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Les aérochats, tome 1 : comme chiens et chats de Donovan Bixley

Présentation de l’éditeur :

Europe, 1916. La terrible meute des CLEBs avance sur Paris alors qu’une nouvelle dramatique tombe au QG des CATs : le major Tom, le plus célèbre pilote de tout le royaume des chats, a disparu en territoire ennemi.
Félix Belair, n’écoutant que son courage, se propose pour accomplir la mission la plus périlleuse de sa jeune carrière en allant chercher le malheureux major Tom, au risque de retomber nez à nez avec le Setter rouge, son ennemi juré. Aidé par tous les membres des CATs et sous les ordres du commandant Katerina Mimine, le jeune pilote va se révéler à la hauteur de la mémoire de son père, un valeureux membre des CATs.

Merci aux éditions Slalom et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Nous sommes avertis : ce premier volume se déroule pendant la première guerre mondiale, mais certains éléments sont empruntés à la seconde guerre mondiale. Est-ce vraiment un problème ? Non, puisque l’univers est avant tout imaginaire, destinée à des jeunes lecteurs.
Personne ne manque à l’appel :
– le jeune héros, Félix, qui ne demande qu’à faire ses preuves et montre son courage, voire sa témérité ;
– le vieux briscard, Sacha, courageux mais en léger surpoids ;
– le héros légendaire, Tom, tombé aux mains de l’ennemi ;
– le mécanicien brillant et inventif. Fait rare, le rôle est confié à un personnage féminin, Manou ;
– le commandant, à nouveau un personnage féminin ;
– l’inventeur, maître Yocha, un peu catastrophique, avec tout de même des éclairs de génie ;
– l’ennemi qui respecte le code de l’honneur.
Je ne vous cacherai pas que, même si j’ai été sensible à l’impétuosité de Félix, ma préférence va au mystérieux Setter rouge, charismatique ennemi, dont, je l’espère, le personnage sera développé dans le second tome.
Je n’ai garde d’oublier les illustrations, très réussies, et l’humour, bien présent également. Mention spéciale pour les goûts culinaires de Sacha, aux conséquences prévisibles, et pour les petites soeurs de Manou.
Je lirai sans aucun doute la suite de cette série.

Les aventures miraculeuses de Pomponius Flatus d’Eduardo Mendoza

Flatus

édition Points – 218 pages.

Ma présentation :

Ier siècle de notre ère. Pomponius Flatus accomplit un voyage pour trouver une source d’eau miraculeuse, capable de lui apporter la connaissance. En attendant, il goûte maintes eaux et en tire les conséquences, désastreuses, pour ses intestins, et pour ceux qui l’entourent. Après une mésaventure dans le désert, il se retrouve dans la petite ville de , à venir aux secours d’un charpentier condamné à mort.

Mon avis :

Gonflé  ! Et fortement érudit.
Je ne veux pas trop vous en dévoiler sur l’intrigue, pour ne pas vous gâcher l’effet de surprise de cette intrigue remarquablement construites, où chaque péripétie est à sa place, sans excès. Le propre de la véritable érudition est de passé tout seul, sans effet de manche, avec une écriture limpide, drôle, qui appelle un chat un chat, et une hétaïre, une hétaïre.
Pomponius écrit donc une lettre à son meilleur ami pour lui raconter ses tribulations en Palestine, et il n’est pas déçu de son voyage. Philosophe, mais pas passif, il est amené à enquêter pour innocenter un intègre charpentier, à la demande du jeune fils de celui-ci. Comme il n’est pas juif, il n’a pas les mêmes scrupuleuses règles que le condamné et peut se permettre quelques libertés dans son enquête, y compris celle de faire tourner en bourrique un humble porte-enseigne aussi baraqué que naïf. Comme il est romain, de l’ordre équestre qui plus est, il bénéficie d’une certaine impunité face à ses démarches un peu hasardeuse. Je me permets tout de même un petit spoiler : il bénéficie aussi d’aides en haut lieu.

Drôle et réaliste, émaillé de mythe et de récits érudits, les aventures miraculeuses de Pomponius Flatus est un roman policier non conventionnel, un roman historique pas barbant, une biographie non pontifiante, qui compose une oeuvre majeure, d’un écrivain qui ne l’est pas moins.

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