Archive | 26 mai 2019

Un été en Ecosse de Laurence Erwin

Présentation de l’éditeur :
Chloé avait de tout autres projets pour ses vacances que de passer deux mois dans une université à prendre des cours d’anglais. Et le fait que cette université se trouve à Édimbourg n’arrange rien : elle sait à peine où se trouve l’Écosse sur la carte mais, une chose est sûre, c’est bien trop loin de chez elle ! Chloé est bien décidée à se réfugier sur les forums d’internet pour échapper à cet exil forcé.
Merci à Netgalley et aux éditions Au Loup pour leur confiance.
Mon avis :
Je sais que cela ne se voit pas trop, mais j’ai vécu une semaine pendant laquelle j’ai quasiment abandonnée la lecture sur liseuse – pas un livre terminé depuis le 14 mai, ce qui ne me ressemblait pas. Et bien, grâce à Un été en Ecosse, j’ai retrouvé le goût de lire sur liseuse (d’autres chroniques vont donc suivre).
L’histoire paraît a priori simple : Chloé n’est pas très bonne en anglais. Ses parents s’inquiètent donc et lui offrent, pour se remettre à niveau, un séjour de deux mois en Ecosse. « Offrir » n’est d’ailleurs pas le bon terme, imposer serait plus juste, et Chloé n’apprécie pas d’être séparée de ses amis, encore moins de devoir étudier pendant deux mois. Ses résultats scolaires ne sont pas la seule préoccupation de ses parents : ils n’approuvent pas que leur fille reste scotchée à son écran presque toute la journée. Attention ! Elle n’est pas accro aux réseaux sociaux, non, elle veut travailler dans le domaine de l’informatique et travaille, avec des amis, sur un projet d’application. Mais, aux yeux de ses parents, ce n’est pas un vrai métier. Oui, il existe encore des parents qui s’inquiètent pour l’avenir de leur progéniture, et c’est bien aussi de le montrer.
Alors oui, l’Ecosse tient une place très importante dans ce roman, sans que jamais cela ne paraisse artificiel, sans que jamais aussi Chloé ne soit une jeune fille naïve découvrant les us et coutumes de ce pays – loin des clichés. Chloé expérimente aussi les différences entre le réel, et le virtuel – il n’est pas forcément facile de rencontrer quelqu’un avec qui on est proche, mais sur les réseaux sociaux. Il est encore moins facile de s’adresser aux autres quand on vous a répété que vous n’étiez pas bonne en anglais, quand on craint de ne pas être compris, ou d’être l’objet de moquerie.
Parce que l’un des thèmes du livre est bien là : à force de nous répéter (= nous, les français qui apprenons les langues étrangères) que nous n’étions pas bons, nous n’osons plus parler. Oui, nous avons un accent, oui, nous ne maîtrisons pas parfaitement la syntaxe ou le vocabulaire. Alors, plutôt que de nous contraindre à répéter des phrases jusqu’à la perfection, pourquoi ne pas nous permettre de nous lancer ?
Un bien joli roman.