Archive | 25 mai 2019

Mr Monster de Dan Wells

Edition Sonatine -291 pages.

Présentation de l’éditeur :

Dans Je ne suis pas un serial killer, le jeune John Wayne Cleaver était la proie de pulsions effrayantes et redoutait de devenir un tueur en série. Aujourd’hui il n’a plus de doutes : un assassin, qu’il a surnommé Mr. Monster, sommeille en lui, susceptible de se réveiller à tout instant. Ce qui, étrangement, n’a pas que des mauvais côtés. Sans Mr. Monster John n’aurait jamais pu débarrasser sa petite ville du tueur qui y sévissait. Mais à présent il n’est plus du tout sûr de pouvoir maîtriser son côté obscur. D’autant qu’autour de lui nombreux sont les importuns qui mériteraient d’avoir affaire à Mr. Monster. Sans compter ces nouveaux cadavres qui apparaissent aux quatre coins de la ville et cet inspecteur du FBI qui commence à sérieusement le suspecter d’être impliqué dans les meurtres. Il va ainsi devenir de plus en plus difficile de ne pas laisser les rênes à ses démons. Plaisir coupable auquel il serait tragique de prendre goût…

Mon avis :

Je rédige à la suite les avis sur les tomes 2 et 3, lus à la suite (logique de lecture, logique d’écriture). Quelques mois ont passé et Clayton est redevenue la petite ville tranquille du Dakota du Nord qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être. Certes, un agent du FBI est resté parce que le mystérieux tueur n’a jamais été arrêté, mais globalement, tout va bien. John essaie toujours de mener la vie la plus normale possible, si ce n’est qu’il a de plus en plus de mal à canaliser Mr Monster, être qui sommeille en lui et qui est la somme de ses pulsions meurtrières. Parfois, les rituels ne suffisent pas, et l’absence du psy de John, assassiné par le tueur de Clayton, ne l’aide pas du tout. Surtout, un nouveau crime a lieu, puis un second, et John est bien placé pour savoir que cela ne peut pas être le même tueur qui a recommencé à sévir. Alors ? Alors oui, il a une folle envie de le débusquer, lui qui en a déjà mis un hors d’état de nuire, et il a aussi terriblement envie de ressentir ce que lui, ce tueur, ressent. Et si le véritable combat de John était là ?

Je pourrai arrêter mon avis sur cette interrogation. Ce serait sans compter l’accélération du rythme des meurtres, et la constatation des tortures subie par les victimes. John, lui, analyse toujours la situation en se demandant ce que le tueur n’est pas obligé de faire – plus sûr indice vers la découverte de son identité. Il est parfois tellement facile de se dissimuler au milieu d’une population qui pense qu’aucun tueur ne peut se trouver au milieu d’eux. John, lui, à force de décrypter constamment le comportement des autres lui qui a tant de mal à nouer des liens, se trouve ainsi plus attentif que les autres, y compris au sein de sa propre famille. Non, je ne suis pas en train de vous dire que la famille Cleaver abrite un autre sociopathe en son sein, je dis simplement que Curt, son beau-frère, est très vite analysé par John.

La fin du tome 2 nous donne rendez-vous dans le 3.