Archive | 12 novembre 2021

Seuls les vivants de Lou Barney.

Présentation de l’éditeur :

À l’été 1986, deux tragédies secouent Oklahoma City.
Six employés de cinéma sont tués dans un vol à main armée. Un seul survit. Au même moment, une adolescente disparaît pendant la foire annuelle de l’État.
Vingt-cinq ans plus tard, les réverbérations de ces affaires non élucidées résonnent encore dans la vie des survivants. La nouvelle enquête de Wyatt, détective privé à Las Vegas, le renvoie vers ce passé qu’il a tenté de fuir, et au mystère du vol à main armée qui a coûté la vie à ses amis. Quant à Julianna, elle est hantée par ce soir où sa sœur Geneviève s’est volatilisée pour ne plus jamais revenir.
Alors que l’enquête de Wyatt se complique et que Julianna tente d’obtenir des réponses de la part d’un fantôme, des secrets commencent à émerger du passé. La vérité leur permettra-t-elle de trouver la paix, ou bien se révélera-t-elle plus destructrice encore ?

Mon avis :

Voilà, c’est fini, je suis allée au bout de ma lecture.
Et j’ai été déçue.
Je l’ai été presque tout de suite, en comprenant que le personnage auquel je m’étais le plus attaché ne réapparaitrait pas dans les pages suivantes – je veux parler de M. Bingham, tué avec cinq de ses employés dans un vol à main armé. Il serait question de lui, cependant, de temps en temps, mais il ne serait jamais vraiment montré de manière positive, comme si le seul employé qui avait survécu n’était jamais allé plus loin.
Il faut dire qu’il est totalement englué dans son passé. Il a eu beau devenir détective, changer de prénom, il est resté bloqué en 1986, se demandant : « pourquoi moi ? »
Il n’est pas le seul à être resté dans le passé. Juliana est infirmière. Elle avait douze ans quand sa soeur Geneviève a disparu en 1986. Depuis, elle veut inlassablement savoir ce qui s’est passé ce soir, ce qu’est devenue sa soeur.
Les deux personnages se retrouvent à Oklahoma City, se croisant sans véritablement se rencontrer. Wyatt accomplit ses fonctions de détective, Juliana prend soin de ses patients. J’avais relativement apprécié le précédent opus de Lou Barney, cette fois-ci, je n’ai pas ressenti grand chose, je n’appréciais véritablement que les moments passés en compagnie de Candace, jeune femme déterminée, et de Lily, sa fille, déjà mûre pour ses cinq ans – sans doute parce qu’elle en a déjà trop vue. J’ai moins apprécié les chapitres qui étaient consacrées à Juliana, parce que j’ai eu l’impression de rencontrer trop souvent ce genre de personnages, des femmes (souvent) qui ne se remettent pas de la disparition d’un être cher et se retrouvent incapable de construire une vie personnelle. J’ai préféré Wyatt même si, pour l’un comme pour l’autre, le dénouement est un peu trop abrupte.

Merci aux éditions Harper Collins noir et à Netgalley pour ce partenariat.

Bienvenue à Perfect City par Helena Duggan

Merci à Netgalley et aux éditions Fleurus pour ce partenariat.

Présetation des éditeur :

Qui voudrait vivre dans une ville où tout le monde porte des lunettes pour ne pas devenir aveugle ? Personne, n’est-ce pas ? C’est pourtant ce que ses parents ont imposé à Violet : un déménagement à Perfect City, la ville où tout est parfait… sauf la vue de ses habitants ! Mais, très vite, Violet se rend compte que les soucis ophtalmologiques ne sont pas les seuls problèmes à Perfect City, et que la vie n’y est pas aussi parfaite que l’on voudrait bien le faire croire… Entre les bruits dans la nuit, le comportement de plus en plus étrange de sa mère et la soudaine disparition de son père, la vie de Violet est loin d’être rose ! Avec l’aide de Kid, un garçon de son âge qui se transforme en allié providentiel, Violet est bien déterminée à percer l’horrible secret de Perfect City.

Mon avis :

Comme souvent, ce qui m’a attiré dans ce livre, c’est sa couverture, que j’ai trouvé très jolie. Si j’ai été séduite par elle, je l’ai été un peu moins par l’histoire, peut-être parce que je ne fais pas vraiment partie de la tranche d’âge visée, et que j’ai compris certains éléments de l’intrigue (non, je ne vous révélerai pas lesquels) avant le dénouement. Je dirai simplement… heureusement que les héros sont de tous jeunes adolescents, et non des adultes, sinon, l’intrigue se serait arrêtée très vite : je pense que certains adultes ont eu tendance à baisser les bras non pas trop vite (les moments de désespoir peuvent arriver à tous) mais trop longtemps.

Violet, elle, vient d’arriver dans cette ville, Perfect city, cette ville dans laquelle elle n’a pas vraiment envie de vivre. Cependant, cette ville est exactement ce qu’il fallait pour la carrière de son père, qui a reçu une offre qu’il ne pouvait pas refuser. Il est ophtalmologue, et travailler dans une ville dont tous les habitants perdent peu à peu la vue est un défi ! Faire passer sa carrière avant sa vie de famille, une constance chez les adultes. Ah, pardon, on me souffle dans l’oreille « pas tous les adultes ». Beaucoup, quand même, et c’est en tout cas une constance dans la littérature jeunesse, écrite par des adultes pour des adultes, histoire de faire passer un message aux enfants.

Là, cependant, le message est plutôt : les adultes auraient dû faire attention, auraient dû être plus attentifs, et si des enfants n’étaient pas là pour leur ouvrir les yeux, au sens propre comme au sens figuré, où irions-nous ? Pas très loin. Littérature jeunesse toujours, certaines scènes peuvent faire peur, inquiéter le jeune lecteur, notamment ceux qui ont des phobies liées aux yeux (comme moi). La thématique m’a fait penser à des nouvelles de science-fiction plus contemporaine. Corriger ce qui est vu comme un défaut, être parfait aux yeux de la société, est une thématique souvent partagée.

A vous de voir si vous souhaitez découvrir et faire partager cet univers.