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Les inconnues de la Seine de Frédérique Molay

Présentation de l’éditeur :

Depuis les attentats, le commissaire Nico Sirsky, chef de la brigade criminelle de Paris, et ses hommes sont sous tension. Difficile de maintenir un semblant de vie ordinaire lorsque les effectifs réduits obligent l’équipe à enchaîner mission sur mission. Mais lorsqu’une jeune fille est enlevée en plein jour au cœur de la capitale, c’est tout l’équilibre précaire de leur quotidien qui bascule.
Confronté à un adversaire redoutablement intelligent et pervers, l’affaire va prendre un tour personnel pour Nico Sirsky, rattrapé par d’anciens démons qu’il croyait enterrés depuis longtemps. Commence alors une course effrénée contre la montre qui va mettre le commissaire au pied du mur et le pousser dans ses derniers retranchements.

Mon avis :

Je n’avais pas vraiment aimé le précédent opus des enquêtes du commissaire Sirsky, mais là, je dois dire que j’ai retrouvé ce qui, pour moi, faisait la force de cette série.
Nous retrouvons le commissaire Sirsky peu de temps après sa précédente enquête. Il accueille un nouveau membre dans son équipe, ou plutôt, il salue le retour d’un de ses anciens co-équipiers, qui a dû quitter la crim’ pour cause de jusqu’au boutisme – bref, toute ressemblance avec le commissaire n’est presque pas fortuite. L’arrivée de ce nouvel ancien membre n’est pas sans faire grincer des dents à ceux qui espéraient une promotion. Le commissaire veille à ce que tout se passe bien, je vous assure.
Il faut dire que l’affaire sur laquelle ils doivent enquêter est tout sauf facile : une jeune femme a été retrouvée torturée et assassinée, plusieurs jours après son enlèvement. Un autre corps est bientôt retrouvé, et l’accélération du rythme laisse craindre qu’elles ne sont que les premières. L’intrigue est solidement construite, montrant à quel point le travail d’enquête est avant tout un travail d’équipe, équipe qui tente, aussi, d’avoir une vie privée. Solidité de l’intrigue et multiplicité des points de vue : nous ne restons pas dans les bureaux, nous allons sur le terrain. Sont intégrés aussi des chapitres qui nous confrontent au tueur. Ce procédé est fréquemment utilisé et j’apprécie rarement qu’il le soit. Alors, pourquoi ici, cela ne m’a pas autant dérangé que dans d’autres livres lus ? Non, l’on ne s’habitue pas à la violence, et ce roman ne la cautionne pas. Justement, c’est peut-être cela : nous découvrons la névrose du tueur, nous sommes davantage du point de vue de ses victimes, nous sommes avec leurs souffrances avant d’être avec lui. Nous découvrons aussi comment il parvient à passer inaperçu, à manipuler, et là, ce n’est pas dérangeant, c’est inquiétant, puisque cela ne paraît pas si difficile que cela. Il est facile, aussi, de passer à côté d’indices, parce que, justement, tout paraît banal, ordinaire, dans une ville où l’extraordinaire a eu lieu. Les attentats ne sont pas loin, et les effectifs de la crim’ en souffrent – difficile de rester aussi efficace dans ses conditions.
Le passé est bien présent – et l’on sait à quel point vivre dans le passé n’est pas judicieux. Le commissaire lui-même n’a pas fait son deuil de la première affaire à laquelle il a été mêlé – parce que, quoi qu’on dise, on ne le fait jamais vraiment entièrement. De même, l’enquête est traversé par un mythe un peu oublié, celui de l’inconnue de la Seine, dont on parlait déjà dans Bérénice de Louis Aragon. L’inconnue de la Seine, ou le rappel des « divertissements » particuliers du XIXe siècle. Que de jeunes filles innocentes, dans les oeuvres littéraires, se sont données la mort, gardant à jamais cette innocence – la mort plutôt que le déshonneur, ce qui, finalement, arrange bien les hommes.
Au centre du roman, la famille : celles des policiers (oui, je sais, j’en ai déjà parlé), celles des victimes – un être humain est rarement seule au monde – celle du tueur – tout le monde n’a pas la chance d’être orphelin.
Les inconnues de la Seine – un roman véritablement policier.

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L’oeil du totem de John-Erich Nielsen

Présentation de l’éditeur :

..Après la découverte du corps d’une jeune Australienne, sauvagement égorgée en plein centre d’Edimbourg, l’enquête de l’inspecteur Sweeney va prendre une tournure inattendue. En effet, la victime n’est autre que la fille du magnat de la presse internationale, Robert Culloch. Et les investigations de Sweeney lui désignent clairement la piste australienne… Alors préparez-vous, et partez pour une aventure palpitante au coeur du bush !

Mon avis : 

L’inspecteur Sweeney enquête, mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’il devrait partir pour l’Australie pour enquêter.
Le crime sur lequel il devait enquêter était déjà sordide : l’assassinat, peut-être même le viol (les résultats sont en attente) d’une jeune étudiante australienne. Elle était l’unique héritière d’un magnat australien, et celui-ci exige que le coupable soit identifié en moins de temps qu’il ne lui en faut d’habitude pour dénicher un scandale et le faire publier dans un de ses journaux. Oui, je sais, je ne suis pas tendre avec cet homme qui a perdu sa fille, mais il n’oublie pas ses obligations professionnelles alors que la tragédie vient d’avoir lieu.
Sweeney, qui a confié son chien à sa tante Midge, découvre doc les méthodes de la police australienne, la taille de leur zone d’action, et leurs moyens de transport : l’inspecteur écossais passera un temps conséquent dans les airs. Il en passera aussi auprès des Kooris, presque malgré lui. Où que se déroule l’enquête, les policiers sont toujours dépendants des témoignages, des indices, des alibis et des analyses ADN. Les résultats peuvent cependant toujours être surprenants. heureusement, tante Midge est toujours là pour l’écouter, même avec le décalage horaire.
Une bonne enquête dépaysante – le retour au pays sera rude pour Sweeney.

Les suppliciées du Rhône de Coline Gatel

Présentation de l’éditeur :

Lyon, 1897. Alors que des corps exsangues de jeunes filles sont retrouvés dans la ville, pour la première fois des scientifiques partent à la recherche du coupable, mettant en pratique sur le terrain toutes les avancées acquises en cette fin de XIXe siècle. Autopsies des victimes, profils psychologiques des criminels, voilà ce que le professeur Alexandre Lacassagne veut imposer dans l’enquête avec son équipe, mais sait-il vraiment ce qu’il fait en nommant à sa tête Félicien Perrier, un de ses étudiants aussi brillant qu’intrigant ? Entouré d’Irina, une journaliste pseudo-polonaise, et de Bernard, un carabin cent pour cent janséniste, Félicien va dénouer, un à un, les fils enchevêtrés de cette affaire au coeur d’un Lyon de notables, d’opiomanes et de faiseuses d’anges. Jusqu’à ce que le criminel se dévoile, surprenant et inattendu, conduisant le jeune médecin au-delà de ses limites.

Merci à Netgalley et aux éditions Préludes pour ce partenariat.

Mon avis :

La lecture de ce roman me confirme un fait que je savais déjà : les romans mettant en scène des médecins légistes, s’attardant sur les détails des autopsies, ne sont plus pour moi. J’en ai beaucoup lu à une époque, puis j’ai rencontré l’oeuvre d’Arnaldur Indridason, et mon point de vue sur le sujet a singulièrement changé.
Je ne doute pas, par contre, que les amateurs de romans policiers historiques et scientifiques n’aiment ce roman. Nous découvrons les premiers pas de cette médecin dite « légale », qui avait un peu de mal à s’imposer auprès des enquêteurs, que l’on ne voit guère, il est vrai, dans ce roman. Nous découvrons aussi les premiers pas de la médecine tout court, à une époque où les femmes qui mettaient au monde un enfant accouchaient chez elles, et ne se rendaient à l’hôpital qu’en dernier recours.
Autre catégorie de lecteurs qui devraient apprécier ce roman : les lyonnais. En effet, je me dis qu’il doit être agréable de « voir » sa ville, telle qu’était voici un siècle, et de reconnaître certains traits propres à la culture lyonnaise.
Mais… il faut vraiment aimer les romans sanglants. Certaines scènes sont vraiment à la limite du supportable. Ce qui m’indispose, dans les histoires de tueurs en série, quelle que soit l’époque à laquelle elle se passe, ce sont les parties qui leur sont consacrés, les montrant à l’oeuvre, sans fard, sans filtre, avec forces détails. Vous l’aurez compris, je n’éprouve aucune fascination pour ces personnages. Les victimes ne sont pas oubliées, j’ai presque envie de dire « heureusement » parce qu’elles doivent être au coeur du récit. Elles sont les seules personnes, dans ce roman, pour lesquelles j’ai éprouvé de la sympathie, de l’empathie face à leur souffrance.
Non parce que, le trio d’enquêteurs… Bernard m’a semblé assez étrange, rigide dans sa posture jusqu’à l’explosion. Félicien est bien plus ambigü, et ce que l’on découvre de lui au fur et à mesure du récit n’est pas forcément pour (me) plaire. Irina complète le trio. Femme libre, ne reculant devant rien pour écrire ses articles et ainsi percer dans le milieu du journalisme, elle n’a été pour moi qu’un personnage de « femme libérée » de plus, sans que je lui trouve vraiment de profondeur.
Les supplicées du Rhône, un roman à réserver aux amateurs de thriller historique.

Ligne de myrrhe d’Yves Corver

Présentation de l’éditeur :

Paris. Le cadavre d’un homme est découvert dans une voiture diplomatique. À ses pieds une statuette égyptienne, entre ses cuisses une plume d’autruche blanche. La commissaire Nathalie Vincenti se devra d’agir dans la plus grande discrétion. Mais contacté par le mystérieux Imhotep, le pigiste Jim Santiago s’empare à son tour de l’enquête. Démarre alors une partie de bluff, multipliant les victimes. Rythme soutenu, suspense total, Yves Corver livre un thriller magistral.

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier l’auteur Yves Corver qui m’a permis de découvrir son troisième roman.
Le premier mot qui m’est venu à l’esprit pour qualifier ce roman est « prenant ». Le lecteur a envie de découvrir la suite de l’intrigue, et ce qui se cache derrière ce qui pourrait n’être qu’une histoire de tueurs en série de plus.
Il faut dire que l’intrigue est portée par des personnages atypiques. Nous avons Nathalie, une commissaire dont la vie personnelle est hors norme – pour oublier sa plus grande douleur. Face à elle, un enquêteur d’un autre genre : un journaliste, Jim Santiago, ex-grand reporter qui vivote en écrivant des articles pour des quotidiens ou des hebdomadaires gratuits. Son dernier reportage sur le terrain lui a coûté sa jambe, et depuis, il a appris à vivre avec sa différence, et tout ce que cela entraîne. Avez-vous déjà lu un roman mettant en scène un rescapé après sa reconstruction physique ? Je ne vous le fais pas dire, cela ne court pas les rues. Il doit pourtant saisir une chance de se remettre en selle : il est contacté par un mystérieux correspondant qui signe ses mails, puis ses appels Imhotep (comme ce vizir égyptien, médecin du IIIe millénaire avant notre ère). Celui-ci le met dans la confidence d’un meurtre qui vient d’être commis, avec des détails uniquement connus de la police et du tueur. Ce meurtre n’est que le premier.
Tueur en série ? Si vous me connaissez un peu, vous savez que le sujet n’est pas vraiment ma tasse de thé, même si je suis fan absolue de romans policiers. Seulement, c’est comme dans toute oeuvre, ce n’est pas tant le personnage qui est au coeur de l’action qui compte, que la manière dont il apparaît dans l’intrigue, sa caractérisation. Cet homme (oui, je spoile un peu, c’est un homme) est pour le moins particulier, les « liens » avec ses victimes aussi, victimes qui se trouvent fortement caractérisées, ce qui est rarement le cas dans ce genre policier. Parce qu’ôter la vie n’est pas anodin.
Bien sûr, l’enquête policière, au début, s’égare un peu, et l’intrigue aurait pu également se transformer en un roman d’espionnages. La fausse piste ainsi crée nous permet tout de même de montrer les liens qui existent encore entre la France et l’Afrique. La situation politique dans certains pays (le continent entier ?) est tout sauf simple, si ce n’est que les feux de l’actualité sont très rarement braqués sur ce continent. Faites un décompte la prochaine fois que vous regarderez une chaine d’info en continue : combien de minutes pour des informations sur l’Afrique ? Aucune, ou presque (celles avec le mot « migrant » ne comptent pas). Grâce à ce mystérieux Imhotep, Jim Santiago se voit envoyer en Côte d’Ivoire, non sur les traces du tueur, mais sur celle de son mobile.
Le but est de parvenir à l’auto-suffisance – l’indépendance réelle. Pas gagné, quand la survie des enfants, donc des plus vulnérables, dépend encore des associations, qui elles-mêmes dépendent des dons, des subventions venant d’Europe, ou de leurs industries. Jusqu’où certains sont-ils capables d’aller pour parvenir à leur fin ? C’est une question que soulevait déjà la lecture du second roman d’Yves Carver, c’est une question qui se pose encore à la lecture de celui-ci, parce qu’elle est toujours d’actualité.

PS : si vous souhaitez lire ma chronique de ses deux premiers romans, c’est ici pour Genèse de l’enfer et là pour la nuit du nouveau monde.

Artifices de Didier Fossey

Présentation de l’éditeur :

Avril 2013 Hôpital psychiatrique de Cadillac.
Après trois années d’internement, un tueur en série est autorisé à quitter sa cellule, sous haute surveillance, pour des sorties régulières dans le parc…
Deux ans plus tard…Forêt de Rambouillet.
Un corps est retrouvé ligoté à un arbre, sauvagement mutilé par des feux d’artifices. La violence du crime est sans précédent. L’enquête est confiée à Boris Le Guenn, commandant au 36 quai des Orfèvres. Une experte en explosifs vient l’épauler dans cette affaire.
Tandis que d’autres meurtres se succèdent sur le même mode opératoire, un inconnu s’introduit au domicile du commandant Le Guenn et se met à le harceler par téléphone. Il semble en savoir long sur lui…
Qui peut bien lui en vouloir ?
Et si le passé de chacun était un premier indice…?

Notre avis : 

« Il y avait longtemps que je ne m’étais pas plongé dans un livre avec autant d’intérêt. Histoire très intéressante avec des interrogations permanentes …il y avait longtemps que j’avais  un tel plaisir à lire un roman » Ce premier avis n’est pas de moi, mais de mon père, à qui j’ai offert ce roman et qui l’a lu bien plus vite que moi.
Quatrième enquête du commandant Boris Le Guenn – rien ne va plus dans sa vie privée, ce qui arrive à beaucoup, beaucoup de policiers qui ne comptent pas vraiment leurs heures, ne peuvent pas dire à quelle heure ils rentreront, et ne laissent pas forcément leurs préoccupations professionnelles au seuil de leur domicile. Bref, sa femme est partie, emmenant leurs enfants et leur chien, qui lui aussi commençait à bouder son maître.
Par contre, au niveau de sa vie professionnelle, le commandant ne chôme pas, ce qui ne surprendra personne. Qu’un homme soit retrouvé mort, c’est une chose, que le mode opératoire choisi soit inhabituel en est une autre. Les feux d’artifices sont plutôt associés à la fête, au bonheur qu’à une mort douloureuse. Bref, ce n’est pas tant l’objet qui compte que ce que l’on en fait.
Comme si cette affaire n’était pas assez compliquée, le commandant voit resurgir quelqu’un qui a une dent contre lui – enfin, la mâchoire entière serait plus juste. Ce n’est pas que ce n’était pas le moment – le « problème » a commencé à se manifester à la fin du tome 3 – c’est que Le Guenn n’est pas vraiment du genre à faire passer ses soucis, fussent-ils liés à son métier, avant une enquête en cours dans laquelle les meurtres se succèdent.
Je ne veux pas trop en dévoiler non plus sur ce roman habilement construit. Plonger dans le passé de certains personnages, c’est aussi montrer les failles de notre société. Ne rien voir, ne rien dire, affirmer que cela ne nous regarde pas, c’est facile. C’est parfois désespérant à lire aussi.
J’espère que cette chronique jumelle vous donnera envie de lire Artifices.

 

 

 

Orcades en eaux troubles de John Erich Nielsen

Présentation de l’éditeur :
À la pointe de l’Écosse, les îles Orcades se dressent dans le brouillard, tel un ultime rempart face à l’immensité glacée de l’Atlantique nord. C’est ici que l’Homme a dispersé la plus grande concentration de sites préhistoriques en Europe, comme s’il voulait affirmer sa présence au c?ur d’une nature sauvage. Aujourd’hui pourtant, la sauvagerie est humaine : car aux Orcades, parmi les selkie-folks, ces femmes-sirènes qui noient leur mari, au milieu des sombres épaves de Scapa Flow, des drakkars en flammes, ou de la folie du jeu de Ba’, difficile de déterminer si Tara Buchanan est coupable du meurtre de son époux, un sous-marinier officier de la Royal Navy. Par ailleurs, son amie Elaine Peterhead, la seule qui pouvait l’innocenter, a disparu peu après le drame. Depuis deux ans, qu’est-elle devenue ? Quel secret partagent ces femmes ? Et si… Et si, un jour, Elaine revenait ? » Inspecteur Sweeney – Criminal Investigation Department

Mon avis :

Les policiers ont droit eux aussi la vie privée, et celle de l’inspecteur Sweeney est assez compliquée – je ne vous en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler les tomes précédents. Il ne demande qu’à renouer sa relation avec Ilona, sa bien aimée, et ce n’est pas chose facile. Aussi accepte-t-il la mission non officielle qu’elle lui confie : prouver l’innocence de son amie Tara Buchanan, emprisonnée depuis deux ans pour le meurtre de son mari.
Enquête en eaux troubles, qui le mène au nord de l’Ecosse, et aux Orcades, ses îles qui dépendent d’une île. Autant dire aussi qu’il marche sur des oeufs, entre le fait que l’enquête doit remonter deux ans en arrière, et qu’elle n’est pas officielle. Sweeney doit aussi faire face aux légendes locales – est-ce que les policiers sont vraiment censés y croire ? – ou aux préjugés de certains. Vive les idées reçues, le lit des erreurs judiciaires.
Pour une fois, la tante de l’inspecteur n’est pas sa fidèle confidente lors de l’enquête – la lumière sera pourtant à nouveau sur elle à la fin de l’intrigue. Tout comme son neveu, sa vie personnelle s’est trouvée bouleversée quelques enquêtes plus tôt. Cela ne l’empêchera pas d’avancer dans son enquêter et de retrouver le mobile qui se cache derrière ce crime – le véritable mobile, et non des spéculations.
Une nouvelle enquête, à nouveau en lien avec la mer.

Mort au grand Largue de John Erich Nielsen

Présentation de l’éditeur : 

Un coup de feu ! L’océan Pacifique se fige dans le port d’Auckland…
Qui en voulait à Martha McClane ?
À la barre du Spirits of Scotland, la jeune navigatrice était sur le point de remporter la prestigieuse Coupe de l’America. Et de battre à domicile l’équipage du Néo-Zélandais Tom Read.
Une fois de plus, les vents changeants de la baie d’Hauraki se montrent imprévisibles…
Jalousie sportive, enjeu financier, ou déception amoureuse ?
Dépêché sur la «Terre du Long Nuage Blanc», l’inspecteur Sweeney n’aura que deux jours pour démasquer l’assassin.
Mission difficile car, aux antipodes, même la vérité semble marcher sur la tête…

Mon avis : 

Décidément, l’inspecteur Sweeney voyage ! Après une croisière mouvementée, après l’Australie, le voici au pays des kiwis, c’est à dire la Nouvelle Zélande. Sa mission, qu’il a dû accepter, est de protéger une navigatrice écossaise dont la vie a été menacée. Il ne s’agit pas de paroles en l’air, non, on lui a tiré dessus, et elle n’a dû qu’à la chance d’avoir la vie sauve. Le tireur est en fuite, autant dire qu’il peut récidiver, ce qui, à la veille de la finale, n’est vraiment pas le moment. Sweeney doit donc protéger, mais pas enquêter : les forces de police néo-zélandaises jugent déjà peu agréables d’avoir un écossais rouquin, barbu et joueur de golf dans les jambes, il ne faut pas non plus qu’il exagère.

Point positif : il n’a pas le mal de mer. Point négatif : il est loin de l’Ecosse, loin de sa tante, et lui téléphoner avec le décalage horaire est tout sauf facile. Heureusement, il n’oublie pas sa tante Midge, avec laquelle il fait le point d’une enquête qui en est bien une puisqu’un meurtre a lieu peu après, suivi d’une disparition. A croire qu’il est des personnes qui ne veulent vraiment pas que le bateau écossais gagne la coupe de l’America. Qui ?

Sweeney en vient à suspecter presque tout le monde, sauf ceux qui ne sont plus qualifiés pour la coupe. Ils ont déjà perdu, rien de ce qui peut se passer désormais ne pourra les remettre dans la lumière. Rien ne perturbe Martha, rare personnage féminin de ce livre. Rien. Et si l’on saura qui est coupable, et pourquoi, la fin (de la compétition) reste ouverte.

Je terminerai sur cette phrase : Nous allons peut-être gagner, mais à quel prix ?