Archive | 1 décembre 2018

La sublime communauté, tome 2 d’Emmanuelle Han

Présentation de l’éditeur :

Les trajectoires des trois Transplantés s’apprêtent à converger. Ashoka, Ekian et Tupà vont prendre les commandes de la résistance, unir leurs pouvoirs pour forcer le passage des Six Mondes. La Sublime Communauté est ainsi constituée. Surtout, ils vont découvrir l’ampleur de la stratégie des Guetteurs et leur nouvelle base, construite en pleine banquise, à Point Hope, près du détroit de Béring où ils se livrent à d’étranges expériences sur les Affamés…

Mon avis :

Déroutant.
Différent.
Cohérent.
Suivons les trois transplantés au coeur des six mondes.
Nous avons bien à faire avec un roman de littérature jeunesse, et pourtant, il ose des pistes, un dénouement, qui fait de cette saga une oeuvre parfaitement lisible pour les « grands » lecteurs. N’est-ce pas le propre de toute oeuvre ?
Il nous parle d’un monde en train de se décomposer, d’un monde dans lequel il faut suivre, survivre, deux mots très proches en terme de lettres. Il faut préserver une planète qui est en train de mourir, mais comment, pourquoi ?
Les trois transplantés sont… différents, mais parfois, j’ai trouvé qu’ils manquaient un peu de qualités de coeur – parce qu’ils ont été transplantés ? Seul l’un d’entre eux me semble réellement attaché aux siens, au point de tout faire pour les sauver. Les deux autres ont aussi des proches, leurs liens me semblent pourtant très ténus.
L’oeuvre est un ensemble, au point que je me surprends à oublier des détails, sauf l’odeur du jasmin et le partage de la souffrance. Il se construit un monde où l’amour ne semble plus compter, où les familles se retrouvent disloqués. Pourquoi, comment en est-on arrivé là . Et surtout, n’était cette dimension dystopique, serions-nous, nous capable d’oublier les nôtres, d’oublier notre cadre de vie, notre monde au point de le détruire ? Un monde où la mort compte plus que la vie.
Un monde sans désir aussi. Cela pourrait être bien, si l’on oubliait la société de consommation. Cela ne l’est pas tant que cela, si l’on oublie les siens.
Une oeuvre étonnante, un univers singulier.