Mon père, c’était toi de Vincent Pichon-Varin

édition Le Cherche-Midi – 250 pages.

Quatrième de couverture :

À 40 ans passés, Gilles hérite de la maison d’un père inconnu et part sur ses traces.
Vendeur de chaussures pour femmes au Bon Marché le jour, transformiste dans un cabaret de Montmartre la nuit, il partage son existence avec Lucie, leur fille Honorine, sa mère Monica et les cinq vieux colocs de celle-ci : Blanche, Paul, Kathy, Odette et Jean.
Gilles embarque la troupe au grand complet à la découverte de son héritage et à mesure que le voile se lève sur certaines zones d’ombre de son passé, Gilles se sent de plus en plus vivant. Mais au fil de ses découvertes, certains détails viennent troubler ses nouvelles certitudes. Cette mise en scène trop évidente semble masquer la vérité.

Mon neuvième avis dans le cadre du prix Confidentielle

Mon avis :

Il est difficile de dire, en parlant d’un livre, qu’il ne vous a pas touché, et pourtant, c’est le cas ici. Peut-être que si j’avais lu le premier tome des aventures de ces six vieux colocs, j’aurai pris plaisir à les retrouver. Je ne crois pas cependant. Le  héros est Gilles, qui découvre un héritage inespéré, la Normandie, le vélo, le calva et emmène tous ses colocataires avec lui.

Pour moi, ce livre est une naïve bluette normande, avec des personnages tout aussi naïfs, quelques passerelles entre la Normandie et ses vélos, Paris et ses vélibs, un cabaret transformiste à Montmartre, des costumes dans un grenier, des chambres emménagées comme autant d’hommage à des chanteurs populaires, et les « retrouvailles » avec un père qui a déclaré forfait depuis quarante ans, sans que personne ne souffre de ses curieuses retrouvailles. Même l’allusion à la déportation n’a pas provoqué d’émotion chez moi – et pourtant, ce sujet reste toujours sensible.

J’arrête donc là la rédaction de cette avis, ne voulant pas verser dans la méchanceté. Les personnages, eux, ne le sont pas, pourquoi le serais-je ?

Challenge vivent nos régions par Lystig

8 réflexions sur “Mon père, c’était toi de Vincent Pichon-Varin

    • J’ai vraiment eu l’impression de voir le regard d’un parisien sur une région qu’il méconnaît. Ma famille est normande depuis 1698 (au moins), je pense donc bien connaître ma région. En revanche, R. Fontaine dans Nostalgie, quand tu nous tues a bien cerné la région, dans sa diversité, tout comme Philippe Huet dans l’ivresse des falaises.
      Je n’ai pas vraiment fait le compte. Je pense plutôt que c’est pour le prix Océans que les avis négatifs sont plus nombreux. Quant au comité de lectures dont je fais partie, je résous le problème en ne publiant pas les avis négatifs.

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