Archive | 20 mai 2019

Sans lendemain de Jake Hinkson

Présentation de l’éditeur :

Billie Dixon sillonne les États-Unis des années 1940, s’efforçant de vendre des films dans les salles de cinémas des petites villes du Midwest. Elle apprécie son boulot et le contact avec les clients. Jusqu’à ce que dans un bled paumé de l’Arkansas, un prédicateur fanatique s’en prenne à elle, bien décidé à bouter hors de la ville tout ce qui ressemble à du cinéma. Billie aimerait bien le convaincre de changer d’avis, mais les choses se compliquent encore lorsqu’elle commence à se sentir attirée par Amberly, l’épouse du pasteur. Un désir qui va la conduire à s’emmêler dans un filet de mensonges et de supercheries, jusqu’à l’inévitable point de non-retour.

Mon avis :

Bienvenue en ArKansas ! Ses habitants, ses prédicateurs, ses cinémas – prenez les dans l’ordre que vous voudrez !
Ou plutôt non, n’allez pas en Arkansas, ce n’est vraiment pas une destination où il faut se rendre. Billie n’aurait jamais dû y aller. Billie, comme d’autres femmes de ce roman (j’ai un nom en tête) est une femme qui aurait dû naître à une autre époque pour espérer être heureuse. Elle est jeune, elle est indépendante, elle travaille pour le cinéma, elle aime les femmes, et par amour pour une femme, elle va s’enferrer dans des mensonges longs et compliqués, de plus en plus.
Oui, Sans lendemain est une tragédie, dès le début le destin de Billie est marquée du sceau de la fatalité. Il ne fallait pas aller en Arkansas pourrait presque en être le leitmotiv. Elle est attachante, Billie, et les bigots, les misogynes qui l’entourent (les deux ne sont pas incompatibles) ne lui laissent pas vraiment de chance.
Roman noir ? Oui, bien sûr, avec présence d’une femme fatale, pas très différente de celle que l’on trouve face à un héros. Billie est une femme forte, avec une faiblesse.
Un auteur que j’apprécie toujours autant.