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Les Fjords de Santorin de Nick Alexander

Présentation de l’éditeur :

Pour Becky, son père n’est pas seulement absent : il est un mystère, un trou béant dans son passé… et un sujet tabou avec sa mère, Laura. Quand cette dernière décide sur un coup de tête de s’envoler pour la Grèce, Becky choisit de l’accompagner, bien décidée à se rapprocher d’elle – et de la vérité. Pendant leur voyage vers la magnifique île de Santorin, il devient vite évident que le choix de destination n’est pas aussi anodin que le pensait Becky. Laura lui cache quelque chose depuis toujours, et elle est déjà venue ici. Mais le souvenir de ce premier voyage est teinté de douleur et de secrets enfouis depuis vingt-cinq ans. Alors que la vérité éclate au grand jour, mère et fille pourront-elles enfin enterrer les fantômes de leur passé et trouver le bonheur auquel elles aspirent ?

Merci à Amazon publishing et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Oui, le titre peut surprendre, parce que, jusqu’à preuve géographique du contraire, il n’y a pas de fjords à Santorin, on en trouve plutôt en Norvège – ou alors, il faut vraiment que je révise ma géographie. C’est une romance, et après lecture, c’est une certitude : la romance n’est vraiment pas mon genre littéraire de prédilection, on ne m’y reprendra plus.

Dans ce roman, nous avons une alternance entre deux points de vue, deux temporalités, celui de Becky, la fille, dans le présent, et celui de Laura, la mère, vingt cinq ans plus tôt. Deux temporalités, et deux lieux aussi, entre le Royaume-Uni et la Grèce. Je pourrai dire aussi la Norvège, mais c’est vraiment très bref, les seules vacances partagées entre la mère et la fille, toutes deux donnant l’impression de ne pas avoir eu des enfances très rigolotes – très rigide convient mieux pour qualifier celle de Laura.

S’il est une chose qui lit Laura et Becky, c’est un secret de famille autour du père de Becky, un secret, ou plutôt une volonté de ne pas communiquer. La vie de Laura semble presque arrêtée depuis vingt-cinq ans, comme si elle n’avait pas pu construire une vie personnelle et professionnelle – et il est très fréquent de voir des récits semblables dans les romances : un événement majeur, puis plus rien, comme une hibernation, jusqu’au moment du récit. Certes, ce roman nous rappelle ce qu’était la vie voici vingt-cinq ans, mais Laura est quasiment de ma génération, et je suis étonnée qu’il ne soit pas question du SIDA, curieusement absent. Il est question aussi des rave party et de la banalisation de la drogue : je m’insurge toujours contre les personnes qui pensent que l’on ne peut s’amuser, profiter d’une fête qu’en prenant des substances illicites. C’est triste, c’est dommage, c’est réducteur. J’ai trouvé nettement plus intéressant le regard rétrospectif que Laura pose sur la question de consentement, question que l’on ne se posait pas pleinement à l’époque, et qui me semble seulement commencé à émerger de nos jours. Laura vit sa première véritable histoire d’amour, et n’a pas vraiment, elle qui a reçu une éducation religieuse très stricte, de modèle en ce qui concerne une relation normale. Ignorante, oui, mais elle perd très vite sa naïveté, même si elle ne sait pas dire « non », ou alors trop tard. Elle est une proie facile pour certains hommes – j’ai presque envie de dire « certains prédateurs ».

Vous allez me dire : « il n’est pas si mal, ce roman. » Oui, surtout qu’il n’oublie pas, en situant l’action en Grèce, la crise que traverse le pays actuellement. J’ai aimé aussi l’apologie de la vraie gentillesse, à la fin du livre, qui n’a rien à voir avec le fait de tout accepter, toujours – il est d’ailleurs intéressant que ce soit un personnage masculin qui illustre cette notion. Non, ce qui m’a le plus dérangé, au fur et à mesure du déroulement de l’intrigue, ce sont les trop nombreuses coïncidences, tout ce qui aurait pu se passer différemment si le hasard ne s’en était pas (mal ou bien) mêlé. Mais peut-être les vrais amateurs du genre apprécieront ?

 

Le bruit des pages de Livia Meinzolt

Présentation de l’éditeur

Éva hérite d’une librairie dans le quartier de la Butte aux Cailles. Les exigences du vieux propriétaire avec lequel elle s’était liée d’amitié ? Que la librairie ne soit jamais vendue et qu’Éva y conserve un tableau représentant une jeune femme, penchée sur un carnet, aux pieds d’un acacia majestueux. Bientôt, elle se prend à imaginer la vie de la femme du tableau, Apollinariya Ivanovna Lubiova, une jeune aristocrate russe, vibrante de rêves et d’idéaux au coeur de l’été 1916. Mais tandis que les mois passent, fiction et réalité semblent se confondre… Et si la librairie renfermait des mystères insoupçonnés ? Le voyage d’Éva à Saint-Pétersbourg pourrait-il l’aider à comprendre le lien étrange qui l’unit à Apollinariya ?

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier le forum Partage-Lecture et les éditions Charleston pour ce partenariat.

J’avais très envie de découvrir ce roman, parce qu’il parlait de Paris, de livre, et aussi de Russie, pays qui est tout proche de celui dont ma famille paternelle est originaire. Ce que j’ai aimé ? Tout d’abord, j’ai apprécié la construction du roman. Nous suivons, dans le présent, Eva, une jeune femme qui vient de terminer sa licence, son installation dans la librairie, sa prise de possession des différents livres qui l’entourent. Elle aime son quartier parisien, elle déambule au parc Montsouris, ce qui m’a donné envie de le découvrir à son tour. Surtout, elle se lance dans l’écriture d’un roman, elle franchit enfin le pas, elle qui veut en savoir plus sur les origines de la librairie. En effet, si Ernest la lui a léguée, c’est pour respecter les volontés du précédent propriétaire, qui voulait que la librairie soit léguée ou donnée à un(e) passionné(e), qu’une oeuvre de Tchernychevski reste en vitrine sans jamais être vendue, et que le tableau La jeune fille sous l’accacia soit toujours exposé. Autant d’indices, de pistes pour recréer le passé. C’est de la jeune femme qui est sur le tableau dont Eva se met à écrire le journal fictif, le lecteur assiste ainsi, en direct si j’ose dire, à une création artistique. A ses affres, aussi : Eva se questionne sur la manière dont elle a décidé d’écrire, et sur l’orientation qu’elle donne à l’intrigue qui se noue entre les personnages fictifs. Celle-ci occupe une place grandissante dans sa vie. Je n’oserai pas dire qu’elle l’obsède, qu’elle devient presque plus réelle que sa vie même, mais presque. Alors oui, j’ai été emportée moi-même par ce récit de cette Russie qui était au bord de la révolution, de ces aristocrates, riches bourgeois cultivés, éduqués, de cet amour qui force Polina à sortir de sa cage dorée au contact de Sacha. La Russie contemporaine a aussi sa place, grâce au personnage de Vitya, surgi du passé d’Eva, et de son ami Dimitri qui, comme Eva, connaît les affres de la création artistique (il est peintre) et d’une vie sentimentale dénuée de sentiments. En effet, au cours des différentes parties du roman, le point de vue se déplace, passant d’Eva à Dimitri, pour la partie contemporaine, pour revenir à Sacha ou Polina, un siècle plus tôt. Déplacement géographique aussi, entre France et Russie, entre questionnement, aussi, sur ce que l’on veut dire quand on écrit un livre. Au cours des échanges d’Eva avec son amie au sujet de son écriture, je me suis demandée si l’autrice, qui a quasiment le même âge que sa narratrice/autrice s’était elle aussi posée de telles questions. J’ai apprécié aussi les références, qu’elles soient littéraires (ce qui est assez logique quand l’héroïne se destine à l’écriture) ou musicale (Polina et Eva sont violoncellistes).

Vous me direz alors, que n’ai-je pas aimé dans ce roman ? J’ai eu un peu de mal avec le style utilisé dans la partie contemporaine du roman, que ce soit avec les répétitions (l’utilisation du pronom démonstratif « ça ») ou l’oralité marquée de certaines phrases (les négations incomplètes). Que ce bémol ne vous empêche pas de découvrir ce roman.
Kentigern

Sign of love, tome 4 : lion d’Anna Wyle

Présentation de l’éditeur :

Le jour de ses 20 ans, Anna Wyle, apprentie photographe et parisienne depuis dix ans, est sous le choc : elle vient d’apprendre que son père, Jim, et sa mère, Grace disparue depuis, ne sont pas ses parents biologique ! L’homme de sa vie sera celui avec qui elle s’accordera d’un point de vue astral, elle devra le trouver.
Sauf qu’Anna ne connaît pas sa date de naissance !
Un nouveau tome à San Francisco. « La suite des aventures d’Anna sous le signe du… Lion !»

Mon avis :

Je commence la saga en cours de route, avec ce tome 4 qui me permet de rencontrer Anna Wyle, qui a la chance de partir en reportage à San Francisco pour interviewer un géant du net. Oui, je dis bien « la chance » parce qu’elle a pris du galon par rapport à ses premières aventures mouvementées.
En effet, Anna a découvert qu’elle était adoptée, que son père a eu un fils biologique particulièrement brillant (Anna dit de lui, non sans humour, qu’il est « beau comme un dieu, mais con comme une valise sans poignée ») et que sa véritable date de naissance est inconnue. Du coup, il lui est impossible de dresser son vrai thème astral; ce qui n’est pas pratique quand on croit à l’importance des astres dans sa vie amoureuse.
Et aujourd’hui, c’est un homme natif du signe du lion qu’elle rencontre, un homme qui a réussi, qui est riche, qui peut satisfaire tous ses désirs. Cela ressemble presque à un conte de fées, et l’on sait ce que certains auteurs en ont fait (suivez cinquante fois mon regard, d’ailleurs Anna elle-même fait allusion au livre !) mais ce n’est heureusement pas le cas ici, Anna n’a pas du tout l’intention de céder aux désirs qui ne lui conviendraient pas ou d’oublier qui elle est parce qu’elle est amoureuse. Parce que oui, elle est amoureuse mais elle est aussi raisonnable, même si ce n’est pas la chose la plus facile. Ne comprends-elle pas qu’elle est aimée avant tout parce qu’elle est Zodiac girl, non pour qui elle est réellement.
Alors, qu’adviendra-t-il dans la suite de ses aventures ? Un « signe » pourrait-il revenir ?
Merci à French pulp édition et à Netgalley pour ce partenariat.

La librairie des rêves suspendus d’Emily Blaine

 

Présentation de l’éditeur :

Sarah, libraire dans un petit village de Charente, peine à joindre les deux bouts. Entre la plomberie capricieuse de l’immeuble, les murs décrépis et son incapacité notoire à résister à l’envie d’acheter tous les livres d’occasion qui lui tombent sous la main, ses finances sont au plus mal. Alors, quand un ami lui propose un arrangement pour le moins surprenant mais très rémunérateur, elle hésite à peine avant d’accepter. C’est entendu  : elle hébergera Maxime Maréchal, acteur aussi célèbre pour ses rôles de  bad boy  que pour ses incartades avec la justice, afin qu’il effectue en toute discrétion ses travaux d’intérêt général dans la librairie. Si l’acteur peut survivre à un exil en province et des missions de bricolage, elle devrait être capable d’accueillir un être vivant dans son monde d’encre et de papier…  Une rencontre émouvante entre deux êtres que tout oppose mais unis par un même désir  : celui de vivre leurs rêves.

Merci à Netgalley et aux éditions Harlequins pour ce partenariat.

Mon avis :

J’ai découvert ce livre en avant-première grâce au challenge Netgalley. Avantage de ce challenge (et vous savez à quel point j’adore les challenges) : découvrir des romans vers lesquels l’on n’irait pas forcément. Ainsi, je n’avais jamais lu de romans d’Emily Blaine, et la romance n’est pas vraiment mon genre de prédilection.
Comme souvent, cette intrigue confronte deux personnages que tout oppose. D’un côté, nous avons Maxime, acteur qui a le vent en poupe. Il ne cultive pas seulement une image de bad boy, il en est un, et a été condamné, après une dernière bagarre, à des travaux d’intérêts généraux. De l’autre côté, nous avons Sarah, libraire, gérant un club de lecture, et incorrigible romantique. Ce qui les rapproche ? Un ami commun, qui se dit que la condamnation de l’un est l’occasion de donner un coup de main à l’autre – la discrétion de Sarah étant une valeur ajoutée.
Oui, l’on se doute qu’au cours de ses deux mois, ils vont se rapprocher. Reste à savoir comment et pourquoi. Déjà, le roman nous plonge dans la vie quotidienne d’une libraire qui peine à vivre de son « art » : le monde du livre est en crise, les petites librairies ont tendance à disparaître, malgré toute la bonne volonté des passionnés de livres que sont les libraires. Lire, c’est partager, partager les histoires que d’autres ont écrites, partager le plaisir de lire et d’écrire avec d’autres. Offrir un livre, c’est parler autant à la personne à qui on l’offre que de soi – en l’offrant.
Autre point fort de ce livre : des personnages secondaires qui tiennent la route, qu’ils soient masculins ou féminins. Ils ne sont pas lisses, ils sont nettement caractérisés – mention spéciale pour Mathilde, Anita et Elise. D’ailleurs, les personnages principaux ne sont pas non plus manichéens : on ne naît pas violent, ce sont les événements qui vous rendent ainsi.
En bref, un roman qui ne manque pas d’intérêt.

Meurtres en Alaska, tome 1 : A l’état sauvage de Kat Martin

Présentation de l’éditeur :
Dans les légendes du pays dort un mystère… Après la mort tragique de son fiancé, il y a trois ans, Lane Bishop pensait ne plus jamais tomber amoureuse. Pourtant, elle ne peut résister au regard sulfureux de Dylan Brodie, un homme aussi sauvage que son Alaska natal. Mais, quand Lane s’installe pour un week-end dans le chalet de Dylan, elle s’aperçoit que les traditions indiennes de la région gardent la mémoire d’un véritable crime… Et qu’un terrible danger menace de s’abattre sur le couple. Dylan devra tout risquer pour découvrir l’incroyable vérité, et pour protéger la femme qui a ravi son coeur.
Mon avis :
Ce livre est une romance policière, oui, c’est possible. Comme d’autres séries publiées par Milady, elle met en scène trois frères dont nous allons suivre les destins, sachant que chaque tome est consacré à l’un d’entre eux. Là, nous avons Dylan : sa femme l’a quitté, sa fille, Emilie, très jeune, ne parle plus depuis le départ de sa mère. Il vit en Alaska, c’est l’état qui l’a vu naître et sa très belle ex-femme ne s’est jamais faite à cette région sauvage entre toute – et superbement décrite dans le livre, il faut bien le dire.
Ici, tout le monde se connaît, tout le monde sait tout sur tout le monde ou presque. Lane Bishop est architecte d’intérieur et vient aider Dylan à rénover un chalet. Elle a aussi une « histoire » avec lui, un peu plus qu’un coup d’un soir, un peu moins (pour l’instant) qu’une histoire d’amour : Lane a perdu son fiancé voici trois ans et se sent prête à renouer une relation amoureuse, Dylan veut avant tout protéger sa fille. J’ajoute que Lane est accompagnée par Finn, son chien, adorable boule de poils massive. Toujours placer un animal dans une romance, il trouvera toujours son utilité.
Les deux personnages ont des amis, un passé, ce qui ne signifie pas qu’ils cachent des secrets, non, mais ils ont vécu, ni l’un ni l’autre ne sont naïfs, et savent ce qu’ils veulent, ce qu’ils craignent, pour leur vie professionnelle ou personnelle.
A cette intrigue se joint une double intrigue policière. la première trouve son origine dans le passé, et nous plonge au coeur de l’Alaska oubliée, celle des indiens, qu’il était facile d’accuser de tous les maux puisqu’ils n’avaient pas les mots pour se défendre. La seconde est plus contemporaine, ne nous parlant pas seulement des femmes victimes des hommes, mais aussi des hommes que la société américaine laisse de côté puisqu’elle ne parvient pas à les soigner.
Un lecture intéressante, parlant de thèmes tels que le harcèlement ou la résilience, qu’il est intéressant de voir dans une romance, même policière.

Quand l’amour s’en mail par Tamara Balliana

Présentation de l’éditeur :

Quand sa meilleure amie lui demande d’être son témoin de mariage, Solène est aux anges et décide de lui organiser un enterrement de vie de jeune fille dont elle se souviendra ! Pour cela, elle écrit à Léonie, surnommée « Léo », la sœur de la future mariée… Mais à cause d’une erreur de destinataire, c’est Léo, architecte parisien et homonyme de Léonie, qui lui répond ! Débute alors une correspondance qui devient de plus en plus personnelle à mesure que les jeunes gens se découvrent l’un l’autre. Mais quand Léo propose à Solène de se rencontrer enfin, elle refuse catégoriquement. Bien décidé à connaître le visage de sa mystérieuse amie virtuelle, Léo s’obstine… Solène lui cacherait-elle quelque chose ? La complicité qu’ils ont développée derrière leurs écrans résistera-t-elle à l’épreuve du réel ?

Mon avis :

Beaucoup de personnes se rencontrent via des sites internet. Que se passerait-il si deux personnes se rencontraient accidentellement sur internet ? C’est le propos de ce livre.
Après tout, pourquoi pas ? Des adresses emails qui se ressemblent, c’est très fréquent, une seule lettre de différence suffit pour nous fourvoyer. Bien. Ceci dit, il est vrai que rien ne forçait Léo à répondre aux mails de Solène, qui croit écrire à la soeur de sa meilleure amie. Disons qu’il en a un peu eu assez de ses mails qui causent « enterrement de vie de jeune fille », autre phénomène de mode et qu’il a répondu.
Nous assistons tout d’abord à leurs échanges, mais pas uniquement. Solène, comme Léo, ont une vie à côté d’internet – il ne faut surtout pas l’oublier – et une vie bien remplie, qu’elle soit professionnelle ou amicale. Pas amoureuse. Vous l’aurez compris, ces deux-là sont seuls, le tout est de savoir comment ils vont finir par se mettre ensemble. Quoi, je spoile ? Non mais, ne me dites pas que vous lisez des romances pour voir les deux protagonistes, à la fin du roman, séparés, seuls, voir trépassés ? Ce ne serait plus une romance, mais un mélodrame, très peu pour moi !
Pourtant, sous des dehors légers et contemporains, ce livre nous emmène tout doucement vers des sujets plus graves, comme le deuil, le sentiment de culpabilité, la résilience aussi. Un autre sujet important est évoqué, que je ne dévoilerai pas, puisqu’il est au coeur de l’intrigue. Ce n’est pas que Léo ou Solène mentent l’un à l’autre – ce serait facile à travers un écran, c’est plutôt qu’ils ne se disent pas tout, et ils en ont parfaitement le droit.
Quand l’amour s’en mail est un roman agréable à lire qui nous questionne aussi sur des sujets contemporains.

N’oublie pas mon petit soulier de Nadia Lakhdari King

éditions Kennes – 191 pages.

Présentation de l’éditeur :

Pour le traditionnel souper de Noël, Émilie reçoit son nouveau chum Charles, accompagné de ses deux enfants. Mais elle n’a aucun talent domestique et tout ce qui peut mal aller, ira mal.Ajoutons une tempête de neige, un ex qui débarque et une ado qui pique une crise légendaire, et voilà tous les ingrédients de cette comédie romantique cocasse et touchante. Recettes de Noël et accords mets-vins en sus !

Merci à Netgalley et aux éditions Kennes pour ce partenariat.

Mon avis :

Si vous êtes à la recherche de douceur et de catastrophe, ce livre est fait pour vous ! Oui, la couverture est bien trouvé, parce qu’elle résume bien l’état d’esprit d’Emilie, cette adulescente capable de provoquer pas mal de catastrophe.
Il faut dire aussi que son Noël ne commence pas très bien. Esprit de Noël, esprit de Noël, oui, mais ses parents sont partis en croisière, sa meilleure amie n’est pas disponible, et elle doit donc se débrouiller quasiment seule pour préparer ce réveillon. Pour toute personne normalement constituée, presque pas de soucis. Pour Emilie, qui a une forte tendance à fuir à la première difficulté et doit accueillir aussi les deux enfants de son compagnon, cela présente des difficultés insurmontables. N’oublions pas non plus qu’elle est aussi maladroite, qu’elle manque autant de confiance en elle dans son métier que dans sa vie privée. Attention ! Chute de catastrophes annoncées, en plus de la chute de neige.
C’est un roman léger, facile à lire, parfait si vous aimez les romances et voulez découvrir la littérature québécoise sous un autre angle – les québécois aussi peuvent écrire des romances !