Archive | 23 septembre 2012

L’école des dragons, tome 1 : Premier vol

édition Hachette Jeunesse – 333 pages.

Quatrième de couverture:

Sur les îles de Brésal, les dragons ont une grande importance dans la vie des hommes depuis que ces derniers ont réussi à les apprivoiser. Le père de Clara dirige une célèbre école où l’on apprend à monter les dragons. Depuis sa plus tendre enfance, cette dernière rêve de les chevaucher. Mais depuis le fatal accident qui a provoqué la mort de sa mère, son père s’y oppose formellement. Heureusement sa rencontre avec Voltefeu, un magnifique dragon crête d’or, réputé indomptable, va changer sa vie.

Mon avis :

Voici un roman de littérature jeunesse très reposant. Je vous entends d’ici : effectivement, ce n’est pas un point positif. L’action est excessivement prévisible, très lente à démarrer. Les personnages sont très stéréotypés : les gentils d’un côté, les méchants de l’autre. Cara peut compter sur ses amis, y compris sur la nouvelle recrue de son père, pour l’aider à concrétiser son rêve et à protéger son secret. Elle peut aussi compter sur la méchante Hortense, riche et capricieuse, pour lui mettre des bâtons dans les roues.

Nous avons beau être sur l’île fantastique de Brésal, je ne me suis pas sentie dans un univers de fantasy. Mis à part qu’ils volent et qu’ils crachent du feu, les dragons ne sont guère différents des chevaux, comme le montre l’entretien de leur box, ou la nature des concours auxquels ils participent. Même l’indomptable Voltefeu n’est pas sans me rappeler l’indomptable Etalon noir, héros de mon enfance – en moins charismatique (désolé Voltefeu).

Le livre est sans doute destiné à un jeune public, car je ne parviens jamais à croire aux dangers qui menacent les personnages ou, plus largement, les habitants de l’île. J’attends simplement le moment où ils s’arrangeront, quasiment d’eux-même. Seul le comique de certaines situations, surtout dans les cent premières pages, est parvenu à m’intéresser un peu. Dommage qu’il n’ait pas été davantage mis en valeur. Dommage aussi que les rapports entre Cara et son père soient si convenus, si policés. Tout est modéré, y compris la douleur. Tout est bien qui finit bien et je me suis demandé pourquoi il aura fallu trois cents pages et des années pour que Cara obtienne exactement ce qu’elle veut.

Ce livre marque ma trente-huitième participation cette année au Challenge God Save the livre organisé par Antoni