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Mystère Edimbourg et Docteur Stevenson: Tome B

Présentation de l’éditeur :

Dans les pas de Stevenson…Le meurtre commis à Edimbourg n’a toujours pas été résolu. Après le phare solitaire de Bell Rock, planté en pleine mer du Nord, et maintenant? la France !, l’enquête d’Archibald Sweeney commence à prendre les allures d’une aventure digne de « L’île au trésor » de Stevenson.À moins… À moins qu’il ne s’agisse d’une tout autre oeuvre du célèbre romancier, beaucoup plus redoutable celle-là : « Dr Jekyll et Mr Hyde » !

Mon avis : 

Voici la suite de l’enquête mené par Archibald Sweeney et Henry son collègue samoan. Le meurtre d’Edward, frère d’Henry n’est toujours pas résolu mais les deux enquêteurs tiennent une piste sérieuse. Surtout, elle les entraîne sur les pas de Stevenson, dans des lieux que l’on n’a pas l’habitude d’associer à l’auteur écossais, à moins d’être vraiment fan de l’auteur. En effet, là, comme ça, ex abrupto, pouviez-vous me dire qu’il avait rencontré Fanny, sa future femme, en France ? Pas nécessairement.
Enquête mouvementée, presque un road moavie sur les traces d’un insaisissable suspect et d’un non  moins insaisissable manuscrit qui révélerait le secret de la création de l’un des deux plus célèbres romans de Robert-Louis Stevenson. Il est des secrets qui doivent rester des secrets.
La fin du roman amène une progression significative dans la « vie personnel » de Sweeney -une piste pour le prochain tome ?

 

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Un Noël en Sicile d’Anne Perry

Mon avis : 

Oui, je sais, je lis ce récit alors que nous sommes à la veille de Pâques. Le hasard des lectures.
Je connais peu le personnage principal de ce récit, qui se trouve être le frère d’Hester, la compagne de Monk. James a l’impression d’avoir tout raté dans sa vie, et, après son veuvage, il part trois semaines en Sicile, pour se ressourcer, dirait-on de nos jours. J’ai eu peu l’impression que nous nous trouvions en période de Noël, d’ailleurs, si ce n’est dans les dernières lignes du texte. Nous assistons plutôt à des vacances sur une île pas vraiment paradisiaque, mais en tout cas reposante.
Enfin, cela dépend des personnes que l’on croise. Comment réunir dans un endroit aussi isolé, aussi loin de la Grande-Bretagne, des êtres qui ne peuvent pas s’entendre ? Nous avons un colonel, sans que l’on sache s’il a gagné ses galons sur un champ de bataille ou s’il les achetés. Nous avons un couple qui ne s’entend pas, même si Isla se garde bien de se comporter autrement que ce que l’on attend d’une lady, un auteur, qui semble bien loin de l’univers qu’il a crée, Candace, enfin, seule au monde, si ce n’est son grand-oncle, son tuteur, qui n’a rien d’un barbon et prend le plus grand soin de la jeune fille de quatorze ans.
Ce n’est pas qu’un crime survient, non – enfin, pas tout de suite. C’est plutôt que le volcan entre en éruption, permettant à quelqu’un(e) de supprimer un gêneur. Qui gênait-il ? Peut-on enquêter alors que d’autres vies sont en danger ? Il vaut mieux, si l’on ne veut pas être la prochaine victime.
J’ai trouvé que le mobile arrivait un peu comme un cheveu sur la soupe – pour moi, ce n’est pas vraiment la victime qui aurait dû avoir cette preuve entre les mains, j’ai eu l’impression de rater quelque chose.
Un Noël en Sicile est un livre agréable à lire, sans plus.

Les aventures miraculeuses de Pomponius Flatus d’Eduardo Mendoza

Flatus

édition Points – 218 pages.

Ma présentation :

Ier siècle de notre ère. Pomponius Flatus accomplit un voyage pour trouver une source d’eau miraculeuse, capable de lui apporter la connaissance. En attendant, il goûte maintes eaux et en tire les conséquences, désastreuses, pour ses intestins, et pour ceux qui l’entourent. Après une mésaventure dans le désert, il se retrouve dans la petite ville de , à venir aux secours d’un charpentier condamné à mort.

Mon avis :

Gonflé  ! Et fortement érudit.
Je ne veux pas trop vous en dévoiler sur l’intrigue, pour ne pas vous gâcher l’effet de surprise de cette intrigue remarquablement construites, où chaque péripétie est à sa place, sans excès. Le propre de la véritable érudition est de passé tout seul, sans effet de manche, avec une écriture limpide, drôle, qui appelle un chat un chat, et une hétaïre, une hétaïre.
Pomponius écrit donc une lettre à son meilleur ami pour lui raconter ses tribulations en Palestine, et il n’est pas déçu de son voyage. Philosophe, mais pas passif, il est amené à enquêter pour innocenter un intègre charpentier, à la demande du jeune fils de celui-ci. Comme il n’est pas juif, il n’a pas les mêmes scrupuleuses règles que le condamné et peut se permettre quelques libertés dans son enquête, y compris celle de faire tourner en bourrique un humble porte-enseigne aussi baraqué que naïf. Comme il est romain, de l’ordre équestre qui plus est, il bénéficie d’une certaine impunité face à ses démarches un peu hasardeuse. Je me permets tout de même un petit spoiler : il bénéficie aussi d’aides en haut lieu.

Drôle et réaliste, émaillé de mythe et de récits érudits, les aventures miraculeuses de Pomponius Flatus est un roman policier non conventionnel, un roman historique pas barbant, une biographie non pontifiante, qui compose une oeuvre majeure, d’un écrivain qui ne l’est pas moins.

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