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Mort au grand Largue de John Erich Nielsen

Présentation de l’éditeur : 

Un coup de feu ! L’océan Pacifique se fige dans le port d’Auckland…
Qui en voulait à Martha McClane ?
À la barre du Spirits of Scotland, la jeune navigatrice était sur le point de remporter la prestigieuse Coupe de l’America. Et de battre à domicile l’équipage du Néo-Zélandais Tom Read.
Une fois de plus, les vents changeants de la baie d’Hauraki se montrent imprévisibles…
Jalousie sportive, enjeu financier, ou déception amoureuse ?
Dépêché sur la «Terre du Long Nuage Blanc», l’inspecteur Sweeney n’aura que deux jours pour démasquer l’assassin.
Mission difficile car, aux antipodes, même la vérité semble marcher sur la tête…

Mon avis : 

Décidément, l’inspecteur Sweeney voyage ! Après une croisière mouvementée, après l’Australie, le voici au pays des kiwis, c’est à dire la Nouvelle Zélande. Sa mission, qu’il a dû accepter, est de protéger une navigatrice écossaise dont la vie a été menacée. Il ne s’agit pas de paroles en l’air, non, on lui a tiré dessus, et elle n’a dû qu’à la chance d’avoir la vie sauve. Le tireur est en fuite, autant dire qu’il peut récidiver, ce qui, à la veille de la finale, n’est vraiment pas le moment. Sweeney doit donc protéger, mais pas enquêter : les forces de police néo-zélandaises jugent déjà peu agréables d’avoir un écossais rouquin, barbu et joueur de golf dans les jambes, il ne faut pas non plus qu’il exagère.

Point positif : il n’a pas le mal de mer. Point négatif : il est loin de l’Ecosse, loin de sa tante, et lui téléphoner avec le décalage horaire est tout sauf facile. Heureusement, il n’oublie pas sa tante Midge, avec laquelle il fait le point d’une enquête qui en est bien une puisqu’un meurtre a lieu peu après, suivi d’une disparition. A croire qu’il est des personnes qui ne veulent vraiment pas que le bateau écossais gagne la coupe de l’America. Qui ?

Sweeney en vient à suspecter presque tout le monde, sauf ceux qui ne sont plus qualifiés pour la coupe. Ils ont déjà perdu, rien de ce qui peut se passer désormais ne pourra les remettre dans la lumière. Rien ne perturbe Martha, rare personnage féminin de ce livre. Rien. Et si l’on saura qui est coupable, et pourquoi, la fin (de la compétition) reste ouverte.

Je terminerai sur cette phrase : Nous allons peut-être gagner, mais à quel prix ?

 

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La femme à la mort de Samuel Sutra

Edition Flamant noir – 206 pages.

Présentation de l’éditeur : 

LA ROCHELLE. Le commissaire divisionnaire Jacques Verdier, flic au pedigree irréprochable, s’apprête à prendre sa retraite dans six mois. Bien décidé à se la couler douce, il s’occupe des petits dossiers en cours, mais voilà qu’une touriste russe est retrouvée morte dans une chambre d’hôtel du centre-ville. C’est un suicide. Suicide tellement parfait que l’ambassade s’en mêle et classe vite l’affaire. Trop vite peut-être… Mais Verdier est de ceux à qui on ne la fait pas. Qui est cette femme ? Aucune idée. Que faisait-elle dans cet hôtel ? Pas d’information à ce sujet. Pourquoi a-t-elle fait ce voyage ? Les enquêteurs n’en savent rien. Le commissaire aimerait partir l’esprit tranquille. Il décide alors de faire appel à son vieil ami, Stan, un ex-flic aux manières peu orthodoxes. Ensemble, ils reprennent tout à zéro. Seules certitudes : l’enquête a été bâclée et le corps de la touriste est déjà dans un cercueil plombé en route pour Moscou…

Mon avis : 

Jacques Verdier est un policier qui prendra sa retraite dans six mois. Seulement, il a un défaut, ou une qualité, comme vous voulez : il veut que ses affaires soient en ordre avant son départ. Officiellement, tout est en ordre, et il ne pense pas qu’une nouvelle grosse affaire survienne – dans ce cas, il déléguerait. Non, il a une affaire, là, agaçante, agaçante parce qu’officiellement classée, sans aucun problème, mais elle lui reste sur l’estomac.

Pourquoi une jeune femme venue de Russie s’est-elle suicidée dans sa chambre d’hotel à la Rochelle ? Là, je convoque « l’instant psy ». Oui, si un psy s’était glissé à cet instant dans le roman, il aurait peut-être dit qu’on ne pouvait jamais savoir pourquoi une personne se suicidait. Point. Seulement, Jacques Verdier n’aime pas trop les explications psychologiques basiques, et même si son ami Stan fait plus confiance à la psychologie, il s’appuie sur les statistiques, et c’est difficile de contrer les statistiques, surtout quand on pense qu’une moyenne contient aussi en ses chiffres les deux extrêmes.

Stan, c’est un ami de Jacques. Ancien flic, mis à la retraite plus qu’anticipée, il accepte de temps en temps des missions pour aider des amis – lui vit très bien, je vous remercie. Et là, sa mission, qu’il a accepté, c’est d’amener Jacques à comprendre, y compris ce qui aurait pu échapper à ses hommes dans cette version du suicide en chambre close. Et cela ne plaît pas du tout à Jacques de penser que « ses » hommes auraient pu être induits en erreur.

Stan enquête, et, au passage, revient au coeur de sa ville, qu’il nous fait découvrir avec un regard aimant et acéré. Stan n’est plus dans le circuit, du coup, il a le droit d’activer toutes ses connaissances, d’utiliser des voies un peu détournées : la ligne droite n’est pas toujours le chemin le plus direct vers la vérité.

Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est la capacité de jouer avec les codes (la femme fatale, la mort en chambre close, le suicide, la vengeance aussi) et de les détourner pour tendre vers une toute autre intrigue que celle à laquelle on pouvait s’attendre. Il est toujours bon d’être surpris(e). Jacques et Stan, au vue de ce qu’ils ont découvert, ne sont peut-être pas d’accord avec moi.

 

Crime à l’heure du Tay de John-Erich Nielsen

Présentation de l’éditeur :

Le 28 décembre 1879, peu après dix-sept heures, le pont enjambant le Firth of Tay s’effondra, précipitant dans les flots de l’estuaire les soixante-quinze passagers du train reliant Edimbourg à Dundee. Il n’y eut aucun survivant. Vingt-neuf victimes ne furent jamais retrouvées…
A priori, rien à voir avec l’assassinat de Sue Cunningham, huit ans, et la disparition de son camarade David Sharp… Si ce n’est l’étrange similitude des lieux : le corps de la petite vient d’être découvert au pied du Tay Rail Bridge, à l’endroit même de la pire catastrophe ferroviaire du XIXe siècle.
Mais ce n’est pas tout… En Ecosse, les fantômes, c’est comme le monstre du loch Ness : tout le monde en parle, mais chacun sait que ça n’existe pas.

Mon avis : 

L’affaire qui débute dans ce neuvième volume des aventures de Sweeney est tout sauf plaisante, si tant est qu’une enquête policière peut l’être : une enfant de huit ans a été assassinée, et la disparition de son camarade David n’augure pas une issue des plus heureuses. De plus, l’inspecteur Sweeney doit faire face à la maladie de sa tante, et il tente de lui rendre le plus souvent possible visite à l’hôpital.

Pourquoi lui et son co-équipier se trouvent-ils là ? Une question de juridiction, tout simplement – ou comment le bras d’un fleuve, et le fait qu’un cadavre soit découvert d’un côté ou de l’autre peut modifier le choix d’une juridiction. Je serai presque tentée de dire qu’il ne se passe rien, ce qui ne serait pas juste : les enquêteurs cherchent et ne trouvent pas, pas même le jeune David. Oui, ils ont des pistes, qui ne débouchent sur rien de concret. Ils découvrent tout de même des éléments pas vraiment reluisants pour la famille de la jeune victime.

Pour ne rien arranger à cette enquête qui piétine, les tensions naissent entre Sweeney et son co-équipier : être préoccupé pour l’un, et loin des siens ne facile pas l’entente. Cependant, ils veulent tous les deux que la vérité soit découverte, ce qui peut aussi aider à apaiser le climat entre eux.

Comme si cela ne suffisait pas, Sweeney sent une présence (un fantôme ?) chez lui et enquête là aussi. Sa tante, du fond d son lit d’hôpital a beau le rassurer (en Ecosse, les fantômes fréquentent les jolis chateaux. Pas les appartements en désordre !), le jeune homme part à la recherche du passé, même s’il n’a pas vraiment de liens avec le présent. Vraiment ?

Une enquête qui nous mène dans une Ecosse urbaine, loin des Highlands dans lesquelles les deux enquêteurs ne veulent surtout pas être mutés !

 

Madame Courage de Serge Quadruppani

Mon résumé :

Ce sont plusieurs destins croisés qui vont se retrouver à Paris. Simona Tavianello, commissaire en retraite anticipée, veut aider le policier Francesco Maronne fils d’un ami, dont l’amie Maria a disparu (ou plutôt a été enlevée).

Mon avis : 

Je qualifiera ce livres d’enquête policière atypique. En effet, d’entrée de jeu, la commissaire Simona Tavianello qui ne se trouvait pas au bon endroit aux yeux de sa hiérarchie, leur donne sa démission et part avec son mari en week-end en amoureux à Paris. Pas de chance, comme pour tout policier en vacances ou en congé, il se produit un léger incident indépendant de leur volonté pendant qu’ils se trouvaient dans un restaurant : le plat servi à leur voisin est accompagné d’une main humaine tranchée. Reste à savoir qui est la victime et si elle est encore vivante.

Il faut dire que de bien curieuses personnes se sont données rendez-vous dans ce restaurant, et que la cause en est à chercher bien loin de la France ou même de l’Italie. Les enjeux sont multiples, même quand on n’a pas, comme le lecteur, une vision d’ensemble de toutes les intrigues qui se sont nouées, et des buts poursuivis. Après tout, Simona voulait seulement, se reposer, elle, et elle n’aspirait à ce qu’on lui propose un repos définitif. Elle est impulsive, il n’y a pas d’âge pour cela, naïve, certainement pas ! Si elle « enquête », c’est pour aider le fils d’un ami, aussi doué que son père, mais perturbé par la disparition de Maria, une jeune femme qui voulait faire toute la lumière sur des événements liés à son père. La quête de vérité n’est pas facile, elle est même dangereuse.

Dans ce roman enlevé, drôle parfois, l’un des sujets abordés presque sans avoir l’air d’y toucher est le djihadisme. Le sujet est traité de manière très habile, du recrutement aux opérations proprement dites. Il ne s’agit pas de faire naître la peur, non, il s’agit de montrer une des facettes de la réalité. Le titre est à l’image du roman.

Madame Courage, un roman réussi et habile.

 

Nu couché sur fond vert de Jacques Bablon

Présentation de l’éditeur :

Margot et Romain. Deux flics d’une même brigade. Ont en commun l’habitude de sortir du cadre autorisé pour régler à leur manière les affaires criminelles qui leur tiennent à cœur. Margot veut retrouver l’assassin du père de Romain, tué par balle, il y a vingt-cinq ans. Une famille au destin tragique… Romain ne lui a rien demandé. Mais Margot ne supporte pas que des tueurs cavalent librement dans la nature. Romain, lui, traque les auteurs du carambolage meurtrier qui a coûté la vie à l’inspecteur Ivo, son coéquipier. Leurs armes ? Acharnement et patience sans bornes pour Margot… Beretta et fusil à lunette pour Romain ! Une plongée dévastatrice où le hasard n’a pas sa place…

Mon avis : 

Ce roman était mis en avant à la bibliothèque, je l’ai emprunté parce que je cherche toujours à découvrir de nouveaux auteurs de romans. Je n’ai pas été déçue par cette rencontre, et je pense que je lirai d’autres romans signés Jacques Babion.
Revenons cependant à ce roman – je vais vous en dire un peu plus. Nous sommes face à deux policiers. Ce ne sont pas des co-équipiers, non, ils travaillent dans la même brigade. Margot est l’exemple même de la policière atypique dans un polar : elle est mariée, elle a trois filles qui ont toutes les trois des personnalités différentes et affirmées. Romain, lui, est un solitaire, qui ne s’entend que moyennement avec son coéquipier. Il est policier, mais il pourrait se contenter de vivre de ses rentes. Ce n’est pas qu’il cache un lourd secret, c’est que tout le destin de sa famille paternelle est tragique. Il n’en parle pas, pour quoi faire ? Seulement, Margot enquête pour faire la lumière sur le meurtre du père de Romain, cold case vieux de vingt-cinq ans.
Romain, lui, va chercher à venger la mort de son coéquipier – parce que la justice serait difficile à faire appliquer dans son cas.
Roman atypique, nous suivons parallèlement les histoires de Margot et Romain, épousant leur point de vue, leur ressenti, leurs amours aussi. Nous nous plongeons également dans le passé de Romain, celui de ses parents, artistes, heureux du monde qui voulaient aussi que les autres soient heureux, finalement.
Le livre est surprenant de bout en bout parce qu’il n’est pas qu’un roman policier. Il nous parle aussi de la société dans laquelle nous vivons, de tout ce que l’on peut faire pour aider les autres – ne peuvent être aidées que les personnes qui le veulent vraiment.

Tabous de Danielle Thiéry

 

Présentation de l’éditeur :

Dans un hôpital d’Arcachon, une femme et son bébé de 4 mois disparaissent mystérieusement. Le commissaire de la PJ de Paris, Edwige Marion, descend épauler son ancien collègue bordelais, accompagnée d’Alix de Clavery, une jeune psycho-criminologue aux méthodes singulières.
L’enfant est retrouvé… sans sa mère.
Commence alors une enquête difficile où la spécialiste se heurte aux murs du silence et à la puissances des tabous.

Mon avis : 

Ce roman suit Dérapages dans l’écriture, mais pas dans la construction de l’intrigue : nul besoin d’avoir lu le précédent pour comprendre et apprécier celui-ci. Le commissaire Marion doit cependant faire avec les conséquences de l’enquête précédente, sa fille Nina est retournée en Angleterre, leurs relations ne sont plus aussi proches qu’elle l’aurait souhaité.
Pourtant, l’enquête que va mener le commissaire Marion la ramène vingt ans en arrière, à une autre enquête qui, déjà, parlait d’enfants en péril. Je ne veux pas trop m’avancer, mais j’ai l’impression que ce thème est cher à l’auteure.  Célia et sa fille Roxane ont disparu, là, comme ça, boum ! d’une maternité où l’on peut entrer et sortir pire que dans un moulin. A la décharge de l’institution, Célia ne venait pas de mettre au monde son bébé, elle revenait en consultation avec sa fille alors même qu’elle n’avait pas accouché ici – premier mystère. Le bébé est retrouvée très vite, mais sa maman, non. Pourtant, mis à part les enquêteurs, personne ne semble se soucier de la jeune femme. Ni ses parents, ni son frère, ni son mari qui est loin, très loin – et pas vraiment aimé par sa belle-famille, au prétexte qu’il est « étranger ».
L’enquête est presque un huis-clos. On étouffe, dans cette dynastie, qui vit en vase clos. Les enfants ne s’écartent guère de la scierie familiale, même s’ils ont fait, comme Armel et Celia, des études aussi prestigieuses qu’inutiles puisqu’elles ne leur ont pas permis de prendre leur envol. J’ai pensé à Mauriac – un peu – puisque l’enquête se situe dans le bordelais.
J’ai pensé aussi au débat sur le mariage pour tous (oui, je m’écartais du sujet, un peu) et sur la maternité, thème central s’il en est de ce roman. On vous pose toujours des questions si vous n’avez pas d’enfants on ne vous demandera jamais pourquoi vous avez eu des enfants. Or, dans ce livre, il est peu de relations parents/enfants heureuse. La seule qui l’est, c’est Reynald et Irma, le policier municipal pas toujours futé qui a pris avec lui sa mère devenue impotente et prend soin d’elle à sa manière, sans excès mais sans négligence. Sinon… Prenons par exemple l’intrigue qui semble secondaire, et ce mystérieux Truc – oui, c’est bien son nom. Truc a été surnommé ainsi par sa mère, avant d’être retiré à sa garde. Même chose pour Carole, abandonnée elle aussi et mère célibataire d’une petite fille. Nathalie, l’aide ménagère, est fâchée avec sa fille. L’aisance financière ne change rien à l’affaire : les Laporte ne cessent de montrer leur absence d’amour envers leur descendance. Pire : ils confondent éducation et dressage, tout en essayant de laver leur linge sale en famille.
Les crimes étaient-ils évitables ? Oui. Il est facile d’imputer le hasard, ou la faute à pas de chance pour certains d’entre eux. Le hasard, ce n’est dans cette histoire que le nom que l’on donne aux causes que l’on ne veut pas ou ne peut pas voir.

 

 

Dérapages de Daniele Thiery

Présentation de l’éditeur :

Un corps d’enfant, très déconcertant, est découvert sur une plage du Nord de la France. Un cas troublant qui laisse perplexes tant les forces de police que le médecin légiste.
Même la commissaire Edwige Marion, qui dirige maintenant un important service de la PJ parisienne, n’a jamais rien vu de tel.
Au même moment, Marion récupère sa fille Nina en état de choc et couverte de sang. Nina a quitté Londres et sa sœur Angèle, clandestinement. Elle est murée dans son silence. Angèle et son mari, un scientifique renommé, ont disparu.
Quels peuvent être les liens entre un enfant étrange mort noyé, une adolescente, un scientifique spécialiste du génome humain… et une jeune mère dont on a enlevé le bébé et qui, séquestrée chez elle, sombre dans l’horreur.

Mon avis :

Avis à ceux qui aiment les romans policiers sans meurtres et sans violence (oui, de tels fans existent, j’en ai rencontrés),passez votre chemin : ce roman est glauque et sanglant. Les enquêteurs vont avoir fort à faire pour résoudre cette affaire, notamment lutter contre ceux qui leur mettent des bâtons dans les roues. Normal, me direz-vous, un coupable, quel qu’il soit, n’a pas très envie d’être découvert. Sauf que certains enquêteurs eux-mêmes ne sont pas forcément prêts à aider le commissaire Marion et son équipe.
J’anticipe et je suis floue, oui, mais je ne veux pas trop en dire non plus, parce que l’intrigue est complexe, et parce que les points de vue sont variés. Prenons par exemple cette jeune femme, Jennifer, enfermée dans son curieux appartement. D’un côté, le lecteur la plaint pour les tourments qu’elle endure, pour sa solitude. De l’autre, nous sommes en droit de nous demander dans quelle mesure ce qu’elle voit, ce qu’elle ressent est vrai, et plus encore comment une jeune femme moderne a pu se retrouver aussi isolée, et aussi dépendante d’un seul homme, au point que son enfant voit pour la première fois un médecin à l’âge de quatre mois.
Effrayant, ce thriller ? Oui. Marion, qui doit de plus veiller sur sa fille Nina, découvre des ramifications à peine croyables, tant « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Chercher à guérir des maladies, à améliorer le sort des souffrants, oui. Chercher autre chose de plus futile (à mes yeux) non.
Ce que j’ai aimé, en dépit de l’épaisseur de ce livre, c’est à quel point il est facile à lire, à quel point j’ai tourné les pages rapidement pour découvrir le pourquoi du comment. J’ai d’ailleurs enchaîné avec le tome suivant, que je chroniquerai dès demain.