Archive | 4 décembre 2018

Une vie au zoo tome 2 de Saku Yamaura

Présentation de l’éditeur :

Nouvelle recrue du parc zoologique Hidamari, Haruko possède l’étrange faculté de percevoir les émotions des animaux grâce à leurs odeurs. Mais alors qu’elle découvre les difficultés du métier de soigneur, elle laisse un lion s’échapper de sa cage. Haruko échappe au renvoi de justesse, mais son soulagement est de courte durée car l’incident du lion pourrait bien être révélé au grand jour !

Mon avis :

Ce tome 2 nous montre toujours la sympathique héroïne maladroite du tome 1, qui ne s’est pas encore fait renvoyer. Cependant, la bourde qu’elle a commise dans le premier tome menace d’être connue – il semblerait que quelqu’un informe de l’intérieur le journaliste qui veut faire un article sur ce zoo.
Le manga questionne, et nous questionne sur ce qu’est un zoo. Un lieu de divertissement comme les autres ? Presque tous les enfants sont allés au moins une fois dans leur vie dans un parc zoologique ! Un lieu de préservation des espèces menacées ? Mais comment les préserver alors qu’elles ne sont pas dans leur milieu naturel et que l’on ne peut pas faire comme si elles y étaient ? Préserver n’a pas toujours le même sens selon les personnes qui utilisent ce mot, d’ailleurs.
Ce manga nous met aussi face aux dures réalités du métier de soigneur. Il faut accepter, qu’en dépit des soins, la nature peut reprendre ses droits. Il faut aussi se demander ce qui se passe après qu’un zoo « mal tenu » ferme. Que deviennent les animaux si personne n’en veut ? Il est en effet des animaux plus rares, plus attractifs que d’autres, tandis que certains se trouvent à peu près partout.
L’on en sait un peu, juste un peu plus sur l’héroïne. J’aurai aimé en savoir plus sur elle et sur les autres soigneurs, plutôt que de rester sur des traits figés et admis. Peut-être est-ce ainsi parce que ce manga parle des relations animaux/soigneurs, non de leur vie en dehors du zoo. Pourtant, Haruko dit bien que les animaux lui ont sauvé la vie, j’aurai aimé savoir comment.

Je terminerai par cette citation : Puisque nous l’élevons en captivité, nous devons faire tout notre possible pour le sauver. Voilà mon avis. Sinon, à quoi bon garder tous ces animaux ici ?