Archive | 30 septembre 2012

L’indien blanc de Craig Johnson

édition Gallmeister – 290 pages.

Quatrième de couverture :

Walt Longmire est le shérif du comté d’Absaroka depuis près d’un quart de siècle et n’a pas pour habitude de s’éloigner de ses terres familières du Wyoming. Quand il décide d’accompagner son vieil ami Henry Standing Bear à Philadelphie, où vit sa fille Cady, il ne se doute pas que son séjour va prendre une tournure tragique. Agressée pour une raison inconnue, Cady se retrouve dans un profond coma, première victime d’une longue liste, et Walt doit se lancer sur la piste d’un vaste réseau des trafiquants de drogue. Commence alors une longue errance urbaine sous la surveillance d’un mystérieux Indien blanc.
Ce nouveau volet des aventures de Walt Longmire nous entraîne dans une course-poursuite haletante au cœur de la Cité de l’amour fraternel et confirme l’appartenance de ce shérif mélancolique à la famille des grands héros de roman policier.

50 états/50 billets : le challenge
Challenge Thriller et polar par Liliba

Mon avis :

Craig Johnson est un des plus grands auteurs américains actuels. Je le dis et ne changerai pas d’avis. J’ai beaucoup aimé ce troisième volume des aventures du sherif Walt Longmire.

Tout ne commençait pas bien pour le shériff : il était dans une situation plutôt difficile, du moins, une situation très inhabituelle, sans aucun soutien ni renfort. En tout cas, cette situation est très drôle, et j’ai apprécié que l’auteur débute ce texte sombre avec cette touche d’humour.

Walt quitte son Wyoming chéri pour la Pensylvannie, la grande ville de Philadelphie, et ce n’est pas tant la ville qui pose problème, mais l’agression subie par sa fille. L’auteur rend très bien l’angoisse ressentie par Walt, cette attente qu’un signe, un geste prouve que sa fille sort du comas et n’a pas de séquelles irrémédiables. J’ai aimé qu’il enquête, quand même, alors que les autorités locales sont plus ou moins ravis de son aide, sans qu’il cherche à se faire justice lui-même. Il n’a pas dit qu’il n’était pas tenté, il ne le fait pas, et la nuance est de taille. J’ai aimé aussi que les traditions indiennes ne soient pas sujets de moqueries, mais d’espoir : « Plus que les badges et les revolvers, l’ espoir et le rire étaient les armes les plus efficaces. »

Loin du comté d’Absaroka, Walt est toujours confronté au sort de la communauté indienne, mais aussi au gang, à la drogue, à une violence plus cinglante encore. Et même si la fin de mon billet est un peu abrupte, je n’aurai qu’une chose à dire : ne lisez pas cet avis, lisez ce merveilleux auteur !

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