Archive | 30 décembre 2018

Sherlock Holmes, Lupin et moi, tome 2 : dernier acte à l’opéra

Présentation de l’éditeur :

Septembre 1870. Sherlock Holmes, Arsène Lupin et Irene Adler sont ravis de se retrouver à Londres après leur été mouvementé à Saint-Malo.
Mais une fois sur place, Lupin n’a pas le coeur à la fête. Et pour cause, son père, Théophraste, est accusé d’avoir assassiné le secrétaire d’un célèbre compositeur.
Quand Ophelia Merridew, la fameuse cantatrice disparaît à son tour, c’en est trop pour les trois amis qui se jurent de trouver le coupable coûte que coûte.

Mon avis :

Cette deuxième enquête suit presque immédiatement la première, et prend place pendant la guerre de 70. Oh, fort peu de temps, mais suffisamment pour qu’Irène, devenue adulte, juge sans concession sa vie de l’époque. Après tout, elle n’était qu’une jeune adolescente que ses parents voulaient protéger, une jeune fille issue d’un milieu aisé, qui regardait les autres jeunes filles qui passaient leur temps à s’ennuyer, en prenant le thé et en conversant de manière distinguée. Il se trouve cependant que monsieur Adler voulut mettre sa fille unique à l’abri, et décida donc de partir pour Londres, avec domestique et bagages – madame Adler ne souhaitait pas quitter son domicile, de peur des pillages.
Londres, cela signifie retrouver Sherlock Holmes. Cela signifie aussi retrouver Arsène, parce que la troupe de son père s’y est rendue. Se trouve aussi une cantatrice vedette qui a annoncé ses adieux auquel Irène va assister.
Ce qui n’était pas prévu, c’est que l’assistant du compositeur qui l’a rendue célèbre soit assassiné. Ce qui l’est encore moins, c’est que Théophile Lupin soit arrêté pour l’assassinat de ce jeune homme, et que le voile sur ses activités illicites soit levé. Arsène, seul, devient aussi, avec ses deux amis, le seul défenseur de son père – avec son avocat, mais en plus efficace.
L’enquête mène les trois jeunes gens dans les bas fonds de Londres, dans les quartiers où personne ne s’aventure, et dont les habitants n’ont qu’une envie : s’en aller, mais sans perdre sa dignité. C’est une leçon que reçoit Irène, elle qui a tout, de la part de ceux qui veulent s’en sortir sans avoir recours à des expédients, des aides, bref, en gardant la tête haute, en conservant des amis à qui ils ne doivent rien – matériellement.
L’enquête nous mène aussi dans les coulisses de l’opéra, nous fait découvrir ceux qui y travaillent, et ceux qui en ont assez d’y travailler.
Le récit est rondement mené, et nous permet d’en découvrir un peu plus sur ce cher Horatio Nelson, presque en retard dans ce tome 2. L’on découvre aussi qu’Irène, finalement, veut bien en savoir plus sur les autres, mais se refuse à voir, à entendre, certains faits qui la concernent. Peut-être en saura-t-on plus dans le tome suivant.

Pas (vraiment) de bilan de lecture 2018

Vous le savez sans doute, je ne suis pas une adepte des bilans de lecture, sauf pour le challenge polar et thriller – mais là, le but est plus de motiver les participants et de faire le point sur les chroniques partagées.
Donc, je ne me sens pas vraiment le courage d’en dresser un.
Néanmoins, je suis allée sur Livraddict, qui a la gentillesse de compter pour moi – pratique.
D’après ce forum, j’ai donc lu 304 livres et 84.896 pages dont 32 643 de romans strictement policiers et 11 895 de thriller.
J’ai rédigé 412 critiques sur Babelio.

Heureusement, la bibliothèque, où je suis très très connue, ne tient pas de statistique – du moins, je l’espère. Une petite anecdote, cependant. Dans ce réseau de bibliothèque, il existe un système de réservation. Vous réservez un titre en ligne, parce qu’il n’est pas disponible dans votre bibliothèque de référence (elles sont sept en tout), parce qu’il a déjà été emprunté et que vous voulez être sûr(e) de pouvoir le lire à son retour, ou parce qu’il est rangé dans la « bibliothèque virtuelle » et qu’il faut alors le faire venir. Quand votre ligne arrive dans la bibliothèque dans laquelle vous avez demandé qu’il soit envoyé, vous recevez un email ou un sms pour venir le chercher. Vous le trouvez alors soigneusement rangé sur une des trois étagères destinées aux réservations, pas besoin de solliciter le bibliothécaire, avec, dedans, un carton marque-page à votre nom.
Ce jour-là, j’étais à la bibliothèque, comme souvent le samedi, en train de :
– lire ;
– attendre ma meilleure amie : notre point « de chute », c’est la bibliothèque.
J’étais tranquillement plongée dans un livre, comme les trois autres personnes qui étaient assises à la même table que moi. Les réservations du jour étaient arrivés, livrées en début d’après-midi, et les bibliothécaires étaient occupés à les lister, les enregistrer, puis les ranger. Jusqu’ici, tout va bien, je reste toujours plongée dans mon livre. Soudain, je me retrouve avec un autre livre sous les yeux, tenu par une bibliothécaire.
– c’est bien vous ? me dit-elle en me tendant le livre avec … et bien mon nom sur le marque-pages. Et bien, j’ai confirmé que c’était moi, et elle m’a laissé le livre, tandis que les personnes assises à mes côtés … pouffaient de rire en toute discrétion. Je me replonge dans la lecture, mon amie arrive, on discute un peu, je retourne à mes lectures, et là, paf ! un autre bibliothécaire s’approche de moi :
– En vl’a un autre ! (livre réservé). Nouveau fou rire de mes voisins de lecture.

Depuis, je tente d’être encore plus discrète à la bibliothèque, pour m’éviter les « à demain » quand je repars avec huit livres sous le bras.