Archive | février 2013

La guerre des clans, tome 3 d’Erin Hunter.

forêts

édition Pocket – 328 pages.

Quatrième de couverture :

La tension est à son comble dans le Clan du Tonnerre : une terrible inondation s’abat sur la forêt et les alliances entre tribus changent sans cesse. Quant à Cœur de Feu, il continue d’enquêter sur la mort de Plume Rousse, l’ancien lieutenant du Clan. Il ignore encore quelle sombre machination il va découvrir…

Circonstance de lecture :

Ce livre, comme les deux premiers tomes, m’a été prêté par un de mes élèves.

Challenge-anglais

Mon avis :

Je ne vous cacherai pas qu’il faut surmonter une difficulté : ne pas se mélanger entre les noms des personnages. Je n’ai donc pas lu les pages  du début, qui énumère le nom des personnages et n’auraient servi qu’à me plonger dans la confusion. Il faut retenir que :
– Coeur de feu est le héros. Comme son nom l’indique, il est roux ;
– Griffe de Tigre est l’aspirant traître.
– Etoile Bleue est la chef du clan du Tonnerre.
– Croc Jaune est la guérisseuse, après la mort, dans le tome 1, de la précédente guérisseuse.

Bien sûr, quand je regarde mes charmants chats domestiques, j’ai un peu de mal avec la saga, même si mon cher Chablis, 12 ans, est revenu récemment avec une belle blessure à la cuisse. D’un côté, ses chats se comportent comme des chats sauvages, ils protègent leur territoire, ils chassent (musaraignes, écureuils, lapins), ont des portées, pas nécessairement à la bonne saison, et les chatons ne sont pas toujours assez forts pour survivre. De l’autre, certains comportements sont typiquement humaines, comme la traîtrise, l’ambition, et, parfois, le sacrifice de proches.
L’action est toujours au rendez-vous, les alliances se nous et se dénouent, avec parfois des déchirements à la clef. Les scènes de bataille sont particulièrement réussies.
Quant à Coeur de Feu, il voit son coeur déchiré entre son turbulent neveu, son meilleur ami, et son ancienne apprentie qui prend une toute nouvelle voie – sans oublier de sombres prophéties.
Qu’en sera-t-il dans le tome IV ? Je le saurai très bientôt.

Publicités

Seule la fleur sait, tome 1 de Rihito Takarai

fleur

édition Taifu comics – 192 pages.

Présentation de l’éditeur :

Arikawa fait une rencontre inattendue avec un étudiant, Misaki, en lui donnant un coup de main. Le même jour, en rentrant à la maison, il le rencontre à nouveau par accident en lui rentrant dedans. Il récupère accidentellement le collier de fleur de Misaki qui semble avoir une valeur sentimentale…

Circonstance d’écriture :

Je participe au Challenge Challenge : Sur les pages du Japon depuis presque un an. Ce mois-ci est consacré à la romance, à l’érotisme. J’ai un livre dans ma PAL qui conviendrait bien, mais je crains de ne pas le finir avant la fin du mois. Je me rabats donc sur ce manga.

Mon avis :

Ceci est un yaoi, un yaoi tout mignon, tout gentil, pour ne pas dire un peu niais. Bref, un yaoi qui peut être mis entre toutes les mains, car il ne comporte pas de scènes trop osées ou choquantes. Je ne vous cacherai pas non plus que ce qui m’a attiré est la couverture, que je trouve vraiment très belle.

Misaki et Akirawa sont deux étudiants. Ils se sont rencontrés une première fois, puis une seconde fois, puis ils vont être amenés à travailler ensemble, dans le laboratoire de botanique – plutôt étrange qu’un étudiant en droit, qui devrait être débordé, décide de travailler dans ce labo, pour aider un Misaki surchargé de travail, non ? Bien sûr, avoir postulé pour cette charge n’est pas un hasard, c’est un moyen comme un autre de se rapprocher du discret Misaki qui-n’était-pas-le-garçon-qu’Arikawa-a-bousculé-deux-fois. Il n’était pas non plus le garçon qui portait ce collier de fleur (un truc de filles !). Bref, le presque aussi timide Arikawa aura bien du mal à se rapprocher de lui, ce qui fait que le rythme de ce manga sera lent, très lent, et en même temps représentatif des hésitations des deux personnages principaux. L’action culmine en une scène touchante, mais rien n’est encore définitif, pas comme dans d’autres yaio bien plus crus.

J’ai le tome 2 – il faut juste que je trouve le temps de le lire, entre deux romans policiers.

Banniere-fevrier

Une anglaise à Paris de Nancy Mitford.

Mitford

édition Payot – 138 pages.

Présentation de l’éditeur :

« Je sais désormais que je ne pourrais plus supporter de vivre ailleurs qu’à Paris », écrivait peu après la guerre à son ami Evelyn Waugh l’aînée des excentriques sœurs Mitford (1904-1973). Si ses œuvres sont mondialement célèbres, beaucoup de ses lecteurs ignorent que Nancy habita la capitale française de 1948 à 1966 puis Versailles jusqu’à sa mort, et qu’à sa francophilie naturelle s’ajoutaient des sentiments contrariés pour le gaulliste Gaston Palewski.

Mon avis :

Un cappuccino, un muffin, un livre : voici le programme de la matinée d’hier.
Le reproche que je ferai à ce livre est qu’il est trop court : je pense que Nancy Mitford, qui vécut à Paris, puis à Versailles, a écrit bien d’autres chroniques.
Ce livre-ci est divisé en cinq parties, d’inégales longueurs (entre dix et soixante pages). Dans la première, Nancy parle de l’élégance, et compare parisiennes, anglaises et américaines – les anglaises, selon elles, sont élégantes jusqu’à l’âge de dix ans et après, copient volontairement la mode parisienne, avec deux/trois ans de retard. Un peu plus, j’avais l’impression de lire le texte de Montesquieu sur la mode et les disparités Paris/Province.
Ses chroniques des années cinquante montrent avant tout la vie littéraire : Cocteau côtoie Colette, Claudel, Gide, et il est amusant de voir ses écrivains reconnus, sacralisés de nos jours, dans des activités presque de journalistes (écriture d’article, participation à des jurys littéraires, présentateurs d’émissions de radios) mais aussi dans leurs petites querelles – deux égos d’écrivains qui se rencontrent peuvent faire très mal.
J’ai aimé aussi les instantanés de la vie quotidienne, comme ces chèvres que l’on trait encore sur le trottoir (et la pasteurisation ? Euh… laissons cela de côté) ou les hérissons dans le jardin de l’auteur, à Versailles. N’oublions pas les concierges, indispensables, ou les facteurs.
Le recueil se clôt sur l’évocation de mai 68, dans un journal tout aristocratique – Nancy Mitford est gaulliste, et n’apprécie guère Daniel Cohn-Bandit (sic) ou François Mitterrand, dont elle doute de l’avenir politique.
Pour terminer, je mettrai deux citations :
Les Anglais ne croient pas un mot de ce que je leur raconte. Ils me considèrent comme leur fournisseuse officielle de conte de fées.
On ne vote pas pour quelqu’un, on vote contre.

petit bacChallenge-anglais

 

Le mutant apprivoisé de Ken Bruen

mutant

édition Gallimard – 212 pages.

Mon résumé :

Voici le deuxième tome des aventures de Brant et Roberts. Tandis que celui-ci, en plus de quelques soucis familiaux, découvre qu’il souffre d’un cancer de la peau, Brant est victime de menaces physiques et se ratatine chez lui, à cause d’un certain mutant, qui ne perd rien pour attendre.

Mon avis :

Si vous cherchez une enquête policière policée et bien construite, passez votre chemin. Ici, comme toujours dans ce charmant commissariat, les policiers sont aussi imprévisibles et irrespectueux des lois que le commun des délinquants – si ce n’est plus. Je ne vous parle même pas du superintendant, qui mâche consciencieusement son thé (si, c’est possible), ou des agents qui ne souhaitent qu’une chose : une promotion.

L’amitié entre Roberts et Brant connait un flottement dans ce volume. Roberts ne parvient pas à dire à Brant qu’il souffre d’un cancer, quant à Brant, il prendra des congés pour se remettre de ce que le mutant, l’homme de main de Bill, lui a fait – mais après avoir signifié au sus-nommé Bill sa façon de penser, sa manière de voir, et je suis au regrêt de vous dire qu’une innocente peluche a été injustement maltraitée. Il faut vraiment être naïf pour le menacer ET le laisser en vie.

En attendant, Brant fait du tourisme. En Irlande. Chez son cousin Pat. Qui lui fait découvrir les vertus du thé au petit déjeuner. Mais pas n’importe lequel. Surtout, Brant se voit confier une mission : ramener en Angleterre l’un des deux membres du duo Sparadra, duo de tueurs découverts dans le premier tome, Le gros coup. Ce duo n’aurait pas dû, lui non plus, s’en prendre à Brant, ils n’auraient pas dû tuer le jeune agent pour lequel Brant avait beaucoup d’estime. Partir à New York était une bonne idée (d’autres ont choisi San Francisco), s’attaquer aux américains, grands possesseurs d’armes à feu devant l’Eternel n’en était pas une. Et Brant sur le sol américain, en flic représentatif de la police anglaise vaut à lui seul le détour.

Le mutant apprivoisé illustre à lui seul deux maximes : le hasard fait bien les choses et on n’est jamais si bien servi que par soi-même. A méditer.

irlande-en-challengevoisins-voisines-version-curlz77158740_p

Barbe-Bleue d’Amélie Nothomb

barbe bleue

Quatrième de couverture :

La colocataire est la femme idéale.

Mon avis :

Je commencerai par une phrase, qui s’approche de mon univers d’écriture (ou plutôt de celui de Nunzi) : « Récemment, un best-seller mondial a prétendu qu’il y avait des vampires gentils et innocents ». Je persiste et signe : il existe des vampires « gentils » et « innocents ». Prenez Dracula, ou Carmilla – ils sont relativement sympathiques, pour des vampires, et après tout, Dracula a eu la gentillesse de ne pas tuer Mina Harper, simplement de la vampiriser devant son mari (et je vous laisse interpréter cette scène comme bon vous semble). Quant à Lucie, cette gourde, elle a été métamorphosée en vampires, est-ce vraiment si dramatique ? Son fiancé aurait pu la laisser tranquille, après tout.

Après cette digression, revenons à ce roman, ou plutôt ce huis-clos qui met en scène deux caractères aux noms improbables, comme seule Amélie Nothomb sait en trouver : don Elemirio et Saturnine. Il est espagnol, elle est belge. Il n’est pas sorti de son appartement depuis 1991, elle effectue un remplacement à l’école du Louvres. Il aime cuisiner, elle lui fait découvrir le champagne – et je ne vous cacherai pas que tous les passages sur le champagne m’ont rappelé Le fait du Prince, lu voici deux ans. Ils parleront beaucoup, et chaque dîner se transformera en joute oratoire. La religion, l’amour, le secret sont au cœur de ses échanges, dans lesquels Saturnine prendra peu à peu le dessus.

Je ne suis pas très fan d’Amélie Nothomb, et ce n’est pas cette relecture de Barbe-Bleue qui me fera changer d’avis. De temps à autre, elle convoque d’autres contes, comme Peau d’âne (avec la robe couleur de temps), elle se montre très réaliste (les difficultés de logements), elle joue sur les couleurs, sur le mouvement et sur l’immobilité. Les nourritures terrestres prennent trop de place, et même si la cause des femmes semble l’emporter dans un dénouement étonnant, je ne suis pas conquise par ce que j’ai lu.

logochallenge3voisins-voisines-version-curlz

Mini Swap Wish-list

swapJ’ai participé au mini-swap wish-list, organisé par Nelcie.
Le contenu du colis :
– Un livre format poche choisi parmi les 10 à 20 livres proposés par votre swappé
– Un ou plusieurs marque-pages
– Une carte postale sur laquelle vous aurez écrit un gentil petit mot à votre swappé.

Ma swapée est klicia et je tiens à la remercier pour avoir choisi dans ma wish-list un livre d’un de mes auteurs préférés. Quant aux marque-pages, ils sont vraiment très beaux. Mais je préfère me taire, et laisser parler les photos.

Tout d’abord, voici ce que j’ai découvert en ouvrant l’enveloppe :

S

Voici les marque-pages dont un fait main à mon prénom, vraiment superbe et un badge le monde de Fleurine.

 

S

Voici la carte et le livre : le tout dernier Henning Mankell, Le chinois.

S

Merci à Nelcie pour l’organisation et à Klicia pour ce swap.

Les Mac Cabées de Ken Bruen

Bruen

édition Gallimard – 166 pages.

Quatrième de couverture (extraits) :

La situation est toujours aussi tendue dans les quartiers chauds de Londres, et Brixton n’a jamais autant ressemblé à une chanson des Clash : le commissaire Roberts est à la poursuite de l’assassin de son frère, une petite frappe londonienne qui se fait passer pour un Irlandais, histoire de paraître encore plus teigneux. Pendant ce temps, Brant et l’agent Falls sont sur les traces d’un violeur en série qui sévit dans les boîtes de nuit du coin. Brant n’attend qu’une chose : coincer ce salaud et lui faire sentir sa douleur…
Mon avis :
J’ai un problème, un très gros problème : j’ai acheté le dernier tome de cette saga, Munitions,  chez mon bouquiniste préféré – ce livre était; paraît-il, très bien. Il est pire que cela, il est addictif. Depuis, je suis allée dans deux des bibliothèques que je fréquente, et ô miracle, ils possèdent une bonne dizaine de romans de cet auteur. Bref, mon porte-monnaie est sauvé, et moi avec.
Les Mac Cabées est le troisième volume des aventures de Roberts et de son ami Brant. Roberts est tout juste guéri d’un mélanome, et la mort de son frère, bien qu’il ne l’ait pas vu depuis dix ans, est un coup dur. En effet, c’est lui que son frère a appelé, se sachant mourant, et ce que son flic de frère a découvert n’était vraiment pas beau à voir – le tueur a pris du plaisir à massacrer sa victime au-delà de toute désespérance. Et ne parlez ni  d’enquêtes, ni de justice, le tueur est protégé par des gros bonnets. Circulez, y’a rien à voir.
L’erreur serait de sous-estimer Brant. Ses méthodes sont tellement particulières, pour ne pas dire innovantes, que ses proches font toujours appel à lui dans le cas d’affaires impossibles à résoudre avec des méthodes strictement légales. Les indics, il connait. Les petites frappes, aussi. Les flics qui pensent à leur carrière et à leur bien-être plutôt qu’à enquêter, également. D’où son amitié pour Porter Nash, toute nouvelle recrue, flic gay totalement assumé, et pour l’agent Falls.
Si vous lisez leurs aventures, oubliez les idées reçues sur les romans policiers, et délectez-vous de ces chapitres percutants, qui vous expliqueront mieux que je ne saurai le faire comment éliminer un malfrat grâce à la méthode Brant.
irlande-en-challengevoisins-voisines-version-curlz77158740_p