Crossroads d’Hervé Gagnon

Présentation de l’éditeur :

Donald Kane, historien, et Virginia Craft, anthropologue, sont invités à récupérer des objets ayant appartenu au célèbre bluesman Robert Johnson. Aux côtés d’un doigt momifié et d’une amulette, ils découvrent un manuscrit où le chanteur transcrivait ses chansons ainsi que des notes disparates. Ils cherchent des indices sur leur signification alors qu’une série de morts suspectes ravage Memphis.

Mon avis :

Il me faut l’écrire assez rapidement, avant que tout souvenir de ce livre ne me quitte. Oui, c’est ennuyeux, surtout pour moi qui aime autant la musique que la lecture.
Le récit avait pourtant tout pour être tentant : un bluesman légendaire a laissé des affaires, dans une boite bien fermée, à une femme qui a compté dans sa vie. Sa descendante, sans héritier, décide de la transmettre à deux universitaires, qui pourront en faire ce que bon leur semblera.
Admettons. Admettons que quelqu’un conserve une boite pendant des décennies sans être tentée de regarder son contenu, et sans l’égarer eu égard aux aléas de la vie, vie qu’elle a eu hors-norme – et tant pis pour les idées conformistes des deux universitaires à son égard. Admettons ensuite qu’elle contacte deux universitaires dont elle aurait découvert le nom, ce qui prouverait qu’on peut avoir dépasser les 80 ans et être au fait des dernières publications universitaires, soit. Admettons aussi que ces deux universitaires, célibataires de leur état (lui a une fille dont il est peu question, si ce n’est au début du roman et à la fin) tombent éperdument amoureux au premier regard et se lancent dans une liaison torride. Chacun est libre d’écrire ce qu’il veut. Pour ma part, cela sentait un peu le cliché à plein nez, et cela me faisait oublier l’intrigue principale.
Les deux malheureux universitaires vont être témoin de bien des actes étranges, qui ébranleront la rationalité de Kane. Pas celle de Virgie : elle a grandi avec une arrière-grand-mère avec laquelle le surnaturel faisait partie de la vie.
Au fur et à mesure de ma lecture, je perdais de vue la signification des objets qui ont appartenu à Robert Johnson et leur lien avec une série de morts qui semblent toutes en lien avec lui. Alors oui, les pages se tournent rapidement, le style est agréable à lire, cependant je suis restée sur ma faim. J’ai eu l’impression que tous ces morts, particulièrement sanglantes pour certaines, n’avaient pas réellement d’importance, ce que je regrette toujours quand je lis un roman policier ou un thriller. Oui, c’est dommage pour moi de n’être parvenue à garder que cela comme souvenir, parce que cette lecture ne fut pas désagréable.
Merci à Babelio et aux éditions Hugo Romans pour ce partenariat.

Philip Jackson, David Suchet

Une réflexion sur “Crossroads d’Hervé Gagnon

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