Archive | 22 septembre 2012

V comme vampire, chapitre VI

Dans le cinquième épisode de V comme vampire, nous avions laissé nos personnages en fâcheuses postures. Je ne suis pas certaine qu’ils soient dans une meilleure situation cette semaine.

Ce fut le bruit qui me réveilla. Un bruit régulier, léger, un peu aigu. Avant d’ouvrir les yeux, j’essayais de l’identifier. Ce bruit, je l’avais déjà entendu. Quand je compris de quoi il s’agissait, je sentis un soulagement immédiat : si une machine me permettait d’écouter les battements de mon cœur, j’étais vivant, sans doute salement amoché, mais vivant.

Note : l’inconvénient de la légalisation des vampires, c’est que l’on peut désormais se réveiller en bon état, mais mort. Le vampirologue que je suis peut vous le certifier : c’est perturbant. J’étais donc ravi d’être encore un humain.

J’ouvris les yeux. J’étais dans ma chambre d’enfant, qui n’avait plus rien d’enfantin. Les murs aux tentures gris perle, la moquette au ton délicat, les meubles de chêne clair invitaient au repos et à la rêverie. J’étais resté dans les vapes combien de temps ? Près de la porte-fenêtre, un homme me tournait le dos. Silas !
– Je suis réveillé, lui dis-je.
– Je suis très heureux que tu sois en vie.
Il se ne retourna pas.
– Que s’est-il passé ?
– Les faës étaient en embuscade. Tu as été gravement blessé.
– Les faës ?
Bizarre, ces créatures étaient tellement orgueilleuses que je les voyais mal se mêler au sort des autres créatures du monde magique. Quant à se mêler aux humains, n’y pensons pas.
– Silas, je peux savoir pourquoi tu me tournes le dos ? Je suis défiguré, c’est ça, et tu n’oses pas me le dire ?
– Mais non, me dit-il en se retournant. Il était très pâle. Vraiment très pâle.
– Nous avons vraiment cru que tu allais mourir, dit-il dans un souffle.
– Je me sens presque normal, pourtant.
Justement, ce n’était pas normal. Avais-je dormi pendant six mois, voire plus, comme la Belle au bois dormant ? Allait-il m’annoncer que je garderai des séquelles à vie, ou que j’étais apte maintenant à me transformer en loup-garou ?
– Nous avons dû prendre une décision radicale pour te sauver.
– Genre, une amputation ?
Oulà, je n’étais pas encore très réveillé, sinon je me serai aperçu que j’étais en un seul morceau. Pas même un sparadrap sur le ventre, là où je me souvenais fortement avoir été transpercé. Juste une légère migraine, qui s’intensifiait peu à peu.
– Non. Tu as reçu du sang de vampire.
Génial ! Et les effets secondaires ? Si jamais je me fais mordre dans les trois mois à venir, je risque de me métamorphoser en loup-garou vampire, à moins que les deux influences ne se court-circuitent. Je risquais même de devenir irrésistible pour certains patients, et carrément répulsif pour d’autres. Les trois prochains mois allaient être pénibles.
– Comment vous avez-pu vous en procurer ? C’est extrêmement rare !
– Nous avons eu un volontaire sous la main. Il te le racontera lui-même. Il arrive.

Challenge Histoire de famille


Je remets peu à peu les challenges sur ce blog-ci. Histoire de famille, quand je l’ai crée, avait un double but :

– sortir de l’ombre ses petits frères, soeurs, ou parents méconnus.
– comparer les styles, les thèmes de prédilection des différents membres de la famille.

L’objectif reste le même : lire au moins un livre de deux membres différents de la famille.

Voici quelques familles d’écrivain (tenir la plume est parfois héréditaire) :

la famille Mann (oui, je tiens beaucoup à cette famille),
Pierre et Thomas Corneille (auteur de Médée)
Alfred et Paul de Musset (biographe de son frère)
Alexandre Dumas père et fils
Elvire, Lorris et Marie-Aude Murrail
Francois Mauriac, son fils Claude, sa petite-fille Anne Wiazemski,
Roger et Marie Nimier,
Nathalie et Claude Sarraute (deux styles très différents…),
Amélie et Juliette Nothomb
Frédérique Hébrard et Catherine Velle.

Je n’ai garde d’oublier les couples d’écrivain, même si là j’ai l’impression de m’aventurer en terrain glissant. Si je ne me vois pas rejeter Francis Scott et Zelda Fitzgérald,Louis Aragon et Elsa Triolet, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir (liste non exhastive) je suis plus circonspecte avec des couples contemporains, peut-être moins officiels car j’aurai l’impression de me détourner du but du challenge.

Je n’ai garde d’oublier les deux catégories que j’ai crée. Quitte à avoir l’esprit tortueux, autant l’avoir jusqu’au bout :

– Si ce n’est toi, c’est donc ton frère : lire au moins deux ouvrages, écrits chacun par un membre de la famille.

– Les familles heureuses se ressemblent toutes : lire un livre qui contient  un mot qui indique un lien de parenté (ou tout simplement le mot famille).

Pas de challenge sans logo  :

Voici la liste des inscrits et des billets :

Sharon (la moindre des choses).

Ludwig de Klaus Mann
Tonio Kröger de Thomas Mann
C’était mon oncle d’Yves Grevet
Que serais-je sans toi ? de Guillaume Musso
La fille de son père d’Anne Berest

Achille 49

Anne (des mots et des notes)

sa présentation du challenge
Une famille de Michelle Fourez
Plan de table de Maggie Shipstead
Le père de la petite de Marie Sizun

Les soeurs Brelan de François Vallejo

Argali

sa présentation du challenge
Cendres froides de Valentin Musso
Parce que je t’aime de Guillaume Musso

Asphodèle

son billet pour présenter le challenge
Sagan et fils de Denis Whesthoff
Rien de grave de Justine Lévy

Astazie

Aymeline

Agnes Grey d’Anne Bronte
Jane Eyre de Charlotte Bronte

Céline 72

Bookworn

son billet de présentation
Jane Eyre de Charlotte Bronte

Laure

Philisine Cave

Le fait d’habiter Bagnolet de Vincent Delerm
Le silage de l’oubli de Bruce Machard
Les yeux aux ciel de Karine Reysset
Paris Brest et Insoupçonnable de Tanguy Viel
Le voyage imaginaire de Léo Cassil
La mer le matin deMargareth Mazzantini
Home de Toni Morrisson
La patiente de Jean-Philippe Mégnin
Ce que je sais de Véra Candida de Véronique Ovaldé
La vie rêvée d’Ernesto G. de Jean-Michel Guénassia
Et restez vivant de Jean-Philippe Blondel
Le trottoir au soleil de Philippe Delerm
Maine de J. Courney Sullivan.
Boomerang de Tatiana de Rosnay
Virginia Woolf de Viviane Forrester
Oh, boy ! de Marie-Aude Murrail.
La part du feu d’Hélène Gestern
En dépit des étoiles de Michel Quint
Ce que la nuit doit au jour de Yasmina Khadra
L’avare de Molière
Antigone de Jean Anouilh
Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates
Plan de table de Maggie Shipstead
Le bouclier de Gergovie de Gérard Streiff
Diotime et les lions d’Henry Bauchau
La femme aux pieds nus de Sholastique Mukasonga
Thérèse Desqueyroux de François Mauriac
Dans la nuit brune d’Agnès Desarthe

 

Nathalie

sa présentation du challenge
Les Hauts de Hurlevent d’Emily Bronte
Mort à Venise de Thomas Mann
La châtelaine de Wildefield Hall d’Anne Brontë
Agnès Grey d’Anne Bronte
Les frères Karamazov de Fédor Dostoïevsky

George

son billet de présentation*
La recluse de Wildfell Hall d’Anne Bronte

Prune

son billet de présentation
Les soeurs Bronte (film d’André Téchiné)

Schlabaya

strawberry 

Syl

son billet de présentation

Béa (qui explose le challenge !) Une Comète

Quand le requin dort de Milena Angus
Lady Susan de Jane Austen
Les âmes soeurs de Valérie Zanetti
Le fait d’habiter Bagnolet de Vincent Delerm
Aux rendez-vous de l’heure bleue de Gilles Schlesser
C’est pour ton bien d’Alma Brami
La fille de son père d’Anne Berest
Le combat ordinaire, tome 2 de Manu Lancenet (BD)
Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan. 
Le combat ordinaire tome 3 de Manu Lancenet (BD)
Le combat ordinaire, tome 4 de Manu Lancenet (BD)
La couleur des rêves de Rose Tremain
L’avenue des géants de Marc Dugain
A travers les champs bleus de Claire Keegan
La liste de mes envies de Grégoire Delacourt
Une femme fuyant l’annonce de David Grossmann
Les sortilèges du Cap Cod de Richard Russo
Ce que je sais de Véra Candida de Véronique Ovaldé
Accabadora de Michela Murgia

Yuko

Le journal de mon père de Jiro Taniguchi
Les dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus d’Eric Emmanuel Shmitt