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Requiem pour un fou de Stanislas Petrosky

Présentation de l’éditeur :

Pour commencer, prenez :
-Un prêtre exorciste agent du Soda-litium Pianum, les services secrets du Vatican;
-un curé qui a compris qu’il avait fait le voeu de célibat et non de chasteté;
-un homme d’Eglise qui manie la langue d’Audiard avec amour;
-un abbé qui vous confesse avec la délicatesse du marginal de Jacques Deray.
Vous obtiendrez Requiem…

Mon avis :

Coucou ! C’est moi ! C’est Sharon ! Alors, cher monsieur Petrosky, j’espère que vous avez de l’humour parce que vous allez en avoir besoin en me lisant. Oui, je sais, je fais d’ors et déjà preuve d’une grande ambition en affirmant que mon avis sera drôle. Je n’ai absolument pas l’intention de vous faire pleurer en l’écrivant !

Déjà, certains fuiront ce livre, parce que le héros est un prêtre exorciste hors-norme. Pourtant il applique à la lettre le commandement le plus important de la religion catholique : « Aimez-vous les uns les autres ». J’en conviens, il ne l’applique pas comme on s’attend à ce qu’un prêtre l’applique. Il ne faut pas avoir l’esprit étroit, et ce qui se passe entre adultes consentants, et bien, cela ne nous regarde absolument pas. J’en profite d’ailleurs pour ajouter (comme ça, c’est fait) que je suis profondément anti-cléricale pour des raisons qui ne regardent que moi : autant dire que quelqu’un qui sort de la norme ne pouvait que me plaire.

N’oublions pas : d’autres fuiront parce qu’il est question de Johnny Halliday et de ses plus grandes chansons, de ses fans aussi – je parle des vrais fans, bien sûr. J’ai d’ailleurs trouvé le récit très respectueux envers ceux qui admiraient l’artiste. Aussi, ce cher Requiem est très vite persuadé qu’il est im-pos-si-ble qu’un fan ait pu commettre les meurtres : quand on aime quelqu’un, quand on veut lui rendre hommage, on ne salit pas sa mémoire en le couvrant de sang et d’opprobre. Nanmého !

Au cours de cette quatrième enquête, Requiem, enquêteur et narrateur, multiplie les clins d’oeil envers ses lecteurs et surtout, ses lectrices. Et c’est le moment pour moi de caser le célébrissime : « cette enquête peut être lue indépendamment des autres », qui fait toujours plaisir et rassure le futur lectorat. Bon, je vais tout de même être claire, nette et précise, j’ai lu le tome 1, les tomes 2, 3 et 5 sont d’ors et déjà dans ma PAL. Je ne fais pas un régime « sans polar », mes journées de lectrice seraient tragiques.

Hum ? L’enquête ? Mais bien sûr que Requiem enquête, que croyez-vous, qu’il se repose ? Notons en revanche que ses tympans sont parfois mis à rude épreuve, c’est ça, d’avoir des assistants « doués » pour le chant, maîtrisant par-fai-te-ment l’oeuvre du taulier. Il y a des boules Quiès qui se perdent.

Ce qui ne se repose pas, en revanche, c’est sa capacité à s’indigner, et à aider les autres. Les victimes des meurtres sont tou(te)s des laissés-pour-compte de la société, des personnes qui ont dégringolé, ont raté un barreau dans l’échelle de la vie, puis un autre, encore un autre, jusqu’à se retrouver dans la rue. Il est des personnes courageuses, qui vont au-devant d’eux, les aident sincèrement, et il y en a d’autres qui s’en servent pour les enfoncer davantage. Oui, la vie n’est pas toujours belle.

Et l’enquête ? Oui, je vous entends. Pour utiliser à nouveau une formule toute faite  » ses racines sont à chercher dans le passé de l’enquêteur ». Enquêteur qui a très très envie d’en découdre avec le(s) coupable(s) et je le comprends.

A la prochaine ! La prochaine enquête, entendons-nous, parce qu’un coupable ( ou des coupables, je laisse planer le doute) pareil(s), je n’ai pas envie d’en revoir.

PS : A la suite d’un événement indépendant de ma volonté, j’arrête ici ma chronique – parce que la vie se charge de vous rappeler qu’elle continue, et que les nouvelles ne sont pas forcément bonnes.

Mission à Haut-Brion de Jean-Pierre Alaux et Noël Balen

Présentation de l’éditeur ;

Il se passe des choses bien étranges dans le chai du domaine des Moniales Haut-Brion. Qui pourrait en vouloir à une propriété aussi discrète paisiblement ancrée dans la banlieue bordelaise ? Autorité incontestée dans le milieu de la vigne et du vin, Benjamin Cooker est l’un des œnologues les plus célèbres du monde. Parfois redouté, toujours respecté, il est souvent consulté, pour apporter ses connaissances et livrer ses appréciations. Avec la complicité de son jeune assistant Virgile Lanssien, il va arpenter le prestigieux terroir des Graves où quelques mystères fermente à l’ombre des grands châteaux.

Mon avis :

J’ai lu plusieurs enquêtes mettant en scène Benjamin Cooker et son assistant, mais là, il s’agit de sa toute première. Ce n’est pas que nous en découvrons un peu plus sur lui au cours de cette première enquête, c’est au contraire que nous découvrons qu’il n’aime pas parler de lui, et encore moins de sa famille. Il a raison, trop souvent les enquêteurs passent plus de temps à résoudre leur problème de couples (ou d’absence de couples) et leur relation difficile avec leur progéniture. Benjamin a une vie de couple équilibrée, une grande fille, et c’est tout ce qu’il faut savoir. Perfectionniste, il apporte un soin particulier à l’écriture de ses articles, il est toujours près à aider ceux qu’il estime en cas de gros problèmes, et c’est bien ce qui se passe dans ce premier volume.

Il ne s’agit pas de morts d’homme – pas encore – il s’agit plutôt de la mort d’un terroir, de traditions, au profit de la modernité, et d’un certain confort qui se confond étonnamment avec le profit financier. Quand Denis Massepain, le « patron des Moniales », le contacte à la suite d’une contamination aux bactéries dans des fûts, il est loin de s’imaginer ce qui l’attend. La formule attendue ensuite est sans doute : « je ne vous dévoilerai pas tout ». Je dirai simplement que, dans le milieu viticole, les enjeux sont parfois très éloignés du vin et de la vinification.

Un petit reproche, tout de même : j’aurai aimé en savoir plus sur l’un des personnages, que l’on quitte trop abruptement.

 

Le pays oublié du temps de Xavier-Marie Bonnot

Présentation de l’éditeur :

Nouvelle-Guinée.
1936. Le Dr Delorme, Robert Ballancourt et leur guide, Kaïngara, remontent le fleuve Sepik. Ils se rendent dans un village paptni pour acheter des têtes surmodelées, ces crânes de vaincus ou d’ancêtres censés conserver l’esprit des défunts… Marseille, soixante-dix ans plus tard. Le commandant de police Michel de Palma, alias le Baron, découvre le corps du Dr Delorme, assassiné. Le vieil homme est assis dans son bureau, le visage affublé d’un masque.
Devant lui, Totem et Tabou de Freud est ouvert à la page 213. Masques, statuettes et flûtes d’Océanie emplissent la villa, mais un crâne d’ancêtre a été volé… Un gros livre retient l’attention du Baron : le journal de bord de la Marie-Jeanne, goélette sur laquelle, en 1936, le Dr Delorme et Robert Ballancourt embarquèrent pour rejoindre la Papouasie… Tandis que le meurtrier du Dr Delorme continue de frapper dans le milieu des ethnologues et des marchands d’arts premiers, les questions se multiplient.

Mon avis :

Il est toujours agréable pour moi de découvrir un auteur de romans policiers que je ne connaissais pas, et de poursuivre l’exploration de son oeuvre, avec cette troisième enquête du Baron, alias le commandant de Palma que je lis en peu de temps.
Ce que j’aime chez cet enquêteur, c’est qu’en dépit de son métier de policier, lourd, très lourd, il mène une vie presque normale. Il est divorcé, et là, il renoue avec une amie d’enfance, elle aussi en instance de divorce : le moment de retenter sa chance, lui qui n’avait pas osé quelques décennies plus tôt. Un peu de répit dans une enquête qui nous emmène très loin dans le passé et nous questionne sur plusieurs notions. La notion de civilisation, d’abord : nous avons vu les cultures autochtones à l’aune de notre culture occidentale (pour ne pas dire « civilisée ») et les explorateurs sont allées à la rencontre de peuples qui ne demandaient rien, les ont jugés, et ont provoqué quelques problèmes. A la civilisation s’ajoute la religion : les évangélisateurs de tout bord ne sont jamais loin, ceux qui veulent mettre de l’ordre dans les croyances et les actes (dans l’ordre que vous voulez) de ces peuples. N’oublions pas que certains le veulent encore.
Reste ce que l’on nomme l’art, qu’il est intéressant d’étudier, de partager, qu’il est nettement moins de trafiquer. Pourtant, certains ne s’en privent pas – les collectionneurs collectionnent, et tant pis pour la provenance, tant pis pour les sensibilités de ceux à qui appartenaient ces oeuvres – pas toujours uniquement des masques, des statuettes ou des flûtes, ce serait trop simple. Reste aussi à identifier le poids que la famille, ou plutôt que le patriarche, ou le matriarche peut peser sur les siens. Nous avons beau être dans un monde dit « moderne », il est encore des personnes qui ne savent pas s’affranchir du regard, des ordres, voir de l’argent de son aïeul. Etre indépendant, c’est formidable. Encore faut-il en avoir le cran.
Une belle enquête et un beau roman.

Les carats de l’Opéra – Les nouvelles enquêtes de Nestor Burma par Jacques Saussey

Présentation de l’éditeur :

Les diamants sont éternels, les hommes un peu moins…
Surtout, lorsqu’un lot de la pierre précieuse d’une valeur de 85 millions d’euros disparaît.
Burma va plonger dans les entrailles de Paris et dans le milieu de la haute joaillerie : deux univers totalement opposés, mais comme chacun sait :
…tous les chemins mènent à Rome.

Merci à Netgalley et à French Pulp Éditions pour ce partenariat.

Mon avis :

Je suis une grande fan de Nestor Burma, j’ai lu toutes les enquêtes de ce privé français, ancien anarchiste ayant gardé toute sa sympathie pour ce mouvement et proche de ceux qui ont peu ou pas grand chose. J’ai su que de nouvelles enquêtes avaient été écrites, chacune par des auteurs différents, et c’est la première fois que je franchis le pas, découvrant un détective rajeuni, ancré dans son temps, mais toujours prêt à défendre ceux qui sont les laissés-pour-compte de la société, toujours prêt à admirer ceux qui sont restés fidèles à leurs idéaux – lui reconnait ne pas l’avoir été – et à aller jusqu’au bout de ses enquêtes – il doit bien cela à ceux qui sont morts.
Je ne veux pas trop spoiler, pourtant, j’ai aimé qu’une des traditions soit respectée : celle qui fait que Nestor, à un moment du récit, se retrouve dans les vapes pour cause de contact entre son crâne et une surface suffisamment dure pour lui faire perdre conscience. Là, je me suis dit « ouf » – enfin, sauf pour Nestor, qui, comme tout détective privé qui se respecte, paie largement de sa personne dans cet opus.
Ce qui est fascinant, dans ce roman, c’est que l’extrême richesse côtoie l’extrême pauvreté. Celle-ci ne libère pas, mais Verlaine, le clochard que Burma a connu dans une vie antérieure, a eu une vie plus sereine que ceux qui, au-dessus d’eux, brasse des centaines de milliers d’euros, presque sans y penser. Pour des raisons bien différentes, SDF ou diamantaires ne goûtent jamais une pleine quiétude : on vient si vite vous déranger quand l’on dort dans la rue ou dans les tunnels presque désaffectés du métro ; on vient si vite vous cambrioler quand vous détenez des diamants chez vous.
Burma bourlingue dans Paris, sous Paris, dans les méandres du métro, et ne se départit jamais de son humour. fait-il équipe avec la commissaire Faroux ? On peut presque dire que oui, même s’il n’est pas tenu de respecter les mêmes règles qu’elle. Ses deux auxiliaires, Kadiatour et Manour, sont en tout cas très précieux et très prévoyants – importants quand on travaille avec quelqu’un comme Burma.
Un roman policier comme je les aime, que j’ai lu sur ma liseuse en deux jours. Une première découverte de la plume de Jacques Saussey, un auteur dont j’avais souvent entendu parler, et jamais lu jusqu’à ce jour.

 

Le blues du chat de Sophie Chabanel

Présentation de l’éditeur :

Un chat dépressif, des crevettes roses, une cérémonie qui tourne au drame, des fours solaires et un curé bien trop séduisant : autant d’ingrédients pour une enquête-cocktail menée par l’étonnante commissaire Romano et son fidèle adjoint Tellier. Duo aussi improbable qu’efficace. Qui a tué l’ancien banquier véreux en pleine remise de Légion d’honneur ? Ce ne sont pas les suspects qui manquent, mais il s’agira quand même de mettre la main sur le bon.

Ma chronique :

Oui, j’ai déjà un article programmé ce jour. Mais j’ai besoin d’écrire. Le blues du chat, je l’ai lu le week-end dernier, et j’ai attendu pour rédiger mon avis. Mon actualité personnelle influence-t-elle mon jugement ? Peut-être. Il n’empêche : Ruru, le chat recueilli par la commissaire, est peut-être dépressif, mais c’est certainement une certaine catégorie de vétérinaire qui a trouvé le moyen de s’en mettre plein les poches pour des problèmes qui n’en sont pas réellement. Remontée, moi ? Oui, mais ce n’est pas contre l’autrice, elle ne fait qu’exposer un phénomène de société (spéciale dédicace à mon vétérinaire qui a passé beaucoup beaucoup de temps à soigner mes chats réellement malades).

Le commissaire Romano enquête, et doit gérer aussi un supérieur qui a des idées très arrêtées sur le management, et elle des idées très arrêtées sur les manières de contourner les choses. La mort du banquier en plein cocktail ? Le pauvre. Il meurt de la manière la pire qui soit pour quelqu’un qui souffre d’allergie : son traitement n’a pas fait effet, parce qu’on l’a remplacé par un placebo. Le pauvre. Non, ne pensons pas à toutes les personnes qu’il a ruinées, à son associé qui est parti en prison à sa place, à sa femme pas si heureuse que cela. Non, pensons à ce pauvre homme riche parti trop tôt et qu’il s’apprêtait à inonder le marché avec des fours solaires. L’écologie, c’est cool, surtout si cela rapporte et permet de redorer son blason très très terni.

Oui, j’ai passé un moment très agréable grâce au commissaire, à ses hommes, et à ce pauvre Ruru contraint de maigrir.

Pointe rouge de Maurice Attia

Présentation de l’éditeur :

Décembre 1967, la France est en surchauffe, la jeunesse gronde, Mai 68 n’est plus très loin. A Marseille, sur fond de guerre entre mafias, l’assassinat d’un militant gauchiste et la disparition d’une liste de noms peuvent laisser penser que le service d’Action civique prépare un coup.

Mon avis :

Si vous aimez le doux, le tendre, le délicat, passez votre chemin. Comme Alger noire, ce tome 2 des enquêtes de Paco est un roman très noir, où tous les coups des adversaires sont permis, et où les policiers se retrouvent à enquêter sur ce qui s’est transformé en bain de sang.

Le récit commence de manière rétrospective. Nous savons que Paco est dans le comas, nous savons que Khoupi, son partenaire, n’est pas arrivé à temps pour empêcher Paco de se faire tirer dessus. Nous saurons comment ils  en sont tous arrivés là.

Comme dans le premier roman, nous entendons quatre voix : à celle de Paco et Khoupi se joignent celle d’Irène, la compagne de Paco, et celle d’Eva, dite « la fourmi ». Si ce livre avait été écrit récemment, j’aurai été tenté de parler de « parité » mais je crois, en lisant l’auteur, qu’il est surtout féministe. Je ne pense pas que l’on puisse tenir de tels discours sur la contraception, l’avortement, ou pour faire court, sur le droit des femmes à disposer de leur corps sans demander l’accord des hommes et de la société bien pensante sans être féministe.

En effet, ce roman, au-delà d’une intrigue policière sanglante, est l’histoire d’homme, de femme, qui se trouvent mêlés à une affaire qui les dépasse, et dont les conséquences seront dramatiques, tragiques – pour eux. Si l’on ajoute que chacun porte déjà ses propres drames intimes, l’on comprend que l’on se retrouve vite asphyxié dans ce texte. Un espoir est-il possible ? Pas vraiment. Il ne s’agit plus de vivre, à un moment du récit, mais de survivre, y compris avec un fort sentiment de culpabilité qui vous ronge le corps et le coeur.

Il faut se remettre dans le contexte politique de l’époque – que l’on a un peu oublié, éclipsé qu’il est par ce qui s’est passé six mois plus tard. Nous sommes dans une période politique très agitée, certains se lancent dans des paris sur l’avenir, en se rapprochant de telle ou telle personnalité. Bien sûr, il est facile pour nous, après coup, de nous dire « il a raison », ou « il a tort », sauf qu’il ne s’agit pas vraiment de conviction, mais plutôt d’ambition : sur quel cheval miser pour être dans les vainqueurs ?

Aussi, il paraisse presque gentillet, ces étudiants impliqués en politique, détestant l’ordre établi et la police. Pourtant, il n’agisse pas vraiment, se contentant de vivre leurs amours compliqués, leurs études, qui ne le sont pas moins, et après, ils se retrouvent en témoin qui n’ont rien vu, rien entendu, rien tenté pour empêcher quoi que ce soit. Il est plus facile de réfléchir (pour certains) et d’asséner des phrases toutes faites.

Si les noirceurs de l’âme et des actes ne vous font pas peur, si vous confronter au réel ne vous dérange pas, alors n’hésitez pas à découvrir l’oeuvre de Maurice Attia.

 

L’abbaye blanche de Laurent Malot

Présentation de l’éditeur :

Meurtres, amour et conspiration : une recette de la manipulation.
À Nantua, dans le Jura, Mathieu Gange élève seul sa fille de six ans. Sa femme a disparu depuis plusieurs mois sans donner d’explication. Flic intègre, il fait ce qu’il peut pour assurer sa mission, quand soudain la violence s’abat sur ce coin du monde où il ne se passe presque jamais rien.
Deux hommes sans lien apparent sont assassinés coup sur coup, puis on retrouve un cadavre mutilé dans la forêt. À mesure qu’il démêle les fils, Gange est entraîné dans une enquête dont les enjeux le dépassent. Notables véreux, secte, affaire d’État : le cocktail est explosif. Mais Gange ne peut pas renoncer. La disparition de sa femme n’est peut-être pas innocente…

Mon avis :

Ce livre était au fond de ma PAL depuis un certain temps, et le mois du polar m’avait permis de l’en tirer.

Nous sommes dans le Jura, une région calme, très calme. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il ne s’y passe jamais rien, mis à part un vol de vélo, mais presque. Cependant, un homme est assassiné, puis un autre, et l’on retrouvé un troisième homme torturé et assassiné dans la forêt.

Seulement, j’ai lu ce livre depuis trois mois, les deux paragraphes ci-dessus datent de cette époque, et en dépit de mon excellente mémoire, je n’en ai pas gardé un souvenir immense – la preuve, puisque déjà je « bloquais » en février. J’ai fait le choix (après tout, je veux toujours être « juste » dans ce que je rédige) de ne pas feuilleter le livre de nouveaux, ou chercher de quelconques notes – parce que les livres qui m’ont vraiment marqué, je peux encore en parler des années après.

Ce que je me souviens ? Un enquêteur, un de plus, qui a des soucis de couple, sa femme est partie, lui laissant leur fille, qui ne comprend pas pourquoi sa mère est partie en coupant tout contact. Une de plus. Soit je lis vraiment beaucoup, soit cette thématique est vraiment très courante. Du coup, la disparition de sa femme lui fait un tout petit peu s’écarter de certaines pistes – pour ne pas dire que ses obsessions le font merdoyer un peu. Bref, un récit policier dans lequel la vie personnel de l’enquêteur parasite un peu l’enquête. Oui, elle est résolue, mais ayant pris connaissance de l’existence d’un tome 2, et ayant lu son résumé, je me dis que je ne retrouverai pas certains personnages aimés dans le 1 – ce qui ne m’empêchera pas de la sortir de ma PAL en son temps.