Alice d’Heidi Perks


Présentation de l’éditeur :
Une enfant disparaît. Deux versions du drame. Une seule vérité. Harriet avait confié sa fille à sa meilleure amie Charlotte pour un après-midi à la kermesse de l’école. Charlotte est persuadée de n’avoir quitté Alice des yeux qu’une fraction de seconde. Le temps pour la fillette de se volatiliser. Dévastée, Harriet ne peut plus envisager de revoir Charlotte. Elle ne lui fera sans doute jamais plus confiance. Mais elle n’aura pas le choix. Car, deux semaines plus tard, les deux femmes sont convoquées par la police pour être interrogées séparément. Il semblerait que chacune d’elles ait des choses à se reprocher…

Mon avis :

Je suis très ennuyée pour chroniquer ce livre. En effet, je ne saurai dire si je l’ai aimé ou pas. Je peux simplement dire qu’une fois qu’on l’a commencé, on a envie de connaître la suite et surtout la fin.
Nous sommes en Angleterre, nous sommes presque chez les desperates housewifes, qui restent une référence pour parler de ses femmes désœuvrées qui restent chez elles à prendre soin de leurs enfants, ou si vous préférez, à Arlington Park de Rachel Cusk. Charlotte a trois enfants, assez turbulents, elle travaille deux jours par semaine et aimerait bien reprendre à temps plein – il semble que les systèmes de garde, en Angleterre, soient nettement moins performants qu’en France. Pour Harriet, son amie, c »est pire encore : elle ne travaille plus du tout, elle s’occupe à temps plein de sa fille unique Alice. Pourtant, ce jour-là, elle confie sa fille à sa meilleure amie – puisqu’elle est son unique amie. Et Alice disparaît.
Toutes les deux, chacune de leur côté, vont vivre leur enfer personnel. Ce que vit Harriet est atroce, ce que vit Charlotte, pointée du doigt par tous les gentils membres de leur communauté, ne l’est pas moins. Ou comment être jugée et condamnée en même temps, comment votre vie, celle de vos enfants va se retrouver disséquée.
Les chapitres alternent entre le temps de la disparition et le temps de l’enquête, alternant entre Charlotte et Harriet. Un certain malaise s’est dégagé pour moi des pages consacrées à Harriet et à son mari Brian, ce qui n’était pas le cas en lisant les pages consacrées à Charlotte – j’ai ressenti plus de sympathie pour elle que pour Harriet, ce qui est un comble eu égard à l’histoire qui nous est contée.
Au fond, malgré son caractère prenant, je reprocherai à ce livre de ne pas vraiment nous entraîner en dehors des sentiers battus, comme avait su le faire Une seconde de trop de Linda Green.
Un livre prenant, mais qui laisse une impression d’amertume une fois qu’il est terminé.

Merci à Netgalley et aux éditions Préludes pour ce partenariat.

3 réflexions sur “Alice d’Heidi Perks

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