Archive | 1 novembre 2021

The Magpie society (tome 1) par Zoe Sugg et Amy McCulloch

Présentation de l’éditeur :
Quand une des élèves de la prestigieuse Illumen Hall boarding school est retrouvée morte, une mystérieuse pie tatouée dans la dos, Audrey et Ivy, deux pensionnaires que tout oppose, découvrent un secret terrifiant caché au coeur de leur école à l’apparence si parfaite. Puisant dans la tradition des légendes victoriennes et celle des romans d’internat anglais, la trilogie séduira les fans de Pretty Little Liars ou Riverdale.

Mon avis :

Le quatrième de couverture annonce une trilogie. C’est une bonne nouvelle pour moi, je craignais vraiment que l’intrigue ne se délite dans un trop grand nombre de tomes. Si je devais faire court, je dirai que j’ai aimé ce roman plus que je ne le pensais après avoir lu quelques pages.

La cause ? Le début avait réellement été un début-choc, nous assistons en direct à la découverte du corps de Lola. Puis, dès que l’on tourne la page, la pression retombe. Tout semble redevenu normal, pour ne pas dire banal : nous découvrons l’arrivée d’une nouvelle élève, Audrey, dans l’école. En soi, la confrontation entre un nouvel arrivant et un univers clos, fermé, dans lequel tous, de l’élève au professeur se connaissent, n’a rie de bien étonnant. Que la nouvelle élève; Audrey, soit américaine et arrive ici presque en exilée volontaire a de quoi surprendre. Pourquoi a-t-elle quitté sa Georgie natale (l’état, pas le pays, même si elle ne savait pas que ce dernier existait) ? Pourquoi se retrouver dans un internat anglais, au règlement guindé et à l’organisation presque poussiéreuse ? Je me suis demandée si les adultes se rendaient compte à quel point les ados étaient capables d’enfreindre certaines règles sans se faire prendre !

Pour Ivy, c’est tout le contraire. Cet internat a été une planche de salut pour elle et sa famille. Excellente élève, sportive et musicienne, elle a obtenu une bourse qui a permis à sa famille de surnager financièrement. Très investie, elle prend son rôle à l’internat très à coeur, même si, de prime abord, elle n’accueille pas avec joie la présence de cette américaine aux goûts excentriques avec joie. Mais un autre événement vient perturber la vie de l’internat. Déjà qu’il est difficile de faire comme si tout était normal après la mort accidentel de Lola, mais le fait qu’un mystérieux podcasteur promette des révélations au sujet de la mort de Lola, affirmant que l’enquête a été bâclé, que certains faits ont été classés sans suite trop vite jette une chape de brume sur l’établissement.

J’ai aimé suivre ses podcasts, j’ai aimé, surtout, voir le rapprochement entre Ivy et Audrey. Aller au-delà des apparences, toujours, oser aller contre la « meute », ceux qui se liguent contre une personne, parce qu’à plusieurs, on oublie à quel point ce que l’on fait est mal, voire peut déraper très rapidement. Ne pas être coupable est une chose, ne pas être responsable en est une autre, et Audrey sait faire la différence entre les deux, Ivy aussi. De même, reconnaître ses torts, c’est bien, ne pas recommencer, c’est mieux aussi.

Le dernier tiers du roman les voit toutes deux se plonger dans des recherches complexes non seulement pour savoir véritablement ce qui s’est passé, la nuit où Lola est morte, mais aussi pour connaître ce qui se cache derrière la fameuse et angoissante (à mes yeux) société des pies. J’ai aimé l’ambiance qui se dégageait de ses pages, j’ai aimé le regard qu’Audrey porte sur ce qu’elle découvre, même si, comme Ivy, je pense aussi qu’il ne faut pas se fier aux rumeurs de toutes sortes.

Le tome 2 sort bientôt, il est évident pour moi que je le lirai.