Archive | 21 mai 2019

Qui va à la chasse de M.C. Beaton

Présentation de l’éditeur :

Lorsque Priscilla Halburton-Smythe ramène à Lochdubh son nouveau fiancé, un dramaturge londonien, tout le monde est enchanté… sauf Hamish Macbeth, amoureux transi de la jeune femme. Mais ses affaires de cœur devront attendre un peu : un des invités aux fiançailles de Priscilla, l’affreux goujat Peter Bartlett, est retrouvé assassiné pendant une partie de chasse à la grouse.
Chargé des premières investigations, Hamish Macbeth fait face à une brochette de suspects huppés, qui avaient tous une bonne raison d’attenter à la vie de l’ignoble capitaine Bartlett.

Mon avis :

Hamish est le personnage le plus sympathique de la série. C’est normal, me direz-vous, il est le héros. Oui, mais Agatha Raisin a beau être l’héroïne de l’autre série de MC Beaton, elle n’est pas toujours sympathique. Lui, Hamish, trouve toujours moyen d’être sympathique, même quand il « trafique » un peu – après tout, il le fait pour améliorer son ordinaire, lui qui aide tellement sa famille, et s’acquitte assez bien de son métier, n’empêchant personne, après tout, de vivre de son mieux.

Priscilla, par contre, c’est une autre affaire. Elle semble sortie d’un autre temps, elle est très éloignée des jeunes femmes dynamiques crées par Agatha Christie. Elle a un travail, des amis, et pourtant, elle veut plaire à ses parents en épousant un homme qui leur convienne – elle est fille unique, il est des choses qu’elle pense ne pas pouvoir se permettre. Son fiancé, un dramaturge reconnu, est donc tout à fait acceptable pour ses parents, qui vont en plus avoir le bonheur de recevoir de nombreux invités, heureux pour les fiancés, disons plutôt heureux de rencontrer la coqueluche de tout Londres.

Si le thème du premier volume était la pêche, ici, il est question de la chasse, et de la difficulté de trouver le gibier que l’on veut : les grouses sont rares. Les meurtres le sont un peu moins, puisqu’un des invités est retrouvé mort. Les accidents de chasse sont bien plus fréquents qu’on ne le pense, et ont le mérite d’arranger tout le monde, la police en premier. Toute la police  ? Non, Hamish met en doute cette thèse et démontre que Peter Bartlett, grand séducteur et grand goujat a bel et bien été assassiné.

L’enquête s’annonce non pas difficile, mais pleine de méandre : pourquoi ne pas revenir tout simplement à la thèse de l’accident ? Il est franchement des personnes qui aiment se compliquer l’existence ! Il est aussi des personnes qui, même si un suspect avoue, est arrêté, continue à enquêter sous prétexte que… N’anticipons pas ! Hamish est sympathique, jusque dans sa manière de profiter de certaines situations, alors que beaucoup des illustres invités des Halburton-Smythe sont des rustres, des pintades de la pire espèce. Quand je vous disais que la saison de la chasse était ouverte….

Dernier argument : les Highlands sont toujours décrits de manière somptueuse, et Hamish MacBeth aime toujours autant parcourir la lande, même si c’est à la recherche d’indices.