique au manoir de M.C. Beaton

édition Albin Michel – 284 pages

Quatrième de couverture :
Meurtrie d’avoir été abandonnée par James, l’amour de sa vie, Agatha Raisin s’en remet aux présages d’une diseuse de bonne aventure : elle trouvera l’amour, le vrai, dans le Norfolk. Qu’à cela ne tienne, Agatha quitte Carsely et s’installe dans un charmant cottage de Fryfam où elle attend le prince charmant en écrivant son premier roman policier : Panique au manoir. Un titre prédestiné car, après une série d’étranges phénomènes, le châtelain du village est assassiné et les soupçons se portent naturellement sur Agatha dont le conte de fées vire au cauchemar.

Mon avis :

Spontanément, en ouvrant ce dixième opus, je me suis posé une question : où est passé le troisième chat d’Agatha Raisin ? Personne pour mener l’enquête ! Un vrai scandale, à croire que l’auteur oublie parfois ce qu’elle a écrit. En effet, Agatha avait adopté un troisième chat à la fin du tome 9, et il n’en est plus trace au début de ce tome 10. Heureusement, l’on saura à la fin ce qu’il est advenu. C’est d’autant plus surprenant qu’Agatha se montre particulièrement soucieuse de ses chats dans ce volume, affirmant à Charles qu’elle devient « quelqu’un d’humain et d’attentionné ».
Comme dans le tome 6 et le tome 12, Agatha sera loin de chez elle pour cette enquête. Elle a suivi les conseils d’une voyante (si, c’est possible quand on s’appelle Agatha Raisin). Elle est partie loin des Costwolds, dans le Norflok, dans un petit village encore plus pittoresque et très réactionnaire. Les femmes doivent rester à leur place, celles qui étaient la leur du temps de la reine Victoria. A croire que les anglaises n’ont pas été les premières à obtenir le droit de vote. Les femmes de la commune font exactement ce que désirent leur mari, s’habillent comme ils le veulent, ne se maquillent pas, ne travaillaient pas, et surtout, le laissent sortir le soir sans songer à l’accompagner, ou se retrouvent avec leurs amies. Agatha entend bien mettre de l’ordre dans tout ce fatras !
Elle compte aussi écrire un roman policier et là, pas de bol, un meurtre est commis, exactement comme elle l’avait (mal) écrit. Autant dire que cela pourrait être le début des ennuis si Sir Charles ne s’était pas joint à elle et si elle n’avait pas repris du poil de la bête. Quoi qu’on dise sur elle, elle enquête ! Ce qu’elle et Charles découvrent ne fait plaisir à personne. Qu’importe ! Elle ira jusqu’au bout, avec toute la maladresse dont elle est capable parfois. Les fées ne lui disent pas merci.
Je note cependant que son amitié avec Mrs Bloxby s’est un peu distendue, Agatha ne parvenant même plus à s’entendre pleinement avec la femme du pasteur, c’est dommage. Il faut dire que celle-ci souhaiterait vraiment qu’elle ne prenne plus des décisions à la légère, et qu’elle cesse d’être obnubilée par James. Pas gagné. Surtout que … Le tome 10 se termine sur un coup de théâtre – pour combien de temps ?

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Un flair infaillible pour le crime d’Ann Granger

édition 10/18 – 383 pages.

Présentation de l’éditeur :

Lorsque Thomas Tapley, voisin de Benjamin Ross, est retrouvé mort dans son salon, l’inspecteur de Scotland Yard se rue sur la scène de crime. Tapley revenu récemment de l’étranger, on connaît peu de choses à son sujet.
Alors, quand son cousin, Jonathan Tapley, conseiller de la reine, se présente, la vérité au sujet du passé tragique remonte doucement à la surface.

Mon avis : 

En ce dernier jour de la session du challenge Polar et Thriller, qui est aussi le deuxième jour de mes vacances, je découvre un tout nouveau duo d’enquêteur : Ben Ross et son épouse Lizzie. J’ai commencé la lecture de leurs aventures par celle du tome 4, celle que j’avais sous la main. Je vous rassure (ou pas) : je lirai les trois tomes précédents, et je poursuivrai la lecture des suivants (j’ai déjà le cinq sous la main).

Ben, c’est le diminutif de Benjamin, et Lizzie, celui d’Elizabeth. Comme il est traditionnel de le dire, le fait de ne pas avoir lu les tomes précédents ne gênent pas la compréhension, et l’auteur a suffisamment de métier pour insérer des éléments de leur passé avec souplesse, sans que cela ait l’air d’être du remplissage.

Le meurtre qui a été commis les touche personnellement, puisque c’est un de leurs voisins qui a été tué. Un homme charmant, poli, cultivé a été littéralement massacré. Et s’il a caché bien des secrets, il était véritablement un homme charmant – mais pas vraiment en phase avec la société dans laquelle il vivait. Sa logeuse est rapidement écartée de l’enquête, ne serait-ce que parce qu’elle n’aurait pas eu la force de le tuer. Elle est aussi une personne rare, qui voit chez l’autre ses qualités, ses aspects positifs en premier : un être positif, et non pas naïf.

L’enquête alterne les points de vue de Ben et de Lizzie, sans que jamais le récit ne soit redondant. L’intrigue mène Ben Ross sur les chemins de l’Angleterre, et le monde des propriétaires terriens est bien éloigné de celui du demi-monde, que l’on entraperçoit parfois. Que dire aussi de Flora Tapley, fille adoptive de Jonathan sur lequel se referme un carcan au fur et à mesure qu’elle grandit et doit être mariée à un bon parti ? Et si Bessie, la bonne des Ross, se montre très dégourdie et peu encline à regretter son ancien poste chez la tante de Lizzie, tous les domestiques n’ont pas des maîtres aussi larges d’esprit et craignent de perdre leur emploi sans possibilité d’en retrouver un autre.

Ben Ross n’est pas un gentleman, et le revendique, ce qui l’autorise à ne pas toujours respecter les règles de la bonne société – puisqu’il ne les connaît pas, n’est-ce pas ? Il est suffisamment subtile pour rechercher indices et preuves. Oui, il est tenace, il dépend cependant d’un chef qui ne veut surtout pas faire de vague et qui, quand il a une idée, en change difficilement. Personne n’est parfait.

Si vous aimez les romans historiques, l’Angleterre et le roman policier, n’hésitez pas à découvrir cette série !

Crime et déluge de MC Beaton

Mon avis : 

Cette fois-ci, c’est vraiment la fin entre Agatha et James. Le divorce a été prononcé, et Agatha part noyer son chagrin loin, très loin, sur une île quasiment déserte. Comme elle n’est pas (encore) une détective privée mais une enquêtrice amateur, aucun crime ne sera commis pendant ses vacances. Après, je ne dis pas – un meurtre peut survenir n’importe où, même dans un décor presque pas paradisiaque.

A son retour, une catastrophe l’attend, un déluge noie sa région de l’Angleterre, et une jeune mariée est retrouvée noyée. Il n’en faut pas plus pour qu’Agatha enquête à nouveau, parce que la mort de cette douce et pure jeune femme n’est pas liée à la catastrophe naturelle qui s’est abattue dans les Costwold, elle a été entièrement causée par la main de l’homme – ou de la femme, ne présumons pas d’entrée de jeu l’identité du coupable.

Kylie, la défunte, était aimée de tous. Son fiancé la pleure, sa mère, Freda, qui adorait son innocente et unique enfant, la pleure, et elle charge même Agatha Raisin d’enquêter – officieusement – sur la personne qui a ôté la vie à une enfant si adorable, si innocente.

Les méthodes d’enquêtrice d’Agatha sont un peu farfelues. Pour ne pas dire énormément. Il ne lui faut cependant pas tant de temps que cela pour se rendre compte que la douce Kylie n’avait rien d’une jeune fille innocente, plutôt une jeune femme opportuniste, qui savait parfaitement où était son intérêt (financier) et comment obtenir des personnes qui l’entouraient ce qu’elle désirait. Les pistes se révèlent presque trop nombreuses pour Agatha, plus sèche que jamais, presque mal embouchée. On peut légitimement se demander comment elle parvient à enquêter en étant si imbuvable, même avec celle qui jusque là était sa meilleure amie.

Un nouvel homme a débarqué dans sa vie. Exit James, perdu dans son monastère en France. Exit Charles, qui s’est marié avec une française. Voici John Armitage, auteur de romans policiers à succès, qui cherche le calme dans ce charmant village anglais. Il écrit, sans véritablement connaître, d’après Agatha qui en est issue, le monde des bas-fonds dans lequel il situe ses romans. Il n’a surtout aucune envie d’être sollicité par les femmes qui viennent en nombre lui souhaiter la bienvenue. C’est ça aussi, être un écrivain à succès – ou un homme célibataire et séduisant dans un village. Il reste assez incolore cependant, parce qu’il ne se rend pas compte de ce que les femmes projètent sur lui, et n’est pas prêt à entendre non plus ce que d’autres ont à lui dire – comptez sur la femme du pasteur pour lui dire sincèrement ce qu’elle pense de son attitude.

Au passage, chaque tome d’Agatha Raison égratigne un peu la société contemporaine. Ici, ce sont les relations homme/femme qui en prennent pour leur grade, notamment le rôle des magazines, qui ont fait des femmes des êtres jetables, des êtres ne peuvent vivre et être heureuses que sous le regard d’un homme. Ces mêmes hommes d’ailleurs ne se fient qu’aux apparences et sont incapables de dire qui est vraiment la femme dont ils pensent être amoureux, s’appuyant sur ses attraits, et ignorant superbement sa personnalité. Tout miser sur l’apparence : les jeunes femmes issues des classes très moyennes ne rêvent que de s’extraire de leur milieu d’origine, parce qu’elles valent mieux (slogan publicitaire en vue) et pensent qu’elles sont trop belles pour y vivre. Aucune n’utilise la solution d’Agatha, en son jeune âge, pour s’élever dans la société : le travail. Trop compliqué.

Une piste s’ouvre à la fin du tome 12 quand à l’avenir d’Agatha. Reste à savoir si elle la suivra.

L’enfer de l’amour de Mc Beaton

Présentation de l’éditeur :

Agatha Raisin est enfin mariée à James Lacey, mais les jeunes mariés font cottage à part et s’accusent mutuellement d’infidélité. James disparaît subitement et sa maison est saccagée. De plus, Melissa Sheppard, la grande rivale d’Agatha, est assassinée et Agatha est la principale suspecte. Pour laver son honneur et retrouver James, elle mène l’enquête avec l’aide de son vieil ami sir Charles.

Mon avis :

Agatha Raisin nage dans le bonheur. Si, si, je vous assure, elle a nagé dans le bonheur pendant au moins une demi-page. Elle avait réussi à épouser James. Zas ! Le premier nuage se place dès la première page, le second survient très vite. En effet, il apparaît que certains hommes portent un regard très différent sur la femme aimée dès qu’elle n’est plus leur compagne mais leur légitime épouse : il faut qu’elle change, qu’elle obéisse ! Or, depuis dix tomes, nous savons déjà que ce n’est pas Agatha Raisin qui va se laisser commander par un homme, fut-il James !
Hélas, trois fois hélas, James disparaît – et le sang trouvé chez lui ne laisse pas présager un départ dans les meilleures conditions. Agatha n’aura de cesse de le retrouver – aidée par Charles, l’un des autres hommes de sa vie. Elle en a, des hommes, dans sa vie ! Elle cherche, elle cherche, elle cherche, elle ne cesse de parcourir la région, que dis-je la région, le pays, en tout sens, se livrant ainsi à une véritable quête de James. Ce ne sont pas les kilomètres qui l’arrêtent. Ni la manière dont les personnes qui l’interrogent la reçoivent. Il faut dire qu’Agatha part au quart de tour, il faut toujours tabler sur le fait qu’elle sera extrêmement énervée, explosive, plutôt que de penser qu’elle sera d’une incommensurable douceur.
A la décharge d’Agatha, il se trouve que James est plus ou moins accusé de l’assassinat de Melissa Shepard, charmante voisine et maîtresse de James. Plutôt plus que moins, d’ailleurs, parce que tous les policiers ne sont pas les champions de l’efficacité. Il faut donc qu’elle trouve le véritable coupable, et ce qu’elle apprend sur Melissa n’est pas des plus réjouissants. Les petits villages anglais abritent décidément des personnalités vraiment hors du commun, et un taux de meurtre qui l’est tout autant.
L’enfer de l’amour est un onzième tome très rythmé, qui renouvelle un peu les intrigues des enquêtes d’Agatha Raisin. Les fans l’auront déjà lu.

Une seconde de trop de Linda Green

Présentation de l’éditeur : 

Un seconde de trop et vous perdez tout.
un, deux, trois… Lisa Dale ferme les yeux et compte jusqu’à cent lors d’une partie de cache-cache avec sa fille. Lorsqu’elle les rouvre, Ella, quatre ans, a disparu. Sans laisser la moindre trace.
La police, les médias et la famille de Lisa font corps pour retrouver la fillette. Mais si leur instinct les éloignait d’Ella ? Et si le ravisseur était connu d’eux tous ?

Merci à Netgalley et aux éditions Préludes pour ce partenariat.

Mon avis :

Une seconde de trop n’est pas un roman facile à lire. Ce n’est pas un roman policier au sens traditionnel du terme, même s’il comporte une enquête, c’est un roman d’une apparence paisible, presque ordinaire qui s’appuie sur une psychologie fouillée des personnages.

Le point de départ est un fait simple, banal, comme il pourrait arriver à n’importe qui. Un moment d’inattention un peu plus poussé – un moment, entendons-nous, pas un très vaste temps. Lisa est mère de trois enfants, sa fille aînée poursuit ses études, ses deux autres enfants sont plus jeunes, ils forment une famille recomposée assez harmonieuse. Une matinée comme les autres, une visite au parc, quelques écorchures, une partie de cache-cache avant de rentrer – parce que Lisa ne va pas refuser quelque chose de si simple à sa petite fille au caractère déjà si affirmée – Lisa ne bride pas sa fille sous prétexte qu’elle est une fille, et je trouve que c’est très bien. Seulement, au bout de ses quelques minutes, Ella est introuvable, et même si elle est très douée pour trouver des cachettes, non, elle ne resterait pas cachée volontairement si longtemps : elle a disparu.

Les émotions, les sentiments que ressent Lisa, le lecteur les ressent avec elle, partagé que l’on est entre la volonté de ne pas céder à la panique, et celle d’envisager le pire – parce que Lisa connaît son enfant, parce que le danger vient dans des lieux connus, par des personnes qui semblent sans histoire. Nous voyons aussi les réactions des proches, entre ceux qui restent optimistes, parce que c’est dans leur caractère, et ceux qui veulent faire bouger les choses vite et bien. Puis vient la police – forcément. Leur présence n’alourdit pas le récit parce que l’auteur préfère montrer la mise en action des procédures, qui se déploient en cercle concentrique au fur et à mesure que le temps passe, plutôt que de nous décrire stérilement quelles mesures sont utilisées au Royaume-Uni pour retrouver un enfant disparu.

Lisa est une mère moderne, mère jeune et célibataire de sa première fille, mère plus âgée, en couple pour ces deux plus jeunes enfants, elle est une mère intranquille qui est prête à se remettre en cause. A elle s’oppose une autre femme dont on entend la voix. Je ne la qualifierai pas de mère classique, non, je la qualifierai de traditionnaliste. Elle sait exactement tout ce dont un enfant a besoin physiquement. Elle maîtrise toutes les procédures de soin, de lavage et de désinfection – quasiment d’une autre époque. Elle sait également comment élever un enfant pour qu’il n’en vienne à ne jamais déranger un adulte. Bref, pour tout ce qui concerne ses besoins affectifs et son développement personnel, vous devrez vous adresser à une autre personne. Petit à petit, nous comprenons pourquoi cette autre voix s’élève, ce qui ne veut pas dire que le lecteur s’en trouve rassuré pour autant.

Une troisième voix, surgie du passé, s’entrelace avec les deux précédentes. Voix masculine, voix sensible, celle d’un tout jeune homme tiraillé entre sa femme et la jeune fille qu’il aime. Matthew parle par le biais de son journal intime. L’on comprend assez vite le lien avec l’une des deux mères, et il est intéressant de la voir par ses yeux à lui, tout comme nous le découvrons par ses yeux à elle. Cependant, en lisant le texte de cet hypersensible, l’on ne peut qu’être inquiet : la vie n’est pas tendre pour ceux qu’un rien écorche.

Rien qu’une seconde n’est pas un livre de tout repos. Mais, contrairement à beaucoup d’autres livres qui nous parlent d’enlèvement d’enfants, il ne montre pas une famille qui a quelque chose à cacher, qui gênerait l’enquête, il montre une famille, des familles qui menaient des vies ordinaires, et qui ont été confrontés à ce qui ne devraient pas survenir.

Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman


Présentation de l’éditeur :

Quand Samson O’Brien débarque sur sa moto rouge à Bruncliffe, dans le Yorkshire, pour y ouvrir son agence de détective privé, la plupart des habitants voient son arrivée d’un très mauvais oeil. De son côté, Delilah Metcalfe, génie de l’informatique au caractère bien trempé, tente de sauver de la faillite son site de rencontres amoureuses. Pour cela, elle décide de louer le rez-de-chaussée de ses locaux. Quelle n’est pas sa surprise quand son nouveau locataire se révèle être Samson ? et qu’elle découvre que son entreprise porte les mêmes initiales que la sienne !

Merci à Babelio et aux éditions Robert Laffont pour ce partenariat.

Mon avis : 

Il n’est pas besoin d’un détective dans ce coin champêtre du Yorkshire, tout va bien, tous les habitants vous le diront, Delilah en tête. D’ailleurs, personne n’a de professions bizarres dans cette charmante petite ville, la preuve: Delilah tient une agence matrimoniale qui peine à décoller.
Les romans policiers anglais aiment à nous emmener dans des petits villages où de nouveaux arrivants bouleversent la vie des habitants. Ici, c’est le retour d’un des leurs qui met tout le monde au bran-le-bas de combat, et les plus virulents ne sont pas nécessairement ceux que l’on attendait – n’est-ce pas Delilah ? Ils ne savent pas pourquoi il est parti, ils ne savent pas pourquoi il est revenu : Samson est pourtant décidé à mettre un peu d’ordre dans les affaires familiales, et aussi un peu dans les siennes.
En attendant, il a un premier client. En attendant, Delilah a perdu un client. Et il y a un lien entre les deux dossiers. Les décès deviennent un peu trop fréquents dans ce joli coin de verdure et, finalement, la présence d’un détective, voire de deux, n’est pas de trop.
J’ai beaucoup aimé les personnages de Samson et Delilah. Ce premier tome de leurs aventures – le second devrait paraître en juin – nous en apprend beaucoup sur eux, sur leur passé commun ou pas, sur les liens qui les unissent par-delà la mort d’un être cher : la guerre est loin, elle les a pourtant rattrapées. Ils sont tous les deux à un tournant de leur vie, professionnelle ou personnelle. Mention spéciale pour Delilah qui, après une relation plutôt toxique, une relation qui l’avait coupée d’elle-même, renoue avec ce qu’elle est profondément. Mention spéciale, aussi, pour Calimero, son adorable et névrosé cabot.
Enquêter est-il facile ? Non, pas vraiment puisque la police officielle trouve que tout va bien dans le meilleur des mondes, et qu’ils n’ont pas l’intention d’aller plus loin. L’union fait la force, et on n’est pas trop de deux pour traquer indices et point de convergence.
Samson et Delilah, une série policière très prometteuse.

 

Coiffeur pour Dames de M.C. Beaton

Mon avis :

J’ai bien aimé le tome 7, et je bloque au tome 8 (heureusement, c’est le 7 que l’on m’a offert pour mon anniversaire).
J’ai eu l’impression de tourner en rond dans ce roman. Après Agatha se lance en cuisine, Agatha se rend chez le vétérinaire, Agatha fait de la randonnée, Agatha fait du jardinage, Agatha part en vacances, nous avons Agatha va chez le coiffeur, ce qu’elle semble n’avoir jamais fait jusqu’à présent – ou, du moins, pas à une telle fréquence. Je n’ai pas l’impression qu’une bonne coupe de cheveux nécessite un tel entretien, à croire qu’Agatha est incapable de se coiffer elle-même. Note : le salon star ne semble pas si star que cela, puisqu’elle parvient toujours à avoir un rendez-vous et à se faire coiffer par le coiffeur vedette, chouchou de ses dames.
Il faut dire qu’Agatha s’ennuie ferme. Elle est seule, elle est une jeune retraitée, elle se sent délaissée, par James, par Charles, par ses amis, par ses amies, donc elle va chez le coiffeur et cherche à enquêter sur des suspicions de chantage. Il se faut bien occuper.
J’ai trouvé l’intrigue répétitive, très répétitive, un peu comme si Agatha n’avait jamais vécu toutes les aventures précédentes.
Je vais attendre un peu avant de lire la suite.