Archives

Croire de Nathalie Marie

Présentation de l’éditeur :

Étudiant en art, Fabien pensait avoir la vie devant lui et esquissait lentement ses projets d’avenir.
Lorsqu’il apprend que la mort prématurée de son père a été causée par une maladie génétique dégénérative et héréditaire, son monde s’écroule. Les doutes et la peur l’assaillent, pour son frère… pour lui-même…
Face à cette réalité, il lui faudra mobiliser son courage pour surmonter l’épreuve qui l’attend. Sans parler de Gaël, ce danseur qu’il vient de rencontrer et pour qui il éprouve déjà des sentiments surprenants.
Peut-il se permettre d’espérer un futur ensemble alors que cette menace invisible plane sur lui ? Malgré les incertitudes, Fabien veut y croire.

Mon avis :

Ce livre fait partie des livres dont je me dis : mais comment est-il arrivé dans ma PAL ? Je n’ai pas vraiment la réponse. Il n’empêche : il y était, et je l’en ai sorti pour le challenge LIvra’deux pour Pal’Addict.
Il mêle deux sujets, d’un côté, une romance entre deux hommes, de l’autre, la découverte par le personnage principal et narrateur que son père est mort d’une maladie génétique héréditaire. Lui et son frère sont peut-être atteints, et c’est à eux de voir s’ils veulent ou non savoir s’ils sont porteurs de ce gène. S’ils le sont, cela aura forcément une influence sur le vie. Le frère aîné de Fabien est en couple, il souhaite avoir des enfants, Fabien a repris ses études, commence seulement à avoir une relation stable avec un homme, lui qui est bisexuel.
Première chose : oui, nous saurons si Fabien est porteur ou non du gène. Je déteste rien moins que ces auteurs qui ne veulent pas aller au bout de leur idée initiale et laissent l’imagination de leur lecteur compléter (ou pas). J’aurai compris, attention, si Fabien avait refusé de savoir, ce qui est une démarche assez courante, aussi : il n’est pas si facile de vivre tout en sachant que ses jours sont encore plus comptés qu’on ne le pensait.
Deuxième chose : Fabien vit bien le fait d’être bisexuel. On voit rarement, y compris dans la littérature « romance » des personnages qui assument ainsi, ne serait-ce que parce que le regard des hétéros ou des homos n’est pas forcément tendre avec eux. Il doit aussi se faire accepter pour quelque chose qu’il n’a pas choisi mais qu’il assume parfaitement. Parfois, ce sont les autres qui nous compliquent franchement la vie.
Troisième chose : la danse. Gaël est un ancien danseur, qui a dû abandonner sa passion. Même s’il continue à vivre dans le sillage de l’Opéra et s’il y travaille, renoncer n’est pas facile.
Trois axes différents pour une romance, le tout assez bien amener. Le récit est bien construit, facile à lire en dépit des thèmes graves abordés. Et s’il fallait ne retenir d’une chose, c’est bien de profiter de la vie.

 

Publicités

Alex a la mémoire qui flanche de Claire Delille

Présentation de l’éditeur :

Les mecs, ça aime le foot et la bière. Les filles, le shopping et les comédies romantiques. Alex, lui, aime le maquillage, La La Land, son amie Zia et parfois même porter des jupes ou des talons hauts. Responsable d’une rubrique de relooking au Girls Only, il cherche, à ses heures perdues, la perle rare, celle qui l’acceptera tel qu’il est. Lorsqu’il se réveille à l’hôpital, complètement désorienté, sa vie prend une tournure inattendue. On lui a tiré dessus et un homme est mort ! Le commissaire Bernardin de la PJ de Lille est sur les dents. Alex est le seul à pouvoir identifier le meurtrier. Le hic, c’est qu’il ne se souvient plus du tout de ce qui s’est passé…

Mon avis :

Le livre, sa couverture, tout pourrait vous sembler léger, divertissant, si ce n’est que dès les premières pages, l’on apprend qu’Alex, qui assume particulièrement ses différences, s’est fait tirer dessus et qu’un commissaire de police anglais a eu moins de chance puisqu’il est mort.
Roman policier, oui mais aussi roman psychologique : Alex, qui a partiellement perdu la mémoire, se prend son passé en pleine face. L’on découvre son parcours, ce qui fait qu’il a pu se construire tel qu’il est devenu, mais aussi des souvenirs qu’il avait soigneusement enfoui dans les replis de sa mémoire. Le récit nous renvoie ainsi régulièrement dans son passé, dans la construction d’un enfant qui avait des goûts différents, loin des clichés de ce qu’un garçon est censé être. J’ai l’impression que l’on est plus tolérant avec une fille, qui a le droit de s’habiller, de se coiffer comme un garçon, alors que si c’est le contraire… La levée de bouclier n’a pas lieu que dans ce roman. Se construire, c’est aussi s’opposer – aux autres. Faire accepter ses choix. Ce n’est ni facile, ni drôle, et le lecteur, pendant ce récit, se retrouve véritablement à la place d’Alex.
Et pendant ses réminiscences, la vie, l’enquête, continuent : tout danger n’est peut-être pas écarté puisqu’Alex devrait être en mesure d’identifier le ou la coupable – ne soyons pas sexiste, les femmes tuent aussi. Il a la chance d’avoir des amis qui prennent soin de lui, dont Zia, héroïne du volume 1 de ses enquêtes, personnage secondaire au caractère bien trempé, et à la vie sentimentale plus organisée que celle d’Alex. Chacun sa façon de vivre sa vie amoureuse, je suis davantage versée vers les personnages qui veulent être optimistes, se faire confiance et faire confiance à leur avenir (comme Zia) que ceux qui se projettent déjà dans une future rupture avec énumération des motifs possibles, sous forme de clichés : la vie n’est jamais telle qu’on l’attend, et une partie du dénouement, en forme de réconciliation avec le passé d’Alex, nous le prouve assez.
Essayez donc cette forme littéraire, déjà illustrée par Janet Evanovitch : la romance policière.

Le journal rouge de Lily R. Davis

Présentation de l’éditeur :

« Avec quelle force me battrais-je encore pour quelques mots ? Des mots… Des mots que nous jetions sur le papier ; une drôle de façon de lever le poing ; de hurler. Des mots pour se révolter. Des mots pour tout changer ! » Nous sommes en 1965, à Washington. Tout le monde reprend en chœur les refrains des Beatles et les slogans lors des marches citoyennes. La jeunesse se soulève contre la ségrégation, contre la Guerre.
La jeunesse veut aimer sans contraintes. C’est la génération hippie. Rose a passé des années dans un pensionnat pour jeunes filles et si elle regarde de loin cette nouvelle liberté, elle ne sent pas le droit d’y plonger. Orpheline, recueillie par un oncle Colonel dans les Marines et basé à Saigon, Rose se sent prise aux pièges. Elle invente alors Max. Un pseudonyme derrière lequel elle se cache pour écrire des chroniques dans un journal universitaire. Alec est un activiste. Il se bat pour un monde en paix, pour toutes les vérités. Il se bat surtout pour mettre fin à cette guerre, au Vietnam, qui emporte trop de jeunes soldats. Avec ses amis, ils travaillent pour un petit journal clandestin. Le Aldous.

Merci à Netgalley et aux éditions MxM Bookmark pour ce partenariat.

Mon avis :

Le journal rouge est un livre que j’aurai aimé pleinement aimé. Cependant, j’ai eu quelques réticences qui font que ce livre n’est pas le coup de coeur que j’avais pensé à un moment qu’il serait.
Tout d’abord, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le récit, j’ai eu du mal à m’attacher à Rose-Maxine, jeune fille à la jeunesse plus compliquée qu’elle n’en avait l’air. Puis, dès que Rose s’investit pleinement dans le journal, dans les témoignages qu’elle recueille, dans l’aide aussi qu’elle fournit aux autres, elle éclot peu à peu à elle-même. A ce moment, je me suis vraiment plongée, passionnée pour le récit.
Vient, enfin, le coup de théâtre du milieu du roman (je n’ai pas d’autre terme pour le nommer), auquel je m’attendais un peu, même si j’attendais un peu un autre tournant dans le roman. L’on passe ensuite par d’autres étapes du récit (difficile de dire lesquelles sans révéler l’intrigue) qui permettent de montrer le plus de facettes possibles de la guerre du Vietnam et de ses conséquences, jusque dans ces retraits les plus sombres.
Vient la fin du récit, en forme d’épilogue, et c’est véritablement là que j’ai été un peu amère, parce que le devenir des personnages m’a semblé presque trop banal, trop proche de ce que l’on pouvait attendre. De faibles restrictions cependant, et si vous avez envie de découvrir un roman qui parle de la guerre du Vietnam, de la libération de la femme, des droits des minorités, n’hésitez pas.

Apprendre à devenir adulte de Lisa Henry

Présentation de l’éditeur : 

Nick Stahlnecker a dix-huit ans et n’est pas prêt à grandir pour le moment. Il a un emploi d’été, un cas de panique existentielle et un crush sans espoir sur l’inaccessible Jai Hazenbrook.

Merci à Netgalley et aux éditions MxMBookmark pour ce partenariat.

Mon avis :

Laissez-moi vous présenter monsieur Catastrophe alias Nick. Non, je n’exagère pas. Nick a beau avoir dix-huit ans, il est très peu mature. Il est à la fois geek et gay. Oui, voici une des originalités de ce roman : Nick est gay, il en est sûr. Il fantasme même largement sur un de ses collègues. Oui, quand son père lui avait dit de devenir adulte, il ne pensait pas que cela signifierait pour son fils se faire prendre en flagrant délit avec un autre homme sur son lieu de travail – entraînant ainsi deux licenciements par la même occasion.
Nick ne vit pas les choses si mal que cela, ce licenciement n’a pas autant d’impact pour lui que pour Jai – deux adultes majeurs et responsables. Nick a bien l’intention de poursuivre son parcours vers l’âge adulte, parcours amoureux et sexuel plutôt que professionnel.
Le langage est souvent familier, certaines scènes sont décrites sans détour. Non, le livre n’est pas à réserver à un public averti, il est une romance gay décomplexée. Il devrait plaire à ceux qui sont de l’âge de Nick et Jay, un peu moins à ceux qui, comme moi, ont le double.

 

Joaquin de Marion Olharan

Présentation de l’éditeur :

Joaquin est étoile au ballet de New York depuis dix ans. C’est un artiste reconnu et exigeant, mais également un Don Juan qui s’assume totalement. S’il met un point d’honneur à être à la hauteur de sa réputation de séducteur, c’est peut-être autant par amour du jeu que pour brouiller les pistes. Alice, directrice technique de la start-up culturelle Show me, sort tout juste d’une longue relation et traverse une période d’intense remise en question.Entre le fascinant danseur qui se dissimule derrière sa légende, et la geek au look rétro qui se cache derrière ses jupons et ses lunettes vintage surdimensionnées, l’attirance tourne vite au jeu du chat et de la souris. Et si tout semble les opposer, les apparences sont souvent trompeuses. Joaquin et Alice pourront-ils baisser la garde et s’abandonner pour mieux se découvrir ?

Merci aux éditions Amazon Publishing et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis : 

J’avais apprécié le tome 1, et le tome 2 m’a été proposé, j’ai accepté.
Joaquin était un personnage secondaire du premier tome. De lui, on savait qu’il était un brillant danseur étoile, qu’il cumulait les conquêtes, et que Ethan le trouvait fort antipathique. Ici, il est au premier plan, et le lecteur en découvre beaucoup plus sur lui. Déjà, le personnages est présenté comme un véritable danseur, c’est à dire conscient de ses limites, conscient qu’il doit ménager son corps s’il souhaite poursuivre, à l’âge qu’il a atteint, la carrière qui est la sienne. De même, il sait détecter les danseuses qui ne prennent pas assez soin d’elles, forcent leur limite, parce qu’on apprend aux danseurs à dépasser la douleur au lieu de tenir compte de ce qu’elle annonce.
Le second personnage central de ce livre est Alice, associée d’Ethan, assez effacée dans le premier tome. Elle vient de rompre avec son compagnon de longue date, qui était plutôt un compagnon, une personne qui vivait avec elle, qu’un homme amoureux. Voir les commentaires très peu flatteurs qu’il a pu lui faire. Alice, qui préfère se faire appeler Al, n’a pas le physique longiligne d’une ballerine, ni le goût de la mode, sauf pour certaines pièces de sa garde-robe. Bien sûr, ce livre est une romance, et (presque) bien sûr, ces deux personnages, dont la narration alterne sans jamais être redondante, vont se rencontrer, se plaire, et faire des étincelles.
Chacun d’eux vient avec son passif, plus évident à connaître pour Alice que pour Joaquin, qui semble l’archétype de l’espagnol fier et conquérant. Cependant, nous allons peu à peu découvrir la véritable personnalité du danseur, surtout quand celui-ci se trouve confrontée, presque malgré lui, à sa petite soeur. On a toujours besoin d’une petite soeur avec soi.
Joaquin est un livre plaisant à lire, que ce soit pour les amateurs de romance ou les amateurs de danse.

Un bon parti de Curtis Sittenfeld

Présentation de l’éditeur :

La tension est palpable chez toutes les mères de Cincinnati : Chip Bingley, beau médecin, célèbre participant d’une émission de téléréalité, vient de s’installer en ville et… c’est un cœur à prendre. Elizabeth, de passage pour aider sa mère après l’accident de son père, se fiche bien de tous cette agitation, d’autant que Chip est toujours accompagné de son insupportable et suffisant collègue, Fitzwilliam Darcy. Elle tente de redresser les finances familiales en dépit d’une mère qui utilise le shopping en ligne comme psychothérapie et de ses trois sœurs qui vivent encore au crochet de leurs parents dans une maison qui part à vau-l’eau. Mais elle doit aussi veiller sur son père, qui préférerait s’enfiler un bon steak plutôt que de respecter les recommandations du médecin, et sur sa sœur Jane, en train de succomber au charme, ennuyeux mais certain, de Chip.

Merci à Babelio et aux Presses de la cité pour ce partenariat.

Mon avis : 

J’ai un gros défaut, bien connu cependant : je ne peux pas résister quand on me propose un livre. J’ai donc « sauté » sur celui-ci, et c’est après que j’ai lu… le résumé. Oui, je sais, ce sont des choses qui m’arrivent fréquemment, merci de ne pas trop rire. Puis, la couverture était (et est toujours) plutôt amusante. Alors, de quoi parle ce livre ?
Il est une réécriture contemporaine de Raisons et sentiments. Oui, les puristes hurleront, mais ce livre n’est pas destiné aux puristes – chacun est encore libre d’écrire et de lire ce qu’il veut ! Ce qui m’a intéressé est de savoir comment l’auteur allait transposer les personnages et les situations.
Déjà, les personnages sont plus âgés, Jane et Liz approchent la quarantaine (Liz n’a que 38 ans, elle y tient). Lydia et Kitty sont elles plus qu’imbuvables au début, pas tant parce qu’elles vivent aux crochets de leurs parents, mais parce qu’elles ne s’expriment qu’avec des mots choisis pour être vulgaires. Elles ont tout pour être de futures starlettes de la télé-réalité, de celles dont on bipe les propos à tout bout de champ. La plus intéressante est Mary, parce qu’elle n’a que faire des conventions. Elle aussi vit aux crochets de ses parents, mais elle termine (à nouveau) un cursus scolaire. Elle se moque des allusions à une possible homosexualité, tout comme elle se moque de ce que l’on peut plus largement dire sur elle. Elle sort tous les mardis soirs, depuis des années, ne se préoccupant pas d’éclaircir un quelconque mystère. Bref, un personnage extraordinaire pour notre époque !
Oui, vous l’aurez compris, j’ai finalement trouvé les personnages assez peu sympathiques dans l’ensemble. Il faut vraiment progresser dans le récit pour trouver un personnage qui est différent de ce qu’il veut bien laisser voir – un peu comme dans la version originale, me direz-vous. Il est aussi des personnages qui évoluent positivement, au hasard des rencontres ou des aléas de la vie. En effet, Liz est venue pour mettre de l’ordre dans la vie de ses parents, et se retrouve à mettre de l’ordre dans la sienne, presque malgré elle, finalement. Je n’irai pas jusqu’à dire que sa vie sentimentale est un désert ou qu’elle a grandi en attendant le prince charmant, non. Elle me fait plutôt l’effet de ces personnages littéraires (pas forcément de la littérature sentimentale) qui pensent que l’homme qu’elles aiment (et idéalisent un peu) finira par les remarquer, parce qu’elles auront su l’attendre.
Restent que le livre, qui alterne chapitre très court et d’autres plus développés, brasse des thèmes contemporains, comme la transsexualité, et le meilleur moyen de la faire accepter à ses proches. Il parle aussi du racisme ordinaire, vous savez, celui des personnes qui ne se disent pas racistes mais le sont tout de même. Mrs Bennet, en plus d’être une représente à elle seule des dérives de la société de consommation et de l’attrait vers les peoples, en est un exemple flagrant.
Un bon parti, en dépit de ses 541 pages, est un livre agréable et facile à lire, et plus intéressant que les émissions de télé-réalité auquel participent certains des personnages. Satire de ce milieu ? Non, plutôt un portrait réaliste de tous ceux qui créent ce programme.

Tombé du ciel de Nikki Goodwind

Présentation de l’éditeur :

Tous les repères de Ridge McCoy, un adolescent de seize ans, se sont écrasés et sont partis en fumée lorsque son père est décédé dans un accident d’avion. Il voit dans ce camp d’été de basket-ball une chance d’améliorer son jeu et d’échapper à ses problèmes quotidiens. Mais il prend un tournant inattendu lorsqu’il rencontre Micah Yougblood, l’homme qui tient le manège du centre commercial local et qui a pour réputation de dévorer les illusions hétérosexuelles des hommes en guise de petit déjeuner, accompagné de pancakes au chocolat.

Merci à Netgalley et aux éditions MxM Bookmark pour ce partenariat.

Mon avis :

Le livre pourrait s’appeler « un amour de vacances » mais non. Ridge participe à un stage de basket parce que son père est mort, parce que son petit frère capte toute l’attention de leur mère et que sa petite amie ne reste avec lui que parce qu’il a perdu son père et que rompre avec lui en ce moment ne serait « pas bien ». Ridge a cependant une image assez juste de ses dons de basketteurs : il deviendra coach, pas professionnel.
Il ne savait pas trop comment allaient se passer ces deux mois, jusqu’à ce qu’il rencontre Micah, un jeune homme tout sauf simple. Ce n’est pas qu’il est gay, non, c’est qu’il se refuse à entrer dans des cases – il tombe amoureux d’une personne, peu importe qu’elle soit une fille ou un garçon (enfin, il n’est pas encore à ce jour tombé amoureux d’une fille). Ridge se demande bien ce qui lui arrive, lui qui n’est pas gay, n’est-ce pas ? Il a une petite amie ! (Excuse classique, bien sûr).
Beaucoup de questionnement dans ce livre, qui pourront toucher les ados-lecteurs. Qu’est-ce qu’un couple gay, finalement ? Comment est-on censé se comporter (ou pas) ? Il est aussi difficile de le faire accepter aux autres que de l’accepter soi-même.
Il est question aussi de la culture indienne, ou plutôt de sa dilution. Micah vit dans une réserve, certes, mais qui n’a rien à voir avec les clichés que Ridge peut avoir en tête. Le grand-père transmet encore, oralement, les contes, sans se reconnaître dans ses petits enfants qui ne sont pas allés à l’école de la réserve, et qui, pour l’un d’entre eux, est gay. Difficile aussi de construire une famille : si Ridge n’a plus de père, Micah, lui, n’en a jamais véritablement eu.
Tombé du ciel est une romance qui sait éviter les clichés. Je lirai le tome 2 avec plaisir.