Archive | juin 2014

Mois non anglais : le bilan

En juin, je n’ai pas lu qu’anglais – et j’hésite sur l’adverbe à choisir. Heureusement ? Malheureusement ? A voir !

J’ai lu les quatre romans de la sélection Prix Polar Points, et les chroniques sont programmées entre le 1er et le 4 juillet sur mon blog. Fin de l’année scolaire oblige, je serai très prise.

J’ai lu aussi les quatre SP pour le prix Fnac, je publierai mes chroniques … dès que les livres seront publiés.

J’ai chroniqué, par ailleurs, pour le challenge Printemps en Corée :

Le bulgassari blanc de Kim Jin-Kyeong

Les dernières aventures de l’école des chats, tome 2 : les pierres célestes de Kim Jin-Kyeong.

Le miroir de bronze de Kim Jin-Kyeong

ob_db7fda_printempscoreen2014-2J’ai rattrapé des chroniques en retard :

Après l’amour d’Agnès Vannouvong,

Nina Simone, roman de Gilles Leroy,

Les évaporés de Thomas B Reverdy, un coup de coeur que j’ai mis beaucoup de temps à chroniquer.

J’ai aussi lu :

 Hex Hall : l’académie des sorcières de Rachel Hawkins.

Partition silencieuse d’Ea Sola

Je garde pour la fin mes deux coups de coeur du mois :

Femme qui tombe du ciel de Kirk Mitchell

La berceuse de Staline de Guillaume Prévost

Mois anglais : le bilan

10371695_437754543028620_279394323770970294_nAujourd’hui, c’est le dernier jour du mois anglais, organisé par Titine, Lou, Cryssilda.

Il y a un mois tout juste, je vous parlais de mon peu d’allant pour ce mois, et de mes prévisions : sept chroniques, au moins. Bien sûr, le rêve absolu aurait été trente, je dirai que j’ai accompli un juste milieu.

Pour les romans policiers, j’ai lu :

Dernière demeure de Patricia Wentworth

The mysterious affair at Styles d’Agatha Christie

Miss Seeton prend l’avantage d’Hampton Charles

Au douzième coup de minuit de Patricia Wentworth

En classique, j’ai beaucoup lu Elisabeth Gaskell :

Le héros du fossoyeur, qui a ma préférence, même si certains peuvent le trouver très moralisateurs.

Ma cousine Phillis, ou la vie dans un petit village coupé du monde.

Lisette Leigh que j’ai moins aimé des trois.

logomoisanglaisMais Elisabeth Gaskell ne fut pas la seule auteur classique représentée : Alice’s aventures in wonderland de Lewis Carroll fait le lien entre classique et littérature jeunesse représentée par :

Dernière séance avant minuit de Christopher Edge  , je lis actuellement le tome 3 en VO.

L’étrange affaire du crâne d’emeraude de Paul Stewart et Chris Riddell

L’étrange affaire du loup de la nuit de Paul Stewart

L’étrange affaire des morts-vivants de Paul Riddel et Chris Stewart   c’est à dire la série complète des aventures d’Edgar Destoits.

La maison Sans-Pareil, tome 1 d’Eliott Skell et j’ai commencé le tome 2.

1161406875Vous reprendrez bien deux doigts d’espionnage, avec l’espion le plus célèbre, qui nous envoie ses Bons baisers de Russie   et nous assure qu’  On ne vit que deux fois d’Ian Fleming.

N’oublions pas la chick-litt avec Confession d’une fan de Jane Austen de Laurie Viera Rigler et les vieilles dames pleines d’humour qui déménagent comme Deborah Devonshire.

Je n’ai pas oublié la musique avec Dido and Aeneas de Purcell.

Sherlock LogoQuittons nous en musique avec les  Rolling Stones !

Et j’espère à bientôt pour un nouveau mois anglais !

Au douzième coup de minuit de Patricia Wentworth

Présentation de l’éditeur :

Comme tous les ans, James Paradine a réuni sa famille pour le réveillon de la Saint-Sylvestre.
Mais cette année, au dessert, il lâche une bombe : l’un des convives l’a trahi gravement. Il donne au coupable jusqu’à minuit pour venir le retrouver dans son bureau et se  » confesser « . Le Jour de l’An, au matin, on retrouve Sir James Paradine mort. Et ce n’est pas un accident… Par quel hasard étrange Maud Silver réside-t-elle pour quelques jours dans le village voisin ? La charmante et excentrique vieille demoiselle, munie de son éternel tricot, ne pourra pas s’empêcher de mener sa propre enquête.

1161406875Mon avis :

Je termine le mois anglais avec cette enquête de Miss Silver et je commencerai par un préambule : certaines personnes cherchent vraiment les ennuis.

Prenez James Paradine, par exemple. Il a été victime d’un vol (le lecteur connaît la trahison en moins de vingt pages, ce n’est donc pas un spoiler) ou plutôt, les plans conçus par son neveu par alliance Elliott Wray, un génial inventeur, ont disparu. Il connaît le coupable, mais, au lieu de le dénoncer et de le forcer à rendre les plans, il le met au pied du mur devant toute la famille ! Famille, au sens élargi du terme : on ne travaille qu’en famille chez les Paradine, et lui-même a élevé les deux enfants de sa femme, Franck et Brenda, comme s’ils étaient les siens. De même, sa soeur Grace, qui a rompu quarante ans plus tôt ses fiançailles avec l’associé de son frère, a adopté une petite fille, Phyllida, désormais âgée de 24 ans, mariée à Elliott Wray, et séparée huit jours plus tard, sans que la famille sache vraiment pourquoi. J’ai d’ailleurs envie d’ajouter : et Elliott non plus !

Bref, ce qui est arrivé à James Paradine, à savoir un assassinat en bonne et due forme, il l’a un peu cherché. Trop sûr de lui, trop confiant en son pouvoir sur les autres. Il avait juste oublié une chose : en ne nommant pas la raison du préjudice, tous vont se demander de quoi il s’agit, et se sentir un peu coupable,quoi qu’ils aient fait.  La notion de trahison est tellement floue, surtout si la personne est particulièrement susceptible ou si l’on contrarie des plans bien établis.

Et figurez-vous que les plans sont revenus sur le bureau, le coupable s’est donc dénoncé, reste à savoir qui et pourquoi. Miss Silver commence par éliminer ceux qui avaient un alibi (logique) et ceux qui n’avaient strictement aucun motif. Eliott Wray a bien de la chance (pour une fois) : il remplit les deux conditions. Porté par cet élan (tout est quand même plus simple lors d’une enquête quand votre innocence est certaine), il ose enfin défier sa charmante belle-mère, la très mal nommée Grâce, afin d’essayer de renouer avec sa femme. Peut-être existe-t-il une thèse sur ses personnages féminins qui restent des petites filles très longtemps, et sont incapables de mener leur vie ? Phyllida n’est pas la première héroïne de Patricia Wentworth qui gâche son avenir sur un malentendu – heureusement que, parfois, ces héroïnes murissent.

Etre détective est une métier qui implique un investissement permanent, et des dons certains pour le tricot. Les trois petits neveux de Miss Maud Silver n’ont pas à s’en plaindre, la famille de James Paradine non plus.

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Dernière demeure de Patricia Wentworth

51XN72Y1JRL._SL160_Présentation de l’éditeur :

Pour Judy Elliot, en ces temps de guerre, la place de femme de ménage qu’on lui propose à Pilgrim’s Rest, vieille demeure familiale perdue dans la campagne anglaise, est une aubaine. Pourtant, l’inspecteur Frank Abbott lui déconseille vivement d’accepter. Des bruits sinistres circulent, on parle d’une série  » d’accidents  » mortels, d’une malédiction… Mais Judy n’en a cure. Il lui faut travailler. Entre-temps, Miss Silver reçoit la visite de l’héritier de Pilgrim’s Rest qui prétend avoir été victime d’une ou de plusieurs tentatives de meurtre… Pour sa toute dernière enquête, Miss Silver sera confrontée à une situation particulièrement délicate, dont elle se tirera avec son brio habituel.

Sherlock LogoMon avis :

Dernière demeure est aussi la dernière énigme de Miss Silver.

J’ai commencé ce roman en même temps que les oeuvres d’Elisabeth Gaskell que j’ai déjà chroniqué, et j’ai l’impression que rien n’avait changé en Angleterre en plus de cent ans, dans la bonne société. Judy a du mal à trouver un emploi, parce qu’elle a une petite fille à charge : les enfants dérangent les employeurs, surtout quand ils pensent que la charmante jeune femme qui se présente à eux leur ment, et que la gamine n’est pas sa nièce orpheline, mais sa fille illégitime ! Heureusement pour l’enfant, Judy se montre une tante exemplaire, fidèle à la mémoire des parents de la petite fille, et ce travail à Pilgrim’s rest est pour elle une chance inespérée !

Bien sûr, on pourra s’agacer d’entrée de jeu qu’elle refuse d’accéder à la demande de Franck Abbott, qui l’adjoint de ne pas y aller, parce que le lieu est dangereux. Quel coin d’Angleterre n’est pas dangereux, en période de guerre ? Et puis, pourquoi Judy devrait-elle dépendre d’un homme ? Pourquoi son jugement serait-il meilleur que le sien, je vous le demande ? Elle part donc, et se trouve fort satisfaite de sa place.

Pilgrim’s rest est une maison de famille, de ses vieilles familles comme on en voit dans les romans d’Agatha Christie. Personne ne manque  à l’appel, comme les tantes restées vieilles filles. L’une choque, parce que trop masculine : elle aime le jardinage, porte des pantalons. L’autre est bien trop préoccupée de sa petite personne pour songer à qui que ce soit d’autres qu’elle-même. Restent leurs quatre neveux : l’un vient de perdre son père, héritier de la famille, son frère est à Saïgon, blessé, son cousin Henry s’est volatilisé à la veille de son mariage. Jérôme, le quatrième, est revenu de la guerre depuis trois ans, défiguré (pense-t-il) et gravement atteint psychologiquement. Stress post-traumatique dirait-on de nos jours. Heureusement, son infirmière veille jalousement sur lui. Pardon, je voulais dire qu’elle prend soin de lui, en interdisant les visites, bref, en le coupant encore plus du monde qu’il ne le ferait de lui-même. Je n’ai garde d’oublier les domestiques, les Robbins – leur fille et leur petite-filles sont mortes dans les bombardements de Londres, trois ans plus tôt, et Mrs Robbins n’en finit plus de les pleurer. Pas Robbins.

Rien n’a changé, vous dis-je. Maggie Robbins était une fille mère, qui avait fait d’excellentes études, avait un bon travail, mais elle restait une fille-mère, et son père l’a chassé définitivement de chez lui, interdisant tout contact entre elle et sa mère. Il n’est pas le seul père abusif  de ce récit, il n’est pas le seul à estimer savoir ce qui est bon pour son enfant, et tant pis si sa « puissance paternelle » lui gâche la vie. Agatha Christie, elle, attachait une grande importance aux mères, qui, dans son œuvre, montraient le plus souvent un jugement sûr. Ici, les mères meurent jeunes, très jeunes, comme si, une fois qu’elles avaient donné la vie, elles avaient accompli leur seul rôle et pouvaient disparaître, sans qu’il restât d’elles qu’une photo et des souvenirs.

L’intrigue policière est vraiment ancrée dans cette famille et cette maison, enjeu de lutte. Ceux qui veulent la vendre, ceux qui veulent la garder, deux clans désavantagés. Ceux qui veulent rester sont plus nombreux, ceux qui veulent vendre ont le pouvoir mais ne le garde pas longtemps : ils finissent par mourir, les uns après les autres, de manière opportune et accidentelle.

Qui est le coupable ? Comptez sur le trio Miss Silver/Franck Abbott/Randalph pour le trouver… Enfin, comptez surtout sur la première, parce que les deux autres sont trop préoccupés, ou trop terre à terre pour oser sortir des sentiers battus. Et comptez aussi sur une intrigue pleine de rebondissements, pas toujours très moraux !

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Le héros du fossoyeur d’Elisabeth Gaskell

Présentation de l’éditeur :

Deux hommes discutent paisiblement dans un cimetière. Ils se demandent comment il serait possible de définir un héros. Un troisième homme, les écoutant, entre dans leur discussion et va raconter une histoire qui a bouleversé sa vie.

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Mon avis :

J’ai beaucoup aimé cette courte nouvelle, dont le thème est toujours d’actualité.

Des héros, nous en cherchons, nous en voulons, nous les apprécions. « Mon héros » est une exclamation convenu, dans les livres, dans les films. Mais comment définir un héros ?

L’homme qui est nommé ainsi n’en est pas un, selon les codes de la société dans laquelle il évolue. Il n’en serait pas un de nos jours non plus. Qui préférait voir ses amis, ses connaissances, sa petite amie même, se détourner de lui parce qu’il n’a pas cédé à la provocation et a refusé de se battre pour une question d’honneur ? Peu aurait le courage de placer leur code de conduite au-delà de ce qui est communément admis.  Il suffit de regarder autour de nous pour voir qu’un geste, un regard pour que la violence soit là et qu’un nouveau fait divers fasse la une des journaux.

Le temps a passé, et le témoin belliqueux de l’époque est devenu un vieil homme à qui les épreuves de la vie ont permis de comprendre ce qu’est vraiment l’héroïsme – à croire qu’on ne peut l’être qu’à titre posthume.

Ma cousine Phillis d’Elisabeth Gaskell

tous les livres sur Babelio.com

Mon résumé :

Paul Manning débute dans la vie active – il a 19 ans. Sous la direction de l’ingénieur Holdsworth, il supervise la construction d’un nouveau chemin de fer. Or, sa mère, avisant le village où il doit se rendre, lui annonce que de lointains cousins y vivent. Paul va faire la connaissance du pasteur, de sa femme, et surtout, de sa cousine Phillis.

10371695_437754543028620_279394323770970294_nMon avis :

Je poursuis mon exploration de l’œuvre d’Elisabeth Gaskell avec la lecture de Cousine Phillis, un court roman (114 pages).

L’auteur nous emmène dans un petit village de l’Angleterre. Et pourtant, comme le pasteur qui règne en ses lieux est progressiste ! Il veille au bien-être de chacun, animaux – il n’oublie pas les soins qu’il doit à une vache malade – ou humains – il procure du travail à un ouvrier agricole dans le besoin, mais très long à la comprenette. Il n’a plus qu’une fille, son fils est mort au berceau, et celle-ci lit énormément, le latin, le grec, s’essaie à l’italien, ce qui n’est pas sans provoquer la peur de son cousin Paul, et les sarcasmes de personnes étrangères à ce petit monde. Une jeune femme n’a pas besoin d’être instruite, heureusement, dès qu’elle sera mère, elle ne s’en préoccupera plus ! Phillis est pourtant loin d’être une bas-bleue, elle aide activement son père et les villageois dans les travaux des champs, tout en restant libre sur le plan intellectuel.

L’avenir s’annonce radieux pour Paul, puisque son père a signé un contrat fort intéressant grâce à l’une de ses inventions. Si ce dernier aime l’argent, ce n’est pas pour lui-même, mais pour le confort qu’il peut apporter à ceux qu’il aime – sa femme, son fils, à qui il souhaite le meilleur dans sa vie professionnelle et personnelle. Paul continue à rendre visite à ses cousins, auprès de qui il se plaît bien. La vie y est heureuse, rythmée par les saisons. Avec lui, il emmène son ami, l’ingénieur Holdsworth. Contrairement aux autres personnages, il ne tire pas son savoir des livres mais de ses voyages, de ses expériences personnelles – il a vécu deux ans en Italie, et peut ainsi enseigner l’italien à Phillis, qui découvre Dante. Comme le récit est fait du point de vue de Paul, celui-ci ne voit pas à quel point son ami peut être séduisant, et légèrement méprisant, parfois. Ne compare-t-il pas Phillis à la Belle au bois dormant ? N’est-il pas sûre qu’elle l’attendra, elle qui est couvée, choyée par ses parents ?

Bien sûr, des péripéties surviennent qui modifient complètement le dénouement attendu – par Paul, pas par les lecteurs. Les conséquences de ce retournement de situation ne tardent pas à bouleverser la vie du pasteur – et de sa fille. Elles nous valent des scènes mémorables, comme celles où deux pasteurs, désapprouvant leur confrère trop tourné vers le bien-être terrestre de ses ouailles et de sa famille, lui explique que cette épreuve est une punition envoyée par Dieu. Je vous avouerai que cette thématique, que j’ai retrouvé dans plusieurs romans (et dans les propos de certaines personnes dans « la vie réelle ») me fascine. Comment peut-on imaginer que la mort des autres puisse être une épreuve qui vous est envoyé à soi ? Quelle absence d’humilité ! Tout tournerait donc autour de notre seul et unique personne, et les personnes qui meurent n’accomplissent-elles pas leur propre destin ! J’imagine aisément ce qu’un autre romancier aurait fait à la place d’Elisabeth Gaskell. Fort heureusement, son héros est trop ancré dans la réalité, dans la véritable humilité, pour écouter ses confrères et si cette épreuve lui apporte quelque chose, c’est de s’apercevoir que sa fille n’est plus une enfant, et que la générosité, l’attention, peuvent venir de qui on ne l’attendait pas.

Ma cousine Phillis, un très beau et court roman d’Elisabeth Gaskell.

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Alice’s aventures in wonderland de Lewis Carroll

puffinMa présentation :

Nous sommes en été, il fait chaud. Alice est assise sur un talus, en compagnie de sa soeur aînée, et elle s’ennuie. Soudain, elle voit passer un lapin blanc. Rien d’étonnant, me direz-vous ? Non, mis à part le fait qu’il regarde sa montre, il est en retard ! Alice décide de le suivre.

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Mon avis :

J’ai lu à plusieurs reprises Alice au pays des merveilles, par plaisir ou dans le cadre de mon métier, mais c’est la première fois que je le lis en anglais. J’ajoute que, si cette oeuvre est au programme de 6e depuis quatre ans maintenant, je connais peu de gens qui aiment ce livre, parce qu’Alice n’arrête pas de rapetisser et de grandir. C’est horrible !  Ce serait bien pire si ses vêtements ne s’adaptaient pas comme par magie. Et puis, l’enfant n’est-il pas destiné à se métamorphoser, et ces transformations ne créent-elles pas difficultés et malaises  ?

Alice est murît progressivement au cours de ses aventures. Trop curieuse, elle tombe dans le terrier, puis avale boisson et nourriture après avoir pris des précautions – mais pas suffisamment. Elle commet aussi des gaffes, comme avec la souris à qui elle vante les talents de chasseuse de Dinah, son chat. Elle n’ose tenir tête au lapin blanc, qui la prend pour Marianne sa domestique, ne sait trop quoi répondre au caterpillar qui l’interroge sur son identité.

Et elle rencontre le chat du Cheshire, mon personnage préféré. Il apparaît et disparaît à volonté, ne montrant de sa personne que le strict nécessaire – et Alice de s’adapter parfaitement au variation du personnage, presque son seul allié dans le Wonderland. A la fin du livre, elle ose enfin tenir tête à l’ensemble des personnages en présence, refusant l’absurdité de ce qui l’entoure.

En effet, il ne faut pas oublier l’aspect satirique d’Alice. Tout y passe, ou presque : le tea time, le croquet, et, plus sérieusement, le programme scolaire, ou la justice. « Qu’on lui coupe la tête ! » est sans doute la phrase la plus connue de la version française – heureusement que le roi est là pour contrer, en toute discrétion, l’irascibilité de la reine de cœur. Ni l’aspect littéraire : les références à la culture anglaise, aux poèmes bien connus des petits écoliers, sont très nombreuses (ne ratez pas celui en forme de queue de souris !).

Aventurez-vous avec Alice au pays de l’imagination.

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