Le dernier repos de Sarah de Robert Dugoni

édition Pocket – 576 pages

Présentation de l’éditeur :

Tracy Crosswhite a passé vingt ans à mettre en doute les faits qui ont entouré la disparition de sa sœur Sarah et le procès criminel qui s’en est suivi. Elle ne croit pas qu’Edmund House – le violeur qui a purgé sa peine et a été condamné pour l’assassinat de Sarah – soit le véritable coupable. Pour que justice soit rendue, Tracy est devenue enquêtrice criminelle dans la police de Seattle, et a dévoué sa vie à la recherche des tueurs. Lorsque les restes de Sarah sont finalement découverts dans la ville où elles ont passé leur enfance, dans les montagnes de la région des Cascades, dans l’État de Washington, Tracy est décidée à obtenir des réponses à ses questions. Dans sa poursuite du véritable criminel, elle met à jour des secrets enfouis depuis longtemps, qui vont modifier la relation qu’elle entretient avec son passé, et ouvrir la porte à un danger mortel.

Mon avis :

Ce roman est le premier d’une série qui comporte à ma connaissance quatre tomes à ce jour. Premier roman, et manière de solder (ou pas, c’est à voir dans les tomes suivants) le passé de l’enquêtrice. Tracy approche de la quarantaine. Elle est une policière chevronnée. Elle est devenue policière parce que c’était pour elle le seul moyen d’en savoir plus sur la disparition de sa soeur. Pendant dix ans, sans relâche, elle a remué tout ce qui était à sa portée pour savoir la vérité. Elle n’a pas abandonné, non, elle a simplement vu qu’elle n’avait plus aucune ressource disponible. Dix ans ont passé pendant lesquels elle a continué à s’investir dans son métier. Puis, enfin, le corps de sa soeur a été retrouvé, et avec lui, une nouvelle relance de l’enquête.
Tracy ne croit pas à ce qu’on lui a dit. Elle croit que le procès n’a pas tout révélé. Surtout, elle a dû supporter le poids de la culpabilité pendant toutes ses années. Non, ce n’est pas elle qui a tué sa soeur, c’est simplement qu’elle a préféré passer sa soirée avec son fiancé plutôt qu’avec elle – classique. Elle ne pouvait pas prévoir que sa soeur ferait une mauvaise rencontre. Elle ne pouvait surtout pas prévoir le nombre d’années qu’il faudrait pour retrouver le corps de Sarah. Persuadée que ses proches lui ont caché des choses, persuadée aussi que certaines preuves ont été fabriquées, elle n’aura de cesse de… De quoi, au juste ? Et bien de faire ouvrir un nouveau procès afin que celui qui croupit en prison depuis toutes ses années en sortent, innocent. Autant dire que, mis à part un de ses amis, qui paiera de sa personne pour l’aide qu’il lui aura apporté, elle rencontre bien peu de soutien.
S’il faut chercher une cause au mal être de Tracy, il est sans conteste à chercher dans tout ce qu’elle a dû subir. C’est déjà lourd de ne pas se pardonner à soi même, cela l’est encore plus quand vos parents ne semblent plus savoir qu’il leur reste une fille. Partager sa douleur ne l’alourdit pas. Partager ce que l’on sait aurait aussi pu changer bien des choses. Je me répète sans doute : bien des intrigues auraient été résolues plus tôt si des secrets de famille avaient été révélés.
Maintenant que les véritables circonstances de la mort de Sarah ont été révélées, quelle sera l’avenir de Tracy ? Je ne sais pas encore si je lirai les autres enquêtes de Tracy. Je vous dirai simplement que ce roman, à défaut d’être véritablement surprenant, est solide et bien construit.

 

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4 réflexions sur “Le dernier repos de Sarah de Robert Dugoni

  1. Les secrets de famille, ça empoisonne tout !!!! Les personnes qui veulent diriger tout aussi, ça fout le bordel ! En tout cas, chez nous, oui !! Paix à l’âme de la soeur de ma grand-mère, mais si elle avait moins voulu tout gérer, tout maitriser, tout diriger, se mêler de tout et particulièrement de la vie de ses enfants, ils en auraient été plus heureux. :/

    • Je confirme, j’ai la chance de vivre dans une famille dans laquelle il n’y en a pas – ce qui ne veut pas dire que l’on étale certains faits sur la place publique, mais entre nous, nous en parlons librement.
      Oui, tout gérer, tout diriger pour les autres, ce n’est pas facile à vivre.

      • Quelle chance ! Pourtant, il y a sûrement des petits secrets que l’on tait parce qu’on ne peut pas tout dire non plus… 😀

        Ma grande-tante a bousillé les vies de ses enfants et ça porte toujours à conséquence maintenant.

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