Archive | 13 septembre 2012

On soupçonne le rabbin

Quatrième de couverture :

Publié en 1965, On soupçonne le rabbin valut à son auteur le Prix Edgar Poe du meilleur premier roman. Le héros de ce livre (et de ceux qui l’ont suivi) est le rabbin David Small. Accusé de meurtre, ce chef religieux d’une petite communauté juive des environs de Boston se trouve contraint de mettre son bon sens, le pilpoul et la sagesse des Écritures saintes au service de la Justice.

Mon avis :

Ce roman est parfait pour toute personne qui n’a plus envie de lire. Je dois dire qu’il a été une vraie bouffée d’air frais. Et pourtant, dans cette petite communauté, tout est loin d’aller bien. David Small est un rabbin bien trop respectueux des rites pour les membres de sa communauté, il aime trop rappeler certaines vérités, et pas seulement les vérités religieuses. Passionné par les livres, les études, peu soucieux de son apparence dans une société américaine où elle compte déjà beaucoup, David a une sensibilité et une finesse qui détonnent.

Aussi, quand il se retrouve bien malgré lui accusé du meurtre d’une jeune femme, doit-il se défendre alors qu’il risque au même moment de perdre sa place, le conseil d’administration souhaitant son renvoi. Ce qui m’a touchée à ce moment est le soutien inattendu et publique que reçoit sa femme, de la part d’une personne qui pourtant, n’appréciait pas forcément le rabbin. J’aime cette idée de dépasser ses inimitiés au nom de la justice et de la solidarité. Et il en a bien besoin, le rabbin. Si j’ai découvert beaucoup en lisant ce roman sur la religion juive, j’ai également été choquée par l’antisémitisme qui ne demande qu’à exploser. L’ignorance, la bétise, conduisent à la violence.

L’amitié qui se noue entre le rabbin et le policier permette à David Small d’aider les enquêteurs. Il faut dire qu’il a un immense avantage sur eux : il sait qu’il n’est pas coupable, ce qui lui permet de voir (et moi avec lui) certains indices autrement. Proche des membres de sa communauté, il est à l’écoute de leurs tourments, de leur souffrance, sans aucun voyeurisme, mais avec beaucoup de compassion.

J’ai très envie de poursuivre la lecture de cette série.

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