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Tout ce qui meurt de John Connolly

Mon avis : 

Ce livre était dans ma PAL depuis quatre ans, et il a fallu le challenge Un mot, des titres organisé par Azilis et mon propre challenge Thriller et polar pour que je l’en sorte. Il mesure 558 pages, pas toujours des plus plaisantes, il faut bien le dire, de par son sujet même (voir la phrase d’accroche sur la réédition Pocket)
Premier roman de l’auteur, et première rencontre avec Charlie Parker dit « Bird » à cause de son homonymie avec le célèbre jazzman. Si son père avait su, jamais il n’aurait prénommé son fils ainsi. Quand il l’a découvert, il était un peu tard, et le prénom est resté. Charlie Parker est au début l’archétype du policier : marié, une fille, il a des problèmes de couple parce qu’il abuse de l’alcool et se dispute donc avec sa femme. C’est après une énième dispute qu’il part se saouler dans les bars, et rentre chez lui pour retrouver sa femme et sa fille de trois ans massacrées.
Quelques mois plus tard, après avoir démissionné, cessé de boire, il se trouve une occupation, pas encore détective non, plutôt une sorte de chasseur de prime pour Benny, agent de caution pas vraiment chanceux qui cherche justement quelqu’un qui a fui après que Benny a réglé sa caution – et ce quelqu’un, Fat Ollie, est tout sauf si discret. Il l’est si peu qu’alors que Charlie allait l’arrêter, Ollie prend la fuite et se fait abattre avec une arme qu’il n’est pas vraiment facile de se procurer.
Son ancien co-équipier n’est pas vraiment ravi de le voir mêler à cette enquête, surtout que des bruits courent sur Bird : il aurait tué le meurtrier de sa femme et de sa fille. On ne prête qu’aux policiers talentueux. S’il le cherche, s’il a des indices qui feraient rire tout être rationnel (les visions d’une vieille femme), il ne l’a pas encore retrouvé. Le Voyageur, c’est ainsi qu’il va se faire appeler, se chargera lui-même de se remettre dans le chemin de Bird.
Nous sommes dans un thriller presque classique, avec tous les enquêteurs, y compris le FBI (que feraient les USA sans eux ?) qui traque le tueur. Un personnage bien particulier, qui s’y connait en médecine, qui est cultivé, qui sait utiliser les nouvelles technologies – quelqu’un qui peut être fréquenté sans que l’on devine ses penchants, ses pulsions. Un être qui aime torturer les proches de ses victimes. Bref, un pervers au raisonnement vicié. Même pas besoin de la jolie profileuse pour dresser son portrait (j’ai de plus en plus de mal avec ces personnages qui dressent des portraits précis et sont infichus de les voir quand ils sont près d’eux).
Ce serait presque un thriller ordinaire si Bird était quelqu’un de recommandable, ce qu’il n’est pas, de son propre aveu. Ses meilleurs amis, si je puis les nommer ainsi, ne sont pas non plus très fréquentables. Il se retrouve cependant mêler à une guerre des gangs (oui, je l’appellerai ainsi, même si l’on est assez proche de la mafia) sur fond de racisme même pas caché. Certains optent pour des méthodes discrètes, sures et définitives, d’autres pour des méthodes spectaculaires et tout aussi définitives. Tous les coups sont permis et employés, imaginez donc ce que peut ajouter à ce chaos ambiant un tueur en série que rien n’impressionne, que rien n’arrête. Il n’est pas bon être médecin légiste en Louisiane.
Autant il est des auteurs, des personnages que j’ai envie de suivre, autant je n’en suis vraiment pas sûre avec Bird. Les intrigues – j’ai vraiment eu l’impression que ce roman comportait deux parties – sont véritablement tortueuses, au point que le lecteur puisse s’y perdre, et pessimistes. Si vous avez lu ce livre et vu une lueur d’espoir, faites-moi signe. La lâcheté, par contre, est omniprésente – un peu de courage n’aurait pas fait de mal.
Pour terminer, et parce que je ne veux pas terminer ce billet de manière aussi sombre que le roman (certes, Charlie Parker survient, sinon, une dizaine de tomes n’aurait pas succédé à celui-ci), voici le morceau Billie’s Bounce, de Charlie Parker.

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La légende du capitaine Crock d’Eoin Colfer

capitaineédition Folio cadet – 92 pages.

Mon résumé :

Willy et ses quatre frères sont en vacances au camping. A neuf ans, Willy va pouvoir pour la première fois se rendre au bal des harengs, bal réservé aux enfants de neuf à onze ans – il n’en a pas envie du tout, il n’aime pas les filles ! Son frère aîné, lui, aime à raconter des histoires qui font peur, notamment celle du capitaine Crock, fantôme errant qui veut se venger du mousse qui l’a tué.

Mon avis :

En lisant ce livre, j’ai pensé à une autre fratrie : celle de Jean-B, le héros de Jean-Philippe Arroud-Vignod. Comme lui, Willy a un grand frère et trois petits frères. Comme lui, il est l’élément sage de la fratrie. Contrairement à lui, il n’ a pas de meilleur ami pour le sortir du cadre familial : les parents et leurs enfants semblent vivre quasiment en autarcie, même le fait qu’ils aillent camper n’y changent rien.

Parents aimants, parents qui mettent au point des stratégies pour empêcher leurs enfants de faire des bêtises (avec plus ou moins de bonheur), parents qui insistent aussi sur ce que leur a coûté les bêtises de leur aîné (et j’aime peu cet aspect : un parent n’a pas à reprocher les soins dentaires qu’il a subis à son enfant), parents qui fixent des règles et veillent à ce qu’elles soient appliquées – même si je n’aurai pas été aussi tolérante qu’eux avec des enfants aussi jeunes, même en vacances. Mais parents qui ne peuvent empêcher l’aîné de raconter des histoires particulièrement sanglantes, d’effrayer le deuxième, mal placé dans la fratrie et de lui jouer des tours pendables. Parents aimants, et parents qui ne cherchent pas à entretenir les peurs de leurs enfants, mais au contraire à les rassurer en leur expliquant ce qui se passe.

Et le pirate, me direz-vous ? Et bien… l’histoire est presque aussi sanglante qu’un bon vieil épisode des Experts ! Il a l’avantage de captiver les frères de Marty. Qu’en sera-t-il des jeunes lecteurs ?

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Opération farceuses de Roddy Doyle

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Présentation de l’éditeur :

Qui sont les Farceuses ?
D’insaisissables petites créatures qui adorent les enfants.
Que font-elles ? Elles les suivent partout pour s’assurer que les adultes les traitent convenablement, sinon…Sinon quoi ?
Elles les punissent en déposant de la crotte de chien sur leur chemin pour qu’ils mettent le pied dedans.
Et pourquoi Mister Mack va-t-il être puni ? Parce qu’il a envoyé ses enfants dans leur chambre en les privant de dîner. Mais il les a rappelés tout de suite après et les Farceuses n’ont pas entendu !

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Mon avis :

Ce roman pour enfants est complètement loufoque, en partant d’un point de départ (presque) sérieux : que faire contre les adultes qui ne traitent pas correctement les enfants ? Autant dire que le postulat de la plupart des romans de notre enfance (j’ai 36 ans)  se trouvent inversés. Oui, les adultes peuvent se montrer injustes, excessifs. Il ne s’agit jamais dans ce roman de maltraitances graves, juste de ces punitions traditionnellement données par des adultes excédés, tels que « tu seras privé de dessert » (et devoir manger le reste du repas, c’est une punition aussi ?).

Pour ceux qui confondent autorité et abus de pouvoir, l’auteur a crée les farceuses, de charmantes créatures écologiques, spécialisés dans le recyclage de déjections canines – enfin, plutôt des déjections d’un chien, qui s’enrichit énormément à ce commerce ! Et son maître ne soupçonne rien – difficile en effet de deviner que son charmant compagnon à quatre pattes est aussi un brillant informaticien.

Seulement, les farceuses font aussi des erreurs, de terribles erreurs. Laisseront-elles une injustice se commettre, elles qui passent leur vie à les punir ? (Roulement de tambour, s’il vous plaît). Non ! Mais comme il sera difficile d’y remédier.

Roddy Doyle a su construire son roman de façon très imaginative, en donnant aux titres de ses nombreux chapitres, destinés à entretenir le suspens, des noms plus qu’improbables : Chapitre sept, qui devrait probablement s’intituler chapitre cinq…Euh, je crois….Mais appelons-le simplement… En fait, je ne sais plus à quel chapitre on en est. L’humour le plus loufoque est au rendez-vous, y compris quand il évoque les cauchemars professionnels de Mister Mack, dont les nuits sont envahis par les biscuits qu’il contrôle à longueur de journée. Les adultes exercent quelquefois de drôle de métier.

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The commitments de Roddy Doyle

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Présentation de l’éditeur :

Il est inutile de chercher Barrytown sur un plan de Dublin et de ses environs. Car ce faubourg de la capitale irlandaise, rendu célèbre par la trilogie que lui a consacrée Roddy Doyle, n’existe pas. Ou plutôt Barrytown est partout autour de Dublin, là où vivent ces Monsieur-tout-le-monde qui aiment leur Bushmills bien tassé et fait au pays.*

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Circonstance d’écriture :

Je commence cette journée dans la légèreté, je la terminerai plus sérieusement.

Mon avis :

Fans de toutes les émissions de télé-crochets possibles et imaginables, bonjour ! Il suffit d’allumer sa petite lucarne pour avoir connaissance d’un nouveau « casting », d’un nouveau « concept » destiné à révolutionner l’industrie musicale et à amener à la connaissance du public de nouveaux talents.

Jimmy Rabitte, lui, a des ambitions moins commerciales : monter le premier groupe de soul music de Dublin. Lui qui est toujours à l’affût des nouvelles tendances, qui connaît avant tous ses amis les musiques qui plairont demain, se sent les épaules assez larges pour y parvenir. Il ne joue pas d’instruments de musique, ne chante pas ? Ce n’est pas grave. Il s’improvise directement de casting, et tant pis si sa mère se pose des questions sur toutes les personnes qui viennent chez eux – son fils serait-il devenu un dealer ?

Ses méthodes sont vraiment très particulières puisqu’il n’auditionne pas à proprement parler, non, il questionne sur les influences musicales de chacun. Il réunit ainsi un groupe avec les mêmes idéaux. Il ne reste plus maintenant qu’à apprendre à jouer de leurs instruments respectifs, et aux trois très jolies choristes de chanter juste. Leur acharnement musical, sous la direction de Joey Les Lèvres, le seul musicien professionnel du lot, fait plaisir à lire – peut-être pas à attendre, puisque même la maman de l’un d’entre eux, pourtant sourde, n’en peut plus.

J’ai aimé lire les aventures musicales de ses bras cassés irlandais, leurs répétitions, leurs concerts (avec une trentaine de spectateurs pour commencer), les changements au sein de groupe. Et j’ai lu trop de romans irlandais déprimants pour ne pas me réjouir de cet optimisme, de cette énergie qui habitent les personnages.

– Rome ne s’est pas faite en un jour.
– Mais Dublin, si !

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Skully Fourbery n’est plus de ce monde de Derek Landy


Mon résumé :

Voici presque un an que Skully a disparu, presque un an que Stéphanie alias Valkyrie Caïne met tout en oeuvre pour rouvrir le portail et faire revenir son ami. La seule solution pour rouvrir le portail : trouver le vrai crâne de Skully.

Mon avis :

Je sens que mon résumé vous ne vous fait pas vraiment envie. Et encore, je vous passe sous silence d’autres péripéties encore plus sanglantes que celle-ci. Trouver l’authentique crâne de Skully (il en avait emprunté un autre depuis que le sien lui a été volé).

Valkyrie ne passe quasiment plus de temps chez elle – d’ailleurs, sa vie « normale », « ordinaire », elle s’en moque complètement. L’énergie déployée pour sauver Skully, les risques qu’elle prend sont nombreux, démesurés. Elle a de fidèles amis pour parvenir à sauver celui qui a beau être un squelette, est tout de même sa presque âme soeur, son indispensable compagnon.  Fletcher a beau se démener, la jeune fille le remarque à peine, et Skully… aussi :

– Fletcher. T’ai-je remercié pour avoir ouvert le portail et m’avoir ramené ?
– Non, mais ne vous en privez pas.
– Tu aurais pu provoquer l’extinction de la race humaine, ajouta le squelette d’un ton joyeux, mais ce n’est pas moi qui vais t’en tenir rigueur.

Plus de dangers, bien réels, plus de menaces qui planent sur l’avenir des personnages, plus d’ennemis, et pas des moindres (quelle idée de sortir de prison un criminel au bout de deux cents ans ? Ah, le Sanctuaire espérait qu’il mourrait avant, c’est raté) rendent ce tome particulièrement palpitant et particulièrement sombres. Vampires et zombies ne sont pas les meilleurs compagnons de jeu. D’ailleurs, il ne se termine pas vraiment sur une victoire, mais sur une quasi défaite, avec des « gentils » à terre, et des méchants qui ont repris du poil de la bête, pour ne pas dire recruter de ci, de là.

A quand une traduction des tomes 5 et 6 ?

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Trois femmes et un fantôme de Roddy Doyle

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Mon résumé :

Mary vit à Dublin. Sa meilleure amie, Ava, vient de déménager, et ses parents trouvent « mignons » que les deux adolescentes n’aient pas envie de se séparer. Mary est également doté de deux grands frères, deux ados qui grognent plus qu’ils ne parlent, d’une mère, Scarlett, d’un père, et d’une grand-mère, Emer, gravement malade. Un jour, elle croise dans la rue Tansey, sa nouvelle voisine, croit-elle.  Pas vraiment : Tansey est le fantôme de son arrière-grand-mère, morte à 25 ans. Elle a encore des choses à accomplir pour sa fille.

Mon avis :

Ne lisez pas le véritable quatrième de couverture : ce qu’il raconte n’aura pas lieu avant la page 164 (sur 220) : autant dire que le lecteur ne peut qu’être déçu. Comme il ne peut être, parfois, qu’agacé par les tics de langage de Mary. Elle précise qu’elle n’est pas insolente (surtout quand elle l’est), elle insère le mot « genre » constamment dans ses phrases. En plus, ses proches finissent par reprendre ses tics, ce qui est soit usant, soit amusant, selon le regard que l’on porte sur ce récit.

Parfois, j’ai eu l’impression aussi que les personnages étaient interchangeables. Ainsi Emer, trois ans, et Tansey, 25 ans, racontent exactement de la même manière les derniers moments qu’elles ont passé ensemble, avant que Tansey ne rechute et ne décède . Et pourtant, ce n’est pas la mère qui a pu transmettre, mot pour mot, ce récit à sa fille. Ce manque de caractérisation ne dure qu’un temps. Scarlett, enfant, est très différente de sa propre mère. Emer change – celle qui a vécu toute son enfance avec la mort (dit-elle à son timide fiancé) pleure au souvenir de sa mère disparu, de son bébé perdu et a peur du grand départ. L’émotion est souvent au rendez-vous, dans ce roman essentiellement féminin – Jim le bébé, frère d’Emer, n’a pas su se construire une vie indépendante, il est resté le bébé de la famille jusqu’à sa mort.

A travers ces quatre femmes, toutes unies par les liens du sang et le besoin de transmettre ce qu’elles ont vécu, nous revivons l’évolution de l’Irlande, non à travers ses conflits, mais sa vie quotidienne. Une belle histoire à lire si les fantômes ne vous effraie pas. Il ne pose de problèmes à personne dans ce roman :

– Je ne suis pas convaincue, dit Mary. On dirait un peu, genre, une superstition.
– Je suis un fantôme, dit Tansey. Alors je suis sans doute, genre, un peu une superstition moi-même. Mais tu vois, je suis là. (p. 149).

 

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Skully Fourbery, tome 1 de Derek Landy

couv45805861édition Folio Junior – 365 pages.

Présentation de l’éditeur :

À la mort de son oncle, Stephanie Edgley, douze ans, hérite d’une vaste propriété. Un curieux individu, emmitouflé dans un long manteau, le visage dissimulé par une écharpe, des lunettes noires et un chapeau, fait irruption chez le notaire lors de la lecture du testament. Son nom est Skully Fourbery, détective privé de son état, cynique comme il se doit, mais aussi… le squelette vivant d’un magicien mort quatre cents ans plus tôt ! Il lui apprend que son oncle a été assassiné et qu’elle pourrait bien être la prochaine sur la liste…

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Mon avis :

L’action démarre sur les chapeaux de roues, et se termine abruptement. Entre les deux, les péripéties auront été nombreuses, suffisamment pour que je termine ce livre, mais pas totalement abouties.

Prenez les deux héros, Stéphanie et Skully. Quatre cents ans les séparent mais la jeune adolescente n’est pas aussi choquée que l’on pourrait s’y attendre de découvrir que le meilleur ami de son oncle est un squelette – pardon, LE squelette d’un magicien torturé à mort des siècles plus tôt. Il a de l’humour, ce squelette. Il a aussi appris à ne s’attacher à personne, afin de ne plus être vulnérable. Sa femme et son enfant sont morts à cause de lui, chacun devrait mourir pour soi. Je paraphrase ce qu’il dit, et j’approuve à demi : ras-le bol de ses personnages qui sont crées et n’ont pour seule utilité que d’être assassinés atrocement. Je me reprends : ils ont été assassinés atrocement avant le début du récit.

Stéphanie aussi a une famille, des parents notamment, et un père qui m’a exaspéré à chacune de ses apparitions. Son oncle, sa tante, ses cousines sont les archétypes des « méchants » que l’on rencontre dans les contes – antipathiques et bornés. Notez également qu’ils ont un léger excédent de poids, alors que l’héroïne est mince comme un fil. Cela m’exaspérait étant enfant, cela m’exaspère toujours autant (cf : les cousins Karlsson de Katarina Mazetti, pour lire une héroïne sympathique et « en forme »). Skully a des amis, des ennemis, et les personnages rencontrés changent parfois de catégorie. J’ai eu l’impression que l’auteur en gardait sous le coude pour les tomes suivants – six composent la série, quatre sont traduits en français. Pourquoi pas ? Seulement pourquoi se débarraser très rapidement d’une des composantes principales de l’intrigue.

Skully Fourbery est une lecture facile, divertissante, un peu inaboutie mais j’ai tout de même emprunté le tome 3 à la bibliothèque – ce sont des lectures parfaites pour les vacances.

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