Cassandra Darke de Posy Simmonds

Présentation de l’éditeur :

Cassandra Darke, Londonienne pur jus, vieille teigne misanthrope, mauvaise coucheuse en surcharge pondérale, n’est pas sans rappeler le célèbre Scrooge de Dickens. Elle ne pense qu’à elle-même et aux moyens de préserver le confort dont elle jouit dans sa maison de Chelsea à 8 millions de livres. La galerie d’art moderne de son défunt mari a été le théâtre de fraudes qui l’ont mise en délicatesse avec la justice et au ban de son milieu. Mais Cassandra s’accorde le pardon, au prétexte qu’«à côté de tous ces meurtriers récidivistes, on se sentirait presque comme Blanche-Neige». Ses fautes n’impliquent «ni violence, ni arme, ni cadavre». Hélas, dans son sous-sol, une ex-locataire, la jeune et naïve Nicki, a laissé une surprise qui pourrait bien s’accompagner de violence et d’au moins un cadavre…

Mon avis :

Encore une « lecture confinée ». Oui, je le note, parce que mon blog sert aussi à se souvenir de cette dimension si particulière. J’ai donc lu en ligne ce roman graphique grâce au site de la SNCF, et j’ai écrit la chronique dans la foulée, sans recul, volontairement.
Cassandra Darke est un être particulier. Directrice d’une galerie d’art depuis que son ex-mari est atteint de la maladie d’Alzheimer, elle a un peu fraudé, un peu beaucoup, et a été condamné – amende, prison. Elle ne voit pas ce qu’elle a fait comme quelque chose de grave – et moi non plus, sans doute parce que l’art contemporain ne m’intéresse pas vraiment. Elle a aussi donné un coup de main à Nicki, sa nièce, fille de son ex-mari (oui, Fred l’a quitté pour Margot, sa soeur). Celle-ci se veut artiste, performeuse si j’ose dire, dénonçant les violences faites aux femmes en « performant » devant les tableaux, s’attirant un commentaire bien senti de Cassandra – oui, pour le coup, je suis un peu du côté de Nicki, même si je me dis qu’effectivement, les gens peuvent voir les violences représentées sur les tableaux, et pas forcément celles qu’ils cotoient dans la vie de tous les jours.
La preuve ? Le cadavre d’une jeune femme, ou plutôt ce qu’il en reste, a été trouvé, et personne de la réclamer, personne de s’inquiéter – on saura pourquoi lors du dénouement, qui montre à quel point la violence ordinaire frappe les femmes. Oui, ordinaire, parce que tout au long de ce roman, on voit à quoi Nicki et ses copines, et Cassandra, par extension, peuvent se retrouver confronter. Etre une femme, c’est devoir prendre beaucoup plus de précautions si l’on souhaite sortir le soir, c’est devoir faire attention à qui l’on parle, à ce que l’on dit, ce que l’on accepte, parce que certains hommes ne comprendront pas qu’une femme a le droit de s’habiller, de se comporter, de parler comme elle veut, et que rien de tout cela ne signifie « oui ».
La fin peut-elle être qualifiée d’heureuse ? A chacun de juger.

5 réflexions sur “Cassandra Darke de Posy Simmonds

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