Archive | 6 novembre 2021

Marée rouge en Pays blanc

Présentation de l’éditeur :

Marc Leroux trompait tout le monde.
Il mentait depuis qu’il avait décidé de changer de vie, d’abandonner femme et enfants, de quitter la société de mareyage qu’il présidait et de disparaître pour toujours. Il préparait son départ dans le plus grand secret.
Pourtant un soir, deux appels aussi inquiétants qu’anonymes l’avaient poussé à regagner très vite son domicile, qu’il n’atteindra jamais. La mort l’attendait au sous-sol.

Mon avis :

Ce roman nous parle d’une histoire simple, tristement banale au début. Marc est un chef d’entreprise à qui tout a réussi : il est mariée, a deux enfants, son entreprise est florissante. Seulement, Marc s’ennuie. Sa femme est remplie de qualités, si ce n’est qu’il ne les voit pas, ces qualités, il ne voit que ce qui est à ses yeux des défauts. Note : si l’on lit attentivement le roman, on se rend compte qu’il est bien le seul à lui en trouver, des défauts. Donc Marc a pris une maîtresse, avec laquelle il s’éclate au lit et qu’il couvre de cadeaux. Note : elle aurait tort de ne pas en profiter, elle est célibataire et ne manque pas de moyens elle non plus. Cependant, Marc est bien décidé à tout plaquer pour elle. Pas de chance (pour lui) : deux balles dans la poitrine, reçues dans le parking de son immeuble, mettront fin à toutes ses velléités de changements de vie.

Encore un personnage antipathique qui se fait tuer. Plus j’avançais dans le récit, plus je me disais qu’il n’avait franchement rien qui permette de le regretter. L’histoire semble un perpétuel recommencement : le père de Claudine, sa femme, avait lui-même quitté femme et enfants, les laissant dans une situation désastreuse, et Claudine garde de mauvais souvenirs de cette enfance sacrifiée (elle et son frère furent placés). C’est pour cette raison que malgré ses doutes, de plus en plus grands, malgré les conseils de sa mère (prends un bon avocat), Claudine avait tenu bon, jusqu’à craquer ce soir-là, le soir où, pour esquiver un dîner avec son père, il prétendit se rendre à un dîner d’affaires. A son retour, il fut tué, preuve qu’il ne pouvait s’agir que d’un proche. Oui, mais lequel ?

Sa femme ? Son propre père ? Sa maîtresse ? Sa belle-mère ? Comme souvent, le crime a lieu dans la sphère intime. Si Marc ne pensait qu’à lui, et était très satisfait de l’orientation qu’il comptait donner à sa vie, ce n’est pas le cas des autres protagonistes de ce récit qui pensent avant tout aux autres avant de penser à eux mêmes. On voit peu les enfants du couple mais l’on sait toujours qu’ils ne sont pas livrés à eux-mêmes, que toujours un adulte est près d’eux ? Ils sont adolescents ? Et alors ? Ils viennent de perdre leur père, les entourer, faire attention à leur ressenti est la moindre des choses.

Alors…. je ne dirai rien sur l’identité du coupable (forcément), je dirai simplement que l’intrigue est véritablement bien construite, et m’a donné envie de me plonger rapidement dans les autres romans de cet auteur, moi qui ai quasiment lu ce livre d’une traite.

Oscar et la dame Rose d’Eric Emmanuel Schmitt

Présentation de l’éditeur :

Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Mamie Rose, la « dame rose » qui vient lui rendre visite à l’hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d’Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d’amour, ces douze jours deviendront légende

Oscar a dix ans et il vit à l’hôpital. Même si personne n’ose le lui dire, il sait qu’il va mourir. La dame rose, qui le visite et « qui croit au ciel », lui propose, pour qu’il se sente moins seul, d’écrire à Dieu.

Mon avis :

J’ai refermé ce livre, émue. Emue par les personnages d’Oscar et de Mamie Rose.
Oscar sait que le traitement de la dernière chance a échoué, il sait qu’il ne lui reste que quelques jours à vivre.
Ses parents sont dévastés et ne savent pas comment faire, comment lui dire, comment vivre ses derniers jours.
Reste Mamie Rose, une de ses dames en rose qui, dans les hôpitaux, passent du temps avec les enfants malades et leur changent les idées. C’est elle qui lui conseille d’écrire à Dieu, c’est elle qui aussi, qui le fait rire avec ses histoires de catcheuse.
Douze jours pour un adieu au monde.
Douze jours pour vivre une vie.
Une oeuvre courte mais intense.