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The Pink tea time club de Cécile Guillot

Présentation de l’éditeur :

Lottie est une jeune Londonienne bien sous tous rapports, même si elle préfère s’informer des dernières modes plutôt que d’apprendre les convenances d’une future femme à marier.
Cependant, lorsque des engeances monstrueuses sorties tout droit d’une dimension parallèle s’attaquent à elle au cours d’une promenade, la lady saute sur l’occasion de chambouler son quotidien.
Mise au parfum par Mr Rabbit, un jeune horloger garant de la fermeture de ces portails, Lottie décide de partir à l’aventure. Dans son empressement passionné, elle embrigade sa sœur et sa meilleure amie avec lesquelles elle forme désormais le Pink Tea Time Club. Un groupe de lecture, en apparences, où l’on parle monstres, créatures fantastiques, royaumes féériques et autres mondes. Pour la soif de découverte, pour sauver Londres mais surtout, pour passer le temps.
En toute bienséance, cela va de soi…

Mon avis : 

Ce recueil de nouvelles est ma première incursion avec la maison d’édition du chat noir – et pourtant, j’ai plusieurs livres de cette maison d’édition qui m’attendent dans ma PAL.

Verdict ? Elle est sympathique, cette Lottie à la garde robe si colorée. Ce qui arrive à son petit chien l’est nettement moins – et l’animal qui le remplace est pour le moins original. Sous couvert de réunion autour d’une tasse de thé, elle et ses amies vont se retrouver à mener des enquêtes dans un univers bourré de références littéraires – et pas seulement de créatures roses.

Six nouvelles à déguster l’une après l’autre, avec une bonne tasse de thé. Six nouvelles qui sont liées entre elles chronologiquement, comme les chapitres d’un roman. Une charmante découverte.

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Buenos aires noir

Présentation de l’éditeur :

Après Marseille Noir et Bruxelles Noir en 2015, la collection « Asphalte Noir » se penche sur le cas de Buenos Aires. Ernesto Mallo et treize auteurs portègnes nous montrent le côté obscur et méconnu de la capitale argentine, des cités dortoirs aux quartiers chics, des repaires de la jeunesse aux villas miserias (bidonvilles).

Mon avis :

Je ne suis pas très fan du genre nouvelle. Cependant, pour le mois espagnol, j’ai tenté le coup avec la lecture de ce recueil entièrement consacré à Buenos Aires. Techniquement, il comporte trois parties : Amour, Infidélités et Crimes imparfaits. Les deux premières parties contiennent trois nouvelles chacune, la dernière sept. Je dois dire que la première nouvelle m’a un peu rebuté, elle n’est pas la meilleure du recueil, elle m’a semblé même plutôt banale. Heureusement, les deux autres nouvelles de la première partie sont bien meilleure, surtout « Trois pièces avec patio », qui évoquent la dictature, les disparus, et les efforts que doivent accomplir leurs proches pour tenter de les retrouver et, qui sait ? de les sauver.

Pour la deuxième partie, c’est « Orange, c’est joli comme couleur » que je retiens. Cette nouvelle a des accents Hitchcockiens, et pas seulement. L’héroïne et sa détermination, si habillement campée en quelques pages, font tout le prix de cet écrit.

J’ai eu plus de mal à trouver, dans la troisième partie, une nouvelle qui me séduise complètement. Il manquait toujours quelque chose pour me plaire, comme le dénouement de « La part du lion », un peu trop prévisible à mon goût. Une exception, cependant : « ça brûle », qui exploite parfaitement la thématique induite par le titre, du plus futile au plus tragique. Ces sept nouvelles nous donnent une vision très noire de l’Argentine, entre corruption, prostitution presque institutionnalisée, trafic, racisme ordinaire, absence de justice et solitude. Note : pour obtenir de l’aide, il faut aussi en demander, et s’adresser à la bonne personne.

Un recueil de nouvelles qui donne envie de découvrir d’autres oeuvres de ces auteurs.

Sidney Chambers et l’ombre de la mort de James Runcie

Présentation de l’éditeur :

Sidney Chambers, le prêtre de Grantchester, est un célibataire de 32 ans. Grand, brun, les yeux noisette et l’air rassurant, Sidney est un homme d’église peu conventionnel qui peut aller là où la police ne le peut pas. Avec son ami, l’inspecteur Geordie Keating, il mène l’enquête. Le début d’une série où l’on croise les mânes de Chesterton et d’Agatha Christie.

Mon avis : 

Je suis fan de la série Grantchester, je ne pense pas être la seule, aussi, quand j’ai lu sur le blog de Syl qu’il existait un roman policier à l’origine de la série, j’ai mis du temps, mais je l’ai lu !
Ce livre est en fait un recueil de six nouvelles policières, dont le ton n’est pas sans rappelé les nouvelles d’Agatha Christie. Il est d’ailleurs fait allusion à l’auteur dans une conversion d’où il ressort que c’est toujours le médecin le coupable. Et c’est le chanoine Sidney Grantchester qui enquête. Pas vraiment de son plein gré : la toute première enquête s’avère délicate, personne ne pense d’ailleurs qu’un crime ait été réellement commis, tout porte à croire qu’il s’agit d’un suicide. Stephen Staunton ne noyait-il pas sa dépression dans le whiskey (à ne pas confondre avec le whisky) ? N’était-il pas marié à une allemande, ce qui est plutôt mal vu au lendemain de la seconde guerre mondiale ? Ne serait-ce pas à cause d’elle qu’il s’est suicidé ? Il est toujours des personnes promptes à accuser dans ses nouvelles, et ce sont, en général, les personnes qui ne suscitent pas vraiment la sympathie de Sidney – et du lecteur.
Meurtres, vol, séquestration – l’Angleterre des années 50 est tout sauf paisible, alors que Sidney Grantchester ne demande qu’à se consacrer pleinement à son sacerdoce et à pouvoir rencontrer toutes les semaines sont ami Geordie sans que leur amitié soit entaché par une enquête.
Ses proches se retrouvent d’ailleurs bien malgré eux au coeur de l’intrigue, que ce soit Jennifer, sa soeur, ou Amanda, son amie. Celle-ci poussera l’amitié jusqu’à offrir un chiot labrador à Sidney, qui devra convenir de l’utilité de la charmante bestiole.
A quand la traduction du tome 2 ?

Le cheval de discorde de Craig Johnson

Présentation de l’éditeur :

Dans cette nouvelle on retrouve Walt, Henry et Cady aux American Indian Days.
« Nous étions le week-end précédant Memorial Day et je dînais en compagnie de Henry et Cady au Busy Bee Café. Je n’étais pas encore complètement remis de mes aventures dans les Bighorn Mountains, lorsque j’étais parti à la poursuite de prisonniers en fuite. Je tripotais la bague trop grande que je portais à mon pouce et regardais les loups de turquoise talonner leurs frères de corail sur l’anneau en argent. Puis je l’enlevai et la rangeai dans la poche de ma chemise, sous mon insigne ».

Mon avis :

Cadeau de fin d’année des éditions Gallmeister que cette nouvelle disponible gratuitement sur leur site. Non, ce n’est pas une enquête policière – pas à proprement parler. Walt Longmire fait une pause, après Tous les démons sont ici et avant A vol d’oiseau. Oui, il est en repos, il prépare le mariage de sa fille et fait avec les affaires courantes – à savoir le vol d’un cheval de rodéo. Vol, ou bien son propriétaire, qui participe aux American Indian Days, a oublié l’endroit où il l’a laissé, ou il l’a mal attaché, ou bien, ou bien… Bref, Walt y va, quand même, parce que c’est son travail, et parce que le propriétaire de ce cheval rétif, il le connaît, il connait son parcours, l’historique de son mariage et de son divorce mouvementée.
Oui, cette nouvelle est une parenthèse dans les enquêtes difficiles de Walt, elle permet au lecteur de découvrir les American Indian Days et de voir Walt résoudre une affaire (en auriez-vous douté) sans trop de bobos.
Rendez-vous en mars pour la sortie du nouveau tome des aventures de Walt Longmire.

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Comme tous les après-midi de Zoya Pirzad

Présentation de l’éditeur :

Alieh, Rowshanak ou Raheleh sont souvent à leur fenêtre. Entre riz pilaf aux lentilles et les pétunias, le voile et une paire de bas, le mari, les enfants, les aïeuls ou les voisines, elles guettent ce qui va venir conforter ou bousculer leurs habitudes. Au fil des saisons et des générations de femmes, flotte sur ce recueil de nouvelles un parfum de mystère étrange et pénétrant.

Mon avis :

Cet après-midi-là est un recueil de dix-huit nouvelles, dont la plus longue ne mesure pas plus d’une dizaine de pages.
Que nous racontent-elles ? La vie des femmes iraniennes, femmes qui veillent au bien-être de leur mari, de leurs enfants, ffemmes que, pour certaines, nous voyons vieillir peu à peu, découvrant des moments-clefs de leur vie, ains dans « L’hiver », et « ce ruban orange » qui réapparaît de période en période.
Une phrase, un geste suffisent à caractériser un personnage, à créer l’atmosphère, heureuse, oui, étouffante parfois, comme si les traditions étaient un carcan dont on ne pouvait se défaire (« Les fleurs au centre de ce couvre-lit »).
Un jeune homme, quand même, celui qui regarde le banc d’en face mais pense sa vie en fonction des femmes de sa vie (sa mère, la collègue dont il est amoureux).
Une pincée de fantastique aussi, quand monsieur F* semble rencontrer monsieur F* (L’heureuse vie de monsieur F*) et paraît se transformer en homme au foyer, maison blanche, rajeunie contre murs gris du bureau. Ainsi la femme qui achète le mug oursons à son fils ne parle-t-elle pas à celle qu’elle deviendra plus tard ? De même, « Les sauterelles » ont un côté kafkaïen.
La nouvelle d’ouverture «  »Histoire du lapin et de la tomate » montre la difficulté d’écrire quand les tâches ménagères répétitives et impensables dans notre société occidentale (laver les herbes huit fois…) paraissent insensées. Vie réglée, identiques, interchangeable, ainsi pour « les voisines » (cf : la vision féministe de « La salle de bain ».
Ne croyez pas, pourtant, que l’arrivée du confort moderne résolve tout. L’héroïne de « Dépareillées » sombre peu à peu, celle de « Comme tous les après-midi » constate qu’un fossé se creuser entre elle et sa fille, qu’elle voit peu à cause de son métier.
Comme tous les après-midi est un recueil de nouvelles qui se dévore plus qu’il ne se lit.

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