Archive | 15 septembre 2012

Et puis Paulette de Barbara Constantine

Mon résumé :

Ferdinand vit seul dans sa ferme, depuis que son fils, sa belle-fille et ses deux petits fils ont déménagé. Autant dire qu’il s’ennuie un peu. Un jour, lui et ses deux petits-fils passent chez sa voisine et s’aperçoivent que le toit est sur le point de s’effondrer. Il lui propose de venir s’installer chez lui, après une très longue réflexion. Peu à peu, la ferme va revivre, après que d’autres amis se seront joint à eux. Et puis Paulette.

Mon septième avis dans le cadre du prix Confidentielle

Mon avis :

J’ai terminé ce livre il y a quelques semaines déjà, et pourtant je peux tout de même rédiger cet avis en me souvenant parfaitement de l’émotion que ce livre a suscité chez moi. J’ai adoré ce livre, j’ai envie d’en conseiller la lecture à tout le monde.

Déjà, je voudrai saluer le titre, très bien choisi. L’arrivée de Paulette est le point culminant de ce roman – je ne vous en dirai pas plus.

Un peu utopiste, ce roman ? J’en demeure d’accord, avec sa volonté de faire cohabiter sous un même toit plusieurs générations, aux idéaux pas forcément identiques, mais il est tellement rafraîchissant ! J’ai pris plaisir à voir ces personnages, souvent meurtris par la vie, continuer à faire face malgré tout, à vivre, à rester ouverts aux autres. Ce roman aurait pu être un hymne à l’aigreur et aux regrets, il est un hymne à la joie de vivre, à la solidarité, à l’ouverture aux autres qui elles seules permet de surmonter les épreuves. Il n’élude pas les problèmes de chacun, notamment les relations difficiles entre Ferdinand et ses fils, ou entre son fils et sa femme. Il ne prétend pas que tout peut se résoudre d’un coup de baguette magique, et tout ne sera pas résolu, il prétend qu’il est possible d’aller de l’avant, avec un peu de bonne volonté.

Je ne connaissais pas du tout Barbara Constantine, j’ai beaucoup apprécié son style plein d’allant, vif et enjouée. Je n’ai pas vu passer le temps en lisant ce livre, et je n’aurai souhaité qu’une chose, qu’il se prolonge encore.

Challenge ô vieillesse ennemie